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Bien à l'abri des Titans !
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Un retour inattendu - ft Astrid

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Jeu 17 Déc - 22:16
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Un retour inattendu
Ft. Astrid Eïvinnd

Je soupire alors qu'elle me répond, un soupir de détresse presque, a croire que jamais elle ne voudra me croire. Que quoique je dise elle gardera son idée arrêtée sur moi. Alors oui j'en suis en partie responsable de ça, mais bon on a tous droit a nos erreurs quand même faut pas déconner. Astrid ne veut pas l'admettre aussi, mais ça lui a été bénéfique ce jour là, enfin cette nuit là ... enfin la dernière fois. Je me force a garder mon calme et respirer un grand coup, c'est qu'elle e ferait presque sortir de mes gonds à force.

Pour me croire il n'y a qu'a aller poser des questions aux gens me connaissant dans les bars. Tu verras que je n'ai pas du tout cette réputation. En plus Astrid, si c'était mon but, pourquoi je t'aurai reçu ? Pourquoi je te parlerai encore là ? Et surtout pourquoi t'aurais-je dit tout ça la dernière fois et me laisser faire office de défouloir ? Maintenant je te laisse réfléchir la dessus, mais si tu reste sur ton idée, autant qu'on arrête tout maintenant, on s'entendra jamais.

Je fais une pause à ma tirade, qui s'avère plus énervée que je ne le souhaitais. Il faut cependant avouer que si Astrid continue de voir en moi le coureur de jupons profitant des filles ivres dans les bars, il est inutile que nous continuons à parler on ne ferait que se foutre sur la gueule, et cette fois-ci je riposterai. En fait, je ne comprend pas pourquoi elle est venue me parler si ce n'était pas pour passer ses nerfs sur quelqu'un. Je reporte mon regard sur elle pour la suite de notre houleuse discussion.

C'est la que tu te trompes, tu as perdu quelqu'un de cher, ton amant. Je ne suis pas idiot je sais lire entre les lignes. Je comprend que ce soit difficile, je fais parti de l'exploration Astrid, j'ai perdu des hommes et des femmes avec qui j'étais plus ou moins liés et dont j'étais responsable ! Crois-tu qu'il faille forcement connaître quelqu'un pour avoir envie de l'aider ? Non, la compassion ça existe, ce soir là j'ai eu envie de te venir en aide en te voyant, et je l'ai fait. Pour finir, contrairement à ce que tu veux faire penser, je sais que je t'ai été utile, ça se voit et arrête de tout ramener à moi. Ma plus grande satisfaction c'est d'avoir été utile à quelqu'un, de t'avoir aidé à remonter la pente sur laquelle tu étais en train de te péter la gueule.

Je la regarde après avoir enfin terminé de rager ma pile, et en ayant pris soin de faire quelques changements, la voyant venir. Par contre ma petite tentative d'humour semble la laisser de marbre. Bon sang elle est complètement coincée du cul ou quoi ? Ou elle veut juste venir me faire chier ? J'ai juste droit a un pseudo perroquet qui me répète le mot « tutu », bon une seule fois heureusement. Je la vois plutôt lorgner en revanche vers ma pile toute neuve bien en évidence sur mon bureau. Bah tiens je l'ai senti venir à des kilomètres celle là. J'ai un petit sourire en coin alors qu'elle fait sa petite dure. Contrairement à ce qu'elle peut penser je peux très bien lui faire faire tout ce que je lui ais dis. L'avantage de connaître une major de l'exploration qui peut rendre de jolis services. Du coup je la suit des yeux alors qu'elle s'en va jeter tout une liasse de papiers situés sur le dessus de la pile. Ouf pas toute la pile, et elle en a pas pris assez. J'ai bien fait de glisser un gros tas de dossiers remplis de feuilles blanches sur le dessus moi.

Eheh tu es prévisible, je savais que tu allais me refaire le coup ! T'as juste jeté des dossiers vierges. Mais bon on va pas polluer non plus on ira récupérer ce qu'il reste plus tard. Pas touche au reste de la pile maintenant je te prie. Ne sous estimes pas ma force de persuasion, tu aurais cédé, sûrement parce que j'aurais tellement été chiant a te rabâcher avec que t'aurais craqué en fait. Enfin bref, maintenant qu'on a fini les petites piques, si on se détendais un peu ? Non parce que bon, j'ai autre chose à faire que me prendre la tête toute la soirée, c'était déjà assez chiant hors des murs comme ça.
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Seven Iceveins
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Ven 18 Déc - 1:39


