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Bien à l'abri des Titans !
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EZECHIEL ∞ Unicorns are awesome. I'm awesome. I'm a unicorn.

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Jeu 25 Juin - 21:51
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Unicorns are awesome. I'm awesome. I'm a unicorn.
Ezéchiel & Karhlya
Tu ne t'es jamais sentie aussi bizarre de ta vie. Simplement parce que de ta vie, tu n'as jamais réellement ressenti le besoin ou l'envie d'abuser un peu – beaucoup – de l'alcool. Tu n'es pas toute blanche, depuis que tu en as l'âge, tu sais profiter de l'effet de la boisson mais jusqu'ici tu as toujours su te modérer. Jusqu'ici oui, parce que ce soir tu sens et tu sais bien que tu as clairement abuser. Tu as commencer par un cidre avec Bailey, et finalement tu es restée plantée dans cette fichue auberge. Tu as continuer sur ta lancée en solo, avant de te résigner à te bouger, puis tu as croiser Raven et ta cousine vous a rejoint et tu sais que tu es passée du cidre à plus fort. Tu as trop bu, beaucoup trop et malgré les demandes de ton amie, tu as refuser de rester dormir chez elle. A croire que tu n'es plus capable de réfléchir correctement, maintenant Tu t'es mise dans la tête qu'il te fallait rentrer, parce que tu n'arrêtes pas de te répéter que ta mère t'attends et qu'elle doit être folle d'inquiétude. La faute a qui ? Qui est l'idiote qui a cru bon d'inviter son supérieur à boire un verre ? Quelle est l'imbécile qui depuis le départ de ce dernier, rumine dans son coin et se pose mille et une questions si embarrassantes qu'elle ressent le besoin de les noyer dans l'alcool ? Tu aurais du rentrer dés ton retour. Tu ne l'as pas fais et maintenant, tu marches dans cette rue. Tu as l'impression étrange que le sol bouge sous tes pieds et que les murs de chaque maison que tu croises te veulent du mal. Tu as même cogner une plante verte qui te regardait soit-disant de travers, sous le regard interloqué de sa propriétaire et pour finir, tu as été vaincue au jeu du regard le plus noir par un chien au détour de la dernière ruelle que tu as quitter. En réalité, tu as déjà fais trois fois le tour de ce même quartier que tu connais pourtant si bien. Tout ce que tu veux, c'est récupérer ce foutu cheval et lui grimper sur le dos pour rentrer. Regagner ta maison, t'allonger dans ton lit et fourrer ton visage dans ton oreiller. Tu veux dormir durant de longues heures et puis, tu as bien besoin d'un bon bain parce que tu sens l'alcool et que tu n'as pas encore pris le temps de te laver depuis le retour de cette mission. Ton chez toi, c'est tout ce que tu réclames et le monde entier à l'air de t'en empêcher. Du moins, c'est ce que tu t'es foutu dans le crâne.

Tu ne sais pas trop comment tu as atteins ton but. Comment tu as mis la main sur ce canasson, mais tu es plutôt satisfaite, même s'il te faut t'y reprendre à cinq fois au moins pour lui monter sur le dos. « Allez Mousse...on rentre. » Mousse, c'est ton cheval. Certains diront que tu as lui as donner un nom totalement stupide, le genre de nom qu'une enfant de quatre ans donne à son nouveau chiot, mais Mousse, c'est le premier mot qui t'es venu à l'esprit lorsque tu as vu la robe blanche de cet animal. Tu ne sais même pas comment tu te débrouilles pour l'éperonner, ou le faire avancer mais finalement tu le sens bouger, tu te sens avancer...ou reculer. A vrai dire tu n'en sais rien du tout. Tu te contentes de te laisser porter, parce que tu n'as plus la foi, ni l'envie, ni le courage de réfléchir ou de réagir. Tu pourrais même t'endormir là, au rythme lent de la marche de l'animal, mais tu tiens le coup parce que voyager de nuit ce n'est pas prudent. Ce n'est qu'au bout d'une bonne heure que tu finis par te rendre compte que quelque cloche. Au détour d'une ruelle, lorsque tu manques de te prendre la pancarte indiquant auberge en pleine face. « Dis...on est déjà passés par là, j'crois. Non ? » Mais forcément, sous toi ton cheval ne réagit pas. Il se contente d'avancer, sans but. Il te porte en réalité dans les rues de Karanes depuis un bon moment, toi et la branche d'arbre que tu tiens en main. Lorsque tu baisses les yeux sur cette dernière d'ailleurs, tu en viens à te demander d'où elle sort. Comment est-ce qu'elle a atterrie là, entre tes doigts ? « Peu importe... » murmures-tu finalement, en relevant la tête pour apercevoir devant toi, non loin, cette silhouette masculine, ce visage que tu connais si bien. Te remettant bien droite sur ton cheval, pour donner te un air sérieux, tu lui passes à côté le plus naturellement du monde...sans même te rendre compte qu'en réalité, depuis le départ tu n'es même pas assise dans le bon sens sur ce fichu cheval. « Alors Hartmann...on a encore passé sa soirée à picoler ? » lances-tu, toujours avec ton air super sérieux qui dans ta situation actuelle, doit finalement te faire passer pour une débile profonde.

