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Bien à l'abri des Titans !
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Jiminy Cricket is an asshole || Linah

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Ven 24 Juil - 22:42
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Linah & Aedan


Aedan terminait la vaisselle du petit déjeuner. Il s’était levé tôt, même s’il ne travaillait pas ce matin. La force de l’habitude, et sans doute les cris des jumeaux n’y étaient pas totalement étranger non plus. Il s’était donc chargé du petit déjeuner, puis de la vaisselle qui le suivait, quand il fut interrompu dans son occupation par l’arrivée de sa petite sœur."Tu sors ?" Demanda-t-elle en levant les yeux vers lui.
Il la contempla avec un sourire un petit moment, avant de désigner les assiettes. "Non, je fais la vaisselle." Un soupir, un regard excédé, il ne lui en fallait pas plus pour comprendre que sa sœur ne goûtait pas à ses plaisanteries douteuses. Avant qu’elle ne puisse répliquer, il lui demanda ce qui lui faisait dire ça. La petite fille leva les yeux au ciel avant de pointer le doigt sur ses vêtements. "Tu as mis ta plus belle chemise." Oh. Elle était perspicace, pour son jeune âge. Aedan avait en effet prévu de passer voir Linah, avant que cette dernière n’ait trop de travail. Presque une semaine était passée depuis les évènements du Festival, c’était la première matinée où il pouvait souffler un peu, et il avait décidé d’en profiter pour rendre une visite à la jeune femme, qui, elle aussi, devait avoir sa part de travail. Depuis le décès de Lucas, il passait régulièrement s’assurer qu’elle allait bien, et qu’elle ne se morfondait pas trop. Pleurer était essentiel, et ça faisait du bien, mais la laisser sombrer dans le désespoir ne serait pas lui rendre service. Et si il s’acquittait de cette tâche uniquement en mémoire de son binôme au départ, depuis quelques temps, il éprouvait un réel plaisir à discuter avec la jeune veuve, à la voir sourire, à écouter ses anecdotes.
"Je vais voir une amie", confirma-t-il en terminant sa tâche. "Ton amie qui est très triste ?" Aedan se retourna, observant sa jeune sœur avec curiosité. Saisissant la petite fille par les hanches, il la mit assise sur la table, de façon à ce qu’elle soit à la même hauteur que lui, sans la lâcher du regard. Elle finit par avouer l’avoir entendu parler avec leur mère. "Je vois. Oui, mon amie qui est triste." Il n’attendit pas longtemps la prochaine question, et s’y prépara mentalement. Faith était dans une période où elle voulait se mêler de tout, et elle était trop jeune encore pour comprendre à quel point certains sujets faisaient mal, même longtemps après.

"Pourquoi est-elle triste ?" Evidemment, ça n’avait pas loupé. Aedan sentit sa gorge se serrer, comme à chaque fois qu’il évoquait Lucas. Il s’efforça de passer outre, pourtant, laissant un moment la question en suspens le temps d’assurer sa voix. Inutile d’effrayer la petite, c’était déjà assez compliqué comme ça avec tout ce qu’il s’était passé." Parce que quelqu’un qui lui était très cher a perdu la vie."" D’accord. A tout à l’heure." Elle sauta de la table, filant à toutes jambes, ravie d’avoir eu sa réponse. Elle comprenait bien qu’il ne désirait pas s’étendre sur le sujet, et il lui en était reconnaissant. La mort était une présente constante dans leurs vies, et les enfants, même jeunes, étaient très tôt confrontés à ce sujet délicat, bien assez pour comprendre ce que cela impliquait.
Aedan termina de se préparer avant de quitter la maison, prenant le chemin du district de Trost où vivait Linah. Juché sur Danseuse, sa jument bai, il accompli sans effort le chemin, devenu habituel, et se retrouva devant l’habitation sans même avoir besoin d’y penser. Il tenait un petit paquet à la main, acheté sur le marché la veille. Rien d’exceptionnel, quelques rubans pour attacher ses cheveux, mais il aimait bien la surprendre avec ces petites attentions qui ne payaient guère de mine. Il aimait la voir sourire quand il lui tendait son cadeau, des babioles le plus souvent, et se demander ce qu’il avait encore pu acheter.
Il avait le vif souvenir d’une jeune femme souriante et épanouie, toujours ravie quand Lucas l’entrainait pour le dîner, le plus souvent sans prévenir. Elle avait le don pour mettre tout le monde à l’aise, mais depuis que son mari était mort, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Lui arracher un sourire était devenu le défi du jour pour Aedan, qui s’acquittait de sa tâche avec un succès relatif.

Quelques coups à la porte, deux courts, un long. Qu’elle sache que c’était lui… pour que si elle n’en ressentait pas la force, elle fasse mine de ne rien entendre. Il se demandait parfois si le voir ne ravivait pas ses mauvais souvenirs, s’il ne lui tapait pas trop sur le système, à se préoccuper ainsi de son bien-être. Bien qu’il ne lui demanda jamais comment elle allait. La réponse ne plairait à personne, et il n’avait pas envie de remuer le couteau dans la plaie.
Il s’était surpris à apprécier leurs moments d’échanges, à passer outre le souvenir de Lucas pour parler d’elle, de lui aussi parfois. De son boulot, de son jardin. Il n’y connaissait pas grand-chose aux plantes, mais le sujet l’intéressait, sans qu’il n’ait besoin de se forcer. Aedan avait toujours été un assoiffé de connaissance, et sur ce sujet qu’il ne maîtrisait pas, elle avait des tonnes de choses à lui expliquer. Et pendant qu’ils parlaient de choses et d’autres, de plantes, de cuisines ou d’autres sujets sans grande importance, ils ne pensaient pas à Lucas. Ou à la complicité qui s’établissait entre eux.
Enfin, presque pas.


Falling Angel


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Mer 5 Aoû - 16:34
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole


Linah avait l'impression de retourné dans le passé. De revivre ses horribles moments de la chute de Maria, alors qu'elle avait jamais eu autant de boulot de toute sa vie. Le problème c'est qu'elle pensait tout autant au malheur qui en avait découlé. Se plonger à corps perdus dans ses remèdes et ses plantes avaient été le meilleur moyen de ne pas sombré dans le désespoir. Une nouvelle fois. Elle avait vu les blessés défilés devant ses yeux. Et à chaque fois qu'un nouveau patient arrivait, elle ne pouvait que se demander, l'espace d'un instant, si c'était quelqu'un qu'elle connaissait. Puis le soulagement la submergeait quand elle voyait que non. Avant que ce soit le tour de la culpabilité de débarquer dans sa petite tête. Parce que si elle ne connaissait pas les morts et en était soulagé, ils restaient les proches de quelqu'un d'autres et elle ne pouvait que trop comprendre la douleur qu'ils allaient éprouvés. Parce qu'elle l'éprouvait elle-même, au quotidien. Et si par moment elle allait mieux, ce n'était toujours que momentanée. Mais au moins, cette semaine, elle n'avait pas eu l'occasion dé réfléchir. Et ne pas penser, c'était éviter une énième crise de larme. Elle en avait eu trop souvent. La dernière en date avait été pour une stupide tasse que seul lui utilisait. Tout et n'importe quoi pouvait créer une émotion trop forte pour elle. Elle espérait quand même qu'un jour, elle pourrait juste sourire en pensant aux souvenirs qu'elle avait avec Lucas.

