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Bien à l'abri des Titans !
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EZECHIEL ∞ I thought my heart had learned its lesson.

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Ven 24 Juil - 18:44
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Tu ris. Tu as l'impression que ça fait une éternité que tu n'avais pas ris autant, tu ris à t'en faire mal au ventre, mal aux côtes mais finalement ça fait un bien fou. Tes doigts agrippent les rênes de Mousse et tu tires légèrement dessus pour ralentir ta monture, pour finalement t'arrêter. Tu le fais se retourner pour voir Tahys sur son propre cheval qui arrive au galop. A la traîne ! Elle se débrouille mieux pour mater un Titan que sur un cheval, c'est une évidence. La meilleure de vous deux à ce jeu là, c'est toi. Tu le sais, elle le sait .. et pourtant, elle a quand même prit cet air de défi pour te provoquer sur le chemin du retour de votre balade à cheval. « J'ai gagné ! » Oh, c'est que tu es fière de toi, mine de rien. Il n'y a pas beaucoup de domaine dans lesquels tu surpasses ton amie et lorsqu'il t'arrive te sortir victorieuse de vos nombreuses joutes, un sourire éclaire toujours ton visage. Tu jubiles. Tu savoures chaque seconde de ta victoire, de sa défaite. Tu vas même jusqu'à lui tirer la langue comme une sale gamine et elle garde cet air qui lui est propre. Fierté, toujours fierté. Elle ne montrera pas sa frustration, de toute façon tu sais bien qu'elle ne l'est pas. Qu'elle ne fait ça que pour te faire oublier ce que tu as vécu loin d'elle, à Karanes, il y a déjà plus d'une semaine. C'est bien pour ça que tu l'aimes. « Idiote ! » Craches t-elle, un début de sourire au coin des lèvres. « On rentre. » Elle relance son cheval au galop, elle te dépasse et tu ricanes avant de faire de même. Tu ne tardes pas à la rattraper, tu te places à sa hauteur et tu sens son regard sur toi. « A Trost ? » Ah … tu aurais du t'y attendre. Ta réponse, elle devrait la connaître, d'ailleurs tu ne doutes pas qu'elle la connaisse. Ce sera non, tu n'es pas encore décidée à rentrer chez toi. Tu restes là, au QG. Au plus proche de ton équipe, au plus proche de ton équipier de toujours surtout. « Pas encore. » Lâches-tu en regardant droit devant toi. « Moi je rentre. Fais attention à toi, Ka'. » Cette fois, tu tournes la tête vers elle. Elle s'éloigne déjà, elle n'insiste pas, et tu l'en remercies. Tu la suis du regard, jusqu'à la perdre de vue et puis finalement... « Aller, on rentre Mousse. »

***

Tu retires ta veste, avant de te saisir de la lanière de cuir. Tu attires Mousse avec toi, tu le fais entrer dans les écuries avant de lui retirer la selle, la bride. Tu le libères, tu lui offre quelques caresses, quelques coups de brosse et finalement, tu refermes le box. « Repose toi mon gros. » Tu soupires en ressortant de là. L'après-midi est bien avancée, mais pourtant bien loin d'être terminée. Comme toujours, tu n'as rien à faire. Elles sont belles tes vacances, si généreusement offertes. Tu n'en fais rien d'utile, de constructif ou de réellement de passionnant. Tu n'as même pas envie de rentrer chez toi, dans ton vrai chez toi pour profiter de ta famille. Pourquoi ? T'en sais fichtrement rien. Tout ce que tu sais c'est qu'il n'y a qu'ici que tu te sens à ta place en ce moment, et que tu n'es franchement pas d'humeur à supporter Acacia et ses piailleries en plus. Tu as envie de calme, de silence, tu ressens ce besoin étrange d'être en tête à tête avec toi même. Tu réfléchis. Tu te poses des questions. Tu ressasses aussi. C'est pas toujours tellement bon pour ton moral, mais tu ne peux pas tellement t'en empêcher. Et puis les cauchemars n'aident en rien et tu n'en parles à personne. Tu le vois bien, que tout le monde à pris sur soi … alors pourquoi pas toi ? T'es pas moins bien lotie qu'une autre après tout. Tu as été pitoyable durant cet épisode tragique. Alors pour toi, tu n'as pas tellement le droit de te plaindre. Tu te tais. Tu n'as même pas pris le temps de parler de tout ça à Tahys .. de toute façon, ce n'est sûrement pas la mieux placée pour te comprendre ces derniers temps. Tu ne penses pas avoir besoin d'être secouée. Ou peut-être un peu .. t'en sais rien en fait.

Et maintenant, tu vas sûrement faire comme souvent ces derniers temps : dormir. Du moins, tu vas regagner ton lit et t'y allonger. Ne rien faire jusqu'à t'endormir. Tout un programme, tu en soupires d'avance alors que déjà tu entres dans le bâtiment du QG. Tu traverses le couloir, et puis tu t'arrêtes. Allons bon. Tu n'y es pas allée aujourd'hui. Pas encore. Ou si. Tu es passée ce matin, mais tu as fuis cette maudite infirmerie bien rapidement parce que finalement, t'as l'impression de tourner en rond et que sa présence proche de toi te rends dingue. Tu te souviens de tes mots, toi. Tu te souviens oui, mais à l'évidence lui .. il n'a rien entendu de ton aveu. Normal. Comme si on balançait des choses si importantes -bon ou peut-être pas si importantes, tout dépend du point de vue- dans un moment pareil, Karhlya. Franchement. Il était déjà dans le coma ! Ouais, ouais. Mais toi, toi ça te trotte dans la tête. Il t'a fait peur … tu n'étais certaine de rien avant tout ça et maintenant … pfr. Maintenant, t'es toujours dans le flou. Et ça te prends encore plus la tête. Mais quand même tu fais demi-tour, et tu t'y rends jusqu'à cette chambre qu'il squatte depuis cette explosion stupide. Tu frappes, doucement, presque timidement en réalité. Depuis quand tu es timide, toi ? Sérieux. Et puis tu entrouvres cette porte, tu te glisses à l'intérieur et tu essais de te montrer le plus naturelle possible. « Wouah il fait une de ces chaleur ici. » … ah ok. « Salut, le blessé. »

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Ezéchiel Hartmann
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Sam 25 Juil - 13:16



Si ça va mieux ? Oui un peu, beaucoup même. Tu as moins mal. Cette douleur, qui il y a deux ou trois jours encore te grignotaient allégrement le bas du dos semble s'être … envolée.  A la petite fête, tu ne te sentais pas bien. Pas bien du-tout même. L'ambiance était là, tes amis, ton équipe... tous là pour accueillir les nouvelles recrues que tu prends toujours un malin plaisir a titiller  de toutes les façons possibles et imaginables, surtout quand il y a une jolie fille. Sans doute te serais-tu glissé comme un serpent jusqu'à ses gambettes pour jouer de tes charmes, pour détendre l'atmosphère pour dire qu'en mission elle pourrait compter sur toi. On t'aurait aboyé dessus en te disant de la fermer, des yeux auraient roulés, vous auriez ris et la routine aurait repris son cour. Mais là... Tu t'étais un peu effacé. Tu n'avais pas beaucoup parlé, ni même mangé, bien que ton ventre avait gargouillé. Faut dire que la bouffe du QG est pas terrible.

