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Bien à l'abri des Titans !
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▬ MISSION SPÉCIALE. (Les DCD.)

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Humanity
« pnj »
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Jeu 20 Aoû - 19:58
Groupe extérieur




L'objectif de mission était simple, très simple. Voyager, tout simplement. Loin, toujours plus loin. Les soldats sont épuisés, à bout de forces, les équipements et surtout les bonbonnes de gaz arrivent en bout de courses. Le but secondaire, était de trouver un emplacement idéal pour bâtir une base, un point de ralliement et de ravitaillement pour les missions à venir. Le Bataillon subit pour cette mission de lourdes pertes, et le retour presse. Les soldats sont épuisés, à bout de forces, les équipements et surtout les bonbonnes de gaz arrivent en bout de courses. Le chemin sera long, mais le Bataillon presse le pas … c'est alors qu'il surgit, ce Titan. Il est gigantesque. Plus grand qu'aucun Titan jamais vu...il dépasse les vingt mètres habituels. Vingt-cinq, pas loin de trente. Il est rapide, il court en direction des soldats… puis stoppe sa course. Il se tient là, debout au milieu des chevaux en panique. Il semble observer, analyser, chercher. Puis de nouveau, il bouge… il tend les mains et attrape des soldats qu'il sert entre ses doigts, avant de les dévorer.

Astrid, tu es la première qu'il attrapera, ses doigts viendront saisir ton corps et t'arracher de ta selle. Il sert ton corps, et tu étouffes, tu perds connaissance avant qu'il ne porte jusqu'à sa bouche. Iliana, tu seras la seconde. Tu tenteras de lui échapper, malheureusement, il sera bien trop rapide pour toi et comme Astrid, tu seras arrachée de ta selle. Même chose pour Karhlya, à la place de suivre, tu tenteras quelque chose pour rattraper Iliana, mais tu seras rapidement prise de court. Toutes les trois, vous subirez le même sort. Pressées dans ses mains puissantes, vous serez privées d'air un moment, jusqu'à perdre conscience...il vous portera ensuite jusqu'à sa mâchoire.


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Seven Iceveins
« wings of freedom »
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Jeu 20 Aoû - 22:52


La mort est une journée qui mérite d'être vécue.
Tu es là assise sur ton cheval, toujours bien vivante. L’ordre a été donné, vous devez tous rentrer. Tu es sonnée, nauséeuse, couverte de sang, de bave, et de tas d’autres choses dont il vaut mieux éviter de repenser. Tu as déjà vu des soldats se faire massacrer sous tes yeux lors de ta première sortie, lors de ta Première mission hors des murs. Mais là… C’est mille fois pire. Le nombre de soldats tué a atteint un nombre record, et pour ça le Caporal a décidé de te placer en première ligne. Tu as la trouille, mais tu ne dis rien. Tu acceptes ta mission tout simplement. Tu as peur, tu es fatiguée. La route a été longue, semée d’embuches. Vous avez rencontré un grand nombre de Titans, et la mission n’a pas été remplie. Tu parles d’un fiasco. Trouver un emplacement pour bâtir une base… Autant dire que vous avez fait chou blanc, ces monstres vous sont tombés dessus presque dès le début. Tu pousses un lourd soupir et te redresse sur ta selle. Tu imagines déjà les regards lourds de reproches des villageois lorsque vous rentrerez dans les murs. Les insultes pleuvront, les familles, femmes, enfants, viendront chercher des compagnons qui ne sont plus. On leur remettra pour tout dernier souvenir un blason… Et on leur murmura quelques excuses…

Tu tournes le regard vers l’aile droite, qui n’est pas très loin de toi. Comme il reste peu de soldats, la formation s’est resserrée. Parmi eux, tu vois ton Caporal, Kelsier, ainsi que Amaury. Ton cœur se serre. Tu te rappelles parfaitement du jour où on est venu t’annoncer la mort de Casey… Tu regardes le visage fermé de Kelsier pendant quelques secondes avant de regarder derrière. Là bas, plus loin, il y a le groupe du Caporal Bailey. Tu aperçois vite fait Iliana. Cela te soulage. Elle est toujours vivante. Elle a sauvé Elke la dernière fois, tu ne l’oublies pas, tu lui dois une dette. Mais tu ne vois pas Karhlya… Tu serres les dents. Tu ne te rappelles plus. Tu ne sais plus si tu l’as aperçu entre deux… Ton cœur se serre. Non. Elle ne peut pas être morte. Elle est forte cette fille. Tu fais vite fait le tour des autres groupes avant de te souvenir de ta mission. Tu te redresses et reprends ton poste, laissant tes yeux parcourir le terrain. Tu es en haut d’une haute colline, cela te rassure un peu, au moins tu es sur de ne pas voir surgir un…