Depuis qu'elle avait perdu son mari, elle avait passé beaucoup de temps dans son jardin ou à préparer d'autres remèdes. Elle avait commencé à stocker beaucoup de choses. Plus qu'elle n'avait jamais pu le faire toute sa vie. Elle n'aurait pas cru qu'un jour -surtout aussi rapidement après Maria- son stock lui soit finalement aussi utile. Une semaine après le festival, ses étagères étaient bien vide. Elle s'activait à les remplir à nouveau depuis. Elle préparait des bocaux de feuilles pour des tisanes, préparait des pommades. Mais si avant elle avait fait tout ça pour s'occuper, il lui semblait maintenant qu'elle faisait tout ça en urgence, comme si elle s'attendait à une autre catastrophe prochainement. A croire que le monde volait en éclat. Ou tout du moins, celui de la jeune femme. Elle était peut-être là la véritable raison de cet acharnement au travail de la part de la jeune femme. Elle tentait de contrôler le peu de choses où elle pouvait le faire. Parce qu'il fallait bien se l'avouer, les autres détails de sa vie, elle ne les contrôlaient pas vraiment. Preuve en est quand un sourire s'épanouit inconsciemment sur ses lèvres alors qu'on frappe à la porte. Elle n'a pas besoin d'aller à la porte pour savoir qui est là. Il n'y a qu'une personne qui frappe de cette manière et un quart d'instant, elle se demande pourquoi elle se sent subitement si heureuse de savoir qu'il est là.

Elle devait l'avouer, Aedan avait fini par être important pour elle au fil des semaines. Certes, il avait été le terrible message de la plus horrible des nouvelles qu'elle aurait pu entendre. Mais il avait aussi été là pour elle. Rapidement, elle s'était mise à aimer ses moments avec lui. Se sentant plus calme, presque apaisée, alors qu'elle arrivait à converser avec lui de façon la plus naturel du monde. Elle n'y arrivait plus vraiment avec les autres depuis la mort de Lucas. Ils semblaient tous attendre le moment où elle allait craquer. Mais pas Aedan.  Elle se dirigea alors vers la porte, tentant de refréner ce sourire qu'elle ne comprenait pas -ou ne voulais pas comprendre-. Et c'est sans surprise que son regard tombe sur les yeux bleus du jeune homme. « Salut. » Dit-elle avant de s'écarter de la porte pour laisser de la place. « Entres. Tu veux un thé ou autre chose ? » Elle était fière de ses thés. Certains avaient des vertus médicinales, mais elle en avait aussi juste pour le plaisir de boire une boisson chaude. Elle faisait aussi poussée certaines plantes pour son plaisir. « Je suis contente de te voir. » Aucune phrase ne lui avait paru plus sincère. Elle avait su qu'il allait bien, après tout, elle avait toujours des contacts dans la garnison, et même dans l'escouade Lightwood, mais n'avait pas pu le voir. Elle se rendit compte qu'elle se sentait d'autant plus soulagé de voir qu'il était bel et bien en un seul morceau après le festival. Mais elle ne s'en assure pas davantage en lui demandant comment il va. Cette question n’apparaît jamais dans leurs conversations, comme un accord silencieux qu'ils auraient passés ensemble.
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Jeu 6 Aoû - 22:05
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Linah & Aedan


Aedan n’était pas un habitué du coin. Il avait vécu toute sa vie à Karanes, dans l’attente, comme tous les gamins du quartier, du passage du bataillon d’exploration. Ici, il se sentait perdu, comme privé de ses repères, du moins, jusqu’à ce que la maison de Linah apparaisse dans son champ de vision. Souvenirs de jours plus heureux, mais de toute façon, depuis la chute du mur, les jours heureux semblaient, eux aussi, s’être écroulés. Le jeune homme avait donc conduit sa jument vers la maison, avant d’en descendre et de frapper à la porte, de cette façon si particulière qui sonnait presque comme un code entre eux.
Elle n’avait jamais refusé de le voir. Elle aurait pu pourtant, étant donné que son monde s’était écroulé la première fois où il s’était présenté, seul, sur le pas de sa porte. C’était les risques du métier, tout le monde en était conscient, mais tant que cela ne nous frappe pas directement, tout le monde refusait d’y penser. La Garnison payait elle aussi un tribu aux Titans, bien moindre que celui de l’Exploration pourtant. Et si jusqu’à maintenant Aedan n’avait perdu aucun de ses proches, il vivait avec, dans un coin de son esprit, la peur que cela arrive un jour. Rien qu’à l’idée de revivre ce qu’il avait vécu avec la perte de Lucas… oh oui, il aurait mille fois compris que Linah puisse refuser de le voir. Mais au lieu de ça, il prenait relativement souvent de ses nouvelles, et à grand soulagement, elle semblait heureuse de le voir. Quant à lui, il devait reconnaître que cela lui faisait du bien, de passer un peu de temps avec elle, à discuter de tout et de rien si facilement. Peut-être parce qu’ils vivaient la même chose, même si il pouvait difficilement comparer sa peine à celle qu’elle devait ressentir. Et c’était très exactement pour ça qu’ils n’en parlaient jamais.

Linah ouvrit la porte, l’invitant à entrer et lui proposant une tasse de thé, proposition qui arracha un sourire au jeune homme. Son hôte était connue pour être une excellente cuisinière, mais ses connaissances en herbes et plantes de toutes sortes étaient vraiment étonnantes. La jeune femme était un puits de sciences, et si elle lui proposait un thé, il était sûr de se régaler. « Un thé, avec plaisir », accepta-t-il en entrant, avant de lui tendre son petit cadeau. Il l’avait acheté, à ce qu’il lui semblait, une éternité avant tout ces évènements. « Je suis ravi d’avoir pu me libérer un peu. Je comptais passer plus tôt, mais… » Le Mur. Les blessés. Ezechiel. Le boulot. « J’ai été un peu occupé. »
Il apprécia sa phrase pour ce qu’elle était, une reconnaissance tacite du fait qu’il était en forme, mais surtout en vie. Quant à lui, inutile de détailler ce qui l’avait retenu, elle avait dû voir passer bien assez de blessés pour que le sujet ne soit pas à évoquer. Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ? Elle savait bien de quoi s’était composée ses journées depuis le Festival, elle l’avait sans doute vécu bien assez avec Lucas, sans même qu’un Titan n’intervienne dans l’histoire. Ils avaient décidé, comme d’un commun accord, de ne pas se pencher sur les sujets douloureux. Cela leur laissait bien assez de sujets à évoquer, de toute façon.

