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Bien à l'abri des Titans !
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Jiminy Cricket is an asshole || Linah

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Sam 22 Aoû - 22:47
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Linah & Aedan


Aedan avait bien compris que la jeune femme hésitait sur la conduite à tenir, comme si accepter son aide la faisait devenir dépendante de lui. Ou alors, elle réfléchissait à comment l’éconduire sans lui faire de peine. Il savait, au fond, qu’il n’aurait pas dû tant craindre qu’elle finisse par lui dire que leurs rencontres n’étaient plus nécessaires, qu’elle devait avancer, sans lui. Refaire sa vie, oublier, sans qu’il ne soit là à lui rappeler son plus grand malheur. Après tout, sur le papier, lui ne lui devait rien, mais elle non plus, n’est-ce pas ? Donc non, il n’aurait pas dû se demander comment il réagirait si elle finissait par ne plus avoir besoin de sa présence. De là à penser qu’il l’aidait juste par intérêt… était-ce le cas ? L’aidait-il pour s’assurer de la voir régulièrement ?
En toute honnêteté, il ne savait pas. C’était encore embrouillé dans sa tête, et avec tout ce qu’il s’était passé, il n’avait franchement pas eu le temps d’y réfléchir. Ou peut-être ne voulait-il pas y réfléchir. Il but une nouvelle gorgée de thé, pensif, observant la jeune femme qui lui faisait face. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle pose la main sur son bras, un geste qui les rapprochait plus qu’il ne l’avait pensé. Un geste amical d’une amie à un ami, voilà tout… ou bien plus. Il y avait tellement plus dans leur relation depuis la mort de Lucas, alors qu’avant, tout était bien plus simple ; elle était la femme de son binôme, ils plaisantaient, discutaient, le tout sans surveiller leurs moindres gestes, sans crainte d’être épié et que leurs comportements soient passé au crible. Aedan eut une brève pensée pour Alana, qui clairement, se montrer plus qu’hostile à leur… amitié ? Relation ? Comment qualifier quelque chose qu’on ne sait même pas décrire ?

Elle accepta sa proposition, avant de remettre sa main autour de sa tasse, continuant à parler comme si de rien n’était. Mais il y avait quelque chose, il pouvait l’entendre au son de sa voix, et sa tension presque imperceptible. Le jeune homme avait toujours été quelqu’un de très observateur, un atout dans son boulot. Il était habitué à évaluer les gens d’un simple regard, devinant s’il devait intervenir pour prévenir tout mouvement suspect, ou pas. Et s’il ne pouvait lire en Linah, le geste qu’elle avait eu la trahissait surement. Il hésita à le lui faire remarquer, craignant de la blesser, de la faire pleurer ou même pire, d’être mis à la porte. Mais avec tout ce qui s’était passé, avec l’incursion des titans au Festival, Aedan commençait à se dire que perdre du temps en palabres juste pour ne pas se lancer était inutile. Pour autant, mettre les pieds dans le plat… il opta donc pour une approche un rien plus subtile. « Sans problème. Tu ne devrais pas hésiter, tu sais. » Il hésita un bref instant avant d’enchaîner. « Nous sommes amis, Linah. C’est normal que je sois là pour toi, c’est ce que font les amis, non ? » Et peu importe que ça ne plaise pas.

C’était peut-être aussi pour ça qu’il avait sauté sur l’occasion, quand elle lui avait proposé d’amener sa petite sœur. Pour prouver, à lui-même surtout, que leur relation était tout à fait normale. Et puis, Faith était un rayon de soleil, et si Linah pouvait, au moins pendant quelques heures, sourire et rire un peu, il était tout à fait apte à subir l’aller et le retour avec sa petite sœur lui parlant de milliers de choses tout du long. Parfaitement… il faudrait qu’il briefe sa jument, par contre : avec lui, elle était au calme en général ! « Qui n’aime pas les gâteaux, en même temps ? » Demanda-t-il à la jeune femme, avec un sourire. Rivaliser avec sa mère n’était pas chose facile, mais la jeune femme s’en sortait haut la main. Pour avoir souvent été trainé ici par un Lucas qui ne tarissait guère d’éloges sur les talents culinaires de sa femme, il aurait été bien en peine de terminer qui était la meilleure. « De toute façon, tant qu’il y a du thé… » Plaisanta Aedan, en terminant sa tasse.