Mais était-ce tout ? N'y avait-il pas autre chose ? Tu sais, Ez', quelque chose qui vient du cœur ? Quelque chose qui te retient un peu d'agir comme tu l'entends, de faire tes remarques de pervers à foison ? Tu ne sais pas trop, tu ne sais plus. C'est compliqué là dedans. Dans ta tête tout autant que dans cette poitrine battu par ce rien du tout de sentiment que tu ne connais que trop bien. Un soupire, un passage furtif du regard sur le plafond en bois des infirmeries. Tes yeux suivent les lignes sinueuses des dessins arabesques de l’écorce taillée. Personne n'est venu te rendre visite aujourd'hui, sauf peut-être une ou deux infirmières. Il paraît que l'éclat de tes yeux est revenu, que ton regard est plus vivace, que le bleu de tes iris reprend peu à peu des forces. Tes yeux ont beau être bleu, on cherche toujours a l'associer a quelque chose de froid, comme l'eau ou le ciel, mais il faut savoir que le bleu d'une flamme est ce qu'il y a de plus chaud.

Finalement, c'est une fine frappe sur ta porte qui te force a te redresser dans ton lit. Tu lances un regard amer au fauteuil, le dévisage un instant et préfère l'ignorer. Tu hausses un peu la voix, un rien du tout en vrai, t'as pas encore de l’énergie a revendre. Tu demandes a ce qu'on rentre. C'pas comme si tu pouvais les empêcher de venir de toute façon. T'es soumis au volonté de tout le monde dans cette chambre close qui commence un peu a te rendre fou. Tu t'installes comme tu peux, de sorte a ne pas avoir trop mal. Tu n'es pas vraiment présentable, t'as les cheveux en pagailles et la mine fatiguée de ne rien faire. Puis tu souris franchement quand tu remarques que ta visite du jour n'est autre que Karhlya. Elle vient souvent. Ça te fait plaisir. ▬ J'ai crue que tu ne viendrais pas aujourd'hui. Oh tu la taquines. Elle peut ne pas venir si elle n'a pas envie, ce n'est pas ta mère après tout ( même elle, elle ne vient pas te rendre visite aussi souvent ! C'est pour dire.) Tu l'invites a prendre place sur cette chaise en osier sombre que tu penses plus vieille que toi...Elle a l'air de tenir le coup, ce qui est assez impressionnant. ( T'en observes des choses quand tu te fais chier Ez', c'est hallucinant.) ▬ Pas de robe aujourd'hui, hm.. Dommage... Tu l'as remarqué, cette robe au BBQ mais tu n'as rien dit, parce que tu n'en avais pas la force. Tu te rattrapes pour montrer aussi que tu vas quand même un peu mieux, bien que quelque chose te chagrine vaguement. T'es réveillé, tu vois mieux, tu perçois aussi les choses d'une tout autre façon. Ainsley est fatiguée, presque autant que toi...

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Δ Nothing is given to man on earth - struggle is built into the nature of life, and conflict is possible - the hero is the man who lets no obstacle prevent him from pursuing the values he has chosen.© signature by anaëlle.

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Sam 25 Juil - 15:15
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Tu sers ta veste, presque roulée en boule entre tes doigts. Tu viens ici tous les jours depuis plus d'une semaine maintenant. Chaque visage qui passe dans ces couloirs, dans cet endroit, les infirmières, les médecins et autre réguliers de l'endroit, tu les connais. Il faut dire qu'au début, les premiers jours tu n'as eu que ça à faire ; observer les autres en silence. Tu as passer des heures ici, à attendre tout simplement. Tu n'as fais que ça, jusqu'à ce que ton binôme ouvre enfin les yeux et à partir de là, tu as bizarrement pris tes distances avec cet endroit. C'est plus difficile d'être là, quand il est réveillé. Tu ne te voyais pas passer tout ton temps ici. Tu as laisser la place. Parfois tu es venue pour finalement repartir, pour une raison ou pour une autre. Pour ne pas gêner la famille présente, par exemple. Mais tu es toujours revenue. Tous les jours. ▬ J'ai crue que tu ne viendrais pas aujourd'hui. Et visiblement il en a prit l'habitude. Humpf. Bien sur que tu viens, c'est pas comme si tu pouvais t'en empêcher de toute façon, même si tu le voulais. T'as essayer, une journée au moins de pas passer du tout. Tu as essayer de te mettre dans le crâne que c'était pas grave, un jour sans venir ici. Après tout, tu ne sers pas à grand chose .. tout comme ce jour là. Bon, tu ne pleurs plus depuis longtemps, bon point. Mais c'est pas comme si tu étais indispensable. Tu prends des nouvelles, tu restes silencieuse, tu discutes, tu essaies de plaisanter … et puis tu repars comme tu es venue. Pourtant, tu ressens le besoin de faire tout ça. De venir. De le voir. Au fond, ça a quelque chose de rassurant, d’apaisant. Ça calme la tension qui s'est installée en toi depuis des jours et qui t'empêches de te détendre totalement. « Je suis passée ce matin mais tu étais en charmante compagnie. » Une infirmière en fait, t'aurais pu attendre. Elle était en train de finir lorsque tu es arrivée … mais finalement, tu étais repartie. Tu souris tout de même alors tu fais quelques pas pour prendre place dans ce fauteuil que tu connais si bien. C'est presque ta place attitrée tiens. T'as passer des heures dans cette maudite chaise si inconfortable, tu y as même dormi pour dire, mais après ta longue balade à cheval, subitement elle te paraît bien accueillante. Tu soupires de soulagement lorsque tu sens quelques vertèbres se remettre en place. Tu poses tes fesses bien au fond du siège, puis tu ramènes tes jambes à toi, frottant tes paumes contre tes genoux après avoir déposer ta veste chiffonnée près de toi. ▬ Pas de robe aujourd'hui, hm.. Dommage... Pour la première fois depuis ton arrivée, tu poses ton regard sur lui. Installé dans son lit, relativement droit tout de même … ça ne t'étonnes même pas. Pas du genre à rester affalé comme une larve, il essai de faire bonne figure malgré ses traits tirés. Tu baisses légèrement la tête, alors qu'un nouveau sourire prend possession de tes lèvres. Ces histoires de robe vont te poursuivre, tu le sais. Tu te mordille la lèvre inférieure. « Non … je suis allée faire une balade à cheval avec Tay', c'était pas la tenue la plus adaptée. » Et puis surtout, maintenant que tu as récupérer tes vêtements à toi, ceux que tu aimes porter au quotidien tu doutes de remettre une robe avant un bon moment. C'est comme ça, tu ne t'y sens pas très à l'aise. Tu n'es pas du genre princesse … dire que tu adorais ça, lorsque tu étais enfant. Tourner et faire voler les pans de tes jolies robes... Quatre ans d’entraînement, cinq ans de service actif t'auront bien changée.

