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Bien à l'abri des Titans !
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Anarchy Road [feat. Karhlya]

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Mar 25 Aoû - 22:00
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Voilà un retour de plus, un retour qui sera couronné par les pertes de valeureux soldats tombés au combat. A force, ça devient presque une habitude de revenir moins nombreux que quand ils sont partis. Du moins, Ezra commence à s'y accoutumer, mais il ne le dira pas, les autres ne comprendraient surement pas. Par exemple, avant de partir, il a cette sale habitude de regarder le visage de ses camarades en se demandant à qui se sera le tour cette fois ci ? Qui se fera dévorer par un titan ? Lui, elle, eux ? C'est comme jouer à un jeu de hasard, sauf qu'il ne fait jamais de pronostique. Non, il n'est pas non plus du genre à souhaiter la mort d'un autre. C'est juste qu'il se pose la question, car aucune expédition ne se passe s'en qu'il y ait plusieurs morts, c'est comme ça. Les monstres qui grouillent dehors sont plus forts qu'eux malgré leur manque d'intelligence. Alors qu'il descendait de son cheval, il s'intéressa à celui qui n'avait plus de cavalier. Le groupe avait pu récupérer l'animal en vie, hélas la personne qui était dessus ne faisait déjà plus partie de ce monde. Alors, à qui était-il ? Sa main fouilla dans l'un des bagages accrochés, cherchant une quelconque information qui lui donnera sa réponse. Illidan Reyes. Un inconnu pour Ez, autant dire que ça l'arrangeait de n'avoir jamais entamé la conversation avec cet Illidan. Ayant sa réponse, il remit le morceau de papier dans le sac et s'éloigna, laissant quelqu'un d'autre gérer ça.

Son sac sur le dos, il avança vers le bâtiment histoire de retrouver sa chambre et pourquoi pas profiter d'un peu de sommeil avant la prochaine opération. Quoi qu'il serait bien partant pour aller grignoter un petit morceau avant que tout le monde ait la même idée que lui. Sans rien demander à personne, il se dirigea donc vers les cuisines pensant trouver une miche de pain ou quoi que ce soit d'autre à manger. Sa route croisa celle d'une jeune soldat, une nouvelle recrue visiblement impressionné par Acker. C'est vrai qu'il ne devait pas être très propre, ses mains étaient poussiéreuses et du sang séché s'y trouvait. Une grimace parcourue son visage... Tant bien que mal, il avait tenté de sauver un pauvre gars du bataillon. Un titan était parvenu à l'attraper et lui "bouffer" la jambe. Ez ayant réussi à le vaincre en lui tranchant la nuque, il s'était mis en tête de sauver son compagnon. Tout ce sang... les cris... la douleur... Le jeune homme déglutit, non, il ne doit pas se remémorer tout ça. Ce n'est qu'un mort de plus comme toujours et ce n'est pas fini. Arrivé dans la cuisine, il ouvrit le robinet et laissa ses mains dessous, frottant encore et encore en espérant faire partir la crasse ou plutôt le sang du jeune homme qu'il n'a pas pu sauver. La porte de la cuisine s'ouvrit, quelqu'un venait d'entrer, mais il était trop occupé pour regarder et s'occuper de qui cela pouvait bien être.
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Mer 26 Aoû - 17:39
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Tu prends une grande inspiration, tu te laisses porter par ta monture … épuisée, tu pourrais t'endormir là, bercé par les mouvements de l'animal. Un retour de mission comme tu en as tant connu. Long. Lent. Tu passes les portes si calmement que s'en est effrayant. Ton visage est couvert de sang, tes vêtements le sont aussi, tes mains jusqu'à sous tes ongles. Aspergée, tu t'es trouvée là où il ne fallait pas. Pile sous un Titan qui venait d'attraper un soldat. Tu revois encore son corps être déchiré comme s'il avait s'agit d'une simple feuille de papier, tu revois les gerbes de sang s'écouler, les entrailles du malheureux s'échapper et venir souiller ta peau et la robe blanchâtre de Mousse, ton étalon. Tu avais retenu un haut le cœur, tu avais contenu ta nausée pour continuer de foncer droit devant. Suivre les ordres, encore et toujours, ce n'était pas toujours facile mais c'était pour toi ce qui avait su te maintenir en vie jusqu'ici. Tu avais confiance en ton supérieur, tu avais confiance en chacun de tes équipiers. Tu sortais des murs avec confiance. C'était comme ça. Pourtant … ce n'était jamais facile. Tu ne pouvais pas t'empêcher d'avoir de l'empathie pour ces soldats qui mourraient finalement parfois si injustement, tu ne pouvais pas t'empêcher de souffrir pour cette femme qui enceinte qui éclate en sanglot alors que tu descends de cheval, si pour ce père qui pleure sa fille en serrant son blason entre ses mains. Voilà pourquoi tu n'aimes pas que ta mère vienne ici, voilà pourquoi tu n'aimes pas qu'elle vienne t'accueillir ; tu aimerais à tout prix lui éviter de voir tout ça. Tu ne veux pas qu'elle s'imagine à la place de ces gens en deuil, tu ne veux pas qu'elle se mette à penser qu'un jour c'est ton blason qu'on rapportera à défaut d'autre chose. La solitude quand tout se termine enfin, voilà à quoi tu aspires. Reprendre tes esprits et attaquer le reste de ta vie le plus sereinement possible. Tu as appris à passer outre. Cinq ans, petite Karhlya. Qui aurait pu croire que la jeune femme aux allures si fragiles et au regard pourtant si dur parfois, parviendrait à survivre aussi longtemps ? A autant de mission. Qui aurait penser que tu serais toujours là, après avoir vu tant d'horreur ? Sûrement pas toi. A croire que tu es plus résistante que tu ne le penses. « Un bon soldat. » il paraît. Toi tu ne cesseras jamais de mettre ta petite survie sur le compte de la chance. C'est ainsi. On a sa petite modestie. Tu n'es pas un soldat puissant comme Kaidan ou Tahys. Plus stratégique, tu ne manques simplement pas de courage et de témérité, tu sais quand tu dois hésiter et quand tu ne le dois pas. Tu te connais, en somme.