La conversation dévia ensuite petit à petit, et bien qu’il ait eu peur que cela réveille de mauvais souvenirs pour la jeune femme, cela ne semblait pas être le cas. Même si apparemment sa famille lui avait tourné le dos, ou plutôt qu’elle les avait laissés dans cette vie qui semblait tant leur plaire, Linah semblait s’en accommoder. Elle lui indiqua même que sa nièce lui rendait visite, de temps en temps. « Elle aussi sait ce qu’est-ce subir la pression familiale. C’est bien que vous ayez noué des liens. » Vu comment cela semblait compromis au départ, c’était sans doute plus que bien, même. Surtout que cela ne devait pas être évident tous les jours. Il avait du mal à comprendre comment des parents pouvaient à ce point rayer leurs enfants de leur vie, pour une question de ce qui lui semblait être une fierté mal placé. Il était peut-être naïf, mais une famille se devait de rester unie. Bien sûr, même chez lui il y avait son lot d’engueulades, de prises de becs plus ou moins sévères, de désaccords ou d’incompréhensions… mais pour autant, jamais leur mère n’aurait pu mettre qui que ce soit au ban de la famille. Pas même ses aînés. Même si Ez’ et Eli n’était pas entièrement de son sang, jamais ses parents n’avaient fait la moindre différence. Même Aedan, dans sa tête, ne pouvait les considérer autrement que comme ses frères. Alors oui, ce que lui exposait Linah le dépassait. Il avait franchement du mal à comprendre.
Mais Linah avait bien fait d’essayer de renouer avec sa nièce, même si son frère aurait voulu voir sa fille changer d’avis. C’était impossible, et visiblement, la jeune femme le savait elle aussi. Elle n’avait fait ça que pour calmer son frère mais visiblement, ça n’avait pas eu le succès escompté.
Aedan fit la moue lorsqu’elle enchaîna sur sa famille à lui. Parler des siens alors qu’elle venait de lui exposer que ses parents et son frère n’avaient plus de contact avec elle lui semblait étrange, presque déplacé. « Tout n’est pas toujours rose, mais on essaye de passer outre. »Dans les passes difficiles, la famille était le meilleur refuge, après tout. Et ces derniers temps, heureusement qu’il avait sa famille pour lui apporter du soutien, même s’ils n’en avaient sans doute même pas conscience. « Mon frère aîné est à l’infirmerie, et ma mère a insisté pour avoir un grand repas de famille. Ca a toujours été comme ça : en cas de coup dur, on se regroupe. »

Nul besoin d’être médium pour sentir planer le fantôme de Lucas. Linah avait fondé une famille, et elle lui avait été brutalement arrachée. Avec sa propre famille qui ne la soutenait plus, Aedan n’avait que peu de mal à appréhender comment la jeune femme devait se sentir isolée. Mais rien de ce qu’il pouvait dire, ou faire, ne pourrait changer cet état de fait, et il en était profondément désolé, en vérité.

©Falling Angel
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Dim 23 Aoû - 1:38
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole

Juste le fait qu'elle se prenne autant la tête montrait qu'il y avait quelque chose d'étrange à leur relation. Et même si elle finissait pas se dire qu'elle devrait se détendre, elle n'y arrivait tout simplement pas. Comme si c'était toujours au dessus de ses forces. Mais elle finit par accepter l'aide d'Aedan. Autant parce que ce serait ridicule ne pas le faire que parce qu'elle a envie de le voir revenir dans cette maison. Elle se rend compte que la solitude commence à lui peser. Même si elle n'accepterait pas non la présence de n'importe qui. Et puis elle a ce geste, de poser sa main sur son bras. Un geste innocent et amical, pourtant, il lui semble qu'il y autre chose en dessous. Mais peut-être qu'elle se fait des idées. Elle ne devrait pas autant se prendre la tête, elle le sait. Et pire, Aedan semble se rendre compte qu'il se trame quelque chose sous son crâne. « Sans problème. Tu ne devrais pas hésiter, tu sais. » Cela lui semblerait bien bizarre d'accepter son aide comme ça, sans broncher. Après tout, on fait plutôt ça avec la famille. Avec son homme... « Nous sommes amis, Linah. C’est normal que je sois là pour toi, c’est ce que font les amis, non ? » Amis, un mot qui sonne étrangement à ses oreilles. Sans qu'elle ne comprenne véritablement pourquoi. Après tout, s'ils devaient choisir un terme pour définir leur relation, se serait bien celui-ci, l'amitié. Elle se contente alors d'un sourire, en secouant doucement la tête dans un geste affirmatif. « Oui, nous sommes amis. » Prononcez à voix haute, ça lui paraît encore plus étrange. Et elle a l'impression qu'il manque quelque chose. Elle ne peut alors s'empêcher de reprendre la parole. « Mais ça ne veut pas dire que je peux profiter de ta gentillesse ou de ta présence sous prétexte que je l'apprécie. » Cette dernière partie, elle aurait peut-être pourtant mieux fait de ne pas la prononcer. Elle avait encore l'impression d'aller trop loin. De dire des choses qui ne devraient pas être prononcer.