Tu plisses les yeux. Là bas, au loin, tout près d’une forêt il y a quelque chose qui bouge. Tu n’es sûr de rien. Tu prends ton petit pistolet et fouille ta sacoche en quête d’une fusée rouge, juste au cas ou… Le souffle court, les muscles tendus et brulants, tu es sur le qui-vive. Tu sens ton cœur battre à la chamade, tes yeux te piquent, fixant ce point au loin qui bouge un peu trop à ton goût. Tu es totalement redressée sur ta selle, tendue comme jamais. La chose se remet à bouger. Il n’y a aucune hésitation à avoir. C’est bel et bien un Titan… Mais il te paraît bien grand de ta position… Tu hausses les épaules et finis par tendre le bras. La fusée rouge décolle dans le ciel, laissant une large trainée de fumée derrière elle. Tu la regardes voler avant de te tourner vers les autres. D’autres fusées décollent, faisant tourner la formation. Tu soupires. Bien, tu n’as pas envie d’avoir à affronter ce monstre, tu as déjà trop donné aujourd’hui, et puis, tu es bientôt à court de gaz. Tu ne pourrais pas faire grand chose contre lui. Tu n’es pas blessée, mais tu n’es plus en très grande forme non plus. Aujourd’hui a été un jour éprouvant. Alors tu tires sur les rênes de Rainbow, la faisant suivre la formation, mais tu lances un dernier regard à ce Titan, prise d’une mauvaise intuition.

Tu sens ton sang se glacer dans tes veines. Ce Titan… Il semble avoir entendu le bruit de la fusée, et tu as la désagréable impression qu’il se dirige tout droit… Eh bien tout droit vers toi. Tu es prise de panique. Il va vite, très vite. Il ne semble pas normal. En fait, il ne ressemble à rien de ce que tu as pu voir jusqu’à présent. Tu te rends compte que tes yeux ne t’avaient pas joué des tours, il est bel et bien… Grand. Gigantesque même. Les yeux rivés sur le monstre qui s’avance vers tes coéquipiers et surtout toi, tu fouilles à l’aveuglette, cherchant une fusée noire pour prévenir les autres de l’abomination qui approche à grande vitesse. «  Merde ! » Hurles-tu alors que la première t’échappe des mains. Fébrile, tu plonges à nouveau ta main dans le sac, cherchant désespéramment cette foutue fusée. La voilà. Tu l’as sors et jettes un rapide coup d’œil derrière toi. Il est bientôt là… Tu ne pourras jamais lui échapper… Tu ravales un sanglot et t’acharnes à enfoncer la fusée dans le pistolet. Après plusieurs secondes de combat, tu finis par tirer le missile qui projette une large fumée noire. Puis tu lances à nouveau ton cheval au triple galop, espérant vainement échapper à ce monstre. Tu es pétrifiée.

Un nouveau coup d’œil derrière. Il est bientôt là. Tu te rends comptes de l’énormité de la chose. Plus haut que vingt mètres. Pas loin de trente. Tu ne sais pas, tu ne cherches pas à savoir. Mais si il réussit à ce mettre à ta hauteur, tu sais que tu te recevras ses trente mètres sur le coin du nez. Tu regardes à nouveau devant toi, vers tes coéquipiers. Vers Kelsier et les autres. Tu le sais, au fond de toi que tu es perdue, mais tu espères que les autres réussiront à s’échapper. «  FUYEZ ! » Tu hurles. Là tu as peur, tu ne fais pas la fière. Tu te souviens parfaitement de ce que tu as ressenti il n’y a pas si longtemps que ça, lorsqu’un Titan t’a attrapé lors de la fête annuelle à Karanes. Cette fois ci, Kelsier ne pourra rien faire pour toi. Tu vois des têtes se tourner vers toi, intriguées, apeurées, hésitants. « FUYEZ ! VITE PAUVRES FOUS ! » Tu es hystérique. Amaury esquisse vaguement un pas dans ta direction mais tu lui fais un signe de la main. Cela ne sert à rien. Tu es perdue. Il ny a pas à se faire d’illusion. Les larmes roules sur tes joues, tu ne réussis pas à les retenir. « IL ARRIVE ! » Tu croises rapidement le regard de Kelsier. Cette fois ci, il n’y aura personne à qui donner ton blason. Tu regardes derrière toi et tires une lame. Tu n’en auras certainement pas besoin. Mais il te faut une bonne dose de courage. La mort est une journée qui mérite d’être vécue… Tu ravales un sanglot et regardes le Titan. Il est là.

