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Bien à l'abri des Titans !
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Follow your instincts || Aiji Bailey & Karhlya Ainsley

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Lun 2 Nov - 17:23
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     Le jour déclinait progressivement accentuant les ombres tout en teignant l'horizon d'un rouge encore orangé. Ce spectacle naturel ne semblait pas inspirer notre homme qui progressait entre les habitations. D'ailleurs rien de ce que son regard pouvait capter ne semblait attirer son attention qui était toute tournée vers ses pensées. Il n'était pas difficile de deviner la direction que tenait notre caporal en cette fin de journée, il suffisait de lever les yeux pour voir au loin le drapeau ailé du Bataillon qui résidait non loin et vers lequel il retournait tout naturellement.

   Dans sa bulle, Aiji aurait pu continuer ainsi sa route si des éclats de rire enfantins n'avaient pas réussi à percer le fils de ses pensées. Son regard se releva machinalement pour trouver la source de cette perturbation et il n’eut aucun mal à repérer les trois gamins qui semblaient bien s'amuser. Tout en passant dans leur dos il continua de les observer pour voir ce qui les faisait rire ainsi et finit par capter la présence d'une boule de poils qu'ils avaient acculée contre un muret. L'animal semblait être l'objet d'un lynchage de graviers et ne semblait pas être du genre à montrer les crocs pour se défaire de ce mauvais pas. C'était sans doute là une scène relativement banale par ici et Aiji mit quelques pas avant de juger qu'il pouvait y réagir.

▬ " Hey ! Laissez donc cette bestiole tranquille, imaginez qu'elle soit assez intelligente pour attendre ce soir et venir vous croquer les orteils dans votre lit. " Non il n'avait rien trouvé de mieux mais cela suffit pour attirer l'attention des gamins et les faire réfléchir. Que cela soit sa tenue ou ses mots, les enfants ne tardèrent pas à décamper, convaincu que leur jeu devait s'achever là. Satisfait de sa bonne action, Aiji ne jeta qu'un bref regard au chien qui ne comprenait pas vraiment l'apparition brutale de sa liberté avant de reprendre son chemin.

   A trois sur un clébard, il fallait vraiment n'avoir que ça à faire de son enfance pour avoir une telle idée... Enfin notre caporal oublia bien vite cette scène et retourna dans sa bulle de pensées. Ce n'est que de longues minutes plus tard, alors qu'il approchait du l'une des entrées de la caserne qu'il sentit cette présence dans son dos. Il effectua quelques pas supplémentaires avant de se décider à se retourner pour constater qu'il était bel et bien suivi à plusieurs mètres de là. Le chien s'arrêta un bref instant en voyant qu'il était repéré avant de se rapprocher tranquillement. Il ne manquait plus que cela tient, un clébard reconnaissant...

▬ " Qu'est-ce que tu fais là toi ? Retournes d'où tu viens. " Aiji dressa une main et usa d'une voix autoritaire mais l'animal ne semblait guère être touché. Notre caporal reprit sa route en jetant de réguliers coups d’œil en arrière pour constater que le chien le suivait toujours et se rapprochait. Arrivé devant l'entrée de la garnison il était juste dans son dos et c'est devant les soldats de garde qu'il tenta à nouveau de se défaire de ce nouvel ami involontaire. " Aller laisse moi. Si tu n'aimes pas ton quartier tu n'as qu'à t'en trouver un autre, seul. " Comment ça cela ne servait à rien d'entrer en conversation avec l'animal ? Il n'allait tout de même pas le repousser d'un coup de pied après l'avoir sauvé de son lynchage... Mais il n'avait jamais été très doué avec la gente animalière, si au moins ils avaient pu avoir la décence de répondre à ce que l'on pouvait leur dire cela l'aurait peut-être aidé... Enfin maintenant il était là devant une des portes grandes ouvertes en conversation avec ce tas de poils qui ne semblait qu'être ravi de l'attention portée sur sa personne.


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Lun 2 Nov - 21:12
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Aiji & Karhlya
...