« J’espère que ça te plaira », indiqua-t-il en désignant le petit paquet. « Ma petite sœur m’a aidé à choisir ». Il marqua un temps d’arrêt avant de se passer la main dans les cheveux, l’air embêté. « Oublie ma dernière phrase, tu veux ? Parce que c’est franchement ridicule » dit-il en riant. Il est clair que dire à une femme que sa petite sœur de dix ans l’avait aidé à faire un choix de couleurs pour quelques rubans à mettre dans les cheveux, c’était un peu passer pour un idiot… ou un homme sans aucun goût. La deuxième option était certes valable, mais sur le coup-là, Aedan n’en avait rien à faire de passer pour un idiot. Avec Linah, la conversation était aisée, et s’il ne mesurait pas, à cet instant, l’impact de ses paroles, il savait que ça n’avait aucune conséquence. Et puis, si se ridiculiser pouvait permettre un sourire sur les lèvres de la jeune femme, le jeu en valait la chandelle. Il appréciait sincèrement la jeune femme, et c’était déjà le cas quand Lucas était encore en vie. Il aimait passer du temps chez eux, à discuter tout simplement, à passer du bon temps, à les voir rire. Lui qui n’était jamais resté avec une fille assez longtemps pour avoir envie de lui passer la bague au doigt ne se sentait jamais de trop, et admirait leur complicité. Linah était une jeune femme qu’il n’était guère difficile de trouver agréable, et depuis la mort de son mari, leurs moments de réconfort mutuel était devenu important pour lui. Leur conversation aussi, même si cela restait du domaine du superficiel, le plus souvent. Se confier n’était jamais évident, et encore moins lorsqu’un deuil de ce genre était à peine commencé.



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Ven 7 Aoû - 22:50
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole


Dans le fond, Linah savait qu'elle ne devrait pas être aussi heureuse de voir Aedan. Certains auraient même dit qu'elle remettait sur lui le souvenir de Lucas. Mais elle savait que ce n'était pas vraiment le cas. Elle avait appris à l’apprécier pour lui même. Et de toute manière, elle n'avait jamais été du genre à tuer le messager. Certes, c'était lui qui lui avait annoncé la plus horrible des nouvelles, mais elle n'avait jamais pu lui en vouloir pour ça. Tout comme elle n'avait jamais remis la faute de la mort de son mari sur son coéquipier. Elle avait trouvé cette façon de penser stupide. Elle savait que si elle devait imputer la faute de la mort de son mari à quelqu'un, c'était aux titans ou, au pire, à lui-même. Mais Aedan n'était pas remis en cause. Et au contraire, il l'avait toujours soutenu. Et elle appréciait sa compagnie, elle ne pouvait pas le nier. Quand elle lui propose un thé, c'est véritablement pour passer du temps avec lui, et non pour paraître polie comme elle pouvait le faire avec d'autres. « Un thé, avec plaisir » Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle remarqua le paquet qu'il tenait en main. Elle avait tout simplement été happée par son regard, sans regarder le reste. Une façon de faire pas vraiment professionnel quand on doit être observatrice. Si elle ne faisait pas attention aux détails, elle risquait de perdre un client. Enfin, elle eut tout de même un léger sourire quand son regard tomba sur le paquet. Elle commençait à être habituer à recevoir ses petits cadeaux. Rien de bien énorme ou cher, mais juste des petites intentions qui lui faisait toujours plaisir. Comme pour montrer qu'il avait penser à elle. Les premiers temps, elle n'avait pas su comment accepter ses paquets, mais au final, elle avait fini par les accepter pour ce qu'ils étaient. Un simple petit présent d'un ami. « Merci. » Dit-elle alors en s'en saisissant, sans pour autant ouvrir le paquet. « Je suis ravi d’avoir pu me libérer un peu. Je comptais passer plus tôt, mais… » Elle l'écoutait tout en se dirigeant vers sa cuisine. Il n'avait pas vraiment besoin d'ajouter quoique ce soit après son mais. Elle savait très bien ce qu'il voulait dire. Tout le monde avait eu sa part de travail. Même les civils. « J’ai été un peu occupé. » Elle posa doucement le paquet sur la table avant de prendre sa bouilloire pour mettre l'eau à chauffer. « Ne t'en fais pas, ici aussi j'ai été occupée. » Une fois l'appareil en train de chauffer, elle se tourna vers lui, avant de désigner une autre table dans la cuisine, où elle faisait ses préparations. « Et je le suis toujours plus ou moins. Mais une pause est la bienvenue. » Plus que bienvenue même, elle allait péter les plombs si elle restait au milieu de ses plantes plus longtemps. Elle avait beau aimé son boulot, il fallait pas non plus se surcharger. Pourtant, elle faisait bien plus depuis la perte de Lucas. Mais il fallait croire qu'elle savait encore écouter quand son corps lui disait de calmer la cadence. Et puis, elle avait vu tellement de blessés ses derniers jours, qu'elle avait aussi besoin de souffler. Surtout alors qu'elle avait regarder chaque patient en craignant de reconnaître quelqu'un qu'elle connaissait.

Ne s'asseyant pas encore puisqu'elle attendait que l'eau chauffe, elle attrapa alors le paquet, se décidant à le déballer. « J’espère que ça te plaira » Elle savait déjà que c'était le cas. C'était toujours le cas. « Ma petite sœur m’a aidé à choisir » Elle eut un sourire. Elle savait qu'il avait une famille nombreuse et présente. Elle l'enviait presque, surtout quand elle pensait à ses relations avec ses propres frère et sœur. Au moins, elle avait encore des nouvelles de sa sœur, mais son frère... Depuis qu'elle avait échouer à faire changer d'avis sa nièce, il semblait lui en vouloir personnellement de voir sa fille au bataillon d'exploration. Comme si elle aurait pu faire quoique ce soit de toute façon... « Oublie ma dernière phrase, tu veux ? Parce que c’est franchement ridicule » Elle eut un petit rire, alors qu'elle vit enfin ce que contenait le paquet. Des rubans. Jolies qui plus aient. « Je vois pas en quoi c'est ridicule. Elle a bon goût. Tu la remercieras pour moi. » Un sourire vissé sur le visage, elle les posa sur la table avant d'en choisir un, pour nouer tout de suite ses cheveux. « Ils sont parfait. Merci. » Elle se tourna de nouveau, attrapant deux tasses et sortant deux sachets de mousseline qu'elle avait elle-même préparé plus tôt. La bouilloire siffla, annonçant qu'elle était prête. Elle l'attrapa donc, avant de verser dans les tasses. Elle reposa la bouilloire, avant de tendre sa tasse à Aedan et de s’asseoir à table, face à lui. Tenant sa tasse d'une main, elle attrapa un des ruban de l'autre. « Quel âge a ta sœur ? » Demanda-t-elle alors, se rendant compte qu'il avait beau venir régulièrement la voir, elle ne savait pas grand chose de sa famille. Ou de lui en vérité.
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Dim 9 Aoû - 21:41
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Linah & Aedan


On lui avait dit qu’il se torturait pour rien, qu’il ne devait rien à Lucas, encore moins à sa veuve. Que la mort de son binôme était certes terrible, mais qu’il ne devait pas s’en sentir coupable. On lui avait sorti des tas de raisons qui le poussaient à couper les ponts avec Linah, de la plus fantaisiste à la plus réaliste, mais il n’avait jamais rien écouté. Aedan avait la réputation d’être un garçon têtu, et elle n’était pas imméritée. La jeune femme, loin de raviver la douleur et la mort, lui remémorait pourquoi il était devenu soldat. Pour protéger les plus faibles, pour les voir s’épanouir tandis que la mort rôdait alentours. Il avait craint, un temps, que sa présence ne ravive la douleur de la jeune veuve, mais jamais elle n’en avait fait mention, et jamais elle n’avait refusé de le voir. Ils se réconfortaient mutuellement, chacun sentant la présence de l’autre nécessaire pour finalement faire son deuil. Ils discutaient, souriaient, riaient même parfois. Rarement, trop rarement, mais cela leur arrivait. Et plus les jours avançaient, plus Aedan devait reconnaître qu’il aurait du mal à se passer de la présence réconfortante de la jeune femme. Il refusait de penser à cet état de fait, ou à ce que quiconque aurait pu en conclure. Après tout, cela ne concernait qu’elle et lui.
Elle lui avait proposé une tasse de thé, qu’il accepta avec plaisir. Linah était une botaniste douée, et ses thés valaient le détour. Lui n’avait pas grand-chose à offrir en échange, mais il aimait la surprendre par de petites attentions. Pas grand-chose, uniquement pour lui faire savoir qu’il pensait à elle. Qu’elle n’était pas seule. Il ne savait pas grand-chose d’elle, en vérité, mais de ce que lui avait confié Lucas parfois, au détour d’une conversation, sa famille n’était guère présente. Alors, pour Aedan, c’était une façon de lui montrer que quelqu’un, parfois, pensait à elle. En tout bien tout honneur.