❝Un retour inattendu❞
Hayden & Astrid
« Pour me croire il n'y a qu'a aller poser des questions aux gens me connaissant dans les bars. Tu verras que je n'ai pas du tout cette réputation. En plus Astrid, si c'était mon but, pourquoi je t'aurai reçu ? Pourquoi je te parlerai encore là ? Et surtout pourquoi t'aurais-je dit tout ça la dernière fois et me laisser faire office de défouloir ? Maintenant je te laisse réfléchir la dessus, mais si tu reste sur ton idée, autant qu'on arrête tout maintenant, on s'entendra jamais. » Tu le fixes avec un regard noir tandis qu’il inspire et soupire un grand coup. Il faut croire que tu vas l’énerver. Non. Tu l’as énervé, tu le voix. A sa manière de se comporter, et aux lourds soupirs qu’il pousse. Il commence à en avoir marre de toi. En fait, tu es sur qu’une partie de lui aimerais que tu te casses. C’est juste qu’il ne le dit pas. Il est bien trop disons… Courtois pour cela. Tché. Très sérieusement, il croit quoi, que tu vas te la jouer Sherlock Holmes ? Que tu vas t’amuser à écumer chacun des bars pour savoir ce que les ivrognes du coin pensent de ce très cher Hayden ? Peuh. Que nenni. Tu n’as pas besoin de ça pour te faire ta propre opinion sur les gens. Et tu remarques bien pourtant qu’il n’a pas l’air d’être un connard. Tu le vois, dans ses yeux, dans sa manière d’être, dans ces paroles… Dans ce qu’il a fait pour toi la dernière fois. Non, il est loin d’être comme le salaud que tu dépeins… Pourtant pourquoi continues tu de le harceler comme ça ? Tu soupires, lasse et grincheuse. « Je ne vais certainement pas m’amuser à apostropher chaque soulôt pour qu’ils me parlent de vous j’ai autre chose à faire de mon temps. » Tu lèves la main, un peu énervée. « Ça va c’est bon arrêtez de me faire la morale j’ai bien compris. » Tu grommelles, grincheuse. Ok, là il marque un point, tu ne sais pas quoi lui répondre. « Je ne sais pas pourquoi vous faites ça. Pourquoi vous chercher absolument à m’aider. » Tu marmonnes encore quelques mots dans ta barbe, inaudible pour lui. Tu n’as pas envie de le laisser, de le quitter. En fait, ça te fait un bien fou cette discussion avec lui. Parler sans chichi, dire ce que tu as sur le cœur… Tu en avais besoin…

« C'est la que tu te trompes, tu as perdu quelqu'un de cher, ton amant. Je ne suis pas idiot je sais lire entre les lignes. Je comprend que ce soit difficile, je fais parti de l'exploration Astrid, j'ai perdu des hommes et des femmes avec qui j'étais plus ou moins liés et dont j'étais responsable ! Crois-tu qu'il faille forcement connaître quelqu'un pour avoir envie de l'aider ? Non, la compassion ça existe, ce soir là j'ai eu envie de te venir en aide en te voyant, et je l'ai fait. Pour finir, contrairement à ce que tu veux faire penser, je sais que je t'ai été utile, ça se voit et arrête de tout ramener à moi. Ma plus grande satisfaction c'est d'avoir été utile à quelqu'un, de t'avoir aidé à remonter la pente sur laquelle tu étais en train de te péter la gueule. » Enfin quoi, il va commencer à te faire la moral maintenant ? Vraiment ? T’es pas une gamine de cinq ans, t’as pas envie qu’il commence à t’analyser ou quoi que ce soit d’autre. Tu crispes la mâchoire et serres les poings, mais tu ne fais pas le moindre geste dans sa direction. Ce qu’il te dit là, ça te touche. Il marque encore des points, mais ça tu ne lui dira pas, tu es trop fière pour lui avouer. Tu veux continuer à faire la gueule, du moins tu ne veux absolument pas lui dire qu’il t’a été utile. « Arrête ! » Tu lui lances un nouveau regard noir. « Tu ne connaissais pas Casey. Laisse le en dehors de tout ça. » Tu détournes le regard de lui, fixant la fenêtre. Cela t’énerve, qu’il se mette à parler de ton fiancé comme s’il l’avait connu, comme s’il avait été son ami. Casey ne t’avait jamais parlé de lui.  « Perdre un ami ce n’est pas la même chose que de perdre sa moitié… » Tu soupires bruyamment, fatiguée. « Très bien tu as gagné. Je ne te considères pas comme un de ces moins que rien d’ivrogne qui s’amuse avec les filles. Merci d’avoir chercher à me réconforter. Mais je maintiens que je n’avais pas besoin d’aide. Ni de la tienne, ni de personne d’autre. Quoi que tu en dises et quoi que tu en penses. »

Tu regardes les tas de feuilles tournoyer lentement vers le sol. C’est une belle journée, quel dommage qu’il n’y ai pas plus de vent, cela t’aurait bien fait rire de voir Hayden courir dans tous les sens après ses papiers. Cela aurait pu être un très joli spectacle à regarder. Et puis, cela t’aurais fait rire au moins, ne disait-il pas il y a quelques minutes à peine qu’il voulait t’aider et te remonter le moral ? Cela aurait été chose faite. « Eheh tu es prévisible, je savais que tu allais me refaire le coup ! T'as juste jeté des dossiers vierges. Mais bon on va pas polluer non plus on ira récupérer ce qu'il reste plus tard. Pas touche au reste de la pile maintenant je te prie. Ne sous estimes pas ma force de persuasion, tu aurais cédé, sûrement parce que j'aurais tellement été chiant a te rabâcher avec que t'aurais craqué en fait. Enfin bref, maintenant qu'on a fini les petites piques, si on se détendait un peu ? Non parce que bon, j'ai autre chose à faire que me prendre la tête toute la soirée, c'était déjà assez chiant hors des murs comme ça. » Tu siffles, exaspéré. C’est fou, tu avais pris ton pied avec lui la dernière fois et voilà pourtant qu’il t’agaçait au plus haut point. Prévisible, vraiment ? « Tellement prévisible que vous avez réussi à vous prendre ma botte dans la figure la dernière fois. » Dis tu avec un sourire. Après une moue contrariée, tu reviens t’asseoir dans le petit fauteuil et relève tes pieds en vue de le poser sur le bureau. C’est avec un petit sourire que tu fais passer tes pieds juste à côté de la pile de dossier, prête à les reposer brusquement sur la table. Mais tu finis par les poser doucement, faisant osciller légèrement la pile instable. « Pas la peine de faire les gros yeux, je ne vais pas la refaire tomber votre pile… Une fois mais pas deux, il y a d’autre manière de vous embêter. » Tu fais un vaste signe de la main. « Je suis très têtue, il aurait fallu que vous me suppliez à genoux dans ce cas. Et encore. Ce n’est pas parce que vous êtes gradé que je me laisserai faire, je ne suis pas votre soldat, vous n’êtes pas mon supérieur. » Tu hausses les épaules. Il aura beau dire ce qu’il veut, tu n’iras pas ramasser ses foutus papiers. Tu finis par t’installer plus confortablement, posant tes bras sur les accoudoirs, et inspirant profondément. « Très bien. Vous voulez vous détendre ? Détendons-nous. Dites moi ce que vous voulez. Je pense avoir vidé mon sac. »