Il fait frais. Non, en réalité, on peut même dire qu'il fait déjà particulièrement froid. Ou alors est-ce toi, qui le ressens comme ça. Il faut dire que tu trouves toujours matière à te plaindre, parce que tu as beau être solide, endurante, résistante, tu n'aimes pas le froid. Tu n'aimes pas la chaleur non plus. Tu n'apprécies guère les extrêmes en réalité. Pas du genre à te couvrir à outrance. Pas du genre à aimer sentir tes vêtements te coller à la peau. Certains disent que tu n'aimes rien, et c'est sans nul doute possible mal te connaître.

Un soupire. Tu réajustes d'un geste habile et habituel la cape que tu portes sur le dos, tu en resserres les pans autour de ton corps pour te protéger de la légère brise alors qu'une légère brume s'échappe de tes lèvres révélant ce contraste évident entre la chaleur de ton corps et l'air extérieur. Mousse te porte, il avance tranquillement à travers les rues de Karanes que tu retrouves pour la première fois depuis des jours. Tu as eu un peu de temps pour toi, un peu de temps que tu as choisi d'accorder à ta famille … a ta mère. Ça t'avais semblé nécessaire après les jours et les nuits que tu avais passer durant l'été par ici, au QG pour Ez'. Tu avais ressenti le besoin de reprendre quelques unes de tes marques, avant de revenir … parce qu'il le fallait bien, au final. Revenir. Et pourtant, ces derniers temps, tout était si calme ici. Pas de missions, pas de sorties. Le calme plat. Le genre de calme qu'au final après des années de services, tu avais du mal à supporter. Voilà qu'après tout ce que tu avais vécu ces derniers mois, tu étais en manque d'action. Le comble, non ? A croire que tout ça ne t'avais pas suffit. Que rien ne pouvait calmer tes ardeurs et ton besoin de risquer ta peau. Quand tu y repenses … tu ne peux t'empêcher de frissonner et tes doigts viennent se resserrer sur la lanière de cuir que tu tiens entre tes mains. Tout ça, en si peu de temps. Et dire que tu avais failli y passer plusieurs fois. Perdre des gens que tu aimais profondément, aussi. Et dire … que tu étais finalement encore là. Assise sur ton canasson à avancer tranquillement pour rejoindre ton QG, ton équipe, tes amis … ta seconde famille.

Tu pourrais t'endormir, bercé par le silence des rues uniquement troublé par les sabots de Mousse qui martèlent le sol dur et froid. Fatiguée ? Un peu, sans doute. Ou alors es-tu simplement lassée du silence et de ta solitude. Voilà même que tu bailles alors que tu approches du QG, un bâillement loin d'être discret interrompu par une voix que tu connais si bien. Tu réagis. Enfin. Et ton regard se pose droit devant, sur Bailey occupé à discuter avec … avec un chien. Un sourire. Moqueuse, va. Mais tu le ranges bien vite, parce que tu es comme ça avec Bailey. Il ne semble pas disposé à devenir un ami, pour toi. Il est, et ne sera sans doute toujours que ton supérieur alors toi, si a cheval sur la hiérarchie, tu ne te permettras pas de rire de ton Caporal. Du moins pas en sa présence. Tu reprends donc ton air si sérieux, neutre. Ta mine impassible alors que ta monture s'arrête près de l'homme et que tes yeux se posent sur l'animal qui s’assoit tranquillement sur le sol pour fixer ton supérieur avec un regard presque abattu. « Un ami à vous, Caporal ? » demandes-tu, simplement tout en entreprenant de descendre de Mousse pour enfin poser pied à terre et étirer tes muscles après le long voyage que tu viens de faire depuis Trost. « Il a pas l'air en forme ... » Tu ne le quittes pas des yeux, ce pauvre canidé. Ses yeux globuleux, sont poil sale et terne, ses os apparents sous l'épaisse couche de crasse et de poils .. il n'est pas bien difficile de voir que ce pauvre animal est à bout. Tu ne sais pas pourquoi il est là, ni même d'où il sort et pourtant, voilà que tu t'approches de quelques pas pour l'observer. La langue pendante, il ne bronche pas, et son regard ne quitte pas Bailey. « Il a soif, je crois … ou faim … ou les deux. Vous devriez lui offrir un truc, vous pensez pas ? » Et tout en disant cela, tu te tournes à nouveau vers l'homme, tu lui souris cette fois.