Comme le fait d'inviter la petite sœur du jeune homme chez elle. Pourtant, à son grand plaisir, il accepte aussi. Elle ne peut s'empêcher de prévoir déjà les choses en grand et pense même à faire un gâteau. « Qui n’aime pas les gâteaux, en même temps ? » Elle ne peut s'empêcher de sourire avec lui. Elle aime son sourire. Elle ne s'en était pas rendue compte jusqu'à maintenant. Et ne sait d'ailleurs pas quoi faire de cette constatation. Il valait mieux rester concentrer sur la discussion. Elle préféra donc penser à un gâteau au chocolat. Tout le monde aimes les gâteaux au chocolat après tout. « De toute façon, tant qu’il y a du thé… » Son sourire s'élargit. Au moins lui aussi a quelque chose qu'il aime à mettre dans son estomac ici. Elle se dit d'ailleurs qu'elle devrait lui donner quelques sachets à emporter chez lui. Ne serait-ce que pour le remercier des rubans. « Il y a toujours du thé ici. Et si tu veux, je peux même t'en préparer pour que tu en emmènes chez toi. » Et en fait, elle aimait bien l'idée qu'il emmène quelque chose qu'elle ait fait de ses mains avec lui. Encore une autre pensée étrange. Décidément, elle ne les comptait plus.

La conversation passe finalement à un sujet bien plus intime pour Linah. Bien plus difficile à aborder aussi. Pourtant, elle s'étonne elle-même de le faire si facilement en sa présence. Elle qui a toujours eu du mal à parler de son enfance. Et surtout des regrets qu'elle pouvait bien avoir de ne pas être proche de sa famille. Mais elle ne peut s'empêcher d'être heureuse d'avoir au moins un lien avec sa nièce. Ce n'était peut-être pas grand chose, mais c'était déjà beaucoup pour elle. « Elle aussi sait ce qu’est-ce subir la pression familiale. C’est bien que vous ayez noué des liens. » Oui, elle le savait. Mais Linah déplorait qu'elle ne s’appuie pas davantage sur elle. Elle avait même déjà proposé à la jeune femme de venir s'installer ici. Qu'elle ait un endroit où se poser quand elle rentre de mission. Elle se doutait bien que retourner à Utopia devait être compliqué. Mais elle n'avait jamais accepté cette proposition. Pas quand Lucas était en vie, et toujours pas depuis qu'il avait disparu. Elle hocha tout de même de la tête, parce qu'il avait raison après tout. « Ça reste quand même étrange. J'ai pas pu la voir grandir et mine de rien, ça créé une barrière. » Elle se disait toujours que si elle avait pu la voir grandir, elle serait plus naturelle avec elle. Mais d'un autre côté, avec son frère dans l'équation, ça compliquait aussi les choses. D'ailleurs, elle fini par dire à Aedan qu'elle envie sa relation avec tout les membres de sa famille. « Tout n’est pas toujours rose, mais on essaye de passer outre. » Elle comprenait parfaitement ça. C'était quelque chose qui ne s'appliquait pas qu'à la famille. « Je crois que c'est valable pour n'importe quel relation humaine. » Dit-elle avec un petit sourire presque nostalgique. Une vie de couple, c'est pareil aussi. Il y a des hauts et des bas. Le tout, étant de ne pas laisser les bas prendre le dessus. « Mon frère aîné est à l’infirmerie, et ma mère a insisté pour avoir un grand repas de famille. Ca a toujours été comme ça : en cas de coup dur, on se regroupe. » Elle se figea un instant. Elle ne savait pas pour son frère et en fut désolé pour lui. Si malgré la situation avec sa famille, elle ne pourrait que difficilement supporter de savoir l'un d'entre eux blessés, elle imaginait difficilement ce qu'il devait endurer au vu de sa relation avec lui. « Je suis désolée pour ton frère. J’espère que ce n'est pas trop grave. Si je peux faire quoique ce soit, n'hésites pas. » Elle se doutait qu'il devait être entre de bonnes mains, mais si ses remèdes pouvaient apportés une aide, ce serait avec plaisir pour elle. « Mais vous avez raison de vous regrouper. C'est important de se soutenir les uns les autres. » C'est ce qu'elle avait finalement fait avec la sœur de Lucas. Mais bon, ce n'était pas pareil que si cela avait été sa mère qui lui aurait tenu la main, il fallait bien l'avouer. « Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi tu es là du coup. Tu as plus important à faire que venir t'assurer que je vais bien. » Ajouta-t-elle doucement. Elle appréciait ses visites et elle lui faisait du bien. Mais s'il avait autre chose à faire, elle pouvait aussi très bien le comprendre. Même s'il finirait certainement par lui manquer...
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Sam 29 Aoû - 22:41
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Linah & Aedan


