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Bien à l'abri des Titans !
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STIGAND ♦ Be what you are.

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Mar 25 Aoû - 22:08
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« Tu as terminer les chambres du haut, Karel ? J'espère que tu as penser à changer les draps de la seconde … ce type d'hier soir, c'était une horreur. » Voix familière, stridente, commandante et parfois tu ne l'avoueras rien qu'a toi, particulièrement agaçante. Tu esquisses un petit sourire en déposant les draps malodorants dans le panier d'osier. La maîtresse de maison est une femme particulièrement gentille quand on la connaît, bien qu'un peu effrayante quand les choses ont le malheur de ne pas fonctionner comme elle le souhaiterait. Tu travailles pour elle, depuis que tu es en âge de le faire … ici, dans cette auberge que d'autres appellent négligemment « taverne » au grand damne de celle qui te dirige. Son établissement, c'est sa maison, ici tout doit filer droit et tu as appris a faire les choses comme on te dit de les faire. Pas d'initiatives. C'est comme ça. Une ligne directrice, une seule, que tu as appris à connaître et à suivre. « Oui Madame. J'ai terminer avec les chambres. » Elle ébouriffe tes cheveux, avec un sourire. Dans l'ensemble tu peux affirmer sans trop te tromper qu'elle est plutôt satisfaite du travail que tu fournis. Tu fais le ménage, tu nettoies derrière les autres et lorsque tu finis, tu fais le service dans la salle … oh, ce n'est pas toujours bien glorieux. Établissement sérieux ou pas, tu en as croiser des gens bizarres au cours de ta carrière. Des hommes pour la plupart – mais aussi des femmes mine de rien – pas toujours bien intentionnés qui t'ont parfois fait douter de tes capacités … pourtant, tu es toujours là malgré ton étrange timidité que tu ne contrôles pas. Au fond, que pourrais-tu faire d'autre, Karel ? Tu n'es pas faite pour la guerre. Tu ne te vois pas vendre des fleurs, simplement parce que tu passes la journée à éternuer quand tu as le malheur de passer trop de temps en leur compagnie. C'est tout ce que tu as trouver, ce n'est pas grand chose encore une fois mais ça te suffit. Tu vis, tu rapportes un peu d'argent à la maison … tu te sens utile et c'est tout ce que tu désires. « Passe en salle, on commence à avoir du monde. » Un hochement de tête, tu frottes tes mains contre tes vêtements et tu t’exécutes.

L'auberge de Stohess, c'est sans doute l'une des plus grandes … l'une des plus fréquentées, mais c'est sûrement aussi la plus fréquentable de toutes. Voilà pourquoi mine de rien, tu es plutôt contente de bosser ici et pas ailleurs. Le seul inconvénient, c'est la fréquentation parfois ingérable certains soirs. Ce n'est pas réellement le nombre de personnes qui te posent problème, ce sont plutôt leurs réactions parfois, lorsque l'alcool circule en trop grande quantité dans leurs organismes. Pas que tu ne supportes pas qu'on te drague mais … si en fait. Tu as horreur de ça. C'est que tu as l'impression que tu ne t'y feras jamais, et puis tu ne trouves pas ça flatteur. Tu sais bien que même avec une tête de lama, dans leurs états le résultat serait le même. Tu lâches un lourd soupire, tu observes la salle un moment … et finalement tu te lances, tu attrapes un plateau et tu t'engouffres dans la salle, souriante comme toujours. Encore une longue soirée en perspective.
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Mar 25 Aoû - 23:16
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Tu avais encore passé une journée horrible. Tu sais bien qu'en tant que gradé, tu te dois de montrer l'exemple, mais tu ne peux t'en empêcher. Tu finis toujours par couvrir ton unité, peu importe pour quoi. Alors il était normal que tu te retrouves convoqué dans le bureau d'un de tes supérieurs, qui t'avait encore passé un savon. Tu avais été contraint de baisser la tête, acceptant les critiques, les remarques et les blâmes. Il était vrai que tu aurais dû être plus strict avec tes hommes. Tu avais acquiescé à chaque remarque, courbant l'échine au mieux pour éviter trop de complications. Tu détestais ce genre de convocations, qui trainaient toujours en longueur, pour au final toujours la même chose, une réprimande, et le même sempiternel conseil : devenir plus strict avec tes hommes. Mais tu ne le ferais pas. Parce que ce n'était pas ton genre. Parce que tu aimais ta petite troupe, et qu'ils n'avaient pas à être sanctionnés pour de si petites erreurs. C'est pour ça que tu endossais tout, encore et toujours.

