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EZECHIEL ∞ I thought my heart had learned its lesson.

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Ven 14 Aoû - 11:14
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Une esquisse de sourire...non, c'est un sourire. Un vrai. Ou peu importe. Tu n'as pas souris depuis des jours, ou si peu, et pas comme ça. Des sourires forcés, offerts pour effacer ou atténuer l'inquiétude des autres à ton égard. Rien de réellement sincère. Du faux, du factice, des illusions en somme. Quelque chose te minais, c'est une évidence, mais même si tu avais voulu en parler, te libérer tu te rends bien compte que tu n'aurais sans doute pas trouver les mots pour ça. Tu ne lui donnes pas même de nom, à ce quelque chose. Inquiétude. En partie, mais ce n'est pas tout. Enfin, Ka', tu t'en rends compte n'est-ce pas ? Qu'il y a un truc qui ne tourne décidément pas très rond chez toi en ce moment. Un changement, un petit rien de tout à fait inexplicable que tu ne parviens même pas à dissimuler. Un véritable livre ouvert. Mais ces baisers, non … ce baiser, il semble avoir éveiller quelque chose en toi. Un sentiment qui te prend au cœur, qui l'enveloppe et le réchauffe, c'est agréable, délicieux, fascinant aussi … Tu captes le sien de sourire aussi, alors que tu l'observes un peu de haut. Tu lis cependant un reste de douleur sourde dans son regard. Idiot, idiot...et pourtant, tu ne peux simplement pas te résoudre à lui reprocher son geste. Quelques secondes, c'était si court. Ce baiser tu aurais voulu le voir s'éterniser, encore, encore et encore.