Pourquoi tout était si compliqué ? Ou alors, ce n’était que lui qui voyait des complications là où il n’y en avait pas ? Pourquoi se poser des questions alors que la main de Linah prenait la sienne, alors qu’ils échangeaient banalités et sourires timides ? Aedan n’était pas totalement stupide, au fond, il voyait bien ce qui était en train de se tisser entre eux, ce lien solide qui était bien plus que de l’amitié, mais pas encore tout à fait quelque chose de plus sérieux. C’était… compliqué. Oui, décidément, la complication, ils semblaient aimer ça. N’eut été le spectre de Lucas qui semblait flotter entre eux, il y a bien longtemps que quelque chose se serait déclaré. Il avait d’ailleurs sa petite idée sur « ce quelque chose », mais comment savoir si Linah éprouvait la même chose ? Il avait peur de la brusquer, de l’effrayer, et ce qu’il s’était passé semblait dresser entre eux une barrière difficilement franchissable. Sans compter la culpabilité qu’il éprouvait encore parfois, ce sentiment de trahison qui le taraudait quand il pensait à la jeune femme. Mais trahir qui ? Le bien-aimé de Linah était mort, il fallait bien qu’Aedan parvienne à se le mettre dans la tête.
Amis, lui avait-il dit. Et bien que cela résonne bizarrement dans la bouche de la jeune femme, c’est bien ce qu’ils étaient. En attendant de démêler leurs sentiments et de savoir s’ils étaient plus que ça, amis, ce n’était déjà pas si mal, et c’était peut-être tout ce à quoi elle aspirait. Avoir quelqu’un sur qui compter… mais il craignait tellement de lui rappeler son mari disparu qu’en vérité, Aedan se sentait un peu perdu. Même quand elle finit par avouer qu’elle appréciait sa présence. Avouer, ou presque prononcé par inadvertance ? Il pouvait y avoir tant de significations à ce qu’elle venait juste de lâcher ! « Je te rassure tout de suite, j’apprécie d’être ici. » Peut-être s’avançait-il trop ? « Et tu ne profites de moi puisque j’ai proposé de m’en charger. Mais si c’est le fait de ne pas payer qui te gènes, j’accepte les règlements en cookies » Plaisanta-t-il, histoire de dédramatiser ce qu’il venait de dire. Il avait peut-être outrepassé les droits de l’hospitalité, mais il était sincère : il aimait être avec elle, à discuter ou simplement à l’observer, à la voir sourire et rire. C’était rare, mais cela valait le coup de les voir tellement ces moments heureux lui mettaient du baume au cœur.

Sa petite sœur attirerait les sourires, il en était convaincu. C’était une jeune fille adorable et pleine de vie, qui amenait la joie partout où elle passait, et Linah ne pourrait qu’être charmé de sa présence. Il n’en doutait pas une seconde : qui pouvait résister à sa petite sœur, après tout ? Lui-même le faisait très difficilement ! Linah lui sourit à son tour lorsqu’il lui fit remarquer, pour le thé, et proposa de lui en donner pour la maison. Une proposition qu’il accepta avec joie. L’idée d’emporter une petite partie d’elle chez lui, si elle avait quelque chose d’étrangement dérangeant, était en même temps fortement engageante. « Avec plaisir, merci. » Il songea à lui dire qu’il ferait de la publicité pour elle, mais ce serait un mensonge, en vérité : ce thé, il ne le garderait que pour lui. Un petit souvenir de Linah, lorsque, comme ces dernières semaines, il avait du mal à se libérer quelques heures pour faire le chemin jusqu’à Trost. « J’ai été pas mal occupé, mais le thé m’a manqué. Il n’y a pas que lui, d’ailleurs. » Précisa-t-il, ne sachant pas à nouveau s’il abusait de la gentillesse de son hôte en disant cela. Mais c’était vrai : la jeune femme lui avait manqué. Il s’inquiétait de la savoir loin, seule et sans personne pour prendre soin d’elle. Evidemment, il y avait la petite sœur de Lucas, mais elle était dans l’Exploration, et les problèmes ne les avaient pas épargné eux non plus.

Il appréciait de parler avec elle, et quand le sujet devint plus intime, cette marque de confiance le toucha plus profondément qu’il n’aurait su le dire. Même s’il peinait toujours à imaginer Linah comme une résidente de Sina, l’idée qu’elle se confie ainsi à lui le confortait dans le sentiment qu’ils étaient amis. Ou plus qu’amis, en fait.
Ils parlèrent de la nièce de la jeune femme, qu’elle regrettait de ne pas avoir connu enfant pour lier avec elle une relation plus poussée. Evoquèrent le fait que dans chaque relation, même s’il y avait des hauts et des bas, rester positif et ensemble primait avant tout. Et puis il lâcha, sans vraiment y penser, le fait que son frère aîné se trouvait à l’infirmerie. Il apprécia sa sollicitude, d’ailleurs. « Les médecins sont optimistes, et mon frère est un battant. Ca ira. » Il y avait mis la conviction qu’il fallait… peut-être presque assez pour s’en convaincre lui-même. « Oui, c’est important d’être ensemble. Surtout qu’avec nos vies, c’est assez compliqué de nous retrouver tous en famille. » D’où le fait que sa mère ait lourdement insisté pour obtenir leur présence à tous.