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Ezéchiel Hartmann
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Ven 26 Juin - 13:12
Unicorns dancing on rainbows × ft. # Karhlya



▬ Cul sec Krüger ! T'esclaffes tu alors que ton coéquipier, déjà bien éméché, se vautre par terre en un gazouillement baveux. Tu exploses de rire, tapant sur la table qui vous sert de ring. Vous êtes trois. Toi, encore debout, avachie sur ta chaise a glousser comme une pie moqueuse. Krüger, qui perdant de cette bataille a trouver refuge sur le sol froid et rocheux de l'auberge et Lorenz une nouvelle recrue qui s'est fait embarqué de force par ses aînés. On aurait put le croire victime, ce jeunot, silencieux dans son coin de table, mais en réalité il dort déjà comme un bien heureux. Vous étiez revenus de mission vivant, et bien que beaucoup avaient perdus la vie, il n'était plus question de se morfondre, ni même de pleurer, vous l’avaient déjà assez fait. Finalement, vainqueur de ce jeu débile mais dont les biens fait étaient déstressant, tu te redresses de ton siège et t'étires de tout ton long. Le cartilage de tes omoplates craquent et tu soupires longuement avant de porter tes compagnons jusqu'au bar où tu leurs payes une chambre pour y passer la nuit. Tandis que Lorenz se débrouille pour monter lui même les marches des escaliers, encore assoupi, tu es obligé de porter la carcasse ivre de Krüger. Et ne nous le cachons pas, ce type pèse un âne mort !

Et toi ? Et bien tu habites ici, dans ce district, de ce faite il serait bizarre de dormir à l'auberge. C'est donc d'un pas nonchalant que tu t'extirpe de la bâtisse. Il fait déjà nuit, tu ignores à même l'heure qu'il est et tu te diriges tout simplement vers ton cheval qui attend patiemment. Elle t'a déjà bien assez porter pour aujourd'hui, tu lui octroi donc un repos bien mérité en lui ôtant le mors de la gueule. Elle mâchouille dans le vide, secoue sa tête de haut en bas et te bouscule gentiment. Finalement tu attrapes les rênes et lui indique le chemin a prendre. Une petite balade jusqu'à la maison, ça ne fait pas de mal.

Tu passes dans de petites ruelles étroites avant de rejoindre l'axe principale du district. Tu n'y croise pas grand monde et beaucoup déjà on éteint bougie pour s'en remettre à Morphée. Cependant, au loin, une silhouette se dessine. Un cavalier, a cette heure... Une mission nocturne de la Garnison peut-être. Tu prépares un salut médiocre, tes gestes encore embrumés d’alcool mais plus tu t'approches, mieux tu remarques  qu'il y a comme un problème avec ce cheval et surtout celui, ou plutôt celle qui le chevauche.

« Alors Hartmann...on a encore passé sa soirée à picoler ? » Eh ben voyons. Karhlya Ainsley posée à l'envers sur son canasson blanc. Tu ne penses pas tout de suite a répondre, tu tentes avant tout de retenir un rire un peu trop bruyant qui s'est logé dans ta gorge. Ton visage se déforme en un grand sourire et tu rigoles. ▬ Pas autant que toi on dirait ! Haha. Qu'est que tu fous avec un bâton sérieux ? De ta main libre tu stoppes le pas de Mousse qui s'ébroue calmement. Ta jument hennit, fouette l'air de sa queue et s'approche de l'étalon blanc d'elle même. Un coup de museau, et le silence retombe. Tu regardes autour de toi, quelque peu intrigué. Aiji et Karlhya étaient allés boire un verre, tu l'as vue de tes yeux vues. Mais alors où était Bailey ? ▬ T'étais pas avec le Caporal ? Il t'a quand même pas laisser en plan, si ? Serieux... il abuse cet asiat'...Combien de fois devras-tu lui offrir ce genre d'occas' ? A croire qu'il le fait exprès et que tu te sacrifie, ENCORE, pour rien. Un soupire, puis une main vient passer entre tes cheveux châtains. Être le meilleur pote de Bailey, j'vous jure, c'est pas facile. ▬ Bon, rassures moi, tu n'as quand même pas décidé de rentrer toute seule chez toi? Test n°1, voir a quel point mademoiselle Ainsley était a coté de la plaque.