Un petit ton autoritaire, presque un ordre que tu lui lances et il n'y répond que par un hochement de tête coopératif. Encore oui, et pourtant pas au prix de sa douleur. Tu l'as assez vu souffrir pour le reste d'une vie, et même sans doute pour une seconde au cas-où. Tu le supportes mal. Étrange, hin. Ça te sert le cœur. Empathie surdimensionnée. Il a mal et ça te fait mal. C'est pas tous les jours facile d'être toi, Ainsley. Tu ne bouges plus, maintenant. C'est que tu es plutôt bien toi ici. Ce n'est pas la position la plus confortable du monde, certes, mais tu te sens bien. Tu l'observes. Tu apprécies de pouvoir te plonger dans son regard vif, tu te délectes du fait de le voir bouger, de l'entendre parler. Combien de fois t'es-tu faites la réflexion, lorsqu'il était inconscient ? Combien de fois t'es-tu répéter que tout ça te manquait affreusement ? Tu aurais pu tout donner, tout offrir pour l'entendre te lancer une vanne stupide. Il t'observe, lui aussi, et un petit silence s'installe. Il ne dure pas, cependant. Il bouge légèrement. Lève une main qui vient effleurer ta joue du bout des doigts. Contact léger, tu sens ta joue picoter et tu penches la tête légèrement pour chercher un contact plus appuyé. ▬ Cinq ans. Tu ne dis rien. Tu sais bien à quoi ils correspondent, ces cinq ans. Et tu comprends quelle direction prend cette conversation – si s'en est une – presque instantanément. Il faut bien en passer par là, après tout. ▬ Cinq ans... c'est un peu long quand même. Un ricanement léger, une grimace. Tu plisses légèrement les yeux. C'est long oui, c'est pas un peu long … c'est très long. Soixante mois. Et plus de mille huit-cent jours à fuir. Tout ça pour en arriver là, ici. A ce moment où tu es maladroitement posée dans son lit d'hôpital près de lui, sa main cajolant ton visage. ▬ Pourquoi céder après cinq longues années... Pourquoi maintenant ? Alors ça, c'est de la question. C'est une bonne, très bonne question même. Mais as-tu seulement la réponse à ce simple « pourquoi » ? Tu t'es déjà demander ce qui avais fait que lui tombe si soudainement dans les bras … tu t'étais faites d'intenses réflexions à ce sujet. Tout ça pour n'arriver à aucune conclusion réellement satisfaisante au final. Cinq ans, Karhlya. Si tu remontes le temps, rien qu'un petit peu tu te rends compte que les choses ont bien changées. Ou alors est-ce toi, qui à changée ? En si peu de temps .. c'est possible ça ? Visiblement, oui. Cinq années. Tu étais si jeune, il y a cinq ans. Jeune et pourtant pas si innocente, jeune et blessée par les choses de l'amour. C'était encore frais dans ton esprit, elle était encore là, la plaie causée par cette lame acérée. Tu l'avais rencontrer à ce moment-là. Quelques années de plus que toi, une place de choix aux côtés de ton supérieur, des regards parfois pesants et des réflexions qui ne laissaient aucun doute sur ses intentions, ou sur ce qu'il voulait de toi à l'époque. Tu t'étais enfermée, tu l'avais repousser directement. Il n'était pas comme ça qu'avec toi. Et pourtant, ça avait durer. Les mois passaient, il était devenu ton équipier, ton binôme, ton partenaire en mission et il n'avait jamais cesser. Tant d'acharnement, tu avais fini par te dire que peut-être … après tout, il t'avait plus ou moins toujours attirée. Sa façon d'être, sa façon de faire, son courage et au fond, sa gentillesse et sa douceur, tout cela était visible à travers son côté charmeur et ses techniques de dragueur. Ses regards bleutés, sa voix parfois si suave, tu aurais pu t'y perdre bien avant mais ta tête avait pris le dessus sur ton cœur. Tu avais observer, réfléchis, et finalement tu en étais arrivée à la conclusion que tu pouvais et que tu ne voulais pas non plus prendre ce risque. Tu n'étais pas prête pour ça. Toujours cette peur au ventre, celle de souffrir, d'avoir mal. Alors tu t'étais faite violence, plus rebelle. Tu avais ranger tes quelques sentiments dans une jolie boîte que tu avais fermer à double tour. Une boîte solide, dont tu avais jeter la clé pour ne plus prendre aucun risque avec ça. Laisser Hartmann t'approcher, c'était un danger. Il était une flamme vive et brûlante, attirante aussi, que tu voyais déjà te brûler. Ça fait mal une brûlure. C'est aiguë. Ça dure. C'est piquant. Lancinant. Alors mieux valait simplement l'éloigner. Tu l'avais enfouie, ta boîte. Cachée au fin fond de ton cœur déjà entamé...sans prendre garde à ce petit rien que tu avais sûrement oublier. Ça ne s'efface pas comme ça. On ne fuit pas ses sentiments, encore moins de ce genre là. Il n'avait fallu que quelques gestes, quelques mots, un petit moment proche, si proche de lui pour que ça se réveille, pour que ça grogne et tremble en toi. Tu n'avais même pas chercher à calmer ça, au contraire, tu avais laisser tes envies s'épanouir jusqu'à faire totalement sauter le verrou de ta boîte en t'abandonnant à ses bras, à ses caresses et ses baisers. « Je sais pas. » Hm. Voilà qui fait avancer les choses. Pourtant, c'est la vérité. Tu ne sais pas, ou plutôt tu ne parviens pas à formuler d'explication, là maintenant. Un petit soupire discret. Franchement, Karhlya, il serait peut-être temps que tu songes à t'ouvrir, à te dévoiler un peu. Oui, c'est un risque, mais sérieusement au point où tu en es avec tes sentiments ce serait sûrement pas plus mal. Alors tu bouges légèrement à nouveau. Tu te détends, du moins tu essayes et tu t'étends sur le lit, à côté de lui, ta tête contre la sienne. « J'offrirais une médaille à celui qui sera capable de me comprendre parce que même moi, j'y arrive pas. » T'es franchement pas la fille la plus simple du monde. Et ce n'est pas juste parce que t'es une fille. Tahys, n'est pas compliquée. Elle sait ce qu'elle veut dans la vie, elle fonce. Elle ne change que rarement d'avis. Elle est dure et déterminée. Toi … tu ne sais pas ce que tu veux en général. Tu hésites, tu ne te lances jamais totalement, ou si rarement. Il n'y que pour Ezéchiel, finalement que tu t'es lancée sans trop réfléchir. Et le résultat est là, tu es perdue et il a l'air de l'être tout autant que toi au vue de ses questionnements. T'es une girouette, Karhlya...quoi que cette fois, tu sens bien que tu ne peux plus changer de cap. Bloquée. Fixée. Pour la première fois depuis bien longtemps, tu as l'impression de savoir ce que tu veux et quelle direction tu veux prendre pour avancer. Tu fixes le plafond. Tu ne lâches plus du regard. « Mieux vaut tard que jamais je suppose. Non ? » Ouais. Mais si ça se trouve tu t'avances un peu trop. Il y a un avenir pour vous deux ? Une chance que ça marche ? Et puis...tu ne sais même pas ce qu'il veut lui, exactement. « Enfin, voilà … je sais pas. C'est comme ça. Et si tu veux bien de moi … moi je veux bien être à toi. »