Sa tête, puis son corps entier remonte la colline. Tout le monde peut le voir à présent. Tu vois son visage, horrible, un sourire carnassier, des yeux brillants… Il est juste au dessus de toi. Tu renverses la tête en arrière. Pour voir arriver la mort en face. Tu te dois d’être forte jusqu’au bout. Tu te pinces lèvres, retenant un sanglot. L’ombre de la mort plane sur toi… Son gigantesque pied s’allonge, et vient s’écraser pile à côté de ton cheval qui est propulsé sous la violence du choc. Au départ cramponnée à tes rênes, tu relâches bien vite la pression pour éviter de finir écraser sous le poids de ta jument… Quelle ironie d’ailleurs… Tu t’évertues à penser vivre encore… Tu es pitoyable. L’espoir ne te sert plus à rien désormais. L’espoir, c’est pour les fous. Tu finis par être éjectée de ta monture. Tu voles dans les airs, pendant quelques secondes mais qui te semblent durer des heures. Puis tu finis par heurter brutalement le sol. Tu ne peux te retenir de hurler de douleur. Ton épaule s’est déboitée, tout ton bras est en feu. Tu manges la poussière, que dis-tu, l’herbe.  Face contre terre, tu n’oses pas te relever. Tu entends les glapissements des chevaux, le hurlement des soldats. Tu ne sais pas s’ils se dirigent vers toi, s’ils t’abandonnent ou s’ils s’enfuient. Tu es dans les vap’. Tu n’entends plus rien, mis à part les battements de ton cœur qui sont maintenant extrêmement rapides. Mais tu ne réussis pas à comprendre le moindre mot. L’ombre… l’ombre est là. Tu la sens. Tu retiens un glapissement de frayeur et tu relèves courageusement la tête. La main se tend vers toi….

Tu ne bouges pas. A quoi cela servirait-il de toute manière ? Tu as l’impression que le schéma se reproduit. * Comme à Karanes * Te dis-tu. Tu es vidée. La chute t’a à moitié étourdie. Le sang coule devant tes yeux d’une plaie à la tête. Tu te redresses, te met à genoux et regardes, hébétée, le bras se tendre vers toi. La main puissante te saisie. Lame en main, tu tentes désespérément de la planter dans la sienne. Mais rien n’y fait. Tout se passe si lentement… La main te broie le corps entier. Tu sens ta cape enserrer ton cou. Tu t’étouffes, pousse un gémissement de douleur, mais c’est le seul son qui passe tes lèvres. Aujourd’hui, personne ne peut te sauver, tu le sais. Aujourd’hui c’est la fin. Tu n’auras pas survécu longtemps dans l’Exploration.  Au final, ton père, Casey, et même Kelsier avait raison… Kelsier… Tu ne peux t’empêcher de penser à lui. Il avait eu raison. Les actes valent mieux que les paroles, mais tu n’auras rien pu lui prouver… Tu penses à tout. A Casey, à tes amis, aux fous rires. A l'amour. Tous tes souvenirs te reviennent tandis que tu t'enfonces toujours plus dans le néant. Et Elke, qui se trouvera seule... Que va t'elle devenir sans toi? L’étreinte se fait plus forte. Tu sens tes côtes se briser, une par une. Une véritable torture, la pression devient insoutenable. Tu te mets à hurler. Un cri déchirant, qui retentit. Ton cœur s’accèlère, tu as l’impression que tu vas exploser. La sueur coule partout sur ton corps, tu es moite. Tu es… Une marionnette, rien d’autres. Un morceau de viande. Tu n’entends rien, tu ne vois plus rien. Tout se brouille. L’air te manque, tu suffoques et pleures en même temps. Tu te dis que ça ne sert à rien, mais c’est tellement douloureux… Ton épaule craque à nouveau, et encore une fois tu hurles. La bouche se rapproche lentement… Tu n’as plus conscience de rien. Tu vois juste cette bouche béante, ce trou noire qui se rapproche. Tu es pétrifiée, glacée. La puanteur t’arrache un haut le cœur. Les dents.. Elles sont là, blanches, éclatantes, et bientôt, elles ne manqueront pas de faire couler ton sang. Une dernière pression. Un dernier hurlement, et tout devient noir. Le monstre t’a relâchée. Tu te sens glissée dans un conduit noir, étouffant, chaud et visqueux. La puanteur est affreuse. Tu suffoques, tu vois une dernière fois la lumière du jour, tente de tendre le bras, mais le monstre finit par refermer la gueule dans un claquement sec. Les larmes roulent se tes joues, mais personne ne peut les voir. Le néant t'enveloppe. Tu n’es plus.