 
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Ven 26 Juin - 14:03
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Ezéchiel & Karhlya
Tu as beau parler, bouger, avancer même … tu ne te rends même pas compte de ta bêtise. C'est que tu dois avoir l'air fine, en fait à te balader comme ça dans les rues depuis pratiquement une heure. A tourner en rond, comme une paumée. Boire, ça ne te réussis pas et c'est à peine si tu te rends compte que tu as l'alcool mauvais. Tu n'es pas malade, ni d'humeur bagarreuse – exception faite des plantes vertes qui te cherchent -, non en réalité tu as carrément l'impression d'être totalement ailleurs. Un peu trop à l'ouest, là où le monde est en mouvement perpétuel. D'ailleurs ça te donne mal au crâne, tu aimerais bien retourner un peu plus à l'est, pour un peu stabilité. Alors tu soupires, un peu lasse...mais étrangement quand Hartmann entre dans ton champ de vision, tu te reprends. Hors de question de passer pour une paumée face à cet homme là, ça non. Simplement parce que tu sais bien qu'il saura te le rappeler. C'est pour ça que tu tentes de te remettre d'aplomb, que tu fais craquer quelques unes de tes vertèbres pour te redresser et te tenir correctement, presque fièrement sur ta monture. Tu cherches les reines, mais tu ne les trouvent pas et c'est finalement à cette branche que tu t'agrippes en dernier recours. Comme si ça allait te servir à quelque chose. Tu ne résistes pas à l'envie de balancer une remarque non plus, parce que finalement ça te ressemble assez bien de moquer Hartmann parfois, et finalement tout en continuant d'avancer la tête haute, tu es plutôt satisfaite de toi-même. Du moins...jusqu’à voir un grand sourire s'étirer sur son visage, jusqu'à entendre son rire résonner dans la rue. Tu plisses les yeux, te te demande ce qu'il peut bien trouver de drôle à la situation. Tu mets finalement ça sur le compte de l'alcool qu'il a du ingurgiter et tu soupires. ▬ Pas autant que toi on dirait ! Haha. Qu'est que tu fous avec un bâton sérieux ? Un bâton ? Tu baisses finalement de nouveau les yeux sur ce que tu tiens entre tes mains. Un bâton ouais...une foutue branche d'arbre qui porte encore quelques feuilles bien vertes. Tu sens Mousse s'arrêter mais tu ne dis rien. Tu cherches. Qu'est-ce que tu fous avec ce machin ? T'en sais rien. Tu n'as même pas le souvenir d'avoir croiser un arbre ce soir. Nouveau soupir et tu reposes les yeux sur Hartmann, l'air totalement perdue. « Et bah figures toi que j'en sais rien. Rien du tout. » dis-tu finalement en lui collant ta branche sous le nez et en l'agitant, toujours en conservant ta fichue mine sérieuse et tes airs supérieurs. « Je m'en rappelles plus. » Et ouais, triste réalité. Tu sais même plus exactement ce que tu as fais depuis que tu as quitter l'auberge, même en te creusant la tête. ▬ T'étais pas avec le Caporal ? Il t'a quand même pas laisser en plan, si ? Le Caporal. Tu baisses finalement la branche et tu finis même par la balancer sur le sol. Épisode fâcheux qu'il venait de te rappeler et tu sais que ton regard vient sûrement de s'assombrir, parce que voilà que tout ça te revient en tête. Tu as passer ta soirée à boire, pour noyer tes questionnements et tes réflexions concernant Bailey, et finalement tu avais presque réussi à oublier pour le moment. Et voilà qu'on venait te recoller en pleine face. Tu passais une soirée pourrie, c'était définitif. « Tché. » lâches-tu, reprenant subitement le contrôle sur toi-même. Tu n'allais tout de même pas te mettre à déballer tes états d'âme en pleine rue, devant Hartmann qui plus est. « Laisses tomber. » Tu n'avais pas tellement envie d'en parler. Tu te sentais déjà assez honteuse comme ça d'avoir pris l'audace de l'inviter pour finalement, te faire lâchement abandonnée sans aucune explication. « Il avait des...c'est quoi déjà ? Ah ouais. Des rapports et des calculs. Tu vois le genre ? Des trucs super passionnants. » Ouais bien plus passionnants que toi, visiblement vu la vitesse à laquelle il s'était sauvé. Mais peu importe, tu étais bien décidée à pas te laisser abattre par tout ça. Pleurer sur ton sort, c'est pas ton genre, tu sais passer à autre chose quand c'est nécessaire et visiblement ce soir l'alcool circule en quantité suffisante dans ton organisme pour t'y aider.

▬ Bon, rassures moi, tu n'as quand même pas décidé de rentrer toute seule chez toi? Maintenant tu fronces les sourcils. De quoi je me mêle d'abord ? Il en posait des questions stupides celui-là parfois. Rentrer chez toi toute seule... « Bien sur que si. Ma mère doit se faire un sang d'encre. J'ai besoin de dormir et j'ai besoin d'un bain aussi. » D'ailleurs, tu avais déjà perdu assez de temps comme ça, et même si maintenant qu'il en parlait tu semblais te rendre compte que la nuit étais finalement bel et bien tombée, l'idée de rejoindre ta maison et ton lit à toi ne te quittait pas. « Hors de question que je dorme dans cette auberge puante, ou … dehors, en plus. » Oh tu avais ta fierté, ça oui. Tu te voyais mal te payer une chambre au milieu des ivrognes, tu te voyais encore moins t'installer dans un coin de rue pour pioncer comme une sans abri. « Aller Mousse ! Huuu. »

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Ezéchiel Hartmann
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Sam 27 Juin - 11:07
Unicorns dancing on rainbows × ft. # Karhlya


Contrairement a ce que l'on pourrait croire, tu tiens plutôt bien l’alcool. Certes ta démarche ne fut pas aussi pleine de fierté que d’accoutumé, mais il restait là, quelque part, un reste de toi même qui contrairement à Karhlya, ne te faisait pas passer pour un idiot. C'est donc de cette même nonchalance que tu stoppes, d'abord par chance, le bout de la branche que l'éméchée te tend.  Elle veut te crever un œil ou quoi ? Et elle l'agite, comme pour te donner des ordres, ou te lancer un sort, a vous de juger. Tu places ta main près de ton visage pour éviter tout mouvement brusque. Après tout, dois-je vous rappelez qu'elle se tient a l'envers sur son cheval ? « Je m'en rappelles plus. » Fini-t-elle part dire, plus trop sûre d'elle. Tu soupires, d'abord une fois, puis deux, avant de repousser sa presque « épée » de ton minois. Elle la trouvait tu ne sais où, qu'elle n'aille pas la perdre dans l'un de tes globes oculaires. S'en suit une question mafoi pleine de sens qui fait retomber la brindille en même temps que le regard de la jeune fille. La réponse est direct, piquante. « Tché. » Toi qui pensait que ce sujet allé la remettre d'aplomb et peut-être te divulguer quelque information sur le déroulement de la vie amoureuse de ton pote. Bah c'est rappé. C'est un échec. Un bide royale qui te fait doucement grimacer au même titre que sourire. Tu ne savais plus si il fallait t'en réjouir ou être dépité. S'il fallait s'en moquer ou se sentir blesser. Toi même perdu, confus en quelque sorte, sous la lumière fade d'un lampadaire à l'huile tu crachouilles ces petits mots à voix haute : ▬ A croire que tu le fais exprès Aiji... Des brins de pensées, tout au plus un ressentit amer de ta situation, de votre situation. Le même schéma se répète, encore et encore et toi, petit Hartmann, t'es en plein milieu. Comme toujours.