© Pando
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Ven 18 Déc - 12:14
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Un retour inattendu
Ft. Astrid Eïvinnd

Malgré le regard de tueuse qu'elle me jette après mes paroles, elle semble avoir compris que je suis énervé, que si elle continue ça risque de faire du grabuge. J'ai beau essayer de ne pas m'emporter mais je sens que je n'en suis plus très loin. Bien qu'elle semble tenter de calmer un peu le jeu, Astrid n'en reste pas moins sur la défensive et de râler. Je veux bien comprendre que la situation soit complexe mais il va bien falloir qu'elle fasse un effort de son côté où son sortira jamais. Je sorsdeux verres et une bouteille d'eau avant de les remplir et vider le mien et tendre l'autre vers elle. Avec toutes ces paroles j'ai la gorge sèche, et puis avec la poussière de la journée aussi. Je me frotte les yeux, qui piquent aussi avant de lui répondre.

Si tu ne veux pas faire l'effort d'aller vérifier alors crois ce que je te dis, sinon ça ne sert a rien de continuer de discuter. Mais bon, si tu as compris on avance c'est déjà bien. Quand au pourquoi je t'aide, au début, je ne savais pas vraiment. Maintenant c'est parce tu es venue a moi, que tu as besoin de quelque chose. C'est peut être inconscient mais je ne vois pas pourquoi tu serais revenue me voir si ce n'est pas pour me remercier ou me balancer une autre botte a la tronche. Je suis du genre à aider mon prochain, et puis avec ce qu'il s'est passé, peut être que je chercher aussi a me racheter d'une certaine manière.

Elle est crispée, tout tendue, ce que je lui ais dis l'énerve mais elle en comprend la pertinence. Je dois être un peu maso sur les bords à m’engouffrer dans une plaie béante que je viens de rouvrir moi même en elle. Quoique finalement elle semble se radoucir, enfin disons qu'elle s'énerve moins car on est pas encore au calme faut bien le dire. En revanche la voilà encore qui se renferme, à nier avoir besoin d'aide, ça se vois, ça se sent, elle a besoin de parler, de vider son sac, de gueuler un coup, d'avoir un punching-ball. C'est encore moi qui tiens le rôle du coup. Bwa tant pis si ça peut rendre service, au moins la elle ne me roue pas de coups comme la dernière fois. Remarque ça faisait les abdos. Bon eh pourquoi je divague comme ça moi, retour au présent allez hop.

Je ne le connaissais pas non, et je ne dis pas que c'est pareil, c'est différent oui. Mais perdre des soldats sous ses ordres après avoir tisser des liens avec eux, et savoir qu'ils sont morts a causes d'ordres que tu as donnés, crois moi, tu respires pas plus la joie que toi la dernière fois ! Ah merci, on avance, tu verras que je ne suis pas un mauvais bougre, dieu que j'aime cette expression c'ets mignon ,, hum pardon. Si tu dis ne pas avoir besoin d'aide alors soit, je n'irai pas déclencher une nouvelle houleuse dispute, en revanche tu sais où me trouver si jamais.

Je ris de bon cœur alors que je vois sa mine déconfite devant mon plan machiavélique. Je ne suis pas né de la dernière pluie je savais bien que remettre cette pile bien en place n'était qu'un appel a la faire retomber. Je remarque même cette lueur de déception alors qu'elle comprend qu'elle ne me verra pas en tutu en train de virevolter au vent pour récupérer mes dossiers. Au final, même sa pique sur le fait de m'être pris sa botte en plein figure la dernière fois continue de me faire rire. Bon j'avoue que lorsqu'elle pose ses pieds juste à côté de la pile, mes yeux s'arrondissent, elle va quand même pas ?

Nan mais la botte j'étais pas réveillé encore, et avec la gueule de bois, paye les réflexes que j'avais quoi. Un paresseux m'aurait battu en vitesse je suis sûr. Oui non j'aimerai bien la garder telle quelle ma jolie pile. Puis quelqu'un devrait pas tarder a venir la prendre. Oh supplier a genoux je peux le faire, et je peux même faire les yeux de chat tout mignons qu'on le croquerai. Dans le sens câliner, bisouiller hein, pas mordre je te vois venir eh ! Heureusement que je suis pas ton supérieur, être réveillé a coup de bottes dans la figure chaque matin et me faire attendrir la viande en guise d'exercice matinal c’est un coup a finir cassé en deux et en retraite anticipée en quelques mois. Bon sinon moi je n'ai rien à vidé ça va, en revanche, en fait, pourquoi être revenue me voir ?
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Seven Iceveins
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Lun 21 Déc - 21:30