Et voilà. Maintenant tu laisses le silence retomber. Ce que c'est chiant..mais surtout, ce que c'est étrange pour toi cette situation. Tu as beau te creuser la tête, tu n'arrives pas à te rappeler de moment si silencieux, entre vous, avant tout ça. Sans doute parce qu'il n'y en avait pas. Une remarque, une vanne, un grognement, un coup de griffe, un rire … toujours quelque chose. Le jeu du chat, et de la souris. Tu passes une main sur ton visage. Et puis finalement, tu ouvres de nouveau la bouche tout en t'enfonçant davantage sur ta chaise. « Alors … quoi de neuf ? Ça va mieux ? » Toujours les même questions. Répétitives. Récurrentes. Sans doute un peu ennuyantes. Mais le fait est qu'en ce moment, t'as pas tellement de conversation. Tu n'es pas très causante. « Quand est-ce que tu vas pouvoir enfin bouger de cette chambre...affreuse ? » C'est le mot. Affreusement moche et horriblement déprimante d'ailleurs.

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Ezéchiel Hartmann
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Mer 29 Juil - 7:54



Karlhya n'est plus la même. Elle se fait plus attentionnée, plus calme... ? Non, ce n'est pas le mot. Tu n'as pas de réel terme pour définir sa façon d'être. Elle est changeante. Où sont les piques ? La fuite ? N'as-tu donc plus aucun effet sur elle ? Te serais-tu fais avoir ? Ça serait beau tient... Faut dire que tu le mérites. Jouerait-elle avec toi, à se faire aimable, douce, dans le seul et unique but de te briser les ailes. Que tu es volages Ez', que batifoler et papillonner est pour toi chose courante... Ce serait le comble pour toi que de te prendre un plomb dans l'aile...Tu soupires un peu, discrètement, tout en forçant une de tes mains a passer sur ta frimousse endormie. Tu te serais bien permis un fin rire personnel, une auto- moquerie. Il faut le dire, les souvenirs de cette journée a agoniser sur ce toit, quelque part a Maria... tu ne t'en rappel que trop peu. Tout est flou, un véritable sac de nœuds … Tu te souviens a peine de la douleur, des titans, des cries... des ordres donnés. Tout ce dont tu te souviens vraiment, c'est de cette danse qu'Aisnley avait acceptée, de tes taquineries sur tes petits frères et sœurs, de cette fête... entre autre... de l'explosion aussi. Du souffle, de l'odeur de poudre, de ton inquiétude et de ta peur envers les gens auxquels tu tiens le plus... puis plus rien. Tout s'était comme effacé... envolé dans les néants de l'oublie. As-tu fais preuve de courage ? Jusqu’à la fin ? As-tu tenté de te battre, de repousser ceux qui voulaient te protéger... as-tu saisis la chance de mourir sur ce champ de bataille ?... Aucune idée. Tu mordilles cette lèvre inférieure qui a retrouvée un semblant de rose et fini par fixer Karhlya. Toujours là. Recroquevillée sur elle même, jambes rapprochées, enroulées. Une véritable enfant...

« Non … je suis allée faire une balade à cheval avec Tay', c'était pas la tenue la plus adaptée. »  Oh. Une balade à cheval... Que ça te manque. Tu n'es là que depuis quoi... deux, trois, peut-être cinq semaines ( c'long en vrai). Tu te demandes comment va ta jument, Ashe. Si de temps en temps quelqu'un la prenait en mission de livraisons ou pendant des entraînements... Tu esquisses un rien de sourire, encore une fois. Un rien t’égaye il faut dire. Enfermé là, dans cette chambre... Humpf. Finalement, comme si quelque chose la retenait de te renvoyer les piques quotidiens, le silence retombe. Il est lourd, très lourd. Trop lourd même. Elle est là, elle te tient compagnie, mais il y a toujours ce même vide dans la chambre. Elle a beau être là, présente physiquement, elle te semble absente. Un peu effacée. C'est comme si elle se balancer, un peu en avant, un peu en arrière. Elle tâtonne. Cette proximité, cette toute petite espièglerie qui vous liez est comme, grignoter par quelque chose d'autre.

Elle s'enfonce de nouveau dans sa chaise. Ce n'est pas pour être plus confortable, elle brise juste le calme morbide qui pèse ici, de la plus commune des façons. « Alors … quoi de neuf ? Ça va mieux ? »  Tu ricanes. Cette question... Ce n'est pas la première fois que tu l'entends et ce n'est sans doute pas la dernière. Tu te contente de la fixer, comme si cette demande avait réellement besoin de réponse. Si tu vas mieux ? Tu as moins mal, ça c'est un fait. Tu peux plus facilement te transférer de ton lit inconfortable jusqu'à une chaise à roulettes tout aussi inconfortable. Tip top. Tu manges beaucoup plus. Il paraît que certain soir, tu es un vrai goinfre. Et que ton humour foireux de charmeur professionnel fait doucement mais sûrement son come back, pour le plaisir de ces dames. En résumé oui, ça va mieux. C'est donc a quoi, après ce simple regard que tu réponds : ▬ Oui. Beaucoup mieux.On me dit que j'ai repris pas mal de couleurs et que franchement, j'ai eu de la chance. Une ou deux minutes de plus et j'y restais !  Et tu finis ça sur un rire. Comme si c'était marrant Hartmann ! Très rigolo oui. Super drôle. Tu passes ensuite ta main dans cette tignasse devenue un peu trop longue, qu'il faudrait raccourcir a bon coup de ciseau, tout en baissant simplement le regard. ▬ Non, sérieusement. Merci d'avoir été là pour moi. Il paraît que tu as été une très bonne infirmière, a me surveiller H24.

Comme si tu voulais agir normalement avec elle, comme si cette histoire de bâton dans le dos n'était qu'un mauvais rêve, tu essayes de t'approcher du coin du lit. Tu prends donc appuie sur tes bras, qui eux n'ont pas cessés de te servir. Ils ne s'en verront que mieux forgés pour le découpage de titan et tu n'en sera que plus agiles. Mais avant : « Quand est-ce que tu vas pouvoir enfin bouger de cette chambre...affreuse ? » Tu grimaces alors, légèrement, puis tu tentes de poser les pieds par terre, de te placer, entre autre juste en face d'elle, assis sur le bord du matelas ▬ Bientôt je l'espère, ça commence a devenir insupportable ici... Mais, toi ? Ça va ? Parceque oui, c'est important aussi. Très important même. Tu aimerais tendre ta main vers elle, être aussi tactile que d'accoutumé, mais tu n'en as pas la force, ni même l’équilibre. Les cachets sont encore un peu violents avec toi.