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Lun 2 Nov - 23:31
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   Qu'avait-il fait pour ainsi attirer cette sympathie animale... Il ne devait tout de même pas être le premier idiot qui lui rendait service... Enfin dans tous les cas, quoi qu'il ait fait cette boule de poils avait fait tout le chemin avec lui et ne semblait pas décider à voir leur chemin se séparer sur simple demande. Aiji se redressa en observant l'animal qui ne le quittait des yeux et demeurait immobile à ses côtés, il en était arrivé à se demander ce qu'il pouvait bien faire avec ça lorsqu'une voix attira son attention.

▬ " Un ami à vous, Caporal ? " Un cheval, une silhouette, une voix, l'intéressé ne mit guère de temps à reconnaître la nouvelle venue qui selon toutes probabilités avait dû assister à la conversation à sens unique qu'il venait de faire... Un fin sourire se dessina dans un réflexe qui atténua ses traits qui s'étaient plutôt fait contrariés jusqu'alors.

▬ " On dirait, même s'il n'a pas cru bon de me consulter avant. " Une fois pied à terre la demoiselle préféra s'intéresser à l'animal ce qui attira à nouveau l'attention d'Aiji sur cette boule de poils. " Vous avez fait bon voyage Ainsley ? " Oui parce que si ce chien n'avait pas ainsi attiré toutes les attentions c'est probablement les premiers mots qui seraient apparus dans cette conversation impromptue. Ils avaient tous profité de quelques jours à leur manière alors les banalités étaient toutes trouvées...

▬ " Il a pas l'air en forme ... " Finalement la présence de l'animal était peut-être aussi bien, cela apportait un sujet neutre et il n'avait même pas besoin d'observer la demoiselle pour converser... Le chien, oui maintenant qu'elle le faisait remarquer il est vrai qu'il ne semblait pas dans une forme remarquable. Mais ce qui l'embêtait véritablement c'est que cette créature n'accordait même pas d'attention à l'approche de Karhlya et demeurait le regard fixé sur lui, pourtant la demoiselle devait sembler plus amicale...

▬ " Il a soif, je crois … ou faim … ou les deux. Vous devriez lui offrir un truc, vous pensez pas ? " Pour lui donner une véritable raison de rester coller à ses bottes... C'était là une belle idée qui laissa peu enthousiaste le principal intéressé. Mais dans un même temps il n'était pas forcément très enthousiaste à l'idée de repousser la créature à la rue sans lui offrir quelque chose qu'il semblait quémander avec une patience infinie.

▬ " Je n'ai rien sur moi. " Et ce n'était même pas de la mauvaise volonté, c'était bel et bien la vérité. Peut-être que la demoiselle avait quelque chose dans ses bagages mais elle n'avait pas à faire cet effort pour cet animal qui l'avait suivi lui. Il leva donc les yeux et eu la satisfaction de trouver rapidement la solution. " Eh Perkins ! " L'intéressé qui était de garde près de la porte sursauta et leva un regard indécis vers le caporal dont le visage se teintait d'amusement. " Il vous reste quelques heures de garde il me semble, votre réserve ne doit même pas être encore entamée. " Un soupçon d'inquiétude passa sur la face du soldat alors que la main d'Aiji se tendait vers lui. Un instant de flottement sembla s'étirer quelques instants avant que sous le regard intrigué de son collègue de surveillance l'homme tire du revers de sa veste une lamelle de viande séchée qu'il lança au caporal qui semblait toujours amusé. " Merci Perkins. " Le bout de viande attrapé, Aiji se tourna vers l'animal qui avait gagné en enthousiasme et remuait la queue avec application. " Et ne te fais pas de fausses idées toi. "

  Il fut un peu embêté de faire ce geste mais il lui donna bien ce bout de viande que la gueule du chien ne tarda pas à faire disparaitre au risque qu'il croit avoir trouvé une nouvelle source de nourriture et qu'il décide de ne plus le quitter pour de bon.


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Mar 3 Nov - 11:00
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Aiji & Karhlya
...