« Il avait des...c'est quoi déjà ? Ah ouais. Des rapports et des calculs. Tu vois le genre ? Des trucs super passionnants. » ▬ Très intéressant en effet. Tu finis par comprendre de quoi il en retourne. Il a toujours été comme ça. Lâche ? Non. Ce n'était pas le mot. Juste méfiant, troublé, tout autant que toi. Malgré les années, malgré tout ton cinéma pour le remettre sur pied, utilisant cette même motivation pour te soigner toi même... Tu savais qu'il y avait encore ce goût âcre de défaite, de tristesse dans tout ce que vous entrepreniez. Un manque, un vide, quelque chose qui ralentit la réflexion, impose des frontière et des souvenirs malsains a tout ce que vous faites et dites. Agissements, conséquences. Actions, réactions.

Bref. Tu vas pas non plus te morfondre pour un truc qui s'est passé y'a quoi, 7,8 ans. Tu inspires, assez pour te faire cracher un souffle alcoolisait a souhait. On dirait presque un dragon, mais sans le feu. « Bien sur que si. Ma mère doit se faire un sang d'encre. J'ai besoin de dormir et j'ai besoin d'un bain aussi. Hors de question que je dorme dans cette auberge puante, ou … dehors, en plus. » +1 pour le bain. Tu ne sais pas si c'est le cheval ou Ka' qui empeste comme ça, mais... wow. Malheureusement, ce que Ainsley ignore, c'est qu'elle ne risque pas d'aller où que ce soit dans son état et encore moins dans sa position actuelle sur son canasson. Et puis, y'a le facteur Hartmann maintenant. Il est tout bonnement hors de question que tu l'as laisses se balader seule dans les rues de Karanes en pleine nuit. Tu gardes donc les rênes de Mousse entre ta main, l'empêchant ainsi de bouger, alors que déjà, Karlhya gesticule sur sa monture pour la faire avancer, ou reculer, on sait pas trop. La contorsion maladroite de la jeune femme continue. Ses « Huuu » sont quasi grognés et ce spectacle pour le moins comique te fais marrer. Oh oui que tu rigoles. Elle a l'air ridicule et le mot est faible. Vraiment. ▬ Karhlya. Finis-tu par l'appeler, d'une voix non contrôlée, un peu trop suave a ton goût.  Peut-être un effet de l’alcool, ou d'autre chose. ▬ On sait tout les deux que tu ne traversera jamais Karanes et les autres districts en seulement vingt minutes.  Tu t'approches alors. D'abord d'un pas gauche, puis avec une certaine assurance. Tu lui tends ta main, peut-être un peu pâteuse et moite dut a la soirée que tu venais de passer, mais certainement moins collante que celles d'Ainsley. ▬ Commences déjà par descendre de là, ça serait dommage que tu te brise la nuque en tombant de cheval. Et surtout sacrement con. ▬ Laisses moi t'aider.