Il la suivit dans la cuisine, restant sur le pas de la porte, observant la petite pièce qui était presque devenu familière. Presque. Un endroit douillet et chaleureux, si on excluait les préparations en cours qui semblaient joncher une autre table. Le travail de Linah, se remémora-t-il tandis qu’elle s’activait aux fourneaux. Elle était apothicaire, et clairement, elle n’avait pas du chômer ses derniers jours. Elle le rassura quant au fait qu’il n’avait pas pu passer plus tôt, arguant qu’elle aussi était occupée ces derniers jours.
Il la contempla un moment sans rien dire, avant de lui indiquer la table. « Si jamais tu as besoin d’aide, n’hésite pas. Je ne te promets pas d’être un assistant exceptionnel, mais je ne demande qu’à apprendre. » L’invita-t-il avec un sourire, histoire de lui faire comprendre qu’il ne disait pas cela par convention, ou simplement pour être poli. Elle avait l’air fatiguée, ce qui n’était guère étonnant, si l’on prenait en compte toutes les catastrophes récentes. Aussi s’abstint-il de le lui faire remarquer, surtout qu’il était, peu ou prou dans le même état. Depuis la chute de Maria, elle comme lui n’avaient pas franchement eu l’occasion de dormir assez pour récupérer.

Linah déballa son présent, complimentant sa sœur pour l’exactitude de ses goûts. Aedan ne pût empêcher un sourire fier de s’épanouir sur ses lèvres ; ses jeunes frères et sœurs, il les adorait. Il s’en occupait avec bonheur, jonglant entre ses responsabilités et son statut de frère aîné, sans jamais se lasser. Certes, cela lui faisait du bien de quitter la maison et de se retrouver seul, loin de la vie bruyante de la maisonnée, mais il savait pertinemment qu’il aurait du mal à s’en passer, un jour. C’était bien pour cela qu’il n’avait pas quitté le cocon douillet de la demeure familiale des Mahon, au contraire de ses frères aînés ou de Tigern. Linah noua un ruban dans ses cheveux avant d’aller s’occuper du thé, puis de s’assoir face à lui. Il avait pris place sur la table de la cuisine, et observa la jeune femme un petit moment avant qu’elle ne prenne la parole. « Elle a dix ans : l’âge des paillettes, des robes qui tournent et des tresses dans les cheveux. En somme, je suis un grand frère complètement perdu », plaisanta-t-il en lui répondant.
Il est vrai qu’ils ne parlaient guère de leurs familles respectives, même si depuis le drame, ils se côtoyaient régulièrement. A vrai dire, Aedan ne savait pas grand-chose sur la jeune femme qui lui faisait face, mis à part les grandes lignes de sa vie récente, ses talents de cuisinières, son amour pour les plantes… des sujets qui restaient intéressants, et qui ne risquaient pas de les entraîner sur la pente savonneuse des souvenirs.

Il avala une gorgée de sa boisson, prenant la précaution de souffler sur le liquide brûlant avant de reprendre la parole. « C’est un délice. » Complimenta-t-il Linah. « Tu fais pousser ça dans ton jardin ? A ce que j’ai pu constater, le marché de Trost n’est guère fourni ». Depuis l’afflux d’immigrés venus des districts tombés sous les coups des Titans, Trost avait quelque peu dépéri. Linah ne semblait pas souffrir de cet état de fait, mais pour autant, Aedan tenait à s’assurer qu’elle ne manquait de rien.




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Lun 10 Aoû - 0:31
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole


Elle avait toujours été du genre à accueillir facilement les gens. A les rassurer d'un sourire. Ce qui n'avait jamais collé avec la famille McAllister d'ailleurs. Ses parents aimaient se comporter comme des aristocratiques descendant d'une lignée prospère plutôt que d'être de simple êtres humains. Elle, elle avait toujours eu besoin d'avoir ce contact avec les autres, de se lier véritablement avec les gens. Du moins avec autre chose que de l'argent pour cimenter le lien. Mais elle savait que c'était plus que ça avec Aedan. C'est vrai, une personne sensé aurait chercher à se lier à quelqu'un d'autre si c'était par besoin. C'était juste lui en réalité. C'était facile d'être avec lui. Elle se sentait étrangement en paix en sa présence. Et franchement, elle n'avait pas envie que ça s’arrête. « Si jamais tu as besoin d’aide, n’hésite pas. Je ne te promets pas d’être un assistant exceptionnel, mais je ne demande qu’à apprendre. » Elle savait qu'il était sincère et qu'il le pensait vraiment. Mais elle se voyait mal lui réclamer de l'aide pour préparer ses remèdes. [color=crimson)« Pour ça, même si j'ai beaucoup à faire, ça va je gère. Mais si tu insistes, j'ai un bout de jardin à bécher. »[/color] Oui, elle pourrait bien l'utiliser pour autre chose, mais elle plaisantait à moitié, comme en attestait le sourire de la jeune femme. Surtout que pour le moment, son jardin n'en avait pas besoin. Mais quand ce serait le cas, elle ne savait pas trop comment elle allait faire. C'était Lucas qui lui avait toujours fait, Linah manquant de force dans les bras. Enfin, à chaque jour suffit sa peine, et tout les jours elle devait apprendre à faire des choses que son mari faisait par le passé.

Heureusement pour elle, la conversation dériva alors qu'elle ouvrait son paquet. S'appesantir sur Lucas n'allait pas l'aider, elle l'avait compris maintenant. Il valait mieux se concentrer sur les vivants, comme la sœur d'Aedan. « Elle a dix ans : l’âge des paillettes, des robes qui tournent et des tresses dans les cheveux. En somme, je suis un grand frère complètement perdu. » Elle ne put retenir un léger rire. Ils étaient suffisamment rare pour qu'elle s'en rende compte et qu'elle porte une main à sa bouche. Comme si elle était choquée, ou qu'elle ne voulait pas le laisser lui échapper. C'était un peu les deux sentiments qui l'habitait. Le moindre rire déclenchait beaucoup de choses chez elle. Au début, elle pensait même trahir Lucas à rire de nouveau. Avant de se rendre compte que non. Il avait toujours dit aimé son rire et elle savait qu'il lui aurait reproché de ne plus le faire. Elle abaissa alors doucement la main de son visage, la posant autour de sa tasse. « Tu devrais l'amener ici un jour. Il paraît que je fait de sublimes tresses. » Mais qu'est ce qu'elle racontait maintenant ? Ne serait-ce pas déplacée d'inviter la petite sœur d'Aedan ? Elle avait tout simplement écoutée son envie et son instinct. « Et puis, je suis sure qu'elle adorerait ramassé quelques fleurs de mon jardin pour ses cheveux. » Elle-même faisait ça plus jeune, une chose qui exaspérait sa mère, encore une fois. Elle s'était toujours promis de ne pas faire la même chose à ses propres enfants. Enfin, maintenant, elle ne savait pas si elle allait en avoir un jour. Elle en doutait un peu.