Mais quand Linah reprit la parole, Aedan la regarda avec perplexité. Il n’avait pas songé que ce qui était arrivé à son frère aîné aurait pu faire passer la jeune femme au second plan, en réalité. Certes, il avait décalé sa visite, mais après tout, ils n’avaient pas de date de rencontre fixée à l’avance, Linah et lui. La seconde partie de la phrase lui fit froncer les sourcils, et il répondit avec douceur. « Non, au contraire. Ezéchiel est entre des mains bien plus compétentes que les miennes, et personne ne me reprochera de m’absenter quelques heures le temps de m’assurer que tu ailles bien. » Il hésita quelques secondes. « Je suis là parce que j’apprécie de passer du temps avec toi, et que m’assurer que tout va bien ici me permet de dormir un peu mieux la nuit. » Il s’inquiétait sincèrement pour elle. Et pourtant, il n’avait rien promis à Lucas, même s’il se l’était promis à lui-même. Veiller sur la jeune femme n’était assorti d’aucune obligation, sinon morale… mais en réalité, il aimait passer du temps avec elle. Il aimait la voir, lui parler, sentir qu’elle reprenait goût à la vie. Il se sentait un peu responsable d’elle, mais en aucun cas il ne le vivait comme une obligation. Et non, il n’avait rien de plus important à faire que de passer du temps avec elle. C’était même une des choses qu’il appréciait le plus ces derniers temps.


©Falling Angel
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Ven 4 Sep - 0:57
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole

Comment est ce que des mots pouvaient-ils paraître tant à  double sens ? Linah ne le comprenait toujours pas. Pourtant, il lui semblait que toutes les paroles gentilles ou affectueuses qu'elle pourrait avoir envers Aedan pouvait être interprété d'un tas de façon différente. Mais si elle voyait tout ses interprétations, c'est qu'elle avait peut-être conscience qu'il y avait quelque chose dans leur relation d'étrange. Des choses non-dites, mais peut-être penser. Du coup, quand elle lui dit qu'elle apprécie sa présence, elle ne peut s'empêcher cette pointe de culpabilité traverser son cœur. Comme si elle trahissait Lucas. Et elle s'en voulait d'autant plus de ressentir ça. Faisait-elle vraiment quelque chose qui serait perçue comme une trahison pour son mariage ? Non. Et quand bien même, son mariage était mort. C'était douloureux, mais c'était la vérité. Une vérité qu'elle avait bien du mal à accepter au quotidien. « Je te rassure tout de suite, j’apprécie d’être ici. » Au moins, elle pouvait se réjouir qu'Aedan aime passer du temps avec elle. Bien que ce soit accompagnée de culpabilité. Pourtant, elle la mis de côté. De toute façon, elle ne faisait rien de mal. Elle passait du temps avec un ami. N'était-ce pas ce qu'ils avaient dit ? « Et tu ne profites de moi puisque j’ai proposé de m’en charger. Mais si c’est le fait de ne pas payer qui te gènes, j’accepte les règlements en cookies » Elle répondit par un sourire à sa plaisanterie. Mais elle avait presque l'impression qu'il lui offrait une explication toute faites. Un moyen de ne pas avoir à dire ce qui la préoccupait vraiment dans le fait qu'il l'aide. Ce qui n'était pas plus mal en réalité. Pas la peine de lui expliquer qu'elle avait l'impression de lui demander de prendre la place de son mari. Du moins, pour certaines choses. « Très bien, dans ce cas, prépares-toi à avoir plus cookies que tu ne pourrais en avaler en toute une vie. » Ca elle pouvait lui faire. Tant qu'il s'agissait de se mettre aux fourneaux, elle pouvait le faire.

La conversation continue tout de même, sur un ton plutôt enjoué. Linah fini même par se détendre, elle doit bien l'avouer. C'est facile quand on apprécie la conversation. Et faire des plans, avoir un projet -aussi minime soit-il que la visite d'une petite fille- fait du bien à la jeune femme. Elle avait presque perdue l'habitude de prévoir les choses. Et même l'idée de lui donner quelques sachets de thés à emmener lui fait du bien. A croire qu'elle était vraiment au plus mal, et qu'elle ne s'en rendait pas compte. « Avec plaisir, merci. » Elle ne manquerait pas de lui faire un bon petit stock. A défaut de le payer en cookies pour l'instant, elle le ferait en sachet de thé. Ce qui était tout aussi bien non ? Peut-être même plus personnel comme cadeau. Ses thés, c'était ses propres recettes, tandis que les cookies, n'importe qui pourrait en faire. « J’ai été pas mal occupé, mais le thé m’a manqué. Il n’y a pas que lui, d’ailleurs. » Et voilà qu'elle se met à rougir. Pourtant, il lui avait manqué aussi. Il fallait dire qu'elle avait tendance à se sentir seule. Bien qu'elle recevait régulièrement des visites, ne serait-ce qu'entre Hayden et Nana, mais ils étaient tout deux bien occupés. Après tout, elle aussi l'avait été, mais bon, cela ne comblait pas la solitude. Mais comme pour masquer ses rougeurs, elle se lève pour se diriger vers sa théière. Juste un peu de temps pour faire revenir le calme en elle et se tourner vers lui avec un visage sans rougeur. « Il me reste de l'eau chaude. Tu veux un autre thé ? » Non, elle ne venait pas du tout de changer de sujet...