❝Un retour inattendu❞
Hayden & Astrid
Hayden soupire à nouveau et finit par sortir une bouteille ainsi que deux verres. Tu lui lances un regard circonspect, jaugeant la bouteille du regard. Qu'est-ce qu'il y a là dedans? C'est quoi ce verre qu'il te tend là? De la vodka? De l'ouzo? Ou encore du curaçao blanc? Est-ce qu'il veut vraiment te souler encore une fois? Non, il devrait avoir compris que tu t'es faite avoir une fois mais qu'il n'y aurait pas de deuxième fois. Non? Tu le regardes boire son verre à grandes gorgées et reluque celui qu'il te tend, sur tes gardes. Humpf. C'est incolore, inodore... C'est de l'alcool ou non? Tu ne veux retenter l'expérience avec lui. Les yeux noirs, tu fixes le contenu du verre, attendant un signe, n'importe quoi qui te ferait dire que ce n'est pas dangereux pour ton moral, et surtout, pour tes nerfs. Ça n'a pas l'air de pétiller... Plus tu le fixes, plus tu t'attends à ce qu'il se passe quelque chose. C'est n'importe quoi. C'est pas comme si l'eau allait se teinter en rose ou qu'une sorte de poiscaille dégueulasse allait apparaître dedans. " Humpf. " Grognes-tu en prenant délicatement le verre, sourcils froncés. Tu le portes à ton nez, reniflant le contenu, méfiante. C'est pas que tu ne lui fait pas confiance mais.... Si, c'est que tu ne lui fais pas confiance. C'est le type de mec qui aime boire et qui doit planquer des bouteilles de gnôle quelque part. Ça, tu en es certaine. Tu goûtes le liquide du bout de la langue. Ne sentant rien de spécial, tu bois une petite gorgée du breuvage. Humpf. De l'eau. Bah tiens.  C’est… Étrange. Tu lui lances un regard noir mais finis par lever ton verre. « A la votre. » Tu souris légèrement. Tu bois quelques gorgées et le repose sur le bureau. « Merci. » Il est vrai qu’à babiller comme ça, tu avais la gorge un peu sèche. Enfin, au moins tu es certaine de ne pas finir éméchée avec de l’eau.

« Si tu ne veux pas faire l'effort d'aller vérifier alors crois ce que je te dis, sinon ça ne sert a rien de continuer de discuter. Mais bon, si tu as compris on avance c'est déjà bien. Quand au pourquoi je t'aide, au début, je ne savais pas vraiment. Maintenant c'est parce tu es venue a moi, que tu as besoin de quelque chose. C'est peut être inconscient mais je ne vois pas pourquoi tu serais revenue me voir si ce n'est pas pour me remercier ou me balancer une autre botte a la tronche. Je suis du genre à aider mon prochain, et puis avec ce qu'il s'est passé, peut être que je chercher aussi a me racheter d'une certaine manière. » Moui moui moui. Quelle jolie tirade est-ce là. Tu soupires avant de te prendre la tête entre les mains. Tu es lasse de tout ce cirque. Qu’est-ce que tu vas faire ? Continuer à faire la tête, à grommeler et à lui lancer des piques ? Ou abandonner la partie et redevenir un petit soleil ? Tu te masse le crâne et finis par soupirer. Le choix est vite fait, Casey n’accepterait pas que tu t’amuses à faire tourner en bourrique cet homme. Et il n’accepterait pas que tu brois du noir en restant seule dans ton coin. Tu finis par lever une main. « Je vous crois c’est bon. Cesser de rabattre la même chose. » Tu soupires une nouvelle fois et tourne à nouveau le regard vers lui. « Pourquoi je serais venue vous voir ? Laissez moi réfléchir… Une petite voix dans ma tête me dit que vous avez déchiré ma chemise la dernière fois. J’étais venue pour que vous me payer la réparation de cette chemise à la base. Il n’y a rien d’inconscient là dedans. » Bon certes, lorsque tu es arrivée au quartier général tu ne savais pas pourquoi tu étais là, mais ça tu ne lui diras pas. Et puis, il s’attend à quoi sérieusement ? Que tu lui proposes de boire un verre ? Que tu lui demandes si il peut devenir ton compagnon de chambre ? Que nenni. « On verra comment vous vous racheterez une prochaine fois. » Une prochaine fois ? Quoi ? Tu as vraiment dit ça ? Cela veut donc dire que tu aimerais le revoir… Tu secoues la tête. Qu’est-ce qu’il t’est passé par le ciboulot  pour que tu lui dises ça. « Ou alors vous me payez une nouvelle chemise. » Grommelles-tu. Oui, on se rattrape comme on peut.

« Je ne le connaissais pas non, et je ne dis pas que c'est pareil, c'est différent oui. Mais perdre des soldats sous ses ordres après avoir tisser des liens avec eux, et savoir qu'ils sont morts a causes d'ordres que tu as donnés, crois moi, tu respires pas plus la joie que toi la dernière fois ! Ah merci, on avance, tu verras que je ne suis pas un mauvais bougre, dieu que j'aime cette expression c'est mignon, hum pardon. Si tu dis ne pas avoir besoin d'aide alors soit, je n'irai pas déclencher une nouvelle houleuse dispute, en revanche tu sais où me trouver si jamais. » Tu lui lances un regard glacial, mais gardes le silence. Tu n’as pas envie de parler de ça, pas envie de parler de Casey à un illustre inconnu. Pas envie de parler de l’exploration, de cette escouade que tu aurais tant aimé rejoindre mais que tu as choisi de fuir à cause d’une promesse faite à ton père. Pas envie de parler de liens, d’amitié, d’effusion, d’amour… Parce que tout cela te donne mal au cœur. Tu n’es pas encore prête, tu n’as pas fini ton deuil. « Bien. Discussion close donc. » Tu hoches la tête. C’est bien, il a finit par abandonner la partie. Tant mieux parce que tu aurais campé sur tes positions jusqu’à la fin. Jamais tu ne lui aurais cédé à ça non. Tu ne veux plus lui montrer tes faiblesses. « Je sais où vous trouvez oui... Si jamais l’envie me prend de vous balancer mes bottes ou vos feuilles je viendrais vous trouver. » Encore ? Mais pourquoi dis-tu que tu vas revenir le voir ? C’est une manie dis donc. T’es pas un boomerang quand même. Tu vas et viens… Non justement. C’est pas à faire. Tu lèves les yeux au ciel, embarrassée par ta connerie. Bon. En espérant qu’il n’ait pas relevé…