Un sourire accroché aux lèvres, tu évites de tomber dans les banalités qui ne feraient que t'ennuyer. Même pas un salut, au final, tu engages cette pseudo discussion comme si tout était normal et naturel, sans doute parce que tu sais que si tu retombes dans l'habituel, Bailey finira par fuir bien vite. Comme il l'a toujours fait. Oh, ça ne te pose pas de problèmes … ou plutôt ça ne t'en pose plus. Il fut un temps où oui, tu avais commencer à te poser énormément de questions au sujet d'Aiji Bailey. Celui que tu aimais à considérer comme un héros, ton héros, avait toujours éveiller en toi pas mal de curiosité, et sans doute une certaine attirance et c'est sans doute ce qui avait fait qu'au début, tu avais du mal à te faire à l'idée qu'il semblait te fuir … personnellement. Tu avais mûri, depuis. Changé. Évolué. Et tu avais compris certaines choses. Tu avais cesser d'insister, préférant laisser les choses se faire seules. Bien pour ça que tu choisis d'offrir toute ton attention à cette pauvre bête qui te semble bien morose et malheureuse. Toi qui aime tant les animaux, ton cœur se serre à cette vision. Il faut dire que tu serais bien du genre à offrir à un chien comme lui ton seul repas de la journée, rien que pour contribuer à apaiser le poids de sa vie si pauvre. Au moins un peu. « Je n'ai rien sur moi. » Bien sur … et toi non plus, il faut dire. Tu as englouti les quelques trucs que tu avais emmener pour ton voyage il y a déjà quelques heures. Tu n'en as pas laisser une miette, malheureusement, alors tout ce que tu peux faire après cette affirmation, c'est hausser les épaules en reposant le regard sur la boule de poils, l'air désolé. « Eh Perkins ! » Tu sursautes légèrement en entendant ce nom que tu ne connais pas et ta curiosité te pousse à te retourner de nouveau pour observer le manège de Bailey qui vient d'accoster un soldat de garde. Ce dernier ne semble pas tout comprendre d'ailleurs, et il se contente de fixer ton supérieur en silence, attendant la suite. « Il vous reste quelques heures de garde il me semble, votre réserve ne doit même pas encore être entamée. » Tu plisses les yeux … voilà qu'il taxe un soldat pour nourrir le chien, et le pauvre homme obéit d'ailleurs, offrant à Bailey une lamelle de viande séchée que l'homme s'empresse de venir offrir au canidé qui entre temps, avait eu le temps de se lever pour agiter la queue et montrer sa joie. « Et ne te fais pas de fausses idées toi. » Nouveau sourire alors que la mâchoire de l'animal vient se refermer sur le maigre en-cas qui lui est offert. Le morceau de viande est bien vite avalé et tu te risques à tendre la main pour offrir une caresse à ce pauvre chien, tes doigts viennent se poser sur sa tête en s’emmêlent légèrement à ses poils crasseux, tu lui gratte le crâne quelques secondes .. un geste affectueux dont il semble se délecter, comme si ça ne lui était pas arrivé depuis des lustres de recevoir un peu d'amitié.

« Qu'est-ce que vous allez faire de lui ? » Bah oui. Tu le vois bien, toi, que cet animal ne se décidera pas de lui-même à repartir d'où il vient. Tu ne sais même pas ce qu'a fait Bailey pour s'attirer son attention et ses faveurs, mais peu importe. Tu peux faire ce que tu veux, le regard de la bête ne le quitte pas, comme s'il attendait quelque chose. Autre chose que de la nourriture, quelque chose de plus important à ses yeux et sans doute de plus durable.

Un pas en arrière. Puis un autre, tu t'éloignes à nouveau du chien et tu reviens vers ton compagnon à toi, ton cheval. Tu reprends entre tes mains la longe de cuir qui te sert à le diriger avant de reposer le regard vers ton Caporal. « Il doit y avoir … de l'eau dans les écuries, de grands bacs d'eau. Je suppose que ce n'est pas gênant qu'il entre pour en profiter, vous ne pensez pas ? »


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Mar 3 Nov - 12:04
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   Mauvaise idée, si, si, il le voit dans le regard de l'animal qui après avoir avalé sa maigre pitance ne semble définitivement avoir que d'yeux pour lui. Il n'avait que fait d'un nouvel ami qui le prenait pour un protecteur et un garde mangé, il devait bien y avoir quelqu'un dans cette ville capable de tenir ce rôle et qui en serait ravi... Aiji observa l'animal profiter de quelques caresses qui semblaient parfaitement être à son goût mais ne faisait guère évoluer son centre principal d'attention.