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Mer 29 Juil - 9:55
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Ton regard est fuyant. Tu l'as regarder, puis tu as lâcher. Encore. Ce n'est pas toi, tu n'as jamais eu la moindre difficulté à soutenir ses regards, jamais eu aucun mal à poser les yeux sur lui. Jamais. Et voilà que ça te prend, comme ça d'un coup, tu te perds dans la contemplation de cette chambre tout sauf accueillante, tout à fait déprimante et si peu chaleureuse. Rester ici à sans doute contribuer à te détruire le moral à petit feu, les premiers jours. Cet endroit t'apparais comme dangereux et triste. Effrayant. C'est comme une anti-chambre avant la fin et tu frissonnes à cette simple pensée. Ta question … si peu étonnante. Banalité ridicule, encore une fois ça n'est pas toi. C'est si loin de ce que tu es, de ce que tu dis, de ce que tu lances habituellement. Tu n'es pas surprise lorsque tu l'entends ricaner. C'est récurrent ce genre d'interrogation, sûrement, autant de ta part que de celle des autres. A vrai dire, tout ce que tu veux c'est briser ce silence, tu ne le supportes pas, ou très mal. Tu as l'impression que les choses ont changées, et ce changement te fais peur.

Tu daignes à nouveau le regarder, et tu croises son regard. Ses yeux sont de nouveau ce qu'ils étaient avant. Brillants. Pétillants. Tu peux y lire cette lueur que tu ne saurais déchiffrer, décrire ou analyser, ce petit rien qui fait toute la différence. Qui fait que tu te perds parfois dans ses regards. Il reprends des couleurs. Il est bien loin de l'image qu'il t'avait laissé, sur ce toit. Si pâle, si froid... ▬ Oui. Beaucoup mieux.On me dit que j'ai repris pas mal de couleurs et que franchement, j'ai eu de la chance. Une ou deux minutes de plus et j'y restais ! Il rit. Et toi tu avales difficilement ta salive. Ta gorge se sert de nouveau .. bon sang. Un ou deux minutes. De la chance … C'est ça, tout à fait ça. Tu t'en souviens, c'est comme si tu avais senti son flot de vie s'échapper, en même temps que ce sang s'écoulait par cette plaie ce jour là. Il rit … et toi, tu sers le poing. Tu aurais presque envie de lui en mettre une s'il n'était pas déjà si amoché. Ça n'a rien de drôle. Rien du tout. « Mh. » Pas une remarque pourtant. Un bruit. Indescriptible. Presque un grognement, alors qu'il passe une main dans ses cheveux sous tes yeux. ▬ Non, sérieusement. Merci d'avoir été là pour moi. Il paraît que tu as été une très bonne infirmière, a me surveiller H24.  Des remerciements maintenant. Tu souffles par le nez .. franchement, tout ce que tu as fais c'est rester là. Assise à cette même place à le fixer du regard. Tu t'es endormie parfois, installée moitié sur cette chaise, moitié sur ce lit. Tu as parfois pris l'audace de le toucher, de lui prendre la main ou de poser ta tête tout contre son torse pour l'écouter respirer, pour écouter son cœur battre, comme pour te donner à toi-même une preuve qu'il était vivant. Bel et bien vivant. Tu n'as rien fais. Rien d'utile et cette pensée unique te grignotes petit à petit depuis des jours déjà. Ce sentiment d'infériorité. D'être au final d'être si faible, inutile. « C'est normal...j'allais pas te laisser seul ici. » Et tu ne donneras pas tes raisons. Tu l'as bien compris, que tout ce que tu avais pu dire ou faire ce jour-là avait tout bonnement disparu de sa mémoire. Chacun de tes mots, chacun de tes gestes. Ce baiser. Cette promesse. Cet aveu. Du vent. Et finalement...c'est pas si important, si ? Peu importe. T'en sais rien. Toujours rien. Et puis c'est sûrement pas le moment. Tu te demandes même si ça le sera un jour.

Finalement tu enchaînes. Tu changes de sujet tiens … tu fuis, en quelque sorte. Quand est-ce qu'il pourra sortir de là ? C'est sûrement la prochaine étape. Ça fait un bon moment qu'il est là, enfermé. Il sort peu. La dernière fois, c'était pour ce BBQ, et franchement tu l'as bien remarqué qu'il n'était pas encore au mieux de sa forme. Effacé, silencieux. Il n'avait pas réagit à la moitié des boutades lancées. Il n'avait rien dit non plus. Tu ne sais pas si d'autres que toi l'on remarqué...mais toi tu l'as vu. Toujours attentive, trop attentive ces derniers temps. Beaucoup trop. Il bouge, se redresse, cherche une position plus confortable sans doute. ▬ Bientôt je l'espère, ça commence a devenir insupportable ici... Mais, toi ? Ça va ? Insupportable. Ce n'est pas étonnant. Tu n'en doutes pas une seconde et tu soupires avant de finalement quitter ta place. Tu te remets sur tes jambes, tu t'étires légèrement. Si toi, ça va ? Peu importe. Ce n'est pas si important, du moins pour toi. Tu t'es oubliée ces derniers temps. Ton esprit est bien trop pris pour songer à toi-même. Tu le sais, que tu n'as pas l'air en forme. Tu sais que tes yeux sont légèrement cernés, parce que tu ne dors pas ou si peu, mais tu te dis que ça passera parce qu'avec toi c'est comme ça. Ça passe toujours au bout d'un moment, d'une manière ou d'une autre. Encore un soupire. Léger. Et tu te retournes. Il a bouger, tiens. Il a réussi à s'installer sur le bord de son lit, les pieds à terre et tu finis par sourire. Tu te veux rassurante. « Moi ? Bien sur que ça va. » Bien sur. Tu ne t'es pas vidée de ton sang au milieu d'une armée de Titans, toi. Un frisson. Repenser à tout ça est un supplice. Tu aimerais tout oublier, définitivement. Rien que pour empêcher les souvenirs, les images et les émotions de ce jour de venir te hanter à n'importe quel moment de la journée et de la nuit. Ce serait le pied … de pouvoir juste, tout effacer de ta mémoire. Tu le fixes. Tu es debout, droite au milieu de cette chambre, tout à fait silencieuse. Puis finalement tu avances, tu le rejoins. Tu hésites. Tu dois, tu ne dois pas ? Tu peux, tu ne peux pas ? Et puis merde. Tu te places juste devant lui, si proche que l'une de tes jambes viens prendre place entre les siennes. Ta main se lève, tes doigts viennent effleurer son visage, descendant lentement de sa tempe à sa joue où tu t'attardes. Tu cherches à te perdre dans ses yeux, une soudaine envie. Une pulsion. Tu en as besoin. « Ne refais … jamais ça. Tu m'entends, Hartmann ? Jamais. »

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Ezéchiel Hartmann
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Mer 29 Juil - 20:37



Elle se lève. Tu retiens un rire. Toi qui t'étais redressé pour pouvoir correctement lui faire face, pour en soit être un peu a sa taille, a son niveau, voilà qu'elle te bouffe d'une ou deux tête. Tu soupires. Toi, tu ne peux pas encore te lever. La douleur en morsure acide dans le bas de ton dos te titille encore bien trop. Tes jambes fléchiraient sous le mal, tu retomberais presque immédiatement. C'est a peine si tu réussirais a te lever enfaîte... Ah que tu te sens faibles... Tu te contente alors de l'observer, de la fixer, de la détailler, de haut en bas. Elle te tourne le dos. Ses vêtements sont larges mais tu n'as aucun mal a retracer les lignes de son corps sous ses tissus amples. Pour les avoir eut entre les mains, tu sais de quoi tu parles. Surtout ne lui fait pas la remarque, ça serait te manger une petite frappe sur le haut de la tête. Et encore... Elle réagis tellement bizarrement en ce moment... Qu'elle se serait peut-être contenter de te sourire, de t'ignorer même. Ah que l'ignorance ça... ça fait mal.