Finalement, la conversation atteint un niveau encore plus intime, alors qu'elle se retrouve à parler de sa famille et de son enfance. Le plus étrange, c'était sans doute qu'elle le faisait naturellement, sans se sentir forcé ou mal à l'aise. Non, elle était totalement en confiance. Mieux que ça, elle appréciait même la conversation. Puis il parle à son tour de sa famille, annonçant que son frère a été gravement blessé. Elle ne peut s'empêcher de se sentir désolé et de penser à ce que lui-même doit ressentir. « Les médecins sont optimistes, et mon frère est un battant. Ca ira. » Elle se demanda un instant s'il essayait de la convaincre elle ou lui même. Après tout, elle en avait l'habitude quand elle recevait des clients quelques désespérés. Elle ne fit donc aucun commentaire. Après tout, elle comprenait parfaitement. « Oui, c’est important d’être ensemble. Surtout qu’avec nos vies, c’est assez compliqué de nous retrouver tous en famille. » Trop de soldats pour ça, elle peut le comprendre. Et elle comprenait encore davantage sa mère aussi. Voir toute sa famille partir et revenir sans arrêt. Elle devait vivre avec la peur au ventre, tout les jours. Quand il y en avait un qui rentrait, un autre rentrait. Aucun répit. « Vous avez raison, vous devez profitez de la présence des uns et des autres. » Elle aimerait pouvoir en faire de même. Enfin, il lui restait sa nièce. Du coup, elle lui demande pourquoi il est là avec elle, alors qu'on a sûrement besoin de lui ailleurs. Elle n'a pas vraiment envie qu'il ne vienne que par obligation. « Non, au contraire. Ezéchiel est entre des mains bien plus compétentes que les miennes, et personne ne me reprochera de m’absenter quelques heures le temps de m’assurer que tu ailles bien. » Elle se doutait bien que personne n'allait lui faire de reproche, mais tout de même. Il ne lui devait rien après tout. Mais comme s'il avait compris ce qui se tramait dans l'esprit de la jeune femme, il reprit la parole. « Je suis là parce que j’apprécie de passer du temps avec toi, et que m’assurer que tout va bien ici me permet de dormir un peu mieux la nuit. » Bon, vu comme ça, elle n'allait pas se plaindre. D'ailleurs elle ne peut retenir un doux sourire. « Qu'est ce que tu voudrais qu'il m'arrive ? Que je fasse pousser une plante carnivore par mégarde ? » Plaisanta-t-elle. Bon, c'était vraie qu'en temps normal, il n'y avait pas grand chose qui puisse la mettre en danger. Mais en réalité, après les événement à Karanes elle n'a que plus conscience que personne n'est à l'abri. Enfin, il valait mieux ne pas y penser maintenant. Pas alors qu'elle se sentait relativement bien. « Mais tu seras toujours le bienvenu ici. Peu importe pourquoi tu viens. » Du moins, maintenant qu'elle était assurée qu'il ne venait pas par obligation.
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Mer 16 Sep - 11:47
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Linah & Aedan


Des expressions toutes faites, des banalités, des sourires complices et des silences pas vraiment embarrassant… c’était l’essentiel de ce qu’ils échangeaient, en réalité. N’abordant que très rarement les sujets compliqués, comme s’ils craignaient que cela n’entache durablement leur relation. Pouvait-on seulement qualifier de relation ce qu’il avait aujourd’hui ? Si Lucas n’avait jamais existé… les choses auraient été différentes. S’il n’était pas mort également. Aedan, avant ce drame, ne s’était jamais autorisé à penser à la femme de son ami ainsi. Evidemment, il avait remarqué sa gentillesse et sa prévenance, la façon dont ses yeux pétillaient quand elle souriait, son rire franc et communicatif. Mais elle était la femme de son binôme, et cela s’arrêtait là. Si Lucas avait été encore de ce monde, il n’aurait probablement jamais été là, dans cette cuisine, sa main dans celle de la jeune femme, à se torturer l’esprit pour savoir quoi dire ou quoi faire. Quoi penser.
Sauf que Lucas n’était plus là, et que cela changeait totalement la donne. Il aimait passer du temps avec Linah, il avait besoin de la voir, de sentir sa présence et d’entendre sa voix. D’une toute autre jeune femme, il aurait su ce qu’elle représentait pour lui. Mais elle était Linah, et cela faisait décidément toute la différence. Toute la complexité de leur relation, aussi. Et il avait beau se dire de se laisser aller, que le temps les éclairerait, il ne pouvait pourtant s’empêcher de penser que, parfois… non. Mieux valait ne pas trop penser, en vérité.