Tu tapotes légèrement le dessus de la tête de Mousse alors que tu lui retires sa selle et tout ce qui le fait prisonnier. L'animal est éreinté. Sûrement autant que toi. Ou davantage … après tout, c'est qui lui vient de passer une bonne partie de la journée à te porter sur son dos, lancé au galop. Du regard, tu cherches une brosse … tu ne peux simplement pas laisser ton étalon dans un tel état, mais alors que tu en trouves une. On t'arrête. « Laissez, Karhlya. Je vais m'occuper de lui. Vous devriez vous reposer. » Tu hoches la tête. Tu adores t'occuper de Mousse mais là, tu ne peux qu'à une chose … avaler un petit quelque et te débarrasser du sang qui souille ton corps, du moins en partie. Ta première idée est de passer à l'Auberge, mais même le chemin jusqu'à chez les Garroway ne paraît interminable sans avoir avaler un petit quelque chose. Alors tu te décides à prendre le chemin des cuisines du QG. La nourriture n'y est pas des meilleures loin de là, mais tout ce que tu veux c'est avaler quelque chose. N'importe quoi et peu importe son goût en réalité. Tu avances lentement mais sûrement, tu traînes sans doute un peu des pieds mais fini par y arriver. Tu pousses la porte de ton dos alors que tu retires tes mitaines de cuir encore poisseuses. Tu es concentrée sur ta tâche … néanmoins tu t'arrêtes et tu lèves les yeux lorsque tu entends le bruit de l'eau qui coule. Tu n'es pas seule, visiblement quelqu'un à eu la même idée que toi. Tu le reconnais. Même de dos. Tu le connais bien, Ezra. Il est là, dans cette escouade depuis aussi longtemps que toi. Vous n'avez jamais été proche, en réalité … vous n'avez toujours qu'entretenu une relation de collègue. Tu ne croises et fréquentes cet homme là que lorsqu'une mission se présente. Rien de plus. Tu fais alors un pas en avant. Il est en train de se débarbouiller … même idée, visiblement. « Ça va, Acker ? » Tu adoptes une voix douce. Tu n'as jamais été méchante après tout, bien au contraire. Et puis, il y a un léger double sens dans ta question. Tu prends des nouvelles de lui après cette mission oui, mais tu saisis l'occasion de te renseigner un peu. Est-ce qu'il pense que tu ne les as pas remarqués ? Ces étranges regards si sombres qu'il te lance depuis quelques temps ?
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Lun 31 Aoû - 0:02
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Oh, si seulement il aurait su qu'elle allait entrer ici, qu'elle allait venir au même endroit... Peut-être qu'il ne serait pas venu, il serait allé ailleurs pour tout faire pour l'éviter. Mais voilà, cette sale petite garce est là, derrière son dos, venant de franchir impunément la porte de la cuisine. Eh merde, elle ne peut pas aller voir ailleurs si Ezra y est ? Non, il faut qu'elle soit là. Et puis voilà qu'il entend sa petite voix nasillarde. Quoi ? Elle n'est pas comme ça sa voix ? Et alors ! Pour lui, elle sonne d'une manière horriblement agaçante à ses oreilles tout comme cette question stupide "Ça va ?" Franchement, comment ça pourrait aller après un retour de mission ? Comme tout le monde, il est fatigué, las et blasé. Mais le plus important c'est qu'il est vivant et entier pas comme certain. Sans même s'en rendre compte, ses mains étaient restées figés sous l'eau et son corps s'était contracté, il était crispé, c'est le genre de réaction qui lui arrivait souvent quand il tombait par hasard sur sa pseudo demi-sœur. "Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu vois bien, j'suis vivant !" lâcha-t-il avec une nonchalance presque terrifiante sans même se tourner vers elle. Puis il reprit son lavage de main pour faire partir les dernières traces de sang et de saleté en tout genre.