Il finit par rire tandis que tu soupires. « Nan mais la botte j'étais pas réveillé encore, et avec la gueule de bois, paye les réflexes que j'avais quoi. Un paresseux m'aurait battu en vitesse je suis sûr. Oui non j'aimerai bien la garder telle quelle ma jolie pile. Puis quelqu'un devrait pas tarder a venir la prendre. Oh supplier a genoux je peux le faire, et je peux même faire les yeux de chat tout mignons qu'on le croquerai. Dans le sens câliner, bisouiller hein, pas mordre je te vois venir eh ! Heureusement que je suis pas ton supérieur, être réveillé a coup de bottes dans la figure chaque matin et me faire attendrir la viande en guise d'exercice matinal c’est un coup a finir cassé en deux et en retraite anticipée en quelques mois. Bon sinon moi je n'ai rien à vidé ça va, en revanche, en fait, pourquoi être revenue me voir ? » Tu souris, timidement. Tu te souviens très bien de ce moment où Hayden a fini avec ta botte dans la figure. Tu te mets même à rire. Il avait rien compris à sa vie ce jour là tu en es sûre. « Non en effet. Vous aviez une tête de hibou éberluée. C’était plutôt drôle à voir. » Tu ris de plus belle en te souvenant de son expression. Enfin, sur le coup tu l’avais mauvaise, mais maintenant en y repensant, c’était plutôt comique. Tu finis par t’essuyer les yeux, aux coins desquels perlent des larmes de rire.  « Ne vous inquiétez pas, je n’y touche plus je vous le promet. Et pas besoin de faire le chat, vous ronronnez assez fort comme ça. » Tes paroles peuvent avoir un double sens, mais tu t’en moques, tu n’y prêtes pas attention. A vrai dire tu n’as même pas remarqué ce que tu as dit. « Heureusement que vous n’êtes pas mon supérieur, je n’aimerai pas me prendre la tête avec vous tous les jours, je suis sur que je discuterais tout vos ordres rien que pour le plaisir de vous faire rager. » Tu ris encore. Maintenant que ta mauvaise humeur et passée ou presque, on ne t’arrête plus. Tu soupires. « Je vous ai déjà dit pourquoi j’étais venue. J’ai l’impression de me répéter. J’étais venue pour vous rendre votre chemise et me faire rembourser la mienne mais vous m’avez gentiment répondu que vous ne me rembourserez pas. » Tu tournes une mèche de tes cheveux, pensive. « Enfin bref. Passons. Je ne vais pas mendier non plus. Et je ne vais pas vous embêter avec ça plus longtemps... Et si nous... » Tu fais une pause. Vas tu vraiment dire ça? « Et si nous repartions depuis le début? Faisons abstraction de ce qu'il s'est passé la dernière fois. »

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Jeu 31 Déc - 19:08
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Ft. Astrid Eïvinnd

Je souris alors qu'elle hésite, aussi méfiante qu'un animal sauvage à qu'il l'on tend une friandise, devant la bouteille d'eau que je lui tends. J’admets à sa décharge que ça aurait pu être de l'alcool, surtout que je dois en avoir une ou deux dans le coin, prêtes à servir pour des invités. Je retiens une petite pique qui au lieu de faire rire n'aurait que réussi a me faire rosser de coup, ou du moins finir liquéfié sous son regard ardent. J'acquiesce se la tête alors qu'elle trinque avant de boire son verre. Elle semble satisfaite, en même temps c'est de l'eau quoi, elle devait en avoir autant besoin que moi a force de parler. Je laisse tomber un soupir de soulagement alors qu'elle consent enfin à se détendre un peu et me croire. Elle accepte enfin que nous soyons juste partis du mauvais pied, j'en sauterai de joie tellement ça commençais a me frustrer. Je me met à rire alors qu'elle finit de parler, me lève et vais fouiller dans un coffre contre le mur près de la porte.

Merci de me croire, tu finira peut être par le remarquer par toi même de toute façon qui sait. Ta chemise donc ? Moui d'accord alors voilà une chemise, elle appartenait à une membre de mon escouade, je devais la lui raccommoder et je l'ai donc recousue moi même. Bon je suis pas un artiste et … ah merde mais ça se défait ! Mais … pourtant j'avais tout bien fait comme on m'a dis … bon je vais devoir recommencer alors ou l'envoyer chez le couturier. Désolé du coup j'étais tout fier de mon coup mais c’est tombé à l'eau.

Allons bon ma seconde tirade l'a vexée, bon je ne parlerai plus de son ancien compagnon. Enfin sauf si il le faut vraiment. Heureusement que l'on clos le sujet où je risquai de voir tout mes efforts réduit à néant. En revanche elle semble ne pas être fermée à l'idée que l'on se revoit. Marrant ça alors elle aime tant que ça me martyriser ? Mine de rien sa remarque m'arrache un sourire encore. Je la vois bien débouler chaque jour me balançant une botte en plein poire en guise de bonjour pour entamer la conversation … moi et mes délires bizarres, retour au présent allez.