– CODED BY CERSEI –
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Jeu 20 Aoû - 23:17
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Farewell...
...
C'est bien la première mission que tu fais de ce genre. Sur bien des aspects, cette expédition est unique en son genre. Tu n'avais jamais autant galoper, les lourds pas de Mousse ne t'avais jamais portée aussi loin des murs. Tu avais pu voir tes paysages que tu n'avais jamais aperçu. Des terres inexplorées, ça avait ce petit côté tout à fait excitant et pourtant, il y avait ce petit rien en moins. Tu étais sans binôme aujourd'hui. Oh, tu savais bien que d'ici la prochaine mission, Hartmann serait de retour. Tu avais lu dans son regard que voir sortir son équipe sans lui avait été difficile et tu ne doutais pas qu'il bataillerait sans relâche pour ne plus avoir à revivre ça. Tout était étrange ces derniers temps … les choses avaient changées c'était clair. Ta vie entière, ou presque et ce n'était pas pour te déplaire.

Un soupire, lourd, très lourd. Tu es épuisée. Tellement fatiguée. Chacun de tes muscles te fais souffrir, ton équipement à pris cher, ta monture faiblis tu le ressens sous toi. Son rythme est lent, plus qu'à l'accoutumé. Il te tarde te rentrer. Tu as le cœur lourd, comme toujours et tu ne fais que forcer sur la pauvre bête pour le faire accélérer. Tu as beau aimer le sentiment de liberté que te procures le fait d'être en dehors de la prison que représentent les murs, la mort, le sang et l'horreur ont eu raison de toi pour aujourd'hui. Tu veux retrouver ceux que tu aimes. Tu veux prendre ta mère dans tes bras, retrouver les rues de Trost … et puis tu veux l'embrasser. Lui. Le retrouver. Lui. Étrange, n'est-ce pas ? Tu n'arrives même pas encore à te dire les choses clairement. Même à toi-même, même intérieurement. Ça semble toujours résonner d'une façon tout à fait irréelle et pourtant. Tes sentiments sont là, présents, tu sais que tu ne trompes pas sur leur nature. Tu souffles. Comme si c'était le moment, Karhlya. T'es dehors. En mission. Il faut que tu restes concentrée. Tu relèves la tête, tu observes autour de toi. Des soldats dans le même état que toi, poussant le rythme au maximum pour rentrer en sécurité au plus vite. Ils aspirent tous à vivre, à survivre, et c'est pareil pour toi. Et pourtant toi...

Tu fais craquer tes phalanges, l'une de tes mains desserre la lanière de cuir que tu tiens fermement. Tu tapotes la bonbonne de gaz. Ça sonne creux. C'est pratiquement vide mais suffisant pour le retour. Du moins tu l'espères. Vous allez fuir les combats. Tout ira bien. Comme toujours tout ira bien. Cinq ans que tu rentres en vie, tu te blesses mais tu ne faillis pas à ta promesse. Tu reviens, toujours. Et tu inondes ton entourage de sourires rassurants pour prouver que tu es forte et que tu sais ce que tu fais. Tu es fière. Tu montres rarement tes émotions et même si tu souffres des pertes, même si les atrocités que tu vois percent ton cœur, tu gardes le silence. Tu t'estime heureuse de faire partie des vivants … tu n'as jamais perdu la foi. Au milieu des tiens, de ton équipe, tu n'as jamais eu peur du danger. Jamais eu peur de la mort, ou si rarement. Ça ira encore cette fois, bien sur que ça ira. N'est-ce pas …?