▬ " Qu'est-ce que vous allez faire de lui ? " Voilà bien là la question qu'il se posait aussi et qui ne semblait pas véritablement l'inspirer.

▬ " Je ne sais pas. Pour l'instant ça a plutôt l'air d'être lui qui décide... " Et hormis lui laisser porte close devant le museau et espérer que la nuit lui ferait oublier sa nouvelle obsession il ne voyait pas vraiment ce qu'il pouvait faire... Alors que la jeune femme rejoignait son cheval il tenta de lancer un regard sévère à la bestiole qui n'en fut pas le moins du monde intimidé. Il faisait tout de même moins le fier devant ces gamins qui étaient trois fois plus petits que lui alors pourquoi s'obstinait-il à croire qu'il ne risquait rien de l'adulte qu'il était ? Il ne comprendrait jamais ce genre de bestiole.

▬ " Il doit y avoir … de l'eau dans les écuries, de grands bacs d'eau. Je suppose que ce n'est pas gênant qu'il entre pour en profiter, vous ne pensez pas ? " S'il lui montrait ça ce chien n'allait définitivement plus le lâcher... Ou alors il pourrait songer que les écuries étaient un coin agréable et préférerait le lieu à sa personne... Tout dépendait du système de réflexion de la créature. Dans une inspiration peu inspirée durant laquelle il se redressa pour glisser un œil vers la caserne il rajusta sa cape sur ses épaules.

▬ " Avec un petit peu de chance il trouvera quelqu'un d'autre à coller en chemin. " Non, plutôt une grosse dose de chance car ils venaient tout de même de traverser une ville et l'animal n'avait pas changé d'avis entre-temps. Enfin l'idée de réussir à refiler son nouvel ami à quelqu'un d'autre lui inspira un sourire tandis qu'il glissait un regard vers la jeune femme qui selon toute logique allait suivre le mouvement. Aiji prit donc la direction des écuries et son compagnon à quatre pattes ne sembla même pas prendre le temps de la réflexion car il se redressa aussitôt pour suivre ce nouveau cheminement.

   Karhlya n'avait pas répondu à sa première interrogation alors il ne se voyait guère insister. En temps normal il l'aurait sans doute fait mais dans ce cas là il s'en sentirait plus embarrassé qu'autre chose alors pourquoi se faire violence. Aiji jeta un coup d’œil en arrière pour constater que le chien était bel et bien entré dans la cour à sa suite et alors qu'il percevait aussi les silhouettes de la cavalière et de son cheval notre homme cru bon d'apporter une précision sur les raisons de cette situation.

▬ " Je n'ai fait qu'éloigner des gamins qui le prenaient pour cible, est-ce que c'est vraiment une bonne raison de me suivre ? " Bon au final il ne s'adressait pas véritablement à la demoiselle, c'était plutôt là une de ses réflexions qu'il pouvait aisément retourner vers la bestiole qui de toute manière ne lui répondrait pas.

   Le quatuor atteignit donc finalement les écuries et Aiji dégotta un bac d'eau pour le chien qui s'intéressa légèrement à ce nouvel environnement. L'idée maintenant était de lui montrer qu'il pouvait accéder à l'eau et n'ayant pas forcément d'idée sur la marche à suivre notre homme glissa une main dans le liquide pour le remuer et créer un son que le chien pourrait probablement identifier.

▬ " Aller viens par là, le bar est ouvert. " L'animal s'approcha mais il fallut quelques instants avant qu'il ne décide de se redresser pour poser ses pattes avant sur le bac et glisser un regard sur l'eau qu'Aiji animait encore pour l'attirer.