En tout cas, cette histoire, votre histoire, n'est pas réglée. Y'a t-il un commencement ? Une fin ? Tu ne saurais dire. Tu es perdu, confus aussi et il faut l'avouer, c'est plutôt rare. « Moi ? Bien sur que ça va. »Pas de mensonge, ou si peu... Tu ne sais pas trop, tu n'arrives pas a lire dans ses mots, dans son timbre de voix et encore moins dans ses gestes. Elle ne fait que se retourner, en pivot agile. Elle te regarde, tu la regarde. Elle ne grimace pas, mais tu sembles sentir un rien de frisson lui traverser l’échine. "Ça va pas trop hein … ? C'est ça ? Qu'est que te chagrines hm ?" Tu n'oses pas réellement lui demander. Karhlya ne parle jamais d'elle. Elle a sa petite fierté, tu le sais bien, tu l'as trop de fois titillé avec ça. Elle t'a pourtant montré de nouvelles facettes... cette nuit là. Un nouveau soupire de ta part, alors que tu baisses légèrement les yeux, l'espace d'un court instant. Elle utilise ce tout petit laps de temps pour s'approcher. D'un simple pas, puis d'un deuxième, qui te fait redresser le regard. Elle a glissé une jambe entre les tiennes. Elle est juste là... toute proche. Tu captes ses yeux verts aciers, tu les captures presque. Une main suinte ta tempe, s'attarde sur ta joue. Encore une caresse... où tu n'as d'autre envie que de t'y presser. « Ne refais … jamais ça. Tu m'entends, Hartmann ? Jamais. » Tactile, tu ne retiens pas tes bras qui remontent le long de ton propre corps pour venir saisir sa taille, une main sauvage remontant et descendant le long de son dos. Tu l'as rapproche, par instinct. Tu as sut saisir une forme de crainte dans sa voix... ▬ Je t'ai fais peur on dirait. Peur... cela devait être faible comme mot, surtout pour elle... Mais tu es comme ça, a prendre les choses a la légère. Un peu de sérieux Ez'... ▬ Je déteste cet endroit de toute façon. Je n'ai pas l'intention d'y remettre les pieds. Tu lui souris. Il faut qu'elle se détende un peu. Elle te semble si fatiguée. L'une de tes mains quitte finalement le dos de Karhlya. Tu lui saisis une des siennes. Ce code qui est le votre se répète et tes doigts s’exécutent d'eux même. Ils s'y logent, s'entrecroisent, se câlinent... Peut-être que ce n'est pas ce qu'elle veut... peut-être que tu t'avances un peu trop, mais encore une fois... c'est elle qui est venue a toi, qui t'a touché la première. Qu'est que tu veux Karhlya ? Hm ? Dis moi...Confies toi...





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Mer 29 Juil - 22:37
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Une caresse légère. Tes doigts effleurent sa peau … tu le touches pour la première fois depuis tout ça. Et quelle façon, tu as de le toucher... Ce contact si simple, si innocent fait picoter le bout de tes doigts, comme si sous ta peau la sienne était soudainement brûlante. Tu es honnête, avec toi-même. Après cette nuit là, après tout ce que tu avais ressenti pour lui, ces affolements de cœur, ce besoin de proximité, cette envie de toujours plus...tu avais penser tout oublier. Tu avais penser que ça te passerais et que finalement, le lendemain la routine reprendrait le pas sur la passion du moment. Le temps avait passé, une journée, une autre, plusieurs. La vie avait repris son cours et tu avais fini par t'en rendre compte … rien de tout ça ne passait, non. Ça empirait, même, à chaque regard échangé, à chaque frôlement, chaque effleurement. Et tu avais paniquer, ça oui. Tu t'étais demander si tu n'étais pas en train de devenir complètement folle. Oh tu as bien tenter de reprendre le cours normal des choses. Tu as bien de tenter d'être toi de nouveau, mais le fait est que finalement tu sais bien que tu ne prends plus aucun plaisir à rejeter Ezéchiel. Bien au contraire. Et cette explosion, cet incident, tout ça n'a contribuer qu'a aggraver les choses … ou plutôt à leur donner une dimension bien plus sérieuse.

Ses bras viennent s'enrouler autour de ta taille, il t'attire à lui et te voilà de nouveau proche, si proche. Ton regard dans le sien, le sien dans le tien. Ça a des airs de déjà vu, et ce que tu ressens t'es familier. Ces frissons, lorsque tu sens cette main caresser ton dos, doucement, de haut en bas. Tu te sens bien, là tout à coup. Prisonnière de ses yeux, de ses bras. ▬ Je t'ai fais peur on dirait. Peur, si peur oui. Tu t'étais senti si vide, si seule lorsque tout à coup ses yeux avaient fini par se fermer. Tes larmes, si abondantes que tu n'avais su empêcher de couler, de s'échapper pour noyer ton visage. Ton cœur...tu l'avais senti se fissurer, craqueler par-ci, par-là. Faner. Perdre ses pétales un par un, comme une rose laissée à l'abandon dans un vase asséché. Qu'est-ce que tu dois faire, Karhlya ? Te répéter ? Maintenant ? Lui expliquer … lui avouer. Lui dire ce que tu ressens, ce que tu as le cœur ? Peut-être que tu te fais des illusions. Que tout ça, c'est juste toi. On parle d'Hartmann là. Et tu ne peux pas t'empêcher de te dire que sa liberté, il y tient. Tu n'arrives toutefois pas à te dire que tu n'étais qu'une fille parmi tant d'autres … non tu n'y arrives pas. ▬ Je déteste cet endroit de toute façon. Je n'ai pas l'intention d'y remettre les pieds. Bien. Parfait. Bonne nouvelle. Non parce qu'une fois, c'est suffisant. Tu feras pas ça tous les jours. Tu ne veux plus vivre ça, plus jamais … tu ne veux plus ressentir ce vide. Cette douleur. Ce froid glacial. Tu hoches la tête, tu es bien incapable de dire quoi que ce soit tient. Et pourtant, il le faudrait non ? Là, maintenant, pendant que tu es dans ses bras … pendant qu'il vient prendre ta main, pendant que ses doigts viennent se mélanger aux tiens. Une nouvelle fois. Ce même rituel. Si familier, si naturel finalement. Vos deux mains liés, tu les regardent maintenant, c'est prenant presque fascinant. Séduisant. C'est un appel...du moins ça y ressemble. « J'ai cru... » Mais voilà que ta voix se perd. Si faible. Un peu tremblante. Tu ne fais sûrement pas ta fière, là tout de suite. « J'ai cru que tu allais mourir là-bas...j'ai cru que tu allais, que tu allais juste disparaître... » Sortir de ta vie. Définitivement. Sans possibilité de retour. Cru qu'il allait s'envoler, te laisser seule. Voilà que ta gorge se sert. Que tes yeux brûlent. Ah non, Ka' tu ne vas tout de même pas te remettre à pleurer ? Pourquoi maintenant … ? Parce que tu en as besoin … parce que tu as besoin d'évacuer. De chasser tout ce qui s'accumule. Mais tu ne peux pas pleurer devant lui. Tu n'es pas comme ça. Pleurer devant les autres, ce n'est pas quelque chose que tu fais. Tu ne te dévoiles pas comme ça. Ce jour là, tu ne l'avais pas fais … lorsque cet imbécile t'avais cruellement jetée. Tu aurais eu des raisons de le faire. De t'effondrer. Mais tu avais tenu bon, parce que tu ne voulais simplement pas lui offrir ce plaisir, cette satisfaction. Et là … et là voilà que tu sens tes larmes rouler le long de tes joues. Faible fille, tu pleurs. Tu pourrais fuir. Reculer, quitter cette chambre mais tu ne le feras pas. Maintenant que tu en es là, tu peux bien continuer. Parler. Une bonne pour toute et pour la première fois depuis des jours. « Tu t'es pas vu, à l'agonie … j'avais beau crier, hurler c'est tout ce que je pouvais faire. J'avais pas la force et tu étais simplement en train de me laisser … » Oui alors pour la simple peur, on repassera. Clairement, c'était bien pire que ça. Ta main libre revient prendre possession de sa joue, tu sens sa barbe sans doute bien trop longue rapper contre ta paume. Tu en as marre de parler … tu n'as plus les mots de toute façon. Tout ce que tu pourrais dire sonne terriblement mal dans ton esprit. Alors tu te décides à penche à la tête, tu t'approches, lentement, hésitante puis tu finis par te lancer. C'est pas comme si c'était la première fois que tu osais. Alors tes lèvres se posent sur les siennes et tu les embrassent, tu t'y attardes. Ce n'est pas si timide, ça reste doux, tendre, mais c'est appuyé, plein d'envie... et puis, tu finis par te reculer légèrement. Tes paupières, que tu avais fermer rien que pour profiter pleinement de ce moment s'ouvre doucement, te revoilà dans cette chambre. Toujours dans ses bras. Toujours si proche de lui...et te voilà de nouveau silencieuse, si silencieuse.