Il te fait sursauter, ce cri atroce. Tu n'as pourtant vu aucun fumigène. Ni rouge, ni noir, pas même un vert … rien. Étais-tu si perdue au milieu de tes pensées ? Est-ce que tu les as ratés ? Ce serait bien la première fois. Tu relèves la tête. Ton regard cherche frénétiquement l'origine de ce cri déchirant alors que tu traverse une ligne d'habitations en ruine. Tu ne vois rien, rien du tout bon sang. Et puis, la voilà soudain, la fumée noire. A quelques mètres de toi, derrière les bâtiments. Tu pousses Mousse davantage pour te sortir de là, et le paysage tout à coup se dégage … elle laisse tes yeux se poser sur cette silhouette gigantesque. Tu n'as jamais vu un Titan si grand, si imposant. Ton cœur s'accélère. Est-ce que tu vas devoir te battre ? Les déviants tu n'aimes pas ça. Tu connais le danger qu'ils représentent alors...alors tu aimerais autant éviter de t'approcher de celui-ci. Tu ne manques pas de courage non, mais tu n'es pas d'humeur téméraire, là maintenant. Aux pieds de ce géant, c'est le chaos. Tu les voient ces cavaliers, cette formation totalement désorganisée. La peur, la panique … personne pour réagir convenablement. L'effet de surprise est parfaitement dévastateur. Ils vont tous y passer si ça continue … tous. Est-ce que tu y peux quelque chose ? Sans doute … peut-être … tu ne sais pas. Mais tes hésitations s'envolent lorsque tu vois cette cavalière  perdue au milieu de tous. Tu reconnais sa monture et sa chevelure. Tu reconnais celle qui a su faire preuve de patience et d'attention à ton égard, Iliana … ce n'est pas n'importe qui. C'est ton équipe. L'escouade Bailey. Inutile de dire que pour ces gens là, tu ferais n'importe quoi … et c'est bien ce que tu fais. Tu cesses immédiatement de réfléchir. Cet air de panique que tu lis sur son visage en dit long. Elle a besoin que tu viennes, c'est comme un appel au secours que tu ne peux ignorer. « Aller Mousse. Un effort … juste un et on rentre, c'est promis. » Tu tapotes l'encolure de l'animal avant de le lancer au galop. Tu as peu de gaz mais tu en as, tu es sur terrain plat, en parfait désavantage mais tu ne laisseras pas quelqu'un de cette équipe y passer si ce n'est toi. Tu pourrais rompre la promesse que tu honores depuis des années oui, c'est de toute façon une promesse bien stupide... « Iliana ! » Tu hurles son prénom alors que tu l'approches. Elle galope. Elle fuit tu le vois et toi, toi tu pousses Mousse pour l'atteindre, pour la dépasser avant qu'il ne l'attrape … mais tes efforts sont insuffisants. Elle est là bon sang. A une petite dizaine de mètres de toi quand les doigts de ce Titan viennent presser son corps et la soulever de sa monture comme s'il elle n'était rien d'autre qu'un insecte. « ILIANA ! » Ton cri. Déchirant. Ta gorge se noue alors que Mousse s'arrête subitement … lui il a comprit le danger mais toi, toi tu t'obstines. Tu pestes. « Pas maintenant ne t'arrête pas Mousse, elle va mourir ! MOUSSE AVANCE ! » Rien … et lorsque tu lèves de nouveau les yeux c'est pour voir le corps de la jeune doctoresse s'effacer dans la bouche de ce monstre. Les larmes roulent le long de tes joues rougies par les efforts que tu fais pour faire bouger ta monture tétanisée. Tu t'agites, tu le sens s'agacer sous toi et il finit  par te le faire savoir. Il s'ébroue violemment et te voilà désarçonnée. Tu chutes lourdement, et il détale. C'est bien la première fois qu'il te fait un coup pareil. Tu souffles, tu te redresses rapidement. Un pas lourd. Il est là, toujours là, devant toi. Il semble t'observer … tu jurerais voir un sourire s'étaler sur ses lèvres alors qu'il te fixe sans bouger. Tu avales difficilement ta salive. Tu le sais que tu ne peux plus fuir. Il a été assez rapide pour attraper Iliana sur son cheval lancé au galop, alors que pourrais-tu espérer à pieds ? Pourtant. Tu ne te démontes pas cependant. Tu attrapes les poignets de tes lames et tu les brandis devant toi. « TU ME FAIS PAS PEUR. JE VAIS ME BATTRE ! » Bien sur que tu vas te battre. Parce que te laisser avoir ce n'est pas ton genre, parce que le titan qui va te dévorer devra se battre pour le faire. Tu sers les dents, et voilà qu'il amorce un mouvement … sa main se tends au moment où tu lances tes grappins. C'est le seul moyen que tu as de fuir et pourtant, il arrête tes câbles dés qu'il les aperçoit. Il tire dessus, avec une presque délicatesse … tes pieds quittent le sol et tu t'élèves. Tu te débats, tu lui hurles de te lâcher, en vain bien entendu. Bientôt, ce sont ses doigts qui s'enroulent autour de toi. La pression est si forte, si écrasante … elle semble s'accentuer de seconde en seconde. Tu hurles. Tu pleurs … oh oui tu pleurs parce que cette fois tu as compris. Cette fois personne ne viendra Karhlya. Cette fois, c'est ta fin. Tes poumons se vident pour se remplir un peu moins à chaque inspiration. Tu manques d'oxygène, tu paniques … et puis tu cesses subitement de te débattre. Les forces manquent. Tu parviens à peine à réagir. Te voilà fatiguée...si fatiguée...est-ce que tu as le droit de fermer les yeux ? Est-ce que tu as le droit d'abandonner ? De sombrer ? De disparaître...