Ez s'attendait à ce qu'elle parte, mais il pouvait toujours sentir sa présence non loin de lui. Bien qu'il n'en ait pas envie, il ferma le robinet d'eau et se tourna, lui faisait inévitablement face. Rien que voir sa tête ça avait le don de horripiler. En mission, il peut supporter sa présence, il n'a pas le choix et elle peut être utile. Sauf que hors mission, autant dire que s'il peut limiter le fait de la voir, ça lui convient bien mieux. Parfois, comme en ce moment, il a cette envie malsaine de glisser sa main vers ses lames se trouvant accroché à sa taille, d'en décrocher une et de foncer vers elle pour l'éliminer. Pourquoi ? Par simple haine, par méchanceté et pour faire souffrir cette foutue mère qui l'a abandonné. Mais il ne va pas le faire, ce serait un meurtre et pour le moment, il ne peut que l'imaginer pour se satisfaire. "T'as rien d'autre à faire que de rester planté là !" lança-t-il d'une manière quelque peu agressive en passant à côté d'elle. C'est toujours comme ça, il ne peut pas être sympa avec elle. Si on y pense bien, pourquoi est-ce qu'elle a eu ce que lui n'a pas pu avoir ? C'est injuste ? Qu'est-ce qu'elle a de plus que lui n'avait pas à sa naissance ? Parce que c'est une fille ? Parce qu'elle est plus jolie ? Tant de questions qui le torture depuis qu'il connait la vérité. Passant à côté d'elle, il alla ouvrir l'un des placards pour prendre une moitié de miche de pain et prit ailleurs ce qui se trouvait dans une marmite, une sorte de ragout. Ce ne sera pas du grand luxe, mais ça se laisse manger. "Va donc voir ailleurs, si j'y suis, Ainsley !" ajouta-t-il sans même la regarder alors qu'il s'installait à une table pour manger. C'est lui qui était là le premier, hors de question que ce soit lui qui décampe.

[Ouais, ouais je sais ! J'avais dis que j'allais te répondre il y a quelques jours, sauf qu'il y a une une soirée improvisé le soir même avec mes collègues du boulot. Du coup, ça a tout décalé ! Alors, j'suis en retard ! Je tiens à préciser, que ce n'est pas une raison pour me frapper xD]
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Jeu 10 Sep - 14:17
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Tu n'es ici que par le plus grand des hasards finalement. Rien de plus. Tu n'as pas chercher à le poursuivre, non, tu lui est tombé dessus et maintenant que tu y es ... tu te dis que sans doute tu aurais préférer être ailleurs. Ezra, on ne peut pas dire que tu le connais. Cinq ans que tu le cotoies, pourtant et rien. Vous n'êtes pas liés. Vous n'êtes pas proches. Vous n'avez jamais échanger plus que des banalités liées à votre travail. Tu te souviens bien du dernier contact normal que tu as eu avec lui. Une chute, et une mauvaise réception au beau milieu des Titans. Il avait prit soin de toi, de ta cheville ; avant de fuir et de te laisser aux mains de quelqu'un d'autre. Tu lui avais même confier d'où venait cette petite tâche de naissance, celle qui te rattachais physiquement à ta maman. Et depuis ? Le néant. Ou non. Le froid. La glace. Des regards ténébreux. Si tu avais fais quelque chose de mal ? Dis quelque chose de mal ? Tu t'étais plusieurs fois poser la question sans jamais trouver de réponse. Non, en réalité, seul Ezra avait la réponse et maintenant que tu étais là, seule à seul avec lui oui ... l'idée de mettre les choses à plat t'avais traverser l'esprit.

Tu avais commencer par des banalités, certes un peu stupides. Lui demander si ça va ... après une mission, tu te doutes bien que ce n'est pas LA question à poser, et pourtant ça sort presque tout seul. Naturellement. Comme si finalement, t'avais vraiment rien d'autre à dire en fait. « Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu vois bien, j'suis vivant ! » .. ça, c'est fait. Non, vraiment, tu le sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec toi. Est-ce que tu aurais été maladroite ? Tu ne t'en ai même pas rendu compte c'est fou. Il ne prends même pas la peine de se tourner vers toi pour te parler, comme si te faire face avait quelque chose de dérangeant. Une première pour toi, tu n'as jamais été en froid avec quelqu'un, du moins pas comme ça. Tu es du genre facile à vivre, tes comptes tu les règles plutôt rapidement pour éviter que ça ne dégénère.