Elle vit alors Aedan prendre une gorgée de son thé. « C’est un délice. » Elle aimait le compliment. Oh, depuis le temps, elle savait qu'elle était doué pour ça, mais c'était à croire qu'elle n'en était jamais sure. Du moins, jusqu'à ce qu'on le lui dise. « Tu fais pousser ça dans ton jardin ? A ce que j’ai pu constater, le marché de Trost n’est guère fourni » Elle hocha de la tête. « J'essaie de faire pousser un maximum de choses dans mon jardin. J'achète que ce qui me manque. » Et maintenant qu'elle était seule, elle se contentait d'encore moins. Souvent, c'était pour acheter du pain qu'elle allait faire des achats. Et encore... « C'est vrai qu'il y a mieux comme marché quand même. La première fois que je l'ai vu j'ai cru à une blague. En même temps, j'avais 14 ans et je venais de quitter le mur Sina. Ça fait une sacré différence. » Voilà qui était bien étrange. Elle évoquait rarement qu'elle avait grandit derrière un autre mur que Rose. On pouvait pas non plus dire qu'elle était fière de ses origines. Elle avait tendance à être dur envers les habitants de cette région. Bien qu'elle savait que c'était faire d'un minorité une généralité en les traitant de pleutres. Certains ne connaissaient rien d'autres de toute manière. Mais bon, la vérité était qu'elle était en train de dévoiler au jeune homme une partie de sa vie qu'elle n'aimait pas évoquée, en général. Mais bizarrement, là, ça ne la dérangeait pas. Peut-être parce qu'il lui avait parlé de sa sœur lui de son côté. Donnant-donnant en quelques sortes.
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Mar 11 Aoû - 0:16
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Linah & Aedan


Si tenir compagnie à Linah les premières semaines du décès de Lucas lui avait paru plus qu’évident, Aedan avait cependant fini par se questionner sur cet état de fait. Il l’appréciait sincèrement, et ne voulait rien d’autre que la soutenir, considérant qu’il s’agissait de son devoir. De ce que Lucas aurait voulu, aussi. Un moyen d’apaiser la culpabilité qu’il ressentait d’être revenu sans le mari de la jeune femme. Un devoir, un honneur…. Mais au fil des jours, il avait bien fallu qu’il se rende à l’évidence : ça n’était que de faux prétextes. Oh, bien sûr, tout cela il le ressentait, mais ce n’était pas la principale raison qui le poussait à faire le trajet jusqu’à Trost.
Et il se sentait coupable, rien que de penser à la raison véritable… qu’il n’arrivait pas exactement à cerner, à vrai dire. Ce qui était sûr, c’est qu’il n’agissait ni par devoir, ni par pitié. Alors quoi ? Un besoin de compréhension mutuel ? Une volonté d’honorer la mémoire d’un proche disparu ? Ou alors, juste parce qu’il la trouvait amusante, charmante, bref, qu’il l’appréciait sincèrement ?
Même maintenant, alors qu’il se trouvait près de Linah, dans cette maison qu’elle avait occupé avec Lucas, il était bien en peine de déterminer ce qu’il ressentait exactement. La conversation était aisée, et il n’avait pas à se préoccuper de ses sentiments pour le moment, mais il lui faudrait bien s’y confronter. Et il n’était pas très sûr de vouloir s’y atteler un jour.

Elle refusa son aide pour les préparations, arguant que s’il s’agissait d’aider, elle préférait le voir bécher. A en juger par son sourire, la proposition n’était qu’à moitié sérieuse, mais Aedan ne se défila pas, bien au contraire. « Ca au moins, je sais faire. Avant de m’engager, je donnais souvent quelques coups de main à mon père. » Expliqua-t-il, sans même songer qu’auparavant, c’était son mari qui se chargeait de cette tâche. Mais sa proposition n’était qu’amicale, rien de plus, surtout que le travail était physique, et la jeune femme avait beau être courageuse, la tâche serait ardue. Aedan ne mentait pas : son père l’emmenait parfois travailler aux champs, il savait donc s’y prendre, plus ou moins. Cela faisait longtemps qu’il était dans la Garnison, et il n’avait guère eu le loisir de jardiner depuis la Brigade d’entraînement.
Au moins, à parler de sa petite sœur, il avait réussi à la faire rire. Un rire étrange, qui résonna presque trop fort dans cette maison silencieuse, comme s’il s’agissait d’un sacrilège. Mais cela n’en était pas un, Aedan en était convaincu. Et Linah finit par s’en convaincre elle-même, visiblement. De toute façon, ils le savaient tous les deux, Lucas aurait été ravi de la voir reprendre goût à la vie. Il aimait sa femme, et il ne pouvait que lui souhaiter de non pas l’oublier, mais d’oublier la douleur de sa mort, petit à petit. Et si Aedan pouvait y contribuer, il en était le plus heureux.

De toute façon, à chacune de leur conversation, l’équipier du jeune homme était présent, comme un spectre qui régnait sur leurs paroles. Et si au début ils faisaient tout pour ne pas évoquer le sujet, ils s’étaient rendus compte que c’était impossible. Souvent, quelques paroles de Linah faisaient écho en lui, lui remémorant quelques souvenirs, quelques paroles échangées. Et Aedan était presque certain que la réciproque était vraie. Mais il fallait avancer, constamment, pour ne pas s’enliser dans les souvenirs. Peu importe la culpabilité, la douleur, la colère même. Avancer. Et ne pas s’arrêter. Quitte à s’entraider.

Et quand Linah évoqua l’idée de lui présenter sa jeune sœur, Aedan savait qu’il s’agissait d’une réelle proposition, et pas simplement histoire de faire la conversation. Cela ne lui semblait pas étrange : après tout, tous les deux, ils n’avaient rien à cacher, n’est-ce pas ? Ils étaient juste… amis ? Plus que ça ? « Elle en sera enchantée. Merci. » Il était sincère, sa sœur serait ravie de cette escapade. Qu’il y ait de jolies tresses à la clé ou pas. « Oh, elle adorera les fleurs. Elle risque même de piller ton jardin. » Plaisanta Aedan avec un sourire, sachant que Faith serait aux anges de cette occasion de jouer les princesses. Et de se pavaner ensuite sur le chemin du retour, sans doute.
Il but une gorgée de thé, complimentant la jeune femme avec simplicité, orientant la conversation sur le jardin de la jeune femme, et sur ce qu’elle utilisait pour préparer ses potions. Mais quand elle évoqua sa jeunesse bien loin de Trost, le soldat ne put s’empêcher de se montrer surpris. « J’ignorais que tu avais grandi derrière le Mur Sina . » Il est clair que la nouvelle était de taille, puisqu’à part les privilégiés, personne d’autre n’avait la chance de grandir ainsi protégé. Il ignorait totalement que Linah puisse appartenir à une famille aisée. Elle n’en avait clairement pas le profil, en vérité. « Mais oui, j’imagine que ça a dû te faire un choc. Et pas que le marché. » Tout, en réalité, opposait les habitants de Sina et de Rose : l’argent d’abord, le mode de vie, la mixité. La nourriture, les relations sociales… c’était presque un autre monde. « Pourquoi… non, laisse. Je suis parfois un peu trop curieux » Acheva-t-il en secouant la tête. La vérité était qu’il avait peur de la blesser, et de remuer chez elle de mauvais souvenirs, pour quelque chose qui ne le regardait absolument pas.