Petite fille … tu as toujours vu le monde comme s'il était pur et bon. Tes yeux voient le meilleur en chaque être, en chaque chose. Naïve, tu l'es sans doute un peu. Tes rêves ont toujours été fait de jolies choses. Tu peux l'imaginer, cette étendue bleutée. Elle est si belle. Elle brille sous le soleil éclatant. Où es-tu ? Tu ne connais pas cet endroit, il est si beau. Un pas, puis un autre. Tu es pieds nus sur le sable chaud et tu ne résistes pas à l'envie de te laisser tomber à genoux pour y plonger les doigts. Sensation agréable, plaisante, voilà que tu souris. « Qu'est-ce que tu fais Karhlya ? » Voix familière, lointain souvenir d'un passé heureux. Tu te redresses pour te jeter au cou de cet homme. « Papa... » Ton héros, ton modèle. Tout cela n'est pas réel... « Tu ne devrais pas être là. » Tu desserres ton étreinte. Plisses les yeux … tu vas mourir petit fille. « Bats toi, ma chérie. »

Tu bouges. Si faiblement alors qu'il te porte jusqu'à sa mâchoire. Tu es à peine consciente. Maman va pleurer...tellement pleurer. Si elle savait comme tu es désolée. Tu n'as pas été la fille qu'elle aurait voulu que tu sois. Tu n'as pas su lui offrir ce qu'elle aurait mériter de posséder. Tu t'en veux. Terriblement...si elle savait comme tu l'aimes, si elle savait comme tu la remercies pour tout cet amour qu'elle a su t'offrir. … et lui. Est-ce qu'il va pleurer ? Est-ce que tu va le faire souffrir ? Bien sur que oui. Pauvre idiote, qu'as-tu fais...lui avouer tes sentiments pour disparaître finalement de cette façon. C'est si soudain, si brutal. Pourquoi maintenant ? Pourquoi est-ce que la vie se montre si cruelle...pourquoi est-ce qu'elle t'arrache à lui ? Pourquoi … des larmes, toujours des larmes. Cinq ans. Pour en arriver là … la fin de ta vie, de ton histoire, de votre histoire. Tu n'auras jamais la possibilité de lui dire adieu, tu n'auras jamais la possibilité de lui dire véritablement à quel point tu l'aimes … jamais …jamais... adieu … « Ezéchiel... »