Visiblement, il ne veut pas de toi ici. Tu le sens ... tu fais donc un pas en arrière, mais finalement tu ne bouges plus. Tu ne vas pas fuir ! Hors de question. Voilà que tu te dis qu'il est temps de jouer de carte sur table. S'il faut que tu te fasses pardonner tu le feras mais tu ne souhaites pas laisser les choses s'éterniser de la sorte. Tu soupires. Tu entends que l'eau se ferme..et voilà qu'il se tourne. Tu fais quoi ? Tu souris ? Non. Ton sourire tu le remballes, tu restes neutre. La plus passive possible. « T'as rien d'autre à faire que de rester planté là ? » Uh, tu supposes que si. Aller te laver, te reposer, rentrer à Trost, manger un truc, aller boire un verre chez les Garroway ... plein de trucs plus agréable que d'être la cible de ses piques acérés. Et pourtant, bah tu restes là. « Non, là maintenant pas spécialement. » Tu t'approches alors de quelques pas, tu viens de placer à côté de lui et tu ouvres le robinet. « Tu permets ? » C'est ça, Karhlya, fait ta maligne ... pas sur que ça arrange les choses mais bon. Ca te donne une petite contenance au moins. C'est déjà ça. Tu passes finalement tes mains sous l'eau, tu enlèves le sang qui s'y trouve plutôt rapidement et de nouveau tu coupes l'eau, tu te retournes pour observer .. ton collègue, alors qu'il se sert à manger. « Va donc voir ailleurs, si j'y suis, Ainsley ! » Aoutch, ça a le mérite d'être clair, il veut pas voir ta face dans le coin ... oui mais le soucis c'est que tu es têtue  alors forcément ... Tu le laisses s'installer, tu attrapes un torchon pour essuyer tes mains et tu finis par venir prendre place en face de lui. Tu fixes ton regard sur lui, tu l'observes quelques secondes – oui, oui c'est chiant d'être observé quand on mange et tu le sais, tu as horreur de ça - ... « C'est quoi ton problème avec moi, Acker ? » Bombe larguée ...
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Mer 16 Sep - 1:00
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Comment faire comprendre aux gens qu'on ne veut pas les voir ou leur parler ? Avec Ez, ça se traduit par un comportement agressif et violent. Pourquoi ? Parce que c'est sa manière de faire. Inutile de penser que c'est quelqu'un de doux et charmant. Contrairement à pas mal de personne, lui n'a pas eu la chance d'avoir une enfance que l'on pourrait dire "normal". Non, lui c'est un orphelin, un gamin des rues, un pauvre enfant qui a dû se débrouiller par lui-même. Alors, forcément, ce genre de choses, ça forge le caractère. Quand il s'agit de sa soit disant demi-sœur, c'est encore pire, car il la haie. Dans ce monde, il ne haie personne plus qu'elle, hormis les titans peut-être ? Et encore... eux n'ont pas le droit aux insultes, aux cris et aux regards assassins. En fait, avec Karhlya, c'est personnel, ce qui rend cette histoire beaucoup plus intime et violente aux yeux du jeune homme.

Après la mission, il se serait passé de la voir débarquer dans les cuisines. Eh merde, pourquoi venait-elle d'avoir la même idée que lui ? Acker veut bien la supporter pendant les missions, mais en dehors c'est juste hors de question. Il veut bien se tenir et se contrôler, mais pas tout le temps. Disons que ces nerfs ont également une limite, comme tout le monde. La jeune femme semblait insister, ne dégageant pas quand il le lui demanda si "poliment". Malgré tout, il alla s'asseoir espérant qu'elle abandonne et qu'elle quitte les lieux rapidement. Sauf qu'elle prit le temps de se laver les mains et de venir prendre place juste en face de lui. C'était quoi ça ? Un défi à relever ? Ou bien serait-elle en train de le narguer pour voir jusqu'où peut aller sa haine ? La main d'Ezra se crispa sur le couteau qu'il tenait dans sa main. Vous n'imaginez même pas le rêve qui était en train de se dérouler dans son esprit. Lui, passant au-dessus de la table et venant coller la lame sous la gorge de la jeune femme pour la trancher et la voir s'étouffer dans son propre sang et regarder sa vie lui échapper tout doucement. Quoi ? Vous trouvez ça horrible d'avoir ce genre de pensée ? Bien que ça l'est ! Mais ce n'est que le résultat de sa haine, une haine si profonde qu'elle en devient dangereuse.

Dans un premier temps, il tenta de l'ignorer et de manger. Mais c'était insupportable de la savoir là, juste devant lui à l'épier. C'est justement un peu après qu'elle lui posa une question qui le mit juste hors de lui. Dans un geste violent, il attrapa ce qu'il mange pour lui jeter dessus. Puis il se leva, faisant tomber le banc sur lequel il était assis avec un grand fracas qui raisonna entre les murs de pierre de la pièce. C'est quoi le problème ? Non, il ne va surement pas lâcher le morceau ! "Le problème ? Mais le problème c'est toi, ma pauvre fille ! Tu m'énerves ! Tu me dégoutes ! Tout en toi me répugne. Alors, dégage de ma vue avant que je ne fasse quelque chose de mal !" s'écria-t-il tout en resserrant ses doigts sur le manche du couteau. Oh, ce qu'il vient de dire ne répond pas à sa question et ça ne la fera peut-être pas fuir non plus. Mais tant pis, si elle compte rester, ça risque de finir en bain de sang et elle l'aura bien cherché. "Tire-toi !" ordonna-t-il avec un ton toujours aussi dur et agressif.