Pourquoi avait-elle choisi de quitter les murs bien protégés de sa cité pour s’aventurer à Trost ? Lui avait grandi à Karanes, et jamais il n’avait songé à abandonner cette partie de son enfance. Il aimait parcourir ces rues qu’il connaissait presque par cœur, se remémorant les souvenirs les plus agréables de son enfance. Et si Linah avait quitté tout ça, il craignait que le fait de l’évoquer ne l’attriste… ce qu’il aurait du mal à se pardonner, en vérité.





Falling Angel




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Ven 14 Aoû - 19:12
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole


Linah avait conscience qu'elle allait devoir apprendre à faire seule des tas de choses dans cette maison. Elle en faisait déjà beaucoup par le passé, Lucas étant souvent pris par le travail, mais il faisait toujours les choses les plus compliqués, les plus durs. Comme les travaux dans la maison ou le bêchage du jardin. Demandez de l'aide à Aedan était la solution de facilité. Une solution qui pourrait ne pas tenir sur le long terme. Un moment ou à un autre, elle allait devoir le faire seule. Elle s'en rendait compte. Mais c'était tout de même tentant. Et pas juste parce qu'il lui enlevait une sacré épine du pied. Mais parce que cela lui offrait aussi une excuse de le voir venir à la maison. Et ça, c'était encore plus déplacée. « Ca au moins, je sais faire. Avant de m’engager, je donnais souvent quelques coups de main à mon père. » Et il n'était même pas contre l'idée. Pourtant, elle avait l'impression de trop profité de lui. « Je voudrais pas profiter de ton temps. Et puis, il va bien falloir que j'apprenne à me débrouiller seule, non ? » Même si la solitude elle ne la découvrait vraiment que maintenant. Sûrement une des raison qui la pousse à inviter la petite sœur d'Aedan. Bien qu'elle serait bien incapable de savoir si c'est vraiment cette raison ou pas. Elle la fait sur un coup de tête, sans vraiment y réfléchir. Et ne sait même pas s'il va accepter ou pas. « Elle en sera enchantée. Merci. » Et bien oui, il semble accepter. Elle se réjouit d'avance de voir la jeune fille ici. Elle n'a pas eu d'enfant auprès d'elle depuis si longtemps. Après tout, elle n'avait jamais pu voir ses neveux grandir. Et n'avait pas pu avoir ses propres enfants. Pourtant, elle avait toujours aimé en avoir autour d'elle. « Oh, elle adorera les fleurs. Elle risque même de piller ton jardin. » On pouvait pas dire que cela la dérange. Elle coupait rare des fleurs, les laissant simplement poussé comme ça. Avant, elle en coupait régulièrement, pour avoir toujours un bouquet à la maison, mais elle ne le faisait plus vraiment maintenant. Pourtant, c'était une habitude qu'elle devrait reprendre, ne serait-ce que pour égayer ses mains et éviter de la faire devenir encore plus triste et lugubre. « Elle pourra en prendre autant qu'elle le souhaite. Il faut bien que quelqu'un profite un peu de ce jardin juste pour le plaisir des yeux. » C'est sure qu'il n'y a plus grand monde qui le fait. Et encore moins elle en ce moment. Peut-être que la présence de la sœur d'Aedan allait l'aider à rouvrir les yeux sur la beauté de ses fleurs.

C'est presque sans le faire exprès que Linah avait glissé qu'elle vécue derrière le mur Sina. Elle n'en parlait jamais. Ce n'était même pas parce qu'elle l'évitait, mais tout simplement parce que c'était plus facile de ne pas en parler. Cela soulevait toujours trop de questions. « J’ignorais que tu avais grandi derrière le Mur Sina . » Rien qu'à son regard on pouvait le voir. Il était carrément surpris. En même temps, qui aurait pu le deviner en la voyant. Dans tout ce qu'elle faisait, elle allait à l'encontre de son éducation. « Mais oui, j’imagine que ça a dû te faire un choc. Et pas que le marché. » Un choc qu'elle avait aimer à l'époque. Et qu'elle aime toujours d'ailleurs. C'était ce qu'elle avait voulu en partant aussi. « Il y a un monde entre les deux. » Murmura-t-elle d'une voix douce. Sa vie chez ses parents ne lui manquaient pas du tout, mais elle regrettait de ne pas avoir plus de lien avec sa famille. Ou du moins, de ne pas avoir pu en construire un avec eux. Au moins, il y avait toujours sa belle-sœur. Le manque au niveau de la famille qu'elle aurait pu avoir c'est retrouvé compensé avec elle. « Pourquoi… non, laisse. Je suis parfois un peu trop curieux » Elle s'attendait à ce que les questions viennent, c'était normal, n'importe qui en aurait. Mais elle ne s'attendait pas à vouloir lui raconter. Elle en avait rarement envie. « Tu peux poser les questions que tu veux, n'hésites pas. » Elle prit une longue gorgée de son thé. A ne jamais en parler, elle ne savait plus par où commencer. Pourtant, le truc, c'était juste de se lancer, elle le savait. « J'ai grandit en étant presque toujours en conflit avec mes parents. Ils attendaient de nous qu'on soit toujours des enfants modèles, qu'on se cale à ce que eux voulaient. Mon frère fonctionnait comme eux, alors il n'a pas eu de problème. Ma grande sœur, elle, elle faisait le tampon entre eux et moi. C'est la seule avec qui j'ai encore un peu de contact aujourd'hui. » En y réfléchissant maintenant, elle se rendait compte de comment ça sœur a avait du en baver. Et devait encore en entendre des choses, quand elle osait prononcer le prénom de Linah. « Gamine j'étais tombée sur un vieux livre de botanique, je le planquai pour le lire. Jusqu'à ce que ma mère tombe dessus. Mais c'était trop tard, je rêvais déjà de devenir apothicaire. » Elle eut un sourire en repensant à cette époque. Étrangement, c'était sûrement un des moments où elle se sentait le plus libre. Elle s'évadait dans son esprit. Et puis la tête de ses parents étaient toujours hilarantes quand elle parlait de son projet. Jusqu'à ce que ce soit un vrai projet. « Puis une apothicaire est arrivée en ville et je suis partie avec elle pour faire mon apprentissage. J'avais 14 ans. » Elle racontait vraiment tout. Mais finalement, c'était agréable de le faire. « J'ai plus de contacts avec ma famille depuis, sauf ma sœur. Quoique mon frère est venu me voir il y a quelques années. Sa fille était dans la brigade d’entraînement. Il voulait que je lui parle pour qu'elle change d'avis. On peut pas dire que j'ai été très efficace, elle fait parti de l'exploration maintenant. » Elle eut une petite grimace avec un sourire en terminant sa phrase. Elle avait été heureuse de rencontrer sa nièce, malgré tout. Une autre rebelle contre le nom des McAllister.
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Dim 16 Aoû - 21:26
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Linah & Aedan