Mais c'était fatiguant parfois. Et ce soir faisait parti de ces soirs où tu t'arrêtais, éreinté, dans l'auberge de Stohess. Tu appréciais l'ambiance qui régnait ici, si chaleureuse, et presque familière. C'était généralement un endroit où tu aimais te rendre après ce genre de journées si fatigantes. Tu aimais t'installer à une table, à siroter un café avant de rentrer, observant la danse des clients et des serveuses. A regarder toutes ces vies fourmiller autour de toi, sans rien faire d'autre que te détendre, sans avoir à te torturer l'esprit. Et puis elle était rentrée. Et tu t'étais légèrement raidi en la voyant entrer, sans vraiment arriver à contrôler le sang qui montait à ton visage. Tu devrais avoir l'habitude de la voir à force. Et tu reprenais peu à peu une contenance, pour tenter de ne pas trop perdre tes moyens lorsqu'elle approcherait.
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Mer 26 Aoû - 1:17
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Tu avances sans oser plonger dans le regard de celui du moindre client. Trop réservée, trop repliée sur toi-même tu crains toujours que tes regards soient mal interprétés par certains de ces hommes. En général, lorsque tu entres dans la salle, tu es certes souriante … mais tu baisses les yeux, tu as tendance à fixer tes pieds chose qu'on te reproche relativement souvent. Les débuts de soirées sont toujours plutôt calme, quelques habitués, quelques voyageurs de passage. Des visages que tu connais, d'autres non. Tu fais le tour de quelques tables, tu prends quelques commandes, tu apportes quelques verres, quelques assiettes … tu gères un vieux bonhomme visiblement affamé par son voyage qui se plaint de l'attente pour son assiette de légumes et finalement, tout à l'air de se passer à merveille. Pourtant, à un moment donner … il fallait bien que les choses dérapent. Tes yeux se posent sur cet homme massif que tu n'as jamais vu. Un sourire carnassier, il t'attrape par la taille au passage et tu te dégages habillement. Comme par habitude lassante. Tu grimaces alors que tu déposes sa choppe de bière devant son nez avant de rapidement s'éloigner. C'est ton lot quotidien, ce genre de choses. Certains ne savent tout simplement pas se tenir et tu sais que tu ne peux rien faire d'autre qu'éviter au maximum de devenir la cible de ces crétins. D'ailleurs, en fuyant comme tu le fais … tu penses que tout es terminé, que ta soirée de travail peu continuer. Tu te trompes lourdement.

De retour au bar, ta patronne te lance un petit regard compréhensif. Tu lui adresses un sourire, pour lui signifier que tout va bien. Tu le sais, qu'elle n'apprécie pas ce genre de comportement. Elle a bien des fois du intervenir, pour toi ou pour une autre employée. Sa poigne de fer ainsi que ses baffes sont devenues légendaires ici. Mais cette fois, pour toi tout est rentrer dans l'ordre et tu ne vois pas l’intérêt de la laisser s'en mêler. Tu attrapes donc les quelques verres posés là afin de les poser sur le plateau que tu soulèves habilement. Tu reprends ton tour de la salle d'un pas assuré, observant et analysant les tables, réfléchissant et tentant de bien garder en tête quel verre est pour qui et tu la vois un peu trop tard, cette grosse main qui se tend. Toujours le même homme, de nouveau le voilà qu'il cherche à t'attraper. Surprise, tu sursautes avant de faire un maladroit pas de côté. Tu cognes dans un tabouret, tu trébuches, tu perds l'équilibre et de justesse tu parviens à te rattraper de façon tout à fait chaotique à la première table qui vient. Ton plateau glisse sur cette dernière, quelques verres s'entrechoquent, certains se renversent et leurs contenus viennent s'écouler sur le seul et unique occupant de la table... Tu souffles en te redressant, tu lèves les yeux sur cet homme dont la tasse de café vient de s'écraser au sol. Bon sang Karel, tu viens encore de provoquer un tsunami de catastrophe. Le rouge te monte alors au joue, ton regard croise furtivement le sien et te baisse les yeux pour te confondre en excuses. « P-Pardonnez moi je … pardon … je suis ... » Totalement perdue, déboussolée et sûrement désolée. Tu bégayes comme l'idiote que tu es alors que déjà tu te baisses pour ramasser à la main les quelques débris de tasse éparpillés au sol. « Je suis maladroite... » Et c'est peu de le dire.
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Mer 26 Aoû - 9:51
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Tu avais bien vu le comportement de cet homme. Mais. Il était un peu grand. Un peu massif. Un peu trop pour toi. Si tu avais eu quelques centimètres de plus, et peut-être d'avantage de masse musculaire, tu serais allé l'interpeller pour lui demander de cesser. Il importunait ta jolie serveuse et. Ta serveuse ? Non non non. Elle n'était nullement à toi. Et puis de toutes façons, tu n'interviendrais jamais, la patronne s'en chargeait largement assez. Un sourire un peu triste s'était dessiné sur tes lèvres, en voyant cette scène se répéter. Ce n'était pas toi qui agirait ainsi, tu étais bien trop peu sur de toi pour oser agir ainsi. Tu te contentais d'observer, sans rien dire, en la voyant finalement approcher. Et peut-être n'était-ce pas une si bonne chose au final.