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Ezéchiel Hartmann
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Jeu 3 Sep - 17:12



Ce pourquoi serait également valable pour toi, Ez'. Pourquoi s'acharner pendant cinq longue année ? Pourquoi, encore et toujours venir titiller sa patience, son ego, sa fierté, alors qu'une ribambelle d'autres filles n'attendaient qu'une chose, succomber a tes charmes. Car oui on ne peut se le cacher tu n'as jamais été a plaindre niveau affection, il te suffisait d'un sourire, d'une phrase, parfois même d'un seul geste irréfléchis pour t'approprier le plus petit des cœurs. Tu ne peux mentir sur tes innombrables conquêtes, sur tes coups d'un soir, sur tes semaines de folies, pouvant parfois aller jusqu'à des mois. Mais qu'est qui ne fonctionné pas au final hm ? Qu'est qui faisait que c'était elles qui te plaquaient et non l'inverse ? Tu peux te montrer jaloux, c'est un fait, mais tu n'as jamais dévoilé une quelconque possessivité envers ces dernières, si bien que ton manque de convoitise, de protection, en avait faillit à tes histoires de couple. Après tout, ça n'avait jamais été plus qu'un jeu de charme dont tu mettais fin sans plus de considération. Mais qu'en était-il avec Karhlya ? Pourquoi autant d'acharnement, de jeu du chat et de la souris. Cherchais-tu de la difficulté, du challenge ? Au début, oui. Tu l'avoues sans trop de honte. Les vives épines et ses coups de griffes avaient été ce pourquoi tu revenais toujours à l’assaut. Non seulement il y avait cette sorte de défis, mais au file des mois, des années tu t'étais mis à en être curieux. Il fallait que tu en apprenne d'avantage. Pourquoi fuyait-elle comme ça ? De quoi avait-elle peur ? N'étais-tu pas assez bien pour elle ? Préférait-elle les femmes ? Accident passé ? Phobie ? Peur et renfermement ? Toujours plus acide, toujours plus blessante. Il devait y avoir quelque chose, mais quoi. C'est ainsi que tes jeux de charmes s'étaient aussi transformés en énigmes. Ainsley était devenue un véritable mystère.

Avec le temps tu penses que vous êtes devenus plus ou moins amis. Être en binôme n'a fait qu’accroître le lien bizarre qui vous unissez de base. De la jeune recrue au soldat de première classe, un duo pour le moins étrange a ses débuts qui finalement a porter ses fruits au point d'être l’une des nombreuses armes de l'humanité. Fiers combattants du bataillon d'exploration, toujours droit, toujours fort, protecteur et sans peur. Pour le meilleur comme pour le pire. Le mystère de la réticence de ta coéquipière, le secret de ses piques sans fin ! Peut-être qu'une réponse allée enfin s'offrir à toi. « Je sais pas. »  Tu soupires mais cette réponse ne t’étonnes pas le moins du monde. Ce n'est pas comme si la demoiselle pouvait spontanément dire ce qui lui était passé par la tête, ni même si tu y étais pour quelque chose. Elle se rapproche. Comme ordonné plus tôt, tu ne bouges pas d'un poil. De toute façon ce n'est pas comme si ton corps pouvait te le permettre... « J'offrirais une médaille à celui qui sera capable de me comprendre parce que même moi, j'y arrive pas. » Le silence retombe. Contrairement aux autres il n'est pas bien pesant, il est là pour le plaisir d'être là, te laissant le temps de raisonner, de sourire bêtement. Tu as envie de surenchérir, de l'enfoncer un peu en phrases taquines. «  On peut pas faire compliqué que toi. » ou «   Sur toutes les filles que je connais tu es de loin la plus bizarre. » Mais tu ne dis rien. Cela dit, ça ne t’empêches pas de le penser. Tu grimaces. Ah, t'as essayé de rire, avoues !