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Ven 21 Aoû - 11:13
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La mort, le maitre absolu.
Je ne comprenais pas ce qui avait bien pu se passer. Cette mission, comme la précédente m'avait parut futile, s'éloigner le plus possible, trouver un endroit nous permettant de construire une base avancée. Je me doutais que nous n'y arriverons pas, pourtant, je n'avais pas cru que cela serait un tel carnage. Je m'étais sentit des plus inutiles alors que les titans nous décimais petit à petit tuant, massacrant, blessant et mutilant. Je ne pouvais que regarder, j'étais impuissante et cela me donnait la nausée. Nous avions quitté Karanes investis d'une mission, croyant en la possibilité d'une victoire de l'humanité sur ces monstres en réussissant à installé ce campement à l'extérieur, pourtant, au fil du temps, les titans nous avaient rappeler combien nous étions insignifiant. Sombre leçon, dure illusion et le moral des troupes en prenait un coup d'ailleurs, alors que nous étions sur le chemin du retour, un silence glacial régnait, nous n'entendions que les sabots des chevaux sur le sol et de toute façon, je n'avais pas envie de parler, j'avais juste envie de rentrer chez moi, de me mettre dans mon lit et de tenter d'oublier les horreurs auxquelles je venais d'assister et qui j'avais l'impression ne me quitterais jamais.

Jamais une mission n'avait été aussi longue, du moins, moi je n'avais jamais participer à une telle mission et je sentais la fatigue me guetter. Heureusement, Gaya était un cheval en or et elle suivait le chemin, elle avançait alors que mes yeux semblaient vouloir se fermer tout seuls. Je me serais peut être endormis, reposant mes yeux une petite seconde, mais je ne voulais pas, nous étions en terrain dangereux et il fallait absolument que je reste sur mes gardes. Je me redressais, respirait profondément, pour tenter de me réveiller et laissait mon regard se balader sur les autres, c'est à cet instant que je vis Astrid tournée vers moi, nous étions plus proche que d'habitude, mais je ne sais pas si elle vit le sourire que je lui offrit. La voir me redonna le courage de lutter contre le sommeil, nous allions tous rentrer, nous allions tous rentrer, voici ce que je me répétais inlassablement pour tenir, je voulais voir les portes pour savoir tout les survivants en sécurité, bien sur il faudrait alors faire face aux familles, aux amies, il faudrait que nos Caporaux soient fort car les pertes étaient nombreuses. Du regard je cherchais Aiji, il semblait sombre, il savait déjà qu'arrivé en ville, il ne pourrait pas se reposer tout de suite.

C'est un éclair rouge qui me tira soudain de mes pensées, me faisant sursauter, je levais les yeux et frémis, je voulais un retour calme, je l'espérais profondément après les horreurs que nous avions vécu, la main tremblante, je tapotais sur ma bouteille de gaz, un titan en approche et je me demandais si le gaz restant allait être suffisant si l'affrontement était inévitable. Je croisais les doigts il fallait qu'on le contourne qu'on l'évite. Le sommeil m'avait soudain quitté, la tension était palpable et je sentis tous les muscles de mon dos comme si j'avais soudain un mauvais pressentiment, d'ailleurs sans que je m'en rende compte, j'avais poser la main sur ma sacoche pour m'assurer qu'elle était là, que je pourrais réagir au plus vite pour sauver des vies s'il le fallait. Petite fille inconsciente que j'étais, pensant encore que je pouvais être utile à quoi que se soit dans ce monde où la mort pouvait subitement vous faucher. Nous nous remontons en route, je ne quitte pas la première ligne des yeux, je ne sais pourquoi, soudain cette colline me donne l'impression d'être un piège, je sens ma gorge se serrer et j'aurais presqu'envie de leur hurler de la contourner de fuir, qu'il ne faut pas passer par là. Je reste pourtant silencieuse, je passerais pour une folle superstitieuse, j'inspire profondément et c'est alors que ma respiration se bloque, la fusée noire, du danger, pire un titan approche. J'avale difficilement ma salive et je me rend compte que l'on s'est tous arrêté, figé dans l'attente de l'horreur qui arrive droit sur nous.

Pétrifiée. Je suis complètement pétrifiée quand Astrid apparait soudain, se n'est pas sa présence qui durcit mes muscles m'empêchant de les utiliser pour fuir à mon tour, non c'est son visage qui me bloque, elle sait qu'elle va mourir, elle sait que rien ne pourra la sauver et pourtant, je ne peux l'abandonner. Je pense à Elke, cette petite fille qui à dormis contre moi en attendant le retour de sa sœur, comment lui annoncer qu'elle était morte, comment je pourrais la regarder alors que je lui avait promis que sa sœur allait rentrer à la maison. Je sens des larmes me monter aux yeux car soudain, je comprend l'absurdité de cette même promesse faite par deux garçons alors que je n'étais qu'une enfant. J'ai passé presque toute ma vie à leur en vouloir, mais à cet instant je comprend, il voulait me rassurer, mais cette promesse est totalement vide de sens. Nous ne pouvons pas revenir de ces missions, nous ne revenons jamais totalement nous même. Le titans apparait et je suis toujours figée, incapable de réagir, je ne vois qu'Astrid, seule luttant encore pour tenter de rester en vie et je tire sur les rênes pour faire avancer Gaya, je sais que je ne pourrais rien faire, mais je ne peux l'abandonner, je ne peux tourner le dos et fuir pourtant, les paroles d'Aiji me revienne en mémoire et c'est ce dilemme qui me fait assister à la mort d'une femme que j'appréciais énormément, qui fait que soudain, je deviens la proie.