Elle rebondit sur sa blague, l’air déterminé et adorable. « Si tu me nourris trop, je ne pourrais même plus t’aider », indiqua Aedan avec un sourire. Les pâtisseries de la jeune femme étaient un délice, il ne pouvait pas mentir sur ce point. Elle était extrêmement douée, ce qui était logique, après tout… herboriste, c’était un peu la même chose non ? Une pincée de ceci, de cela, et on obtenait un remède miracle. Enfin, peut-être pas miracle. « Mais ne compte pas sur moi pour mettre la main aux fourneaux, je ne suis pas doué » N’oublia-t-il pas de préciser.
La conversation était facile, surtout lorsqu’on parlait de choses et d’autres. De projets de visite, de sa petite sœur, d’un tas de choses qui, au final, ne les obligeait ni l’un ni l’autre à regarder la vérité en face et à s’avouer ce qu’ils ressentaient face à cette situation. Quoique… le rouge était monté aux joues de la jeune femme quand il lui expliqua qu’elle lui avait manqué. Enfin, que le thé lui avait manqué. Même si elle n’était pas assez stupide pour manquer l’allusion.
Linah se leva brutalement, et Aedan craignit d’avoir outrepassé les limites qu’ils s’étaient eux même imposé. Elle revint quelques secondes après en changeant de sujet, et il l’observa quelques instants avant de secouer la tête en signe de dénégations. « Non, merci. Je ne veux pas abuser ». D’elle, de son temps, de son amitié. Il resta songeur, se demandant s’il devait s’excuser, passer outre son changement de conversation ou alors insister. Au bout d’un moment, il le savait, il faudrait bien qu’il lui dise ce qu’il avait sur le cœur, ne serait-ce que pour avancer. Pour qu’elle avance. Evidemment, il n’était pas insensible, il savait que c’était plus dur pour elle que pour lui.

La conversation reprit, sur un sujet plus intime encore, et Aedan appréciait le fait qu’elle se confie à lui aussi spontanément. Ils étaient amis, au moins, et il devait se contenter de cette certitude pour le moment. Elle parût noter qu’il parlait plus pour lui que pour elle, mais ne fit aucun commentaire, ce dont le jeune homme lui fût gré. Elle était compréhensive et sensible, encore des qualités qu’il ne pouvait s’empêcher d’admirer. Et que d’autres admireraient peut-être. S’il n’avait jamais connu Lucas, les choses auraient-elles été différentes entre eux ?
Il finit par reconnaître qu’il appréciait d’être là avec elle, et qu’elle lui manquait lorsqu’il n’était pas là. Il aurait pensé qu’elle ne réagirait pas à sa déclaration, car s’en était presque une, mais elle lui répondit avec amusement, avant de lui dire qu’il serait toujours le bienvenu, peu importe la raison. Sauf que si les choses allaient plus loin entre eux, il craignait sincèrement de perdre cette amitié sincère qu’ils éprouvaient l’un envers l’autre. « Merci. »
Mais il craignait sincèrement pour la sécurité de la jeune femme. Trost s’était appauvri avec l’afflux des réfugiés, et avec les évènements du Festival, les gens étaient à fleur de peau. Plus qu’avant, la Garnison avait eu à régler le problème des bagarres, des gens qui pétaient les plombs ou de ceux qui se mettaient à hurler que les titans auraient tous leur peau. Trost n’était pas plus en sécurité que Karanès, pas plus en sécurité que personne. Eux qui avaient cru que le mur les protégeait avaient tous déchanté. Mais c’était un sujet encore sensible, il le savait. « Tu pourrais ? » choisit-il de plaisanter, avant de reprendre d’un ton plus sérieux. « Je sais que tu ne crains pas grand-chose ici Linah, mais l’idée que tu sois loin en cas de problème me perturbe un peu. J’aimerais faire davantage pour toi » Finit-il par avouer, un peu réticent à l’idée de lui dévoiler ce genre de chose. Il avait peur qu’elle le prenne mal, en réalité, et ne lui dise de se mêler de ses affaires. Que cela ne le concernait en rien, après tout.