Tu te permets de fermer un instant les yeux pour chasser ces rictus douloureux et détournes ton regard du plafond pour le poser sur la frimousse d'Ainsley.  Elle a l'air pensive, ailleurs tout en étant toujours ici. Si tu avais assez de force et un corps un peu moins souffrant tu te serais mis sur le coté, mais le moindre mouvement te tire sous les cotes d'une façon particulièrement insupportable. Le dos c'est bien... même si tu sais que ta nuque va finir par te faire mal. Ça ne pourra jamais pire que les morsures de feu au niveau de ta blessure. « Mieux vaut tard que jamais je suppose. Non ? » C'est sûr. Elle a raison. Mais qu'en était-il de toi ? Si elle avait cédé, avais-tu encore ce mordant étrange pour elle ? Il faut dire qu'il y a quelque temps encore tu avais plus ou moins cessé de voir Karhlya comme... comme ta proie. Trop de respect c'était instauré. Tu avais appris a la connaître, autre que sous les manigances du charme. Et ce jeu de pique était devenu ce qu'il était... juste un jeu.  

Votre binôme vous à unis, mais il y avait-il matière a voir plus loin ? Après votre nuit, on aurait put croire que tu avais eu ce que tu voulais, qu'il n'était pas nécessaire d'en savoir plus... Et pourtant. Ça a ranimer un vieux sentiment, plus vieux encore que ta rencontre avec Ainsley...Un sentiment que tu as usé au possible, que tu as ligoté, enfouie au fond de toi pour le bonheur d'un autre. Mais il y a ce petit quelque chose d'autre qui fait que tout ça n'est en rien similaire au reste. Si tu peux l'expliquer ? Non. C'est comme ça c'est tout. Tu ne cherches pas d'explication, tu avances avec, tu vies avec. Parce que, si c'est là, c'est qu'il ne devait pas en être autrement. « Enfin, voilà … je sais pas. C'est comme ça. Et si tu veux bien de moi … moi je veux bien être à toi. » C'est … C'est quoi cette toute petite déclaration d'enfant.... C'est trop mignon. Tu ne peux cacher ton attendrissement plus longtemps. Même si tu souffres, tes cotes vibres sous ce minuscule rire que tu n'arrives pas a garder. Tu ne te moques pas. Loin de toi l'idée de l’embarrasser mais là , c'est juste adorable. Raah et dire que tu ne peux pas bouger...Qu'est que tu donnerais pour la prendre dans tes bras, là, tout de suite. Te redressais c'était déjà trop, surtout après le stupide effort que tu as fais précédemment... ▬ Tu as de la chance que je ne puisses pas bouger. Tu grognes presque, non pas de douleur mais de frustration. ▬ Sinon je t'aurais mangé toute crue. S'en suit l'entrée d'une infirmière dans la chambre apportant une nouvelle dose de médicaments. Illiana doit être absente, parce que c'est elle qui vient d'habitude. ▬ Infirmerie ou pas... Finis tu par lui chuchoter dans l'oreille, sa tête étant toute proche de la tienne.  Mais bon... t'es handicapé là... et shooté aussi. Tss.

▬ Ça va mieux que la dernière fois à ce que je vois, Hartmann, vous aussi Ainsley, vous avez repris des couleurs.
Des couleurs hein. Vuai. Des couleurs. Comme un grand, bravant le mal qui te ronge le bas du dos tu finis par te redresser un peu. Reprenant une place plus ou moins assise...  Mais faut pas rêver, tu ne trouves pas la force de faire un autre mouvement. Tu te contentes de lancer un rapide regard a Ka', rien que pour admirer sa réaction. Le pire dans tout ça, c'est que ça fait un véritable mal de chien mais que tu souris comme un bien heureux.


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Δ Nothing is given to man on earth - struggle is built into the nature of life, and conflict is possible - the hero is the man who lets no obstacle prevent him from pursuing the values he has chosen.© signature by anaëlle.