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Ezéchiel Hartmann
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Jeu 30 Juil - 10:49




C'était il y a cinq, peut-être six ans... toi et les chiffres, ça n'a jamais fait la paire. Nouveau recrutement. Tu es en compagnies de Bailey, comme toujours, fidèle, droit, posté sur sa droite en contemplation carnassière. Tu as le regard vif. Tu ne choisis en rien les nouvelles recrues, tu te contente d'être là, d'observer, de répondre aux questions. Tu es encore jeune, mais dépasser la barre des vingt-cinq ans est en soit un miracle dans le métier ! Tu es sûr de toi, plein d'entrain et de vie. Tu profites, tu fais ce que tu peux pour oublier le drame des années passées. Tu as déjà meilleure mine qu'Aiji, et tu te dois de la garder. C'est important pour le moral. C'est même, primordial. Alors oui, tu deviens le charmeur, le dragueur, celui qui blague sans arrêt en phrases salaces et gênantes. Oui tu es celui qui sors avec un tas de filles, qui est tactile et lourd. Tu es un amant, un soldat, un ami. Un chieur qui vous veut du bien. C'est ce jour là, que tu as rencontré Ainsley. Le coup de foudre ? Sûrement pas. Elle est jeune, mignonne. Tu regardes avant tout ses courbes, ses formes, son minois. Mais elle ne te cédera pas. Mordra chacune de tes approches. Griffera la moindre tentative de charme. Et tu vas aimer ça, au point de t'y perdre toi même. Tu continueras évidement a faire la cour a toutes ces autres demoiselles, endurcissant ce mur qui te sépare de la jeune femme. Elle ne s'en fera que plus piquante avec toi, au point que ce « jeu » se transforma en défis, puis en désir. Oui. Tu t'y étais attaché. Elle était devenue ta binôme par ordre, par calcule et logique de paramètres, mais vous appreniez un peu plus a vous connaître. Ses aboiements sont alors devenus plus confus. Touché. Tu ne diras pas que tu comprends les femmes, car elles sont toutes différentes, uniques à leur manière. Certaines ont de vagues ressemblances, des caractéristiques communes... mais Ainsley...Elle est singulière. Amoureux ? Oui. Tu l'as été. Un peu comme avec Erina. Parceque tu n'es pas un connard fini, que tu as des sentiments, comme tout le monde, que tu joues un rôle... que tu fais des sacrifices. Mais tout ça s'estompe, se fond dans la masse... dans un quotidien répété, jouer et rejouer, à l'infini. A quand le prochain acte ? De ton point de vu, de ton coté de la scène, jamais. Pas de rideau rouge, pas de coupure, juste le même épisode, encore et encore. Une comédie où «  La ferme Hartmann ! » est devenue une réplique culte. Pas de fin a ce spectacle. Alors oui, tu t'es lassé, tu as grandis, tu as abandonner ce petit quelque chose que tu ressentais pour elle. Il faut dire, qu'il est parti en claquant la porte derrière lui, ce penchant, cette fine passion, main dans les poches. Laissant sur place des bouts de passé, un reste de sentiments. Que ça t'as surpris de le voir revenir aux galops, après tout ce temps, reprenant doucement mais sûrement sa place. Faute a qui ? A cette nuit. Cette simple nuit alcoolisée... Pas si simple au final... Ça a fait resurgir de vielles choses. Des choses que tu pensais parties, pour toujours. Alors... et maintenant ?

Maintenant tu essayes de comprendre. De lire dans ses yeux verts. Avec tout ses regards qui ont croisés le tiens, tu ne sais plus vraiment reconnaître le vrai du faux. Tu as toujours été plus ou moins sincère, mais... se connaître et connaître les autres sont deux choses bien distinctes. « J'ai cru... » Sa voix se brise, se perd dans une sorte de sanglot. Un début de larme. Un rien d'humidité dans ses iris plissés, sous ses sourcils froncés de peine. Oh...Tu saisis.  « J'ai cru que tu allais mourir là-bas...j'ai cru que tu allais, que tu allais juste disparaître... » Ce n'est pas la première fois que tu manques de te faire gober. Certes, ton séjour à l’hôpital est quelque chose que votre binôme n'a encore jamais expérimenté. Mais c'est bien la première fois qu'elle est aussi inquiète a ton sujet... que tu peux lire sur sa frimousse toute la trouille et le mal que te voir a moitié mort lui a fait endurer. Une larme coule le long de sa joue. Tu plisses les yeux, presque blessé. Les pleurs, tu n'as jamais sut y faire face... A vrai dire, tu perds facilement tes moyens dans ce genre de situation. Pleurer, c'est délicat. Ça veut fait passer des messages, ça veut s'exprimer, se libérer d'un mal, d'une souffrance ou parfois même d'une joie trop forte, mais tu ne sais pas lire les larmes... et c'est frustrant.