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Karhlya Ainsley
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Ven 11 Déc - 12:21
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Aiji & Karhlya
...

« Avec un petit peu de chance il trouvera quelqu'un d'autre à coller en chemin. » Tiens, mais c'est qu'il a pas l'air particulièrement ravi de sa position, ton Caporal. En réalité, tu peux facilement déceler comme une pointe d'agacement dans ses mots. Sans doute pour ça que tu te permets de poser des questions, d'essayer de savoir d'où il le sort son nouvel 'ami'. La réponse tarde un peu alors que tu avances en silence dans la cour, près de Bailey et devant ce chien qui visiblement à l'air d'apprécier l'invitation. Un pauvre chien errant sauvé des jeux parfois brutaux de quelques enfants des quartiers … tu laisses échapper un soupire. C'est qu'il a bon cœur, Bailey. Tu n'en as jamais douter d'ailleurs. Tu l'as toujours vu atteins par les pertes du Bataillons et plutôt proches de autres … bien qu'un peu distant, étrangement quand il s'agit de toi mais tu ne lui en as jamais tenu rigueur. Pourquoi ferait-il ami – ami avec toi, après tout ? Tu n'es qu'un soldat dont il est supérieur .. tu n'es même pas une amie, juste une 'gamine' sous ses ordres. Quelle basse opinion de toi-même as-tu, Karhlya.

Tu hausses les épaules. « Je suppose que oui. Il est reconnaissant … il cherche du réconfort. J'aurais fais pareil à sa place, pas vous ? » Étrange discussion que voilà, mais peu importe. Finalement, tu en ressens presque le besoin … de parler. De lui parler. Il s'en est passer des choses ces derniers temps, c'est vrai quoi .. tu as failli perdre Ez', tu as failli te perdre toi-même, alors peut-être qu'au final voir la mort en face t'auras donner envie de prendre le temps de connaître Bailey un peu plus. Après tout, tu y tiens tellement à ton héros … ton Caporal. Tu t'es toujours posé la question, d'ailleurs : qu'est-ce que tu ressens vraiment pour cet homme là ? De l'admiration, c'est certain. Un grand respect aussi. Mais tu sais bien qu'il y a autre chose, quelque chose qui depuis plus de cinq ans te pousses à te reposer sur ses épaules sans te poser de questions et te fais dire que oui, tu peux remettre ta précieuse vie entre ses mains sans peur. Un quelque chose auquel tu n'as pas encore donné de nom … peut-être que ça en a pas, au final. Ou alors si. Qui sait ?

Les écuries atteintes, tu décharges Mousse rapidement avant de le desceller et de l'installer dans un coin afin de le laisser boire jusqu'à plus soif. Tu tapotes l'animal avant de te retourner pour observer Aiji. Ton regard se pose sur l'homme, avant de dévier sur le chien … et tu te décides finalement à revenir vers lui. « Bah voilà, il a l'air content là. » dis-tu en déposant ton sac près de toi avant de t'asseoir sur un ballot de foin près du bac d'eau dans lequel désormais le canidé bois à grandes gorgées. « Pauvre bête … il doit rien avoir avaler depuis des jours. » Et il ne doit pas être le seul, malheureusement. Depuis la chute du mur, les temps sont durs pour beaucoup de monde et tu en as conscience. Ton district d'ailleurs est l'un des premiers à souffrir de la pauvreté … si tu te débrouilles pour maintenir ce que tu as de famille à l'abri du besoin, tu es témoin chaque fois que tu rentres chez toi du malheur des autres et sensible comme tu peux l'être … tu ne peux pas t'empêcher de te laisser atteindre par tout ça. Même un chien assoiffé, est capable de t'attrister de par son malheur et sa solitude. « Vous devriez le garder. » laisses-tu échapper, avant de regretter aussitôt tes paroles. « Enfin … si vous le pouvez … voulez aussi. Il est seul ... » Voilà que tu as l'impression d'avoir dépasser les limites, à tort sûrement parce qu'au final tu le sais bien que tu n'as rien dis de mal. « Désolée … voir un être vivant dans cet état à tendance à me toucher un peu trop. » dixit la demoiselle qui voit des hommes mourir chaque semaine.


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