Oh mais fais toi plaisir, pas maintenant juste ! Comme ça je travaillerai mes réflexes eh ! Nan parce que faut bien avouer que de bases ils sont pas terribles mes réflexes. Un rocher pourrait me tomber dessus que je le regarderai avec un filet de bave et l'air ahuri avant de me le payer.

D'ailleurs toute cette histoire de botte dans la figure finit par faire sourire Astrid, qui semble bien se remémorer ma tête. Un hiboux éberlué donc ? Ma foi c'est peut être pas faux, surtout que je devais être bien dans le pâté. En tout cas je suis ravi de voir qu'elle commence enfin à se lâcher et entrer dans une discussion légère avec moi et accepte même d'oublier ce qu'il s'est passé, temporairement je me doute bien hein, afin qu'on recommence sur de bonnes bases. Je sirote mon eau tandis qu'elle continue de parler, me faisant bien sourire, surtout avec son sous entendu sur le ronronnement.

J'aime cette image de hiboux éberlué, j'aurais presque voulu voir ma tête maintenant ! Avant la botte évidement, après c'était plus très reluisant … enfin ça devait pas l'être au début aussi. Et je ronronne fort ? Mince je savais pas ça tu m'en apprends une bonne ! Avec toi sous mes ordres ça pourrait être drôle je suis sûr, et je suis pas chiant vraiment. On me juge trop coulant même, y a même un gars de mon escouade qui a prit l'habitude de me foutre un coup dans les côtes en racontant ses blagues, pas drôles d'ailleurs. Ah la chemise c'est vrai, attends je vais la recoudre maintenant tiens. En attendant je suis ravi que tu sois d'accord pour me laisser une seconde chance.Je suis un peu spécial, dans mon monde voir un peu con mais dans le bon sens du terme, mais je suis sympa tu verras !
(c) Clary
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Seven Iceveins
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Ven 29 Jan - 10:19


❝Un retour inattendu❞
Hayden & Astrid
Attends. Attends. Pause. Rembobinage. As-tu réellement dis ça? Viens tu réellement de lui proposer d'oublier cette nuit que tu avais passée au chaud dans ses draps? Cette nuit où, complètement éméchée, tu as fait des choses qui aujourd'hui te font dresser les poils sur les bras. Cette nuit où tu as pris du plaisir en sentant un corps nu de nouveau se presser contre le tien, couvert de sueur et transpirant de désir... Tu secoues la tête pour effacer ces images qui, encore une fois, prennent place dans ton esprit. C'est un coup à rougir ça, si tu repense à cette nuit torride, à ces cris et au plaisir que tu avais eu... D'ailleurs tes joues chauffent légèrement et tu sais que le rose s'installe dessus. Tu te racles la gorge, dissipant ce moment de gêne et évitant de regarder Hayden. Si tu le regardes maintenant, tu sais très bien que tes yeux se poseront sur ses yeux pétillants de malice et redescendront sur son torse musclé... Que tu n'auras aucun de mal à imaginer sans chemise... Nouveau raclement de gorge. Tu reprends discrètement ton verre afin de noyer ta honte dedans. Dans de l'eau. Ouais. On fait avec ce qu'on a. Hayden se met a rire avant de se diriger vers un coffre qu'il ouvre. Il se met à fouiller rapidement dedans. « Merci de me croire, tu finira peut être par le remarquer par toi même de toute façon qui sait. Ta chemise donc ? Moui d'accord alors voilà une chemise, elle appartenait à une membre de mon escouade, je devais la lui raccommoder et je l'ai donc recousue moi même. Bon je suis pas un artiste et … ah merde mais ça se défait ! Mais … pourtant j'avais tout bien fait comme on m'a dis … bon je vais devoir recommencer alors ou l'envoyer chez le couturier. Désolé du coup j'étais tout fier de mon coup mais c’est tombé à l'eau. » Tu viens de finir ton verre, et tu regardes d'un oeil vide le fond. Il va bien falloir que tu relèves les yeux vers lui maintenant. Tu recules le tête, surprise de voir un bras tendu vers toi au bout duquel pend une chemise en mauvais état. « En effet... » Tu lui prends la chemise des mains, regardant le trou dans le tissu. « C'est une véritable oeuvre d'art que tu m'as faite ! Je t'explique. Le but de raccommoder un vêtement, c'est de boucher les trous pour que la chemise soit comme neuve. Pas de faire une véritable boule de noeud avec le fil ! » Tu t'esclaffes en voyant le travail complètement raté. « T'as pas l'air d'être doué avec des mains toi... » Tu secoues la tête et repose la chemise sur le bureau. « Je n'en veux pas. Je ne veux d'une chemise que tu as... Arrachée à une femme de ton escouade. » Oui c'est une petite pique que tu envoies de nouveau, mais comment ne pas faire autrement? Cet homme te dis ne pas batifoler habituellement, et pourtant il a dans son bureau une chemise de femme en lambeau. Qui te dis qu'il ne l'a pas prise ici, sur ce bureau. Tu secoues la tête, ne voulant absolument pas avoir d'images bizarres en tête.