 
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Sam 27 Juin - 12:51
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Ezéchiel & Karhlya
Maintenant, tu ne peux plus t'empêcher d'y penser à ta maman. Tu ne sais pas si c'est l'alcool mais tu te sens pire que lunatique, maintenant. Pendant une seconde, tu te dis qu'elle s'inquiète. Qu'elle doit être morte de peur à l'idée de ne pas te voir revenir, tu l'imagines déjà en larmes, en deuil. Mais la seconde d'après, tu te rappelles la présence d'Acacia, cette pauvre âme perdue qui ressemble de plus en plus à ce qu'on pourrait appeler une sœur. Elle au moins, elle reste à la maison. En sécurité. Elle ne sort pas de ces murs, et elle offre du temps et de l'attention à ta génitrice. Alors tu en viens à te dire que finalement, elle ne pense peut-être même pas à toi et que tu es bien où tu es. Sur ton cheval au milieu de la rue. Alors, tu soupires. Oui encore. Tu n'es même plus sûre de toi, mais tu te refuses à le montrer. Tu insistes, tu vas rentrer et tu ne te rends absolument pas compte de l'impossibilité de la chose dans ton état. Tu ne te rends pas compte non plus à quel point tu es parfaitement ridicule sur ton cheval à lancer des « Huu. » dans le vent pour tenter en vain de le faire avancer. T'es à l'envers. Tu as beau t'agiter, ton cheval ne te comprends pas et toi, tu ne comprends rien à rien. Pourtant, tu finis par cesser de t'agiter lorsque tu te rends compte qu'Hartmann rit de nouveau. Là encore, tu ne comprends rien, et ça t'agaces. « Je vois pas c'qui a d'drôle. Hin. » lâches-tu, presque vexée. Ou totalement vexée...t'en sais rien. Tu passes une soirée tellement bizarre que tu ne sais pas toi-même comment tu dois te sentir maintenant. Triste ? Dépassée ? Heureuse ? Euphorique ? Amusée ? Tout ça en même temps ? Tu es perdue. C'est la chose que tu ressens totalement et correctement. Et c'est pour ça que tu recommences à t'agiter pour t'éloigner. Tu en as marre de traîner, tu ne ressens pour le moment plus la fatigue et tu te dis qu'il est temps de te bouger. ▬ Karhlya. La simple énonciation de ton prénom suffit à te calmer. Ta mère t'appelles Karhlya. Acacia aussi, parfois. En dehors de ça, on ne te donne que du Ainsley à longueur de journée. Bonjour Ainsley. Vas te reposer, Ainsley. Bonne journée Ainsley. T'es pas drôle, Ainsley. Toujours Ainsley. Et c'est sûrement pour ça qu'un étrange frisson te traverse lorsque tu entends la voix d'Hartmann prononcer ton prénom de cette façon. Tu poses ton regard sur lui, pour te rendre compte que finalement c'est lui qui retient ta monture. Qui tiens les reines de Mousse, qui l'empêche d'avancer...alors tu fronces les sourcils. ▬ On sait tout les deux que tu ne traversera jamais Karanes et les autres districts en seulement vingt minutes. Tu gonfles les joues comme une enfant vexée. Si peu de confiance. Tu as couru pour ta vie tout la sainte journée, tu as découper quelques nuques aujourd'hui, tu as galoper durant des heures au milieu des Titans...et il ne te pense même pas capable de rentrer chez toi, toute seule comme une grande. « Oh ça va, je suis capable de me traîner jusqu'à la maison par moi-même Hartmann j'ai pas... » Mais voilà qu'il s'approche de toi. Qu'il approche de ton cheval et qu'il te tend une main que tu fixes en silence pendant quelques secondes. ▬ Commences déjà par descendre de là, ça serait dommage que tu te brise la nuque en tombant de cheval. Laisses moi t'aider. Et pour la première fois depuis le début de cette conversation tu te sens conne, et tu ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu avais l'air d'avoir de l'aide, là maintenant ? Tu n'étais qu'au milieu d'une rue, sur un cheval. Bon d'accord, tu avais un bâton dans les mains...et maintenant que tu prends le temps d'analyser la situation tu te rends enfin compte de ton étrange position sur Mousse. A l'envers. Tu es montée à l'envers sur ton cheval et depuis cinq minutes, tu te permets de faire ta maligne. Tu te sens rougir de honte, tu détournes même le regard quelques secondes avant de reposer les yeux sur cette main, toujours tendue et qui semble appeler la tienne. Encore un soupire. Un lourd, très lourd soupire. C'est du grand n'importe quoi cette soirée, alors finalement tu te décides à poser ta main dans la sienne. Ta peau colle à la sienne, tu as les mains moites, imprégnée du sucre du verre d'alcool que tu as renversé en fin de soirée, mais tes doigts s’agrippent aux siens et tu t'en sers pour finalement te décider à descendre de ce cheval.

Tes pieds se posent au sol pour la première fois depuis bien trop longtemps et le monde entier se remet à tanguer, c'est comme si les pavés sous tes pieds étaient en train de s'effondrer, comme si la terre elle-même se dérobait sous les semelle de tes bottes. Tu sers davantage la main que tu tiens toujours alors que la seconde vient agripper le tissu de la chemise d'Hartmann. Tu t'y accroches parce que tu as l'impression qu'a tout moment, tu vas tout simplement t'écrouler, basculer et tu fermes les yeux pour faire passer cet espèce de petit malaise. Ce n'est qu'au bout de quelques secondes que tu relèves finalement la tête. « Je crois que j'ai trop bu... »

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Ezéchiel Hartmann
« wings of freedom »
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Sam 27 Juin - 20:57
Unicorns dancing on rainbows × ft. # Karhlya


Elle est têtue, très têtue. Tu le sais. C'est ce que tu aimes chez elle, chez les femmes en générale. Le mordant, le vrai, celui qui montre une détermination sans faille et des rêves plein les yeux. Sa fierté est grande, trop grande même. Si grande au final qu'elle est tout simplement aveuglée et ne se rend pas compte de son ridicule et toi... eh bah tu souris, tu rigoles, bêtement. Parce que c'est drôle, parce que c'est mignon. Parce que ça t'amuses ses perpétuelles aboiement. C'est une sorte de monnaie d'échange pour tout ce que tu laisses a Aiji, pour tout ce que tu fais et dis pour lui, t'oubliant parfois toi même. Ton altruisme te perdra. Il l'a déjà fait dans le passé et continuera a le faire dans le futur. La boucle est bouclée comme on dit. Un soupire, une avancée disgracieuse, alors que déjà elle proteste. « Oh ça va, je suis capable de me traîner jusqu'à la maison par moi-même Hartmann j'ai pas... »  Hartmann. A croire que certain en aurait oublier ton prénom. Tu ne penses pas qu'elle l'est prononcer ne serait ce qu'une fois. Du moins pas en ta présence.