©Falling Angel
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Sam 19 Sep - 21:02
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole

Linah avait l'impression que tout ce qu'elle disait avait un double sens. Sûrement parce que dans sa tête, il y avait autre chose qui tournait en boucle. A force d'y penser si fort, elle devait croire que cela allait transparaître dans ce qu'elle disait. Comme si elle attendait de voir dans le regard d'Aedan qu'il comprenait ce qui se passait dans sa tête. Au moins, les sujets légers étaient le plus facile à gérer. Et cela lui faisait du bien aussi. Elle arrivait à sourire. Bon, peut-être pas un grand sourire jusqu'aux yeux. Mais les petits c'étaient déjà pas mal. « Si tu me nourris trop, je ne pourrais même plus t’aider. » D'ailleurs, un autre apparaît sur son visage. « Je prends le risque alors ! » Dit-elle en fronçant légèrement le nez. De toute façon, elle préférait bien plus faire plaisir aux autres -même si ce n'était qu'avec des cookies- que d'utiliser les autres. Même si elle avait bien besoin d'aide. Et puis, elle aimait se plonger dans autre chose que ses remèdes de temps en temps. Et la cuisine c'était son domaine de prédilection pour ça. Elle s'y détendait. Surtout quand elle cuisinait pour les autres. Après tout, elle avait sa vie centrée sur les autres. « Mais ne compte pas sur moi pour mettre la main aux fourneaux, je ne suis pas doué. » Elle leva les yeux au ciel avec un autre sourire. « Comme si je pouvais te demander de l'aide pour ça. Pendant que je serais aux fourneaux, tu travailleras. Ça te paraît plus correct ? Comme ça, tu feras des pauses pour les cookies. » En fait, même si elle plaisantait, elle s'imaginait déjà très bien la scène. Et elle savait déjà qu'elle pourrait l'aimer, ce qui était déjà terrifiant en soi. Il était devenu si important pour elle en peu de temps. Sans doute pour ça qu'elle n'arrive pas à retenir cette réaction stupide alors qu'il dit -enfin sous-entend- qu'elle lui a manqué aussi. Elle rougit et fuit pratiquement, avant de changer de sujet pour revenir sur le thé, lui proposant une nouvelle tasse. « Non, merci. Je ne veux pas abuser » « Tu n'abuses pas. » Et elle ne parlait pas non plus que du thé. C'était juste elle qui réagissait bien trop vivement. Et bêtement. D'ailleurs quand il dit qu'il vient parce qu'il s'inquiète surtout pour elle, elle réagit bien plus calmement. Elle lui dit alors qu'il est toujours le bienvenu ici, elle ne pouvait pas être plus sincère. Elle aime passer du temps avec lui et au final, elle ne se priverait de sa présence pour rien au monde. Même s'il y avait cette gène étrange qui ne voulait jamais la laisser tranquille. « Merci. » Mais elle tente aussi de le rassurer, lui rappelant qu'elle ne craignait pas vraiment grand chose. Elle en plaisante même, parlant de plante carnivore. Pas vraiment le genre de chose qu'elle faisait pousser de toute manière. « Tu pourrais ? » Elle eut un sourire amusée. « Je pourrais, mais je connais mes plantes par cœur. Je la repérerais avant qu'elle ne puisse m'avaler tout rond. » Plaisanter faisait tout autant de bien. Cela détendait l'atmosphère. Faisait diminuer un peu la pression, la tension qui s'était installée. Mais il suffisait de pas grand chose pour la faire revenir. « Je sais que tu ne crains pas grand-chose ici Linah, mais l’idée que tu sois loin en cas de problème me perturbe un peu. J’aimerais faire davantage pour toi » Pourquoi fallait-il que son cœur s'accélère subitement ? C'était ridicule. Après tout, ils ne faisaient que parler, comme le ferait deux amis. Pourtant, elle a l'impression d'entendre un sous-entendu, un non dit. « Tu fais déjà beaucoup je t'assure. » C'était tellement vraie. Et pas que parce qu'il se proposait pour l'aider dans son jardin. Sa présence lui avait fait tellement de bien et depuis longtemps. « Je sais pas où j'en serais si tu n'étais pas là. » C'était tellement vraie. C'était avec lui qu'elle avait appris à sourire à nouveau. Et qu'elle apprenait à rire, petit à petit. Certes, elle avait d'autres personnes autour d'elle, mais la plupart ne parvenait pas à lui faire la même chose. Nana, quand elle venait, était bien trop souvent centrée sur Lucas. Et les autres, souvent il cherchait d'abord à savoir comment elle allait avant de parler normalement avec elle. Aedan, en ne posant jamais cette question, avait détruit cette première barrière. Et puis, elle était tout simplement bien avec lui, sans parvenir à comprendre le pourquoi du comment. Et au final, était-ce si important ? Tant que ça lui faisait du bien... « Et quand à la distance, à part t'installer ici, je vois pas trop comment calmer ton inquiétude. » Tente-t-elle de plaisanter.
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