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Lun 21 Sep - 16:15
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Si tu as conscience de jouer avec le feu … oui et non. Un peu, mais pas entièrement. Disons que tu cherches des réponses, tu as envie de les obtenir une bonne fois pour toute parce que tu ressens le besoin de le comprendre. Cette situation, tu ne l'aimes pas. Ton escouade, cette équipe, ce groupe de personnes avec lesquelles tu risques ta vie à chaque fois que tu sors des murs, et bien tu y tiens tout simplement. Ils sont finalement ce qui se rapproche le plus d'une seconde famille. Tu veux préserver leurs vies, tu redoutes de devoir assister aux funérailles de l'un d'eux … et finalement, tu fais en sortes d'avoir de bonnes relations avec tout le monde. Avec Ezra, tu n'as jamais insister. Tu avais très vite compris qu'il n'était sûrement pas du genre à copiner comme d'autres soldats alors cette relation, plutôt platonique de « Bonjour. » puis « Au revoir. » te convenais jusqu'ici parfaitement. Et quoi ? C'était pas si grave. Ce n'était pas l'amour fou, mais ce n'était pas non plus la guerre ouverte. Ce n'était … mais et maintenant ? Qu'est-ce qui avait changer à ce point ? Qu'est-ce qui avait fait que tout à coup, tu sois en mesure de lire tant de haine dans les yeux de cet homme ? Tant de questions auxquelles tu aimerais associer des réponses. Alors oui, tu te montres audacieuse, oui tu montres un bien étrange culot pour cette fois en prenant place à la même table que lui alors que visiblement il ne veut même pas de toi dans la même pièce que lui … mais sur le coup, tu te dis que peu importe, que ce n'est pas si grave. Toi, pauvre petite fille si naïve … tu as presque l'espoir que les choses finissent par s'arranger au terme de cette discussion. Tu espères que ce n'est qu'un malentendu et que tout redeviendra comme avant si tu en parles avec lui, tranquillement. Oui, mais voilà … ce n'est pas le cas. Sa réaction est violente, le bol de nourriture qui se tient posé devant lui décolle de la table pour venir cogner contre ton front, son contenu s'étale sur toi alors que le récipient se brise au sol. Il se lève et surprise tu en fais de même. Tu essai de te débarrasser de la nourriture qui traîne sur toi, mais bien vite tu relèves la tête lorsque sa voix résonne. « Le problème ? Mais le problème c'est toi, ma pauvre fille ! Tu m'énerves ! Tu me dégoutes ! Tout en toi me répugne. Alors, dégage de ma vue avant que je ne fasse quelque chose de mal ! » Ta respiration se coupe, ton cœur rate un battement … tant de violence dans ces gestes autant que ces mots. Te voilà blesser par cette étrange réaction qu'encore une fois, tu ne comprends même pas. Il pourrait te tuer d'un regard si c'était possible … et tu t'en trouves effrayée. Un frisson te parcours l’échine, un tremblement te traverses. Tu le dégouttes, le répugnes … mais pourquoi ? Qu'est-ce qui a fait qu'il en soit arrivé là ? A te voir comme un enfant voit un monstre ? Ton regard se baisse sur sa main, il a encore le petit couteau, il le sert entre ses doigts comme s'il était prêt à te bondir dessus pour t'égorger comme un vulgaire animal. « Tire-toi ! » Tu sursautes. Avales difficilement ta salive … tu n'es pas habituée à tant de haine, tant de violence, tout ça c'est nouveau pour toi, ce n'est pas habituel, ce n'est pas normal. Tu entres-ouvres les lèvres ; que pourrais-tu lui dire ? Tu ne trouves pas les mots pour t'exprimer après ça. Tu ne parviens même pas à reprendre un peu de contenance. Toi. Karhlya. En position de faiblesse. Voilà qui est inédit.

« Non. » finis-tu par murmurer. Oh, Ka … tu insistes. Tu le sais pourtant, que ce n'est pas la meilleure idée qui soit, tu le sais, tu le sens, tu le vois et pourtant. Tes yeux piquent, tu ne vas pas pleurer pourtant. C'est tout à fait hors de question, tu ne lui feras pas ce plaisir. « Hors de question. » Tu renchéris, comme pour bien lui faire comprendre que tu n'es pas du genre à lâcher le morceau si facilement. « Je veux savoir pourquoi tu m'en veux autant ! » Tu lèves la voix maintenant, tu cris. « Pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fais pour que tu réagisses comme ça ? Pourquoi je te répugnes ? Dis moi au moins … parce que si j'ai fais quelque chose de mal c'était pas volontaire ! Je t'ai jamais voulu le moindre mal, Ezra ! »
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Mar 6 Oct - 0:46
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Se contenir n'est pas toujours facile. Ezra peut faire preuve d'une grande maitrise, mais pas face à elle. Pas devant cette voleuse, cette chanceuse... cette infâme petite garce qui a eu le droit à une mère. Non, il ne peut tout simplement plus rester serein et calme. Alors, il se fiche royalement de la violence dont il doit faire preuve que ce soit par les gestes ou par les mots. De toute manière, il ne l'aime pas, si ça la vexe et si ça lui fait du mal, il n'en sera que davantage ravi. Malgré tout ça, elle reste là, statique, refusant de l'écouter quand il lui dire de partir. Quoi ? Elle compte vraiment rester là à le défier alors qu'il est presque prit d'une folie meurtrière ? Serait-elle folle ? Irraisonné ? Illogique ? Ou simplement bête ? Ô, elle peut bien être tout ça à la fois, il s'en cogne, car il ne l'aime pas. Demi-sœur ou pas, il ne peut que la haïr jusqu'au plus profond de ses tripes.