Cette main tendue que tu lui donnes, ça la rend stoïque, silencieuse. Aurait-elle remarqué ? A quel point sa posture et son comportement étaient cocasses ? Sans doute car voilà que sous les faibles flammes des lampadaires s’allume une nouvelle bougie au couleur carmin. Le rouge de la honte accoquiné au pourpre de l'alcool, rend son minois déconfit encore plus distractif et comique. Tu ne caches pas un rictus, à la fois attendrie et moqueur. Finalement, après ce qui semblait être le plus grand effort de sa vie, la main de Karhlya s'empare de la tienne. Différence de taille énorme ainsi que la rudesse de vos peaux respectives. Elle a d'abord l'air malhabile, alors qu'elle passe une jambe  au dessus de son cheval pour définitivement retourner sur la terre ferme. Tu ne sais pas si c'est toi qui a fait un faux mouvement, si tu t'es reculé un peu trop tôt pour lui laisser de la place, mais Ainsley a les jambes qui flageolent et elle bascule un peu en avant. Tes réflexes sont bien plus lent qu'à ton habitude, mais tes gambettes elles, restent droites et solides. Ta main se serre sur la sienne pour la maintenir dans une position verticale, tandis que l'autre, celle qui tenait les rênes de Mousse, s'en détache pour venir se placer derrière le dos de Karhlya. «  Je crois que j'ai trop bu... » Fini-t-elle par lâcher d'une fine voix. Évidement qu'elle a trop bu. En tant normal, elle s'en serait retrouvé toute revêche et hérissée d'un trop plein de fierté et aurait balayé ton aide d'un pique blessant qui t'aurait ensuite fait rigoler, pour revenir a cet habituel quotidien. Elle t'aurait encore repoussée, comme elle le fait si bien, et tu aurais sourit en te faisant traiter d'idiot, avec comme écho de fond la fameuse phrase : « La ferme Hartmann ! » Mais là où le journalier s'abandonne a quelque chose de nouveau, c'est quand ses yeux croisent les tiens. C'est inédit, cette proximité, ces quelques centimètres qui vous séparent.

Et voilà que tu ne l'as lâche plus, c'est a peine si tu desserres l'emprise que tu détiens sur ses doigts. C'est instinctif comme geste, ce n'est pas comme si tu avais réfléchis. Ce n'est pas comme si, l'espace d'un instant, tu avais fait preuve d’égoïsme...Non... c'était juste ton inconscient. Celui qui rabats ton bras en force purement masculine sur son corps déjà fredonnant  de cidre et de quelque chose de plus fort encore...Néanmoins, l’ébrouement de ta jument te rappel à l'ordre. Tu sursautes presque et souris, nerveux, lâchant progressivement sa main, laissant s'échapper son bassin du tiens. ▬ Moi aussi. J'ai... J'ai la tête qui tourne. Et le cœur qui fait nawak, ce que tu oublies de mentionner, évidement. ▬ Il faut qu'on te trouve un endroit où dormir toi. J'habite a deux pas d'ici donc... Ni penses même pas sérieux. Sage Ez'. Tu sais ce qu'il veut dire ce mot n'est-ce pas ? C'est un synonyme de modéré, de prudent, de raisonnable, mais aussi de réfléchi et sensé. ▬... Donc. Hm. Une auberge ça te dis vraiment rien ? Mieux.



 
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Sam 27 Juin - 22:20
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Ezéchiel & Karhlya
Tu es bien mal assurée. Toi si fière et sûre de toi habituellement, tu peines à descendre de ce cheval alors que tu as passer ta journée à le faire. Tu sers cette main, qui étrangement te rassures et tu finis par quitter le dos de l'animal. Tu te rends à peine compte de ce que tu fais, lorsque tu te sens basculer, c'est par instinct de survie que tu viens t’agripper à la chemise d'Ezéchiel. Il te faut quelques secondes, pour reprendre contenance, pour refaire surface et pour laisser à ce qui t'entoure le temps d'arrêter de bouger. Quelques secondes de répit durant lesquelles tu baisses la tête, durant lesquelles tu fermes les yeux. Tu ne te rends même pas compte de ta situation, et lorsque tu oses enfin ouvrir de nouveau les yeux...voilà que tu croises son regard. Tu ne peux pas t'empêcher d'y plonger le tiens, de te noyer dans cet océan si bleu qui te laisse rêveuse un moment. Tu n'as jamais pris le temps de faire ça, tu ne t'es jamais retrouvée si proche de lui pour t’apercevoir de quoi que ce soit le concernant et cette réalité te frappes maintenant de plein fouet. A tel point que tu restes figée comme une imbécile, tu n'oses plus bouger. Tu ne lâches plus sa main, tu ne lâches plus le morceau de chemise auquel tu t’agrippes. Toi qui as toujours mis un point d'honneur à garder tes distances avec lui, pour ne pas finir comme une vulgaire victime accrochée à son tableau de chasse...toi qui passes ton temps à l'envoyer loin, très loin de toi, tout à coup tu t'y accroches comme a une bouée. Tu frissonnes quand tu sens sa main dans ton dos, tu sursautes quand tu sens son bras te ramener puissamment à lui et ton cœur s'emballe lorsque tu sens son corps brûlant contre le tiens. Tu sens tes yeux s'ouvrir en grand, tu es surprise et tu ne fais pourtant toujours rien pour l'éloigner. Tu penches légèrement la tête, lorsque tu vois un sourire se dessiner sur ses lèvres. Toi, tu arbores toujours la même mine. Tu te veux sérieuse, neutre au pire mais tu te doutes que tu as tout juste l'air perdue.