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Mer 9 Sep - 14:59
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I thought my heart had learned its lesson.
Ezéchiel & Karhlya
Karhlya, Karhlya, Karhlya … ma chère Karhlya. Te rends-tu compte dis moi, que tu ne fais jamais rien comme une autre ? Regarde toi. Tu as beau te donner de grands airs, tu as beau tenter de t'appliquer ce masque parfois si froid, glacial, tu as beau te cacher derrière ta petite fierté et construire des murs toujours plus haut, toujours plus épais et résistants … au fond, tu restes celle que tu as toujours été ; une fille parmi tant d'autres. Tu es fragile, oui. Tu as des faiblesses, oui. Un cœur grand comme ça, que tu fermes si souvent par soucis de le préserver. Tu ne supportes plus d'être blessée. Tu n'aimes pas ça, pleurer, parce que lorsque ça t'arrive tu préfères le faire seule, dans un coin à l'abri des regards et des attentions. Ça signifie la solitude et au fond, tu n'es pas du tout du genre solitaire. Tu aimes la compagnie des autres … tu apprécie la chaleur humaine. Les rires et les voix de ton entourage ont tendance à te réchauffer le cœur. A t’apaiser. Pourtant, tu ne fais que rarement dans les sentiments. Tu aimes ta maman, ça oui. Et tu ne lui dis pourtant jamais. Tu as aimer ton père, tu lui as dis tant de fois … pour finalement le perdre. Tu fais le rapprochement. C'est tout à fait stupide … mais tu n'es qu'une froussarde. Comme si te taire pouvait signifier imposer le silence à ton cœur … tu en as la preuve sous les yeux. Non, tu ne répéteras pas les mots que tu as prononcés ce jour là. C'était si clair comme ça pourtant, ça ne laissait aucun doute sur tes sentiments. C'est une vérité. Mais tu là maintenant, ça ne sort pas. Tu n'es pas gênée … peut-être un peu intimidée … toi ? Par Hartmann ? Une blague … Mais le fait est que tu ne parviens pas à articuler ce que tu voudrais. « Je … t'aime. » C'est quand même pas si compliqué … si ? Bon, bah si, visiblement. Voilà que tu pars dans autre chose. Tu parles, un peu trop d'ailleurs. Tu … tu argumentes. Tu t'expliques. Tu te justifies un peu. Tu n'as pas de réponses à sa question, en réalité. Peut-être qu'il n'y en a pas … est-ce qu'on peut trouver une explication aux sentiments de ce genre ? Est-ce qu'il faut … une raison ? Tu ne le penses pas. Tu aurais tendance à simplement dire que c'est comme ça, c'est tout. C'est simplet. Mais ça te conviens bien, à toi. Et puis viennent ces quelques mots. Tu t'offres. Encore une fois, ce n'est pas aussi clair que tu le voudrais, c'est une déclaration oui mais d'un autre genre. Tu lui laisses le choix. Tu te décides à lui accorder ta confiance parce qu'après tout tu te dis qu'au fond, il a eu ce qu'il voulait cette nuit là … mais qu'il a malgré tout eu ces gestes, si tendres, et puis ces baisers. Tu portes la main à tes lèvres toujours si brûlantes. Tu pourrais maudire chaque personne, chaque chose responsable de sa blessure, juste parce que c'est ce qui a mit fin bien trop vite à ce baiser. Foutue Garnison. Foutu Titan. Foutu pieu en bois.