Karhlya refuse de partir. Bien qu'elle ne comprenne pas l'attitude du jeune homme, elle lui demande. Oui, elle ose lui demander pour qu'elle raison il a autant de haine pour sa personne. Stupide ! Elle est totalement stupide ! Les sourcils de Ez se froncent tout en se demandant s'il doit répondre ou juste se jeter sur elle et lui trancher la gorge afin de se délecter de sa mort ? Cela serait tellement libérateur de la tuer, de la voir souffrir, de s'étouffer et se noyer dans son sang. Sa main qui tenait toujours le couteau se mit à trembler, son self contrôle allait bientôt être réduit à néant si elle ne part pas rapidement. "Tu ne comprendras jamais ! Tu ne pourras jamais me comprendre ! Ta seule existante suffit à m'énerve. Tu ne devrais pas exister... Tu m'as tout prix ! Tu m'as tout volé !" lui hurla-t-il avec une haine impressionnante. "Pourquoi toi ? Pourquoi ? Qu'est-ce que t'as de plus que moi ?" continua-t-il de crier avec rage. A quoi bon continuer de poser des questions ? Elle a tout eu, peut-être parce que c'est une fille ? N'en pouvant plus, il sauta par-dessus la table poussant Karhlya à terre et collant sa lame contre sa gorge. Une simple pression et tout est fini... tout ! "Je t'ai dit de partir ! Pourquoi ne pas t'en tenir aux maigres relations qu'on a ? Qu'est-ce que ça peut te faire de savoir pourquoi je te déteste ? Au final, tu ne pourras jamais comprendre ce que je ressens, ni même l'Enfer que j'ai vécu !"
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Sam 17 Oct - 18:18
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Jamais voulu de mal, non. Jamais. Pourquoi … ? Tu n'as aucune raison de lui en vouloir, tu n'as jamais été contre lui. En vérité, tu le connais à peine alors ce n'est pas ton ami non, mais ce n'est pas ton ennemi non plus. Toute cette haine que tu sens émaner de lui, cette aversion et ce dégoût, tu ne comprends pas et tout ce mal, toute cette douleur qui transparaît … ça vient te serrer la gorge, te nouer l'estomac. Ça te donne la nausée et à chacun de ses mots, tu réprimes un haut le cœur. Bien sur que tu te sens mal, et oui au fond il te fait peur. Très peur. Il aurait si facilement le dessus sur toi. Non pas parce qu'il est plus doué que toi, mais parce qu'il est plus fort que toi. Tu restes une fille face à un homme plus imposant que toi. Il veut ta mort, et en restant là … tu lui offres presque ta vie sur un plateau d'argent. Pourtant, non, tu ne peux pas te résoudre à bouger de cette pièce. Tu ne pourras plus vivre sans savoir, sans avoir les réponses à tes questions désormais. Tu veux savoir. Alors tu cris, oui, à ton tour tu fais entendre le son de ta voix, tu exiges des réponses, tu réclames une explication à cet homme ivre de rage qui se tient devant toi, un couteau à la main, son regard si menaçant rivé sur toi. Il tremble. Chaque vibration de sa main, de son bras entier est perceptible de là où tu tiens. Il boue de l'intérieur. « Tu ne comprendras jamais ! Tu ne pourras jamais me comprendre ! Ta seule existante suffit à m'énerve. Tu ne devrais pas exister... Tu m'as tout prix ! Tu m'as tout volé ! » Voilà qu'il hurle de nouveau. Il te lance au visage des paroles que tu tentes aussitôt de comprendre. Ton existence même l’insupporte ? Depuis quand ? Tout pris ? Mais pris quoi ? Que lui as-tu donc volé de si précieux, pour qu'il t'en veuille à ce point ? Il hurle. Il hurle si fort que tu plisses les yeux, que tu viens même poser tes mains sur tes oreilles. « Pourquoi toi ? Pourquoi ? Qu'est-ce que t'as de plus que moi ? » Tu ne le comprends pas non, sur ce point il a raison. Ses paroles pour toi n'ont aucun sens ; tu n'as jamais été une voleuse. Tu n'as jamais rien dérober à personne de manière intentionnelle. « ...je...je vois pas de quoi tu parles j'ai... » Tu tentes. Une explication ? Même pas. Tu essais de le raisonner, de le calmer. Si seulement, tu pouvais simplement discuter avec lui, lui faire comprendre que tu n'as rien à te reprocher, faire en sorte qu'il t'explique les choses calmement … mais tu n'en as pas le temps. Tes paroles n'ont aucun effet et avant même que tu ne puisses amorcer le moindre discours supplémentaire, voilà qu'il bondit par dessus la table qui vous sépare. Il vient vers toi, te pousse si violemment que tu en perds l'équilibre, tu te retrouves à terre et avant même de réagir, voilà qu'il plaque la lame de son arme sur ta gorge. Tu peux sentir son fil entrer légèrement dans ta chair, un geste … un tout petit geste … et il te