Finalement, tu sens son emprise se desserrer. Tu sens son corps s'éloigner du tiens juste un peu et tu sens ses doigts lâcher délicatement les tiens. ▬ Moi aussi. J'ai... J'ai la tête qui tourne. Tu avais taper dans le mille, bien sur. Il avait bu lui aussi et pourtant, tu n'oses pas une remarque, pas une moquerie. Tu te contentes de hocher la tête pour toute réponse. Tu es troublée. Tu ne sais pas trop pourquoi, ni ce qui provoques ça chez toi mais tu sais que tu ne calmes plus les battement de ton cœur, tu sais que tu trembles légèrement. ▬ Il faut qu'on te trouve un endroit où dormir toi. J'habite a deux pas d'ici donc... Et voilà que tu sens encore ton coeur s'emporter. Davantage si c'est possible. Ta respiration est saccadée et tu te rends compte que même s'il t'a lâchée, tu n'as pas amorcer un seul mouvement de recul. Tu t'enverrais bien une gifle, là maintenant. Parce que tu sais qu'en temps normal, la gifle tu lui aurais bien coller à lui avant de le traiter crétin. Il habite a deux pas... ▬... Donc. Hm. Une auberge ça te dis vraiment rien ? Une auberge. « Non. » Ta réponse est tranchante, directe. Elle vient presque du fond du cœur. Une auberge...cette auberge c'est hors de question. Parce que tu te sais dans un état déplorable, tu es bourrée oui, mais tu t'en rends compte et tu es encore en état de comprendre qu'une fille bourrée au milieu de soldats bourrés dans une auberge, c'est comme jeter un agneau dans une arène pleine de loups. « Hors de question. » ajoutes-tu pour bien te faire comprendre. A vrai dire, maintenant tu es presque terrifiée à cette idée. Tu t'es bien foutue dans la merde en traînant à Karanes, et maintenant tu t'en rends compte. Si tu étais rentrée avant, si tu n'avais pas merder en traînant des pieds, tu n'en serais pas là. Tu ne peux t'en prendre qu'a toi même, tu le sais bien...tu as beau savoir te défendre, tu n'es pas en état de le faire maintenant. Tu te sens faible, et tu as même envie de pleurer quand tu y penses. Tu as envie de pleurer sur cette soirée affreuse qui pourrais ne jamais s'achever si Hartmann décidait finalement de te lâcher là, au milieu de la rue pour aller pioncer. Tu avales difficilement ta salive. « Ezéchiel...tu vas pas me laisser toi, hein ? » Tu ne sais pas bien si c'est de la rancune qui remonte après l'abandon de Bailey, ou si c'est juste la peur de te retrouver toute seule en pleine nuit qui parle, mais peu importe. Tu serais même prête à le suivre n'importe où maintenant, comme un chiot, tant pis si tu es ridicule. Et pour le lui faire comprendre, c'est toi qui efface la distance cette fois. C'est toi qui t'approche pour poser ton front sur son épaule. « S'il te plaît...me laisse pas toute seule. » Et ta seconde main s'éloigne finalement de la sienne pour rejoindre l'autre sur sa chemise.

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Ezéchiel Hartmann
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Dim 28 Juin - 12:46
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« Non. » Tu t'y attendais. Un aboiement sec et tranchant auquel tu savais déjà faire face. Évidement qu'elle ne voudrait pas repartir a l'auberge, Ez' qu'est que tu peux être con...Cette idée, elle t'était venue comme ça, comme une espèce de moyen défensif un peu merdique et franchement mal pensé. Mais qu'est que tu aurais put dire hm ? Proposer directement l'idée de l’héberger? Dans ton état ? Dans son état ? Pas très raisonnable... Tu t'étais donc retenu de le mentionner, alors que c'est, vous vous en doutez, la solution qui t'était venue en premier. « Hors de question. » Bon. Bah ça c'est fait. C'est dit. Pas d'auberge. Tu te mets alors a réfléchir ou du moins tu essayes plus ou moins de ranger tes pensées... Ce qui n'est pas chose aisé quand on a le cerveau embrumé d'alcool. Paumé, et c'est peu dire, tu te retourne un peu vers ton cheval qui te fixe, inexpressif. Sale carne ! Le regarde pas comme ça ! Aides le ! Il te supplie là. Mais rien. Tu ne peux pas compter sur ton canasson qui rumine le vent. ▬ Bon.. Karh' - Elle te coupe la parole, ou plutôt ne te calcule qu'a moitié alors qu'elle redresse son regard, quelque peu, anxieux et ne nous le cachons pas, craintif. Ça aussi c'est nouveau. Sa silhouette inquiète, son minois quasi recroquevillé dans ses petites épaules...Oui Karhlya est forte. Oui elle est têtue, obstinée, rêveuse, combattante... Mais là... C'est bien la première fois que tu la vois ainsi. Si... fragile.

« Ezéchiel... Ça fait écho dans ta cervelle. Ça raisonne d'une drôle de manière. D'une façon plaisante, poignante... Tu ne sais pas si c'est l’alcool qui te joue des tours, ou si c'est ce que tu as ressentis pour Karhlya il y a des années qui repointe le bout de son nez... Mais une chose est sûre, c'est tout aussi dangereux qu'agréable. tu vas pas me laisser toi, hein ? »  Il faut répondre. Se délier la langue de ta stupeur. Tu n'es pas surpris de trouver ça facile. C'est un jeu d'enfant, mais un jeu blessant, tu le sais.  Surtout avec elle. Tu ne devrais pas. Refuses Ez'.   ▬ Bien sûr que non. T'abuses. Mais ce n'est pas toi qui agis, qui se rapproche pour venir la blottir sur ton torse, sa tête dans le creux de ton épaule. Elle le fait d'elle même. Elle doit être confuse. Oh oui qu'elle est confuse. Qu'est que c'est que ce genre de réaction !? « S'il te plaît...me laisse pas toute seule.» Ses petites mains viennent s'accrocher a ta chemise et tu soupires doucement, alors que déjà tes bras l'enrobent dans une étreinte protectrice, venant ensuite machinalement poser ton menton sur le haut de sa tête. ▬ Ne t’inquiètes pas. Je reste avec toi. J'aurais même dormis avec toi dehors si je n'habitais pas juste à coté. Un petit rire, franc, s'extirpe de tes lèvres alors que tu t'imagines déjà, avec Karhlya, dehors, dans la rue, entrain de roupiller comme les deux ivrognes que vous êtes.