« Oh mais fais toi plaisir, pas maintenant juste ! Comme ça je travaillerai mes réflexes eh ! Nan parce que faut bien avouer que de bases ils sont pas terribles mes réflexes. Un rocher pourrait me tomber dessus que je le regarderai avec un filet de bave et l'air ahuri avant de me le payer. » Tu hausses les sourcils. Il plaisante là non? Un caporal qui n'a pas de réflexes? Un soldat de l'exploration qui n'a pas de réflexes? C'est la mort assurée. « Mmm... Je ne te crois pas. Si tu avais aussi peu de réflexes il y a bien longtemps que tu serais six pieds sous terre mon gars. » Tu marmonnes un peu avant de te reprendre. « Mais je prend note. Puisque que tu me le demandes si gentiment je veux bien venir te botter le cul de temps à autre pour affiner tes réflexes. » Tu lui lances un sourire, amusée. Avant de te gifler mentalement. Voilà que tu lui dis que tu veux bien le revoir souvent. Tu es impossible. Pourtant tu ne cherches pas à te rattraper. Après tout, si jamais tu ne souhaites pas le revoir... Eh bien tu auras juste à refuser ses invitations, c'est aussi simple que ça. Rassurée, tu tends l'oreille, écoutant son nouveau laïus.

« J'aime cette image de hiboux éberlué, j'aurais presque voulu voir ma tête maintenant ! Avant la botte évidement, après c'était plus très reluisant … enfin ça devait pas l'être au début aussi. Et je ronronne fort ? Mince je savais pas ça tu m'en apprends une bonne ! Avec toi sous mes ordres ça pourrait être drôle je suis sûr, et je suis pas chiant vraiment. On me juge trop coulant même, y a même un gars de mon escouade qui a prit l'habitude de me foutre un coup dans les côtes en racontant ses blagues, pas drôles d'ailleurs. Ah la chemise c'est vrai, attends je vais la recoudre maintenant tiens. En attendant je suis ravi que tu sois d'accord pour me laisser une seconde chance.Je suis un peu spécial, dans mon monde voir un peu con mais dans le bon sens du terme, mais je suis sympa tu verras ! » Tu ne prends pas la peine de répondre à tout ce monologue, préférant hausser un sourcil, plus que surprise. Dieu que cet homme à un débit de paroles impressionnant. Il te filerai un mal de crâne, tu en es certaine. « Ronronner... Je ne parlais pas dans ce sens là ! Je voulais dire... Oh puis merde ! » Tu tournes la tête, irritée. Tu n'avais pas prêté attention à cette gaffe. Tu ne voulais pas dire ça dans ce sens là. Tu souffles, ne réussissant pas à mettre tes pensées au clair. Et au final, tu abandonnes toute idée de discussion. Tu ne sais pas comment te sortir de cette situation gênante. Tu inclines ton verre, ayant soudainement chaud, avant de te rendre compte qu'il est vide. Tu finis par lancer un regard assassin à ce pauvre verre qui n'a rien fait, comme si il allait se remplir tout seul. « Ahem. » Tu te racles la gorge et finis par enchaîner. « Drôle vraiment? Je suis sûr que tu en aurais marre de m'avoir coller à tes bottes. Surtout si je te les envoie de temps en temps dans la figure ! Je ne dis pas que tu n'es pas sympa... On est parti sur de mauvaises bases... » Ou pas. Il faut l'avouer. Cette nuit au lit avait été bien bonne, mais tu ne lui avoueras jamais. Puis tu hausses les épaules. « Ma chemise EST réparée Hayden. Tu m'écoutes parler? Je suis venue pour que tu me rembourses les frais, pas pour que tu entraînes tes doigts de fée. Et puis même si elle n'était pas recousue je ne te la confierais certainement pas ! Tu as vu dans quelle état est l'autre chemise? » Tu éclates de rire en reprenant le morceau de tissu. « Sérieusement. Tu trouves que c'est portable ça? Je suis sur que si je l'enfile on voit mes seins à travers cette énorme bouloche que tu m'as faite ! » Tu la roules en boule et finis par lui envoyer à la figure. « Elle est juste bonne à jeter ! Ou alors on peut en faire un chiffon... Ça servirait bien d'ailleurs, c'est vrai que c'est un peu poussiéreux ici... »


© Pando
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Jeu 10 Mar - 17:35
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Un retour inattendu
Ft. Astrid Eïvinnd

Je ris alors qu’Astrid se moque gentiment de mes qualités de coutures. Faut bien avouer que cette chemise, c’est une œuvre d’art à elle seule tellement ça ressemble plus à grand-chose. Pourtant j’y ai passé du temps, mais bon quand on n’est pas doué ça change rien de s’acharner, c’est perdu d’avance. En revanche je ne relève pas sa pique sur le fait que la dite chemise ait appartenu à une fille de mon escouade. D’autant plus que cette fille est morte, personne ne l’a vue mourir, c’était une de mes éclaireuses. Elle a tiré son signal et on ne l’a jamais revue. Une ombre passe sur mon visage, je l’appréciai bien en plus. Je laisse donc couler, pas la peine d’entrer dans un nouveau conflit. La suite de notre échange me redonne le sourire en revanche.

Ahah, oui j’ai quand même quelques réflexes, j’ai pas fini dans les dix premiers pour rien. Quand à me botter le cul, on verra bien. Faut pas sous-estimer les vieux, j’ai plein de ressources tu verras !

Mon sourire ne me quitte pas, Astrid viens de se rendre compte de sa boulette, et tente de s’en sortir. Mais c’est trop tard, j’ai déjà relevé. Je m’esclaffe alors que je vois bien qu’elle ronchonne devant cette erreur. Je reste pensif devant l’image d’un membre d’escouade qui balance ses bottes à son supérieur. L’enfant en moi trouve ça bien drôle d’ailleurs, l’homme en moi, bah trouve ça drôle aussi en fait … Puis Astrid finit elle aussi par rire, ah bah quand même, il était temps qu’elle se déride un bon coup, surtout avec cette histoire de chemise. J’ai donc la vision d’Az’ avec la chemise trouvée, les seins qui en dépassent. Je pense pas que les hommes auraient à en redire de ce style.