Tu n'avais eu le temps de rien. Pas un mot. Pas un geste. Tu avais vu le désastre arriver, comme si la scène s'était déroulée en slow-motion, alors que peu importe ta réaction, elle aurait été trop lente pour éviter quoi que ce soit. Tu avais eu le réflexe de te décaler pour éviter la menace, faisant ressurgir tes réflexes de soldat. Mais non, cela n'avait pas suffit. Et un mélange étrange de chaud, de froid, de sucré, d'amer, de pétillant, de collant, de toutes ces choses en même temps, s'était abattu sur toi. Tu avais mis un peu de temps à réaliser que tes vêtements étaient probablement ruinés. Et que la journée n'allait pas en s'arrangeant. Quoique. Elle t'avait adressé ses excuses et. Tu n'avais rien fait, à part paniquer. Une tierce personne t'aurait vu en train de reprendre tes esprits après cette catastrophe, mais une alarme retentissait dans ta tête. Que dire, que faire, comment, pourquoi ? Et tu t'étais contenté d'un petit rire maladroit, en balbutiant à ton tour.

    Euh, je. Ce n'est rien ! Non, non, vraiment !
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Mer 26 Aoû - 10:28
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Un à un, tu attrapes les morceaux de porcelaine pour placer distraitement sur le plateau souillé d'alcool différents mélangés. Tu trembles, tu ne saurais pas dire pourquoi … mais à chaque petit bout tranchant que tu ramasses, tu sens ta main trembler de façon incontrôlable. C'est le genre de choses auxquelles tu es habituée, depuis ton plus jeune âge tu es comme ça ; tu es timide et tu ne parviens pas à contrôler cette facette de ta personnalité. Tu as beau lutter, faire en sorte de l'être un peu moins, ça revient toujours au galop. Dans ces moments là, tu as la désagréable impression de ne même plus contrôler ton corps. Tu deviens la maladresse elle-même, tu fais tomber ce que tu tiens dans les mains, tu te prends les pieds dans la première chose qui passe, tu chutes, tu casses des choses autour de toi … en clair, tu n'es plus surprise quand ça t'arrive, non. Tu es juste gênée quand ça se passe de cette manière, au milieu d'une salle comble sous les yeux d'une grosse poignet de clients. Bon d'accord, ce n'est franchement pas ta faute. C'est cet espèce d'idiot, qui d'ailleurs rit à gorge déployée … mais tout de même. Le résultat est là. Tu viens de gâcher quelques verres d'alcool qui vont devoir être remplacés aux frais de ta patronne, tu as casser une tasse, renverser son contenu et en parlant de renverser … tu lèves légèrement les yeux pour t’apercevoir des dégâts plus ou moins conséquents sur la tenue de ce soldat.

Un nouveau tremblement vient secouer ton corps alors que tu déposes un énième morceau blanchâtre, tu sens une petite brûlure dans ton doigt … tu viens de te couper et tu portes aussitôt ton doigt à ta bouche. Tu grimaces. Un goût fort désagréable de café – et dieu que tu n'aimes pas ça, le café – et de divers alcool te prends à la gorge. Euh, je. Ce n'est rien ! Non, non, vraiment ! Rien ? Vraiment ? Non pour toi ce n'est pas rien. Le pauvre, tu le vois bien qu'il est totalement trempé et tu ne doutes pas que la sensation d'humidité sur ses vêtements doit être passablement désagréable. Alors tu ne résistes pas à l'envie de t'excuser de nouveau, alors que tu te lèves pour reprendre ton plateau, redressant quelques verres. « Quelle idiote … vraiment je suis … vous êtes trempé, je vais aller chercher quelque chose pour … pour essuyer. » Essuyer oui, c'est bien là tout ce que tu peux faire. Le mal est fait, ce n'est pas un coup de torchon qui effacera le mal sur ses vêtements. «  Je vous amène aussi un nouveau café … toutes mes excuses ... » Voilà que tu paniques. Un peu. Oh, tu les connais les clients, parfois si gentils et pourtant … au moindre petit accident ils se transforment en monstres. Sa voix à lui pourtant est douce, il ne t'accable pas bien au contraire et pourtant … tes craintes ne s'envolent. Tes tremblements non plus.
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