Quand il lui avait proposé son aide, Aedan ne l’avait fait que par amitié, et pas le moins du monde dans le but de s’imposer à elle. Mais il aurait voulu faire plus, lui dire qu’il serait là à chaque moment, si elle en ressentait le besoin. Il s’était habitué à la voir, à lui parler, et bien que ces derniers jours aient été plus que mouvementés, elle lui avait manqué. Et cela, il ne pouvait guère le mettre sur le compte de son dévouement envers son ancien binôme décédé. Sa conversation, ses sourires discrets, ses cheveux qui se glissaient devant ses yeux et qu’elle écartait d’un geste  qu’il trouvait terriblement adorable… elle lui avait manqué, sincèrement. Mais il était bien plus simple de croire que leurs rencontres étaient devenues une routine, et que c’était l’habitude qui lui manquait. Plutôt qu’elle.
Elle refusa finalement sa proposition, arguant qu’elle allait bien finir par devoir s’habituer à faire seule. Le ton qu’elle avait pris serra la gorge du jeune homme, faisait revenir la culpabilité qu’il avait ressenti à la mort du Lucas. Même s’il savait n’être coupable de rien, se le répéter n’allégeait en rien le sentiment désagréable qu’il ressentait. Il considéra un bref moment l’opportunité d’insister ou non, et finit par secouer la tête. « Tu n’abuses pas de mon temps, et quand bien même, je serais ravi de te rendre ce service. » Il hésita un instant avant de continuer. « Je sais que ce n’est pas la même chose, mais je suis là, et tu peux compter sur moi. » Peut-être allait-il un peu trop loin, outrepassant ses droits ? Lucas aussi avait dû lui promettre qu’elle pouvait compter sur lui. Qu’il serait là pour elle. Et il avait failli.

Elle n’était pas obligée de se débrouiller seule. Il aurait voulu le lui dire, mais il n’était pas certain de la façon dont elle le prendrait. Il avait toujours cette crainte qu’elle se sente plus mal que bien en sa présence, que celle-ci lui rappelait bien trop son mari pour qu’elle soit capable de tourner la page. Si un jour elle lui intimait de partir, il comprendrait. Il ne le ferait pas de gaieté de cœur, certes, mais il comprendrait. Il craignait souvent de s’imposer à elle, se rendant bien compte qu’il avait besoin d’elle pour apaiser sa propre tristesse. Pourtant, contrairement à elle, Aedan était loin d’être seul. Sa famille était soudée, présente, et il savait qu’il pouvait compter sur chacun d’eux. Il lui avait paru tout naturel, quand elle lui avait proposé d’emmener Faith avec lui, d’y répondre par l’affirmative. Sa plus jeune sœur était un véritable rayon de soleil, et cette maison était restée trop longtemps endeuillée. La petite fille ne pouvait qu’être un baume au cœur blessée de Linah. Sans compter que Faith serait sans doute enchanté de ce programme qui lui était proposé.
« Merci pour elle. Si cela te convient, j’essayerais de l’emmener avec moi la prochaine fois ». La prochaine fois… cela ne lui ferait qu’une occasion supplémentaire de revenir ici. Comme s’il en avait vraiment eu besoin, en réalité.

Puis la conversation prit un tour plus intime, qu’Aedan n’avait pas forcément envisagé. Apprendre que Linah avait grandi à l’abri des murs de Sina était une véritable surprise. A Trost, elle semblait loin, très loin du cocon doré qui l’avait vu grandir, et quelque puisse être la raison de sa fuite, elle n’avait à l’évidence pas grande envie de retourner en arrière. Ou alors, elle l’aurait sans doute fait à la mort de son mari. Elle murmura quelques mots qu’il ne releva pas, la laissant se plonger dans ses souvenirs. Des souvenirs qu’il devinait pas très heureux, ou alors, elle n’aurait probablement jamais quitté le nid douillet et protecteur que représentaient les remparts de la ville intérieure. Il songea à Tigern, bien à l’abri elle aussi dans les Brigades Spéciales. Quand elle avait choisi son affectation, en réalité, ça avait un soulagement pour toute la famille. Jusqu’à ce que Wyatt se mette en tête d’intégrer l’Exploration, du moins.
Il ne voulait pas lui poser de questions, et la forcer à se remémorer tout ça. Mais elle n’avait pas l’air contre, étonnamment. Elle l’invita même à poser ses questions, avant de prendre la parole. Il l’écouta en prenant bien garde de ne pas l’interrompre, buvant son thé à petites gorgées. Comme il l’avait pressenti, ses souvenirs n’étaient pas très heureux, mais elle ne semblait pas en souffrir de les lui raconter. Il n’aurait jamais pensé qu’elle avait tourné le dos à sa famille, rendant sa solitude, aujourd’hui, encore plus pesante. Et quand elle évoqua sa nièce, désormais dans le Bataillon d’Exploration, il ne put s’empêcher de sourire. « Ton frère a dû être ravi, j’imagine. »

Voilà sans doute d’où provenait sa grande force de caractère. Quitter ses parents, son monde et tous ceux qu’elle avait connu n’avait pas dû être facile, et les épreuves qu’elle avait connu n’avaient rien d’enviable. Il ne pût s’empêcher de faire le parallèle avec sa propre famille : évidemment, il y avait des conflits, impossible à éviter. Et pourtant, les Mahon était plus que soudés… peu importe qu’ils soient Mahon d’adoption ou non, d’ailleurs. Aucun d’entre eux n’avaient jamais raisonné en ces termes, de toute manière : ils étaient une famille, et c’était bien le plus important.
Il l’admirait d’avoir réussi alors que rien ne la prédestinait à devenir apothicaire. Lui n’avait, au final, fait que suivre les traces de ses aînés, un destin presque tout tracé. Tous étaient soldats, et même Wyatt se destinait à l’être. Tragédie familiale, plaisantait parfois sa mère.

« Défier ainsi tes parents n’a pas dû être évident, mais tu peux être fière de ce que tu as accompli. Tu es une apothicaire renommée, désormais. Et tu fais des thés délicieux. » Souligna-t-il malicieusement, indiquant sa tasse vide. « Et ta nièce a grâce à toi un sacré exemple. » Ajouta Aedan après un instant de réflexion. « De toute façon, si ça peut te rassurer, tu n’aurais probablement pas pu dire quoi que ce soit pour la faire changer d’avis, et j’en sais quelque chose. » Confia-t-il à la jeune femme. Il n’y avait qu’à voir la détermination de son jeune frère à intégrer l’Exploration, malgré la désapprobation familiale. Wyatt n’en parlé plus guère, mais il aurait mis sa main à couper que l’idée ne l’avait pas quitté. Ou la sienne à intégrer, à la suite de ses frères, la Brigade d’Entrainement.