« Tu t'es pas vu, à l'agonie … j'avais beau crier, hurler c'est tout ce que je pouvais faire. J'avais pas la force et tu étais simplement en train de me laisser … » Ta main serre la sienne, tandis que l'autre dans son dos la rapproche encore un peu. Elle est si triste, si perdue... Tu n'aimes pas ça. ▬ Je... Tu quoi ? Que veux-tu répondre a ça ? Qu'est que tu peux bien dire... Ce n'est pas courant, pour toi, cette attache, ce genre de mots sucrés. Tu préfères les gestes a la parole.  Ainsley aussi... on dirait. Toujours sa main refermée sur ta joue, l'englobant au possible. Elle se penche. Tu connais la suite mais cela ne t'empêches pas d'être un peu surpris et il te faudra un peu de temps avant que tu fermes tes yeux a ton tour, partageant son geste. Le délice, le goût subtile des larmes mélangés aux goûts naturelle de ses lèvres t’électrise. C'est bien plus fort que cette nuit là, bien diffèrent, sans ce rien d’alcool, sans cette fine brume âcre. Ce n'est pas déplaisant... c'est même foutrement addictif ! Encore... Encore !

Finalement, elle se redresse, quittant tes lèvres...Cette fois, elle reste, mais le silence qui s'installe juste après est bien trop poignant et lourd. Tu n'as pas de mot à prononcer, ta gorge est salement nouée, comme si ton cœur en avait bloqué la sortie. Pas une syllabe ne s'échappera de ce clapet qui est le tien. Le message est passé... tu ne peux l'ignorer, ça éveille en toi bien trop de souvenir. Ça ravive une flamme éteinte depuis des années. Tu ne peux rien promettre, rien avouer... c'était il y a si longtemps. C'est alors que tu te lèves, d'une traite. La douleur se réveille elle aussi, d'un bond, embrasant tes muscles.Tu l'ignores, au même titre que tes jambes qui déjà se mettent a trembler. Tu es encore faible. Mais c'est plus fort que toi. Tes mains sont venues saisir son visage, l'une d'elle se laissant glisser sur sa nuque, traversant ses boucles brunes.  Tes lèvres s'empressent donc de venir trouver les siennes. Si son baiser était doux, le tiens est bien plus fougueux, pressé, envieux aussi, mais brisé par des grimaces de souffrances. Foutue blessure ! Tu n'as plus le choix, tu brises ce touché, cet échange que tu aurais voulu plus long, plus passionné peut-être...Tu retombes sur ton lit, a la renverse, déchiré par les tiraillements de ta cicatrice pas tout a fait fermée. Tu fronces les sourcils, grognes avant de ricaner : ▬ C'est moi, d’habitude... qui... qui fait chavirer... Putain.. mais quel con.




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Jeu 30 Juil - 14:15
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Ezéchiel & Karhlya
Ce soir là, tu ne sais pas trop ce qui avait fait en sorte que tu t'étais finalement laisser avoir, tenter, charmer. Si tu devais répondre à ça, rapidement, tu citerais tout d'abord l'alcool. Ce trop plein d'ivresse qui s'était emparé de toi. Tu avais bu, bien trop bu. Plus que de raison. Plus que d'habitude. Ton corps n'avait jamais eu à endurer autant de ce poison, tu avais abuser tout simplement de cette boisson étrange au goût si fort, si brûlant, si abrutissant. Tu t'étais noyée, comme une pauvre ivrogne qui veut oublier sa vie … rien que pour quoi, déjà ? Pour étouffer une frustration finalement si dérisoire aujourd'hui. Pour l'oublier, tu l'as oublier cet épisode. Tu l'as rangé, balancer dans un coin de ta mémoire comme une enfant bazarde un vieux jouet pour en accueillir de nouveaux dans sa chambre. Ton sentiment d'infériorité, ton impression d'avoir louper quelque chose … tout ça n'était rien comparé à ce qui avait suivi ce soir là. Ton prénom suavement prononcé. Cette main offerte, cette chemise entre tes doigts, cette peur d'être abandonnée, ce besoin d'être rassurée, protégée, entourée. Ses regards, et son odeur masculine naturelle mélangée à l'alcool et la sueur qui était venue chatouiller tes narines lorsque tu avais poser ta tête au creux de son épaule. Quelques échanges, quelques mots, quelques gestes. Ton cœur qui s'emballe et tes lèvres sur les siennes. Son corps contre le tien. Ses bras autour de toi, ses mains parcourant ta peau … Tu n'avais rien oublier. Tout étais encore là, sans doute un peu flou parfois mais tu avais encore l'essentiel en mémoire. C'était gravé, écrit en toi.

Ce sont les même sentiments, qui reviennent en toi lorsque tes lèvres viennent chercher les siennes. Contact doux et pourtant si brûlant, si électrisant et somme toute un peu hésitant...légèrement. C'est que tu n'es certaine de rien, pour le moment. Tu ne fais qu'assouvir un désir. Combler une envie qui te tiraille. Tu veux retrouver toutes ces sensations, ces émotions, tu veux te perdre encore une fois … juste un petit moment sans penser à la suite, ni même aux conséquences de ton geste. Tu veux lui faire comprendre, en quelque sorte, qu'il a réussi finalement. Cinq ans à jouer avec toi, à jouer de son charme, à user de mots doux et de paroles enjôleuses pour ne récolter que tes coups, ton rejet et tes regards bien sombres. Et voilà qu'aujourd'hui c'était toi, toi qui étais là. Demandeuse de son attention, et de bien plus encore. Comme la vie est étrange. Changeante. Surprenante. Où alors est-ce simplement toi, Karhlya, qui t'arranges finalement un peu trop souvent pour la compliquer ? Il y a un peu de ça, sans doute, tu le penses. Tu n'es pas si facile à vivre, mais surtout tu n'es pas simple à comprendre ou à cerner. T'es une fille, après tout. C'est bien connu, que les filles aiment bien faire dans le compliqué … mais peut-être pas à ce point, si ? C'est ton passé, ta mauvaise expérience qui t'ont rendue comme ça. Méfiante. Hésitante. Tu ne sais que trop bien la douleur d'un cœur qu'on a entaillé, blessé...tu ne veux pas revivre ça. Tu ne le supporteras sans doute pas. Tu ne t'en sens pas capable. Tu te préserves. Tu l'as toujours fais, pendant de longues années, tu as dépenser de l'énergie pour ériger des murs toi aussi. A croire que bâtir des murs, c'est la défense ultime pour l'être humain. Tu t'es forger cette petite mais si lourde carapace, tu y as mis tes doutes, tes questions et toute ta fierté pour la solidifier. Tu l'as renforcer de tes souvenirs...et c'est qu'elle a été efficace, très efficace. Jusqu'à ces derniers temps.