▬ Tu as de la chance que je ne puisses pas bouger. C'est presque une plainte, le grognement d'un vieil ours qui regrette le temps où il pouvait pêcher son saumon lui-même à la rivière et bizarrement, ça t'arrache un sourire. ▬ Sinon je t'aurais mangé toute crue. Un sourire qui déjà s'efface. Surprise ? Oui, mais tu ne le devrais pas. Ezéchiel … il ne fait jamais rien comme tout le monde alors, a quoi bon s'attendre à une réponse simple ? Un oui. Un non. Quelque chose dans ce goût là. Bien sur qu'il n'allait pas jouer à ça, c'est pas son genre après tout et pourtant, tu sens tes joues rougir. Ton cœur s'emballer. Subitement, il fait chaud, si chaud et tu pourrais presque te laisser tenter par l'idée folle de te bouger toi-même jusqu'à lui … si le son de cette porte qui s'ouvre en grinçant légèrement ne te ramenait pas à la raison. Tu le reconnais ce grincement, pour l'avoir entendu tant de fois pendant que tu veillais. Quelqu'un vient d'entrer, mais tu ne ressens pas l'envie de bouger. Tu restes là, allongée, ta tête contre la sienne parce que tu es bien, si bien. ▬ Infirmerie ou pas... C'est un chuchotement. Quelques mots qui ne sont destinés qu'a toi et qu'il glisse dans ton oreille. Tu sens tes joues se colorer davantage, et tu décides finalement de te redresser pour t'asseoir. ▬ Ça va mieux que la dernière fois à ce que je vois, Hartmann, vous aussi Ainsley, vous avez repris des couleurs. Des couleurs … sans rire. Tu serais prête à parier que ton teint si pâle et presque maladif de ces derniers jours à laisser place à une belle couleur carmin. Tu passes une main sur ton visage, tu évites le regard de l'infirmière lui offrant tout de même un léger sourire et puis tu hoches la tête. Oui tu vas mieux … bien mieux. Tout ce qui pouvait faire en sorte que tu ailles mal semble s'être envolé. Tu tournes la tête vers Ez' … et il sourit. Et ton sourire s'étire davantage sur ton visage...mais un peu de sérieux Ka'. Voyons. Tu te racles la gorge. « Vous .. vous voulez que je sorte ? » demandes-tu, alors que tu te lèves pour lui laisser de l'espace pour faire son boulot. L'habitude, sans doute. Tu en as passer du temps aussi, accroupie dans le couloir à attendre qu'ils finissent leurs soins. Tu connais la routine et pourtant, cette fois … c'est pas ça. « Oh non, non, restez. Je passe déposer quelques anti-douleurs. » Elle t'offre un petit sourire et dépose sur un coin de table un verre d'eau dans lequel elle verse quelque chose. « On arrête d'injecter des … choses trop fortes. Avalez ça en cas de douleur trop vive. » Bizarrement, tu te souviens de cette conversation, un soir avec Iliana, lorsqu'elle t'avait annoncer qu'ils allaient baisser les doses de médicaments pour faire en sorte qu'il se réveille, mais aussi et surtout pour éviter qu'il ne devienne carrément dépendant de ses médicaments. Tu plisses les yeux, tu en viens même à te demander à quoi ça ressemble … être accro aux anti-douleurs à cause d'une blessure. « Évitez les efforts. Je repasse tout à l'heure. » Tu relèves les yeux vers la jeune femme qui déjà quitte la chambre, tes yeux dérivent ensuite vers le verre d'eau légèrement coloré par la substance qu'elle vient d'y ajouter à petite dose. Tu soupires. Et maintenant, alors tu fais quoi ? Tu changes de conversation ? Tu … te mets à parler soin, douleur et médicaments … mh. Tu pourrais aussi reprendre la discussion que vous aviez avant que cette jolie brune ne vienne vous interrompre. Tu ne vas tout de même pas encore fuir … si ? A quoi bon ? Elle te plaît, sa réponse, n'est-ce pas ? Bien sur, qu'elle te plaît. Tu aurais même plus te laisser aller à son petit jeu si cette infirmière ne t'avais pas presque trop brutalement rappeler où tu étais. « Bon... » Oui, bon. Bon quoi ? Ah non, tu ne vas pas fuir. Ne sors pas de cette chambre, Karhlya. N'y pense pas ! Non mais c'est quoi, ça ? Nouveau soupire. Oh oui tu peux soupirer. Ça ne change rien. Un pas en arrière, un autre en avant … tu finis par revenir vers lui. C'est comme ça, au fond tu n'y peux rien. Tu ne vas pas partir, non. Tu ne peux pas. Tu as envie d'être ici, tu as envie d'être près de lui … c'est presque un besoin en réalité. Tu ne voudrais pas être ailleurs que dans cette chambre … alors tu reviens vers ce lit, tu reposes tes fesses sur ce matelas, et tu te tournes vers lui. Encore ce besoin de proximité. Comme cette nuit là … tu ne peux pas t'en empêcher. « Je … je sais pas trop où ça va nous mener. » … tiens. Un 'nous' … un vous. C'est plaisant à l'oreille. « Je sais pas ce que ça peut donner … tout ça. Mais c'est comme ça, je suis ... » Oui tu es. Mais non, tu ne vas pas le dire. Têtue, saleté. « J'ai envie de t'embrasser. » Té.

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