tue. Tu le sais. « Je t'ai dit de partir ! Pourquoi ne pas t'en tenir aux maigres relations qu'on a ? Qu'est-ce que ça peut te faire de savoir pourquoi je te déteste ? Au final, tu ne pourras jamais comprendre ce que je ressens, ni même l'Enfer que j'ai vécu ! » … tu l'écoutes toujours, mais tu l'écoutes à moitié. Te voilà acculée, seule sur le sol froid et tu ne peux retenir une larme de couler du coin de ton œil. Tu as peur. Si peur. Pourtant … pourtant, tu sais qu'il faut que tu lui répondes. Alors, tu réprimes un sanglot. « Parce que … parce que je … je veux comprendre. Je veux savoir. Tu te fiches peut-être de moi, tu fiches sans doute de savoir si je vais vivre, ou mourir … mais pas moi. Que tu le veuilles ou non, tu fais partie de la même escouade que moi et je tiens à ta vie comme je tiens à celle des autres alors si j'ai quelque chose qui t'a fait souffrir je veux le savoir. » Tu renifles. Tu essaies de contenir le reste de tes larmes. « Explique moi … s'il te plaît ... »
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Dim 25 Oct - 23:15
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Crier. S'énerver. Hurler. Détester. Haïr. Avoir la rage. Devenir violent. Avoir des pulsions meurtrières... Pouvez-vous imaginez l'étrange mélange que ça peut provoquer chez un être humain de ressentir tout ceci en même temps ? C'est un cocktail tout à fait explosif, un cocktail qui plus est des plus mortel quand il est à l'encontre de quelqu'un. Dans cette situation, la personne qui fait ressentir tout ça à notre pauvre Ezra est justement là, juste devant lui. Oui, elle, sa soit disant demi-sœur, celle qui a eu le droit à une mère, celle qui a eu la chance d'éviter l'orphelinat et la rue, elle qui a tout eu, tout ! Comment pourrait-il l'aimer ? Avoir un peu de compassion pour elle alors qu'elle a été chanceuse ? Non, il ne peut pas, c'est tout simplement impossible et hors de question. Plutôt la tuer que d'essayer de la connaitre. Jusque-là, il s'était toujours contenu, gardant son aversion pour elle et l'évitant un maximum pour que ça ne dégénère pas. Mais là, alors qu'il est seul avec elle et qu'elle vient lui parler, ce n'est plus possible. Cette idiote veut comprendre, elle veut savoir pourquoi il est comme ça avec elle, pourquoi il ne la supporte pas et se montre désagréable. Sincèrement, qu'est-ce que ça va faire de plus qu'elle le sache ou pas ? Les gens peuvent être tellement stupide des fois.

A cause d'elle, il est à présent entré dans une colère noire, une violence sans nom et une envie de l'étriper qui pourrait faire pâlir un titan. Karhlya ne comprend rien, elle est perdue face aux paroles de son "grand frère". Jusqu'à un accès de colère qui lui ordonne de se jeter sur elle et de coller sa lame glacée sous sa gorge... pour lui faire peur ? Pour la tuer ? Pour la massacrer ? Surement tout ça à la fois ! Là, malgré le fait qu'elle impuissante et qu'elle ne puisse se dégager, elle cherche toujours à comprendre. Elle en vient même à dire que la vie d'Acker est précieuse. Oh vraiment ? Serait-une vaine tentative pour l'attendrir ? Non, surement pas, pas comme ça, pas avec lui. Il appuie un peu plus la lame sur sa gorge histoire de lui faire comprendre qu'elle ferait mieux de se taire si elle ne veut pas qu'il la tranche tout de suite comme si elle n'était qu'un vulgaire animal. Fébrile, il tremble de rage, des larmes de colère parviennent même à s'échapper de son regard meurtrier alors qu'il se demande par où commencer. "Tu veux savoir ? Tu veux connaitre la raison de ma haine tellement profonde pour toi ?" demanda-t-il en appuyant toujours plus la lame. "Toi, t'as eu le droit à une mère ! A un foyer ! A de l'amour... à tout ce que je n'ai pas eu ! Pourquoi toi ? POURQUOI ? Je n'étais pas assez bien pour elle ? Un fils ça ne lui convenait pas ? J'étais bon qu'à être une ordure dans la rue ? Alors que toi, elle t'a gardé ! TOI ! Qu'est-ce que t'as de plus que moi ? Un plus joli sourire ? Ou juste parce que t'es une fille ? Moi aussi j'aurai voulus être aimé. Je n'ai pas demandé à finir dans ce PUTAIN d'orphelinat ! Tu ne peux pas comprendre ! Tu comprendras jamais !" lui cracha-t-il au visage sans rentrer plus dans les explications. Mais tout était confus, ça sortait pas morceau, des morceaux de colère et de frustration qui sont là depuis bien trop longtemps déjà. Peut-être qu'elle comprendre, peut-être qu'elle va entrevoir la vérité et commencer à coller les différentes pièces du puzzle qui les unis.