Mais si ce serait drôle ! Puis ça me fera de l’exercice, être constamment sur mes gardes pour esquiver une potentielle botte volante. Puis te me semble certainement pas avoir la langue dans ta poche, parfois je trouve mes hommes bien trop calmes. Pour la chemise oui pardon c’est le temps que ça monte au cerveau. Ensuite la chemise trouée moi je dis que c’est un style, faut lancer la mode c’est tout. C’est juste de l’art ! Pour la poussière si t’as envie de te reconvertir en femme de ménage, je dis pas non, j’ai pas trop le temps perso. Y a des fois on regrette d’être caporal. J’ose pas imaginer le temps libre du Major.

La dessus on frappe à la porte, on m’annonce que la capitaine Valerian me cherche. Allons bon, fini la pause, c’est reparti pour le boulot. Sauf si elle ajuste prévu un apéritif, mais à cette heure-là j’en doute. Je me tourne donc vers Astrid.

Bon et bien il semblerait que je doive te laisser. Ravi que nous ayons pu régler ce petit soucis en tout cas, si tu as envie qu’on se revoie un de ces quatre ce sera avec plaisir ! Fais-moi signe, non mieux, lance moi une botte, je comprendrai le message !
(c) Clary
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Seven Iceveins
« wings of freedom »
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Lun 21 Mar - 21:16


❝Un retour inattendu❞
Hayden & Astrid

Tu croises à nouveau les bras, reprenant tes distances. Bien, bien, bien. Tu ne sais quoi dire. T’as plus rien à boire dans ton verre donc tu ne peux pas noyer ta gêne dans l’eau. Tu n’as plus rien dans les mains donc tu ne peux plus triturer quelque chose. Y’a bien toujours la pile de documents sur le bureau d’Hayden mais tu n’es plus en colère. Alors si tu te mettais à la balancer dans la pièce il ne comprendrait pas. Toi non plus d’ailleurs. « Ahah, oui j’ai quand même quelques réflexes, j’ai pas fini dans les dix premiers pour rien. Quand à me botter le cul, on verra bien. Faut pas sous-estimer les vieux, j’ai plein de ressources tu verras ! » Tu hausses un sourcil. C’est drôle ça, il se contredit lui même en moins de dix minutes. Tout à l’heure il disait qu’il se prendrait un rocher sur la tête sur la tronche s’il le voyait venir parce qu’il était aussi lent qu’un paresseux et le voilà maintenant qui se met en avant, pavanant comme un paon. Tu secoues la tête, levant les yeux au ciel. Tu n’aimes pas les gens qui se mettent en avant de la sorte. Toi même tu as fini première de ta promotion, pour autant tu ne t’amuses pas à le crier sur tous les toits. Tu soupires. « Je n’ai jamais dis que tu étais vieux. Tu te tires une balle dans le pied seul Hayden. Ne t’en fait pas tu as autant de vigueur qu’un jeune de dix-huit ans… » Tu ris légèrement et le regarde. « Quoique. Je distingue quelque petites rides là. Surtout au niveau du front et des yeux… » Tu montres sur ton visage les endroits que tu désignes, avec une moue rieuse.

« Mais si ce serait drôle ! Puis ça me fera de l’exercice, être constamment sur mes gardes pour esquiver une potentielle botte volante. Puis tu me semble certainement pas avoir la langue dans ta poche, parfois je trouve mes hommes bien trop calmes. Pour la chemise oui pardon c’est le temps que ça monte au cerveau. Ensuite la chemise trouée moi je dis que c’est un style, faut lancer la mode c’est tout. C’est juste de l’art ! Pour la poussière si t’as envie de te reconvertir en femme de ménage, je dis pas non, j’ai pas trop le temps perso. Y a des fois on regrette d’être caporal. J’ose pas imaginer le temps libre du Major. » Encore une fois, le voilà parti dans un laïus impressionnant. Tu secoues la tête. « Je pensais avoir un sacré débit de paroles, mais en fait tu es vraiment pire que moi. » Tu te passes la main sur le visage et t’étires. Tu es resté trop longtemps assise, tu as bien envie d’aller te dégourdir les jambes. Et puis, tu ne sais même plus comment tu en es arrivé à parler de tout ça avec lui. « Et non merci. Une chemise trouée laisserait passer l’air, je n’ai pas vraiment envie d’attraper un coup de froid. Désolé tu ne me verras pas avec ça sur le dos ! » Tu ris. « Puis trouves toi une autre boniche. Je suis allergique à la poussière. » Tu te tapotes le nez en soupirant. Tu te sens sur le départ, et d’ailleurs…

On frappe à la porte. Tu tournes la tête. Un soldat entre dans le bureau, faisant son annonce. Hayden hoche la tête en entendant ces paroles. « Bon et bien il semblerait que je doive te laisser. Ravi que nous ayons pu régler ce petit soucis en tout cas, si tu as envie qu’on se revoie un de ces quatre ce sera avec plaisir ! Fais-moi signe, non mieux, lance moi une botte, je comprendrai le message ! » Tu inspires un grand coup et te relèves avant d’accompagner le soldat jusqu’à la porte. « J’allais partir de toute manière ! J’ai assez abusé de ton temps comme ça. Mais je viserai mieux avec ma botte la prochaine fois ! » Tu lui souris, salue le soldat qui l’accompagne et te dirige vers la sortie du quartier général, mains dans les poches et de meilleur humeur qu’en y entrant.


© Pando
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