Je vois ce titan immense, tellement grand que je dois pencher la tête en arrière pour pouvoir voir son regard carnassier, son sourire étrange et ces mains qui soudain se dirige vers moi. Je me rend compte que je vais mourir, si je ne bouge pas maintenant alors je n'aurais aucune chance et je ne peux pas mourir sans tenter au moins de me battre. La peur la peur doit se lire sur mon visage alors que je lance Gaya au galop, que je tente de le distancer, la dernière ligne arrive son là au loin et un instant je me rend compte que je ne peux emmener ce monstre auprès d'eux, alors je dévie, je veux l'éloigner, je veux leur donner une chance de survivre, même si cela veut dire mourir, car finalement, mourir pour ceux qui sont devenu votre famille, quoi de mieux. Offrir sa vie pour qu'eux ai une chance de rentrer à la maison, auprès de ceux qu'ils aimaient. Un instant, le visage de Lewis apparait dans ma tête et je sens mon menton trembler, il y a tellement de chose que je voudrais pouvoir avoir le temps de lui dire pourtant, même si je n'ose pas me retourner je sais qu'il est là, qu'il se rapproche, qu'il va vite et que finalement rien ne pourra me sauver Iliana ! Ce cri me fait tourner la tête et je la vois, elle à lancer son cheval, elle essai de me rattraper, mais elle n'a pas compris,  ce monstre, rien ni personne ne peut le fuir. Karhlya non ! Je veux qu'elle fasse demi-tour, je veux qu'elle fuit jusqu'au mur et qu'elle rejoigne ceux qu'elle aime.

Je sens soudain une pression sur mon dos, je sers un peu plus fort les rênes, je sais qu'il est là ces doigts me saisissent et je pousse un hurlement en sentant mon corps se soulever, je n'ai aucune chance, je le sais, Gaya continue à fuir et moi je ne tiens que ce morceau de corde, pourtant, je le lâche mon corps est prisonnier de sa main et je vois Gaya soulever aussi, je ne veux pas qu'elle meurt par ma faute, je ne peux que la laisser, mes doigts la lâche et je sens la vie qui m'abandonne, ouvrir les doigts, arrêter la lutte, j'ai signer mon arrêt de mort et ce cri déchirant qui me fait tourner la tête alors que je monte dans les airs. Fuis J'aurais voulu lui hurler de fuir, de profiter qu'il soit occuper avec moi pour mettre suffisamment de distance pour ne plus être en danger, mais sa main commence à me presser et se n'est qu'un murmure qui s'échappe de ma bouche. La douleur est intense et si je n'étais pas blessée auparavant je sens certains os qui cèdent, les claquements ressemblent à des coups de feu et mon corps n'est plus que douleur, je voudrais hurler, mais pour cela il faudrait pouvoir respirer et c'est impossible.

Je vois sa bouche s'approcher et s'ouvrir, j'espère mourir avant qu'il ne me croque, j'espère que ces doigts vont serrer un peu trop fort et qu'alors mon cœur lâchera, mais non, ma respiration bloquer j'étouffe, des points noirs apparaissent devant moi, je sombre, je m'accroche alors à ceux que j'aime, à ceux qui ont fait que ces derniers mois ma vie fut heureuse, Kaidan, Aiji, Karhlya, Ezéchiel, Lewis, Astrid, Elke, ma famille, mes yeux se ferment, je me sens lourde alors qu'il me bascule dans sa bouche humide et puante, je ne peux que penser à Karhlya, je ne peux qu'espérer qu'elle soit déjà loin alors qu'il referme sa bouche et que le noir m'envahit, tout s'estompe, il n'y a plus rien que la nuit.
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