Falling Angel
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Mer 19 Aoû - 17:51
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Aedan & Linah
    Jiminy Cricket is an asshole


En définitive, Linah n'avait jamais eu à expérimenter la vie seule jusqu'à maintenant. Quand elle avait quitté sa famille cela avait été pour vivre avec l'apothicaire qui l'avait formé.  Et là encore, à la fin de sa formation, elle était partie pour s'installer avec Lucas pour démarrer une vie de couple alors que lui même venait d'intégrer la garnison. Le résultat, c'était qu'aujourd'hui, il y avait des tas de choses qu'elle n'avait jamais eu à faire seule. Ne serait-ce que changer les draps de son lit sans avoir quelqu'un de l'autre côté avait été nouveau. Elle avait l'impression d'avoir été une assister toute sa vie maintenant. Et même si elle n'avait jamais hésité à demander de l'aide par le passé, elle hésitait maintenant, se demandant si elle ne pouvait pas le faire par elle-même. Si elle n'abusait pas un peu trop des autres. Surtout d'Aedan en définitive. « Tu n’abuses pas de mon temps, et quand bien même, je serais ravi de te rendre ce service. » Même s'il disait ça pour le moment, il pourrait toujours y avoir un moment où il finirait par craquer et ne plus la supporter. Après tout, il ne lui devait rien et devait bien le savoir. Même s'il lui semblait qu'ils étaient bel et bien véritablement amis. Enfin, en quelques sorte. « Je sais que ce n’est pas la même chose, mais je suis là, et tu peux compter sur moi. » Il en avait donc conscience, il voyait qu'il faisait toutes ses petites choses que Lucas faisait par le passé. Et sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi, cette constatation suffit à la faire changer d'avis, à la faire accepter son aide. Peut-être parce qu'elle a moins l'impression de l'utiliser, elle ne sait pas vraiment. Elle tend alors sa main devant elle, la posant sur l'avant-bras du jeune homme. « Merci pour ton aide. Sincèrement. » Elle retira alors sa main, la remettant autour de sa tasse. Elle se demanda un instant si elle n'avait pas brisé toutes les règles de la bienséance avec ce geste. Avant de se maudire intérieurement. Elle ne devrait pas avoir à se prendre la tête sur la façon dont elle se comporte avec un ami. « Je me rappellerais à toi quand mon jardin aura besoin de tes muscles. » Ajouta-t-elle en tentant d'ajouter une intonation un peu plus anodine à sa phrase.

Linah se réjouissait d'avance à l'idée de rencontrer la jeune sœur d'Aedan. Elle avait toujours trouver que les enfants avaient le don d'apaiser, de faire disparaître la tristesses et la douleur. Et d'une manière bien plus efficace que tout les remèdes qu'elle pouvait bien faire. De la même manière qu'ils remontaient le moral et aidaient à la guérison. Le mental, c'était la moitié du boulot, elle, elle ne pouvait que donner un petit coup de pouce, c'est ce qu'elle disait à tout ses patients. Du coup, elle disait que la présence d'une enfant ne pouvait que faire du bien à cette maison qui avait même du mal à supporter les rires. « Merci pour elle. Si cela te convient, j’essayerais de l’emmener avec moi la prochaine fois » Oui, elle avait déjà hâte. Hâte d'avoir une nouvelle excuse pour s'amuser un peu. « C'est parfait. Tu peux l'emmener quand tu veux de toute manière. Je pourrais même me remettre aux fourneaux pour l'occasion. Elle aime les gâteaux ? » La cuisine, c'était son autre passe temps, son autre talents. Lucas avait toujours dit qu'elle était la ménagère idéale. A l'époque elle en riait, mais au final, il fallait croire qu'un peu de l'éducation de ses parents s'était ancré en elle. Du moins la partie qui tenait aux intérieurs impeccables et à la bonne odeur dans la cuisine.

La conversation dévie justement vers cette éducation et cette vie qu'elle a quitté. Elle ne le regrette toujours pas aujourd'hui. Elle sait qu'elle n'aurait pas pu s'épanouir dans ce milieu. Elle n'aurait jamais pu être la femme qu'elle était aujourd'hui. Et malgré les moments durs, elle aimait celle qu'elle était. Elle était ce qu'elle avait toujours aspirée à être. La seule chose qu'elle pouvait regrettée, c'était sa relation avec son frère. D'autant plus quand il ne vient que pour lui réclamer une aide qu'elle est incapable d'offrir. « Ton frère a dû être ravi, j’imagine. » Elle eut un sourire amusée en revoyant le visage de son frère quand elle lui avait dit que sa fille lui avait dit vouloir rejoindre l'exploration. « C'est peu de le dire. Mais au moins, elle passe me voir de temps en temps. » C'était peut-être sa petite victoire personnelle, que sa nièce vienne lui rendre visite.  Elle avait même eu l'occasion de goûter sa cuisine. Elles apprenaient encore à se connaître, mais il fallait espérer que cela allait durer. En tout cas, Linah le voulait. « Défier ainsi tes parents n’a pas dû être évident, mais tu peux être fière de ce que tu as accompli. Tu es une apothicaire renommée, désormais. Et tu fais des thés délicieux. » Elle eut un sourire en constatant que sa tasse était vide. Mais elle n'était pas sure de le rejoindre sur la première partie de sa phrase. En fait, à l'époque, il lui avait paru plus difficile de se plier aux exigences de ses parents, comme l'avait fait sa sœur. Son frère, lui, n'avait pas eu ce problème, il semblait fait pour cette vie. Mais sa sœur, elle semblait toujours entre les deux pôles. D'un côté, elle appréciait certaine partie de cette vie et de l'autre, il y avait des choses qui la rebutait autant qu'à Linah. Elle avait travailler sur elle pour rentrer dans le moule. Linah n'avait jamais fait cette effort. « Et ta nièce a grâce à toi un sacré exemple. » Elle devait bien l'avouer, elle était sensible au compliment. Elle n'avait jamais chercher à être un exemple pour qui que ce soit. Mais si elle pouvait l'être pour quelqu'un, elle en serait fière oui. « De toute façon, si ça peut te rassurer, tu n’aurais probablement pas pu dire quoi que ce soit pour la faire changer d’avis, et j’en sais quelque chose. » Oh, elle avait conscience de ça. Avant même d'aller lui parler, elle savait qu'elle ne pourrait pas lui faire changer d'avis. Surtout pas si elle était réellement motivée. « Oh, je le sais. J'ai acceptée d'aller lui parler uniquement parce que je me rendais compte que c'était un geste énorme de la part de mon frère d'être venue me voir. Mais je savais que si c'était ce qu'elle voulait, elle n'aurait pas changer d'avis. Et au final, je lui ai surtout dit d'accomplir ses rêves. » Ajouta-t-elle avec un tout petit rire. Très petit, mais c'était suffisant pour qu'il lui paraisse étrange. Pourtant, elle continua sur le même ton. « Sans mon intervention, elle se serait peut-être contenter de la garnison pour calmer son père. » Une ombre passa alors dans son regard, tandis que son sourire disparaissait peu à peu. « Au final, je regrette surtout de pas avoir de lien avec mon frère. Je t'envie ta relation avec tes frères et sœurs. Avec toute ta famille en fait. » Elle manqua d'ajouter qu'elle avait au moins eut la chance d'avoir la famille de Lucas, mais elle ne voulait pas faire planer le fantôme de son mari entre eux. Pas tout de suite de moins. Pas alors qu'elle parlait de sa famille après autant de temps sans être capable d'en parler.
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