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Mer 28 Oct - 12:42
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C'est si rare de te voir dans une telle position de faiblesse. Toi, qui aime te montrer si forte et si fière, qui a cette sainte horreur de montrer ses sentiments aux autres, d'exposer ses larmes et ses peurs, toi, oui, qui a pris pour habitude de te cacher pour pleurer tes pertes et qui ne montrera jamais au reste de son escouade cette peur que tu ressens au fond de toi, quand tu passes les murs malgré tout … voilà que tu es là, au sol, une larme roulant sur ta peau. Une larme de peur. Parce qu'elle te fait froid dans le dos, cette lame acérée que tu sens sur ta gorge offerte. Ce serait facile pour lui de te tuer, si facile de t'ouvrir la jugulaire pour te regarder te vider de ton sang … et dans son regard, celui avec lequel il te fixe, tu peux aisément lire que c'est ce qu'il aimerait faire. Du moins en partie. Parce qu'étrangement, tu lis autre chose. Du moins, tu crois lire autre lire autre chose. L'espace d'un instant, c'est de la peine et de la douleur que tu penses distinguer. Réalité ? Ou serais-tu encore en train de lui chercher une excuse ? Parce qu'au fond tu es comme ça, tu as toujours penser que personne n'était mauvais sans raison. Que le mal, s'installait dans les cœurs brisés qu'on ne parvenait pas à réparer et qu'il pouvait toujours, oui, toujours être chassé. Alors malgré tout c'est possible oui ; peut-être que tu gardes espoir pour Ezra, malgré ta position. C'est d'ailleurs certainement ce qui te pousse à continuer d'insister pour savoir, pour comprendre. Ta voix est brisée, mais peu importe et à peine tes mots ont-ils franchis tes lèvres que tu sens le fil du couteau presser davantage ta peau. Il pourrait presque...t'entailler ? L'a t-il fait ? Tu saignes ? Tu n'oses pas bouger pour vérifier. Tu es toujours en vie après tout.

« Tu veux savoir ? Tu veux connaître la raison de ma haine tellement profonde pour toi ? » Bien sur que tu le veux ! Pourquoi aurais-tu insister, sinon ? Pourtant, tu ne parviens même pas à lui répondre, à sortir ne serait-ce qu'un son du fond de ta gorge, comme si finalement parler aurait suffit à te tuer sur le champ. Tu te contentes alors d'un très léger hochement de tête, pour lui faire comprendre ta réponse alors qu'une nouvelle fois tu sens la lame appuyer, encore et toujours. « Toi, t'as eu le droit à une mère ! A un foyer ! A de l'amour... à tout ce que je n'ai pas eu ! Pourquoi toi ? POURQUOI ? Je n'étais pas assez bien pour elle ? Un fils ça ne lui convenait pas ? J'étais bon qu'à être une ordure dans la rue ? Alors que toi, elle t'a gardé ! TOI ! Qu'est-ce que t'as de plus que moi ? Un plus joli sourire ? Ou juste parce que t'es une fille ? Moi aussi j'aurai voulus être aimé. Je n'ai pas demandé à finir dans ce PUTAIN d'orphelinat ! Tu ne peux pas comprendre ! Tu comprendras jamais ! » Et voilà qu'il te perd à nouveau. Il te parle d'une mère, de foyer, d'amour … et bien sur au début tu ne comprends rien. Il te faut te concentrer sur chacune de ses paroles qui dans un premier temps n'ont pour toi aucun sens. Assez bien pour elle. Mais assez bien pour qui ? Un fils ? Le fils de qui ? Elle t'a garder...toi ? Mais qui ça ? Et puis finalement, les choses semblent s'éclairer. C'est … de ta maman à toi qu'il parle et ton cœur s'emballe. Tout ce qu'il dit, ça n'a pas de sens. Tu as toujours été fille unique. La petite Karhlya, la petite princesse du couple Ainsley. Un enfant, ça leur avait suffit. A ta connaissance, ta mère n'en avait jamais voulu d'autres … selon elle, elle était déjà comblée et n'avait tout simplement pas besoin de plus. Alors. De quoi est-ce qu'il parlait ? Ta mère n'avait pas de fils, non, tu n'avais jamais eu de frère. Tu étais la première et tu étais la dernière. A ton plus grand regret, oui, mais c'était comme ça. Finalement, tu le vivais plutôt bien, même si tu avais longtemps envier ces gens avec leurs belles et grandes familles. « Qu'est-ce que tu racontes … t'es complètement cinglé Acker, de quoi tu parles ? » Si tu provoques ? Sans doute, mais tu ne le fais pas exprès, la colère que tu ressens, toute cette incompréhension … ça surpasse largement la peur. Comment est-ce qu'il ose ? S'attaquer à toi, oui ça passe … mais ta maman, c'est tout ce qu'il te reste alors non. Tu ne supportes pas qu'on parle d'elle … tu ne supportes pas ce que tu entends. « Je sais pas où t'as été chercher tout ça, mais tu te trompes ! Quoi que tu penses savoir, c'est faut. Ma mère n'a jamais eu d'autre enfant que moi, elle a pas de fils, et elle a abandonner personne ! » C'est ta conviction, oui. Ta maman tu la connais. Ou du moins tu penses la connaître … parce qu'au fond, Ka' … qu'est-ce que tu connais de sa vie avant toi ? Rien sans doute ... mais peu importe. La colère a prit le dessus, et elle te pousse à réagir, à te défendre, à lever le genoux pour lui envoyer dans l'estomac avant de le repousser violemment pour te redresser aussitôt. Plus question que tu te laisses faire maintenant.
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