Tu y mets fin à ce baiser. Pas par envie, plus par nécessité. Un besoin de respirer. Tu recules, légèrement et tu restes là. Bouger tu n'en as pas envie, tu ne veux pas t'éloigner parce que là où tu es tu es si bien. Il flotte, ce silence. Tu ne parviens pas à le briser. Que pourrais-tu dire, maintenant ? Ça se passe de commentaire. Tu n'as de toute façon pas le mots. Tu ne sais même pas par où commencer. Et puis ton cœur...il bat fort, si fort que tu as cette étrange impression qu'il va finir par imploser. Alors non, tu ne dis rien. Tu ne contentes de le regarder, bien fixement un petit moment..et puis tu sursautes quand il se lève. D'un coup, sans prévenir. Il se hisse sur ses jambes et ses mains viennent  se saisir de ton visage, tu sens l'une d'entre elle glisser sous tes cheveux, dans ta nuque et à nouveau, tu frissonnes sous ce geste mais cette sensation n'est rien, oh non ce n'est rien comparé à ce que provoque ce baiser qu'il t'offre maintenant. Fougueux...tu es presque surprise d'y sentir tant d'envie et pourtant, ça éveille tant de choses en toi. Tu sens ton cœur exploser, ton corps entier trembler. Ce qu'il te fait ressentir maintenant, c'est enivrant, c'est puissant, si séduisant … que tes doigts viennent agripper le tissu de son vêtement. Respirer ou pas tu t'en fou là maintenant, tu ne veux plus qu'il te lâche, tu ne veux plus quitter ses lèvres. Tu en veux encore, tu en veux plus, toujours plus. Tu en oublierais presque où tu es … et dans quel état il est, jusqu'à ce que finalement ses lèvres quittent brusquement les tiennes. Le retour à la réalité est soudain, très soudain. Tu es surprise et tes paupières s'ouvrent rapidement. Il est retombé et tu peux déjà lire une grimace sur son visage. La douleur … encore cette foutue blessure. Quel idiot. Prendre le risque de se lever … rien que pour t'embrasser. ▬ C'est moi, d’habitude... qui... qui fait chavirer... Et il fait de l'humour, en plus. Ça le fait rire … et finalement, tu ne peux pas empêcher un sourire de se dessiner sur ton visage. Tu finis par rire, aussi, un peu avant de reprendre ton sérieux comme tu le peux. C'est stupide ce qu'il vient de faire... c'était stupide oui, et incroyablement fort, intense, agréable, délicieux. Plus l'alcool là-dedans. Ton esprit est clair. Le sien aussi. Tu finis par soupirer. « Idiot. » Paf. C'est reparti. Tu fais mine d'arborer une mine sévère, avant de t'approcher et de grimper sur le lit, tu t'y installes tout en le regardant un instant. Il souffre encore, tu le vois bien. On ne se remet pas comme ça d'une telle blessure, évidemment, puis il devrait le savoir qu'il ne peut juste pas se lever comme ça comme si de rien n'était. Té. Bien sur qu'il le sait. Alors tu fronces les sourcils, avant de bouger légèrement pour te pencher au dessus de lui. Tu ne pleurs plus, tes yeux sont secs et tu as repris cette petite mine qui t'es propre. « Crois moi Hartmann, t'es pas seul à chavirer ici. » Parce que toi aussi. Tu sombres, tu t'enfonces, d'une toute autre manière, d'une façon tout à fait prenante et agréable. Effondrés les murs et les barrières … tu te surprends même à esquisser un sourire. « Et maintenant, tu ne bouges plus de ce lit. Crétin ! » Té. Sérieux...

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Ezéchiel Hartmann
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Jeu 13 Aoû - 23:48




La douleur est intenable, ou presque. Tu succomberais à ce mal, si tu n'avais pas ce courage débile et cette force tout aussi crétine qui te maintiennent en vie. Non mais sérieux quelle idée de te lever comme ça, d'un coup d'un seul. Oh tu ne regrettes pas. Ça n'a pas duré bien longtemps, a vrai dire, ça n'a duré que quelque secondes...mais ça a été plus fort que toi. Plus fort que tout. Et si bon au final que tu serais prêt a te relever une seconde fois, rien que pour y goutter a nouveau... mais tu te dois d'être réaliste. Tes jambes flageolent encore de l'effort commis, de cette ligne franchis sans aucun accord si ce n'est le tiens. Et franchement tu n'es pas un modèle a suivre. Tu ricanes doucement, en soubresauts piquants et observe la demoiselle qui un mois de ça te repoussé en aboiements féroces. Qu'est qui t'es arrivée Karhlya ? Ez a du mal a te reconnaître. Il est tout perdu le pauvre... Hein Ezechiel, que t'es paumé ? Tu réagis, c'est sûr, c'est grâce à l'instinct, mais avec un peu de recule tu n'en reste pas moins confus. Puis vint ce ci « Idiot. » Il est sincère, mais pas perçant. Il te cajole plutôt dans le sens du poil d'une manière charmeuse et taquine.

Elle s'avance une nouvelle fois, grimpe même dans ton lit. Tu fais mine de ne rien ressentir quand le matelas plus qu’inconfortable de l'infirmerie s'agite sous ta carcasse endolorie. Tes yeux se plissent et tu ne la vois pas réellement se « lever » ni se pencher au dessus de toi. Surpris de la voir là, les iris encore rougis par un reste de larmes, tu l'observes attentivement, captant le vert aciers de ces prunelles fatiguées. Il faut se rendre a l’évidence, ce regard la est simplement à croquer. Sa petite mine sauvage, un rien espiègle. Le gris s'acoquinant avec le vert faisant transparaître tout un désir couplé à la malice elle même. Cet air presque joueur qui pourtant te paraît si sérieux. « Crois moi Hartmann, t'es pas seul à chavirer ici. » Tu esquisses un sourire en même temps qu'elle. Sentiment partagé d'étrange empathie. Si tu es tombé, elle est tombée avec toi. Vous êtes deux sur l'affaire. Comme des amis ? Comme un binôme ? Comme des amants … ? C'est encore difficile à dire. Qu'est que vous êtes devenus ? Serais-tu capable de dire « nous » en parlant de toi et Karhlya ? Y'aura t-il seulement un  « vous » dans toute cette histoire ? « Et maintenant, tu ne bouges plus de ce lit. Crétin ! » Peut-être bien... Tu souris encore une fois, les yeux pétillants. Tu ne comptes pas bouger de là avant demain – avouerais-tu d'une voix encore un peu cassée par cette douleur vive qui te grignote le bas du dos - mais tu te contentes d'un hochement passif de la tête. Tu cherches certaines réponses sur sa frimousse exténuée, mais tu crois bien qu'aucun autre moyen que la parole n'arrivera a tes fins.

Tu amorces donc quelques mots contre ton palais, tandis que ta langue vient discrètement mais surtout vivement humidifier tes lèvres. Tu décides d'accompagner ce qui va suivre d'un geste simple, une main quasi tendue, le coude reposant sur des draps froissés. Elle vient délicatement se poser en bouts de doigts électrifiés sur sa joue à elle, dégageant des mèches rebelles. ▬ Cinq ans. Tu avales ta salive. ▬ Cinq ans... c'est un peu long quand même. Tu ricanes doucement, suivit d'une grimace punitive. T'as voulu faire le malin maintenant t'en payes le prix ! ▬ Pourquoi céder après cinq longues années... Pourquoi maintenant ?






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