Finalement, alors que ton corps soutien celui de la jeune femme, tu recules doucement ta tête et lui adresse un regard. Un regard que tu ne maîtrises que trop peu. Un regard un peu trop bleuté et enivrant il faut l'avouer. ▬ Si passer la nuit chez moi te semble moins terrifiant que l'auberge... tu es la bienvenue. C'est ainsi qu'une de tes mains se glissent sur ton buste, venant saisir avec douceur l'une de Karhlya. ▬ Tu peux marcher ? Finis-tu par lui demander alors que sans ton consentement tes doigts s’entremêlent aux siens. Tu es irrattrapable Ez'. Tout simplement irrattrapable et saoul aussi.






 
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Dim 28 Juin - 14:23
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Ezéchiel & Karhlya
Qu'est-ce qui t'arrive, Karhlya ? Tout ça, ce n'est pas toi. Tu n'es pas cette fille là. Toi, tu as appris à tenir bon, et même si tu pleurs parfois, même s'il t'arrive d'apparaître perdue et morne à tes compagnons, même si parfois ton visage se ferme et que tu le laisses aller, tu restes fière. Tu n'as pas besoin des autres pour aller mieux, tu te débrouilles seule pour que les choses rentrent dans l'ordre. Tu laisses le temps faire son œuvre, tu te motives, tu souffles un bon coup et ça repars. C'est comme ça que tu es ! Tu es forte. Tu as de l'assurance. Tu sais montrer ton courage et ta détermination, et cette fierté, cette foutue fierté tu sais l'afficher, la montrer, l'étaler. Alors qu'est-ce qui te prend, maintenant ? D'où est-ce que ça sort, ça ? Cette mine d'enfant fragile, ce visage de poupée, ces yeux brillants et cette voix si faible. Tu te reconnais à peine et pourtant, c'est bien toi qui supplies Ezéchiel de rester là, près de toi. C'est le monde à l'envers. C'est d'Hartmann, qu'il s'agit et quand tu y penses tu le vois encore faire l'idiot au milieu des jeunes recrues féminines, tu le revois bomber le torse et faire le héros. Tu t'entendrais presque lui balancer ton refrain. « La ferme, Hartmann ! » Tu sais bien que tu le fuis. Tu sais aussi pourquoi tu le fuis. Mais maintenant, là tout de suite tu n'as aucune envie de lui voir s'éloigner. Sa présence est rassurante, et la proximité qui s'est installée te fais du bien. Ton cœur s'emballe, ton corps frissonne mais c'est étrangement agréable.

Tes doigts s’entremêlent au tissu de sa chemise, tu poses simplement ta tête au creux de son épaule et tu fermes les yeux. Tu profites de cette sécurité dans laquelle tu baignes désormais et tu laisses échapper un soupire d'aise lorsque tu sens ses bras puissants se refermer sur ton corps, lorsque tu le sens te presser contre lui et lorsque tu sens son menton se poser sur tes cheveux. C'est inédit, totalement inédit et ça ne fait que te perdre un peu plus au milieu du bordel qui trône maintenant fièrement au milieu de ton cœur. C'est dangereux, ce que tu fais. C'est risqué et tu sens bien que tu pourrais y perdre plus que tu ne pourrais y gagner. Tu pourrais te brûler, à trop t'y frotter et si ton cerveau semble tenter de te le faire comprendre, toi tu l'ignores pour te laisser aller à ce moment que tu pourrais presque qualifier … d'unique. ▬ Ne t’inquiètes pas. Je reste avec toi. J'aurais même dormis avec toi dehors si je n'habitais pas juste à coté. Ta gorge se sert. C'était totalement idiot, stupide. Qu'il prenne le temps de te sauver la peau en mission, c'était une chose. Vous étiez du même bataillon, de la même équipe et malgré les piques que tu passes ton temps à lui envoyer, tu sais qu'il existe entre vous un lien qui fais que tu y tiens, à cet imbécile. Mais pourquoi est-ce qu'il ferait ça, pour toi ? Rester avec toi. Passer une nuit dehors. Tu l'entends rire mais toujours blottie contre lui à respirer son odeur, mélange de sueur, d'alcool et d'effluves masculines, toi tu restes sérieuse et parfaitement stoïque. Il n'a aucune raison de t'aider parce qu'avec lui tu passes ton temps à te comporter comme une véritable garce. Parfois tu es blessante, plus que tu ne voudrais l'être et tu le sais. « Pourquoi tu... » murmures-tu. Mais ta voix à peine audible et si faible se perd et tu te doutes qu'il n'a même pas du t'entendre.

Et puis finalement, après quelque minutes ainsi...tu le sens bouger. Il ne desserres son étreinte que très légèrement, assez pour reculer la tête et te lancer ce regard qui te fais presque défaillir. Ton front quitte son épaule, et tu le soutiens...cet étrange regard. Si expressif, si prenant, si bleu, si profond que tu sens bien que tu pourrais t'y perdre. ▬ Si passer la nuit chez moi te semble moins terrifiant que l'auberge... tu es la bienvenue. Tu ne sais plus bien ce que tu dois faire. L'alcool, c'est sûrement l'alcool oui. C'est ce qui t'empêche de réagir normalement, c'est ce qui t'empêche de te faire violence. Tu entres-ouvres les lèvres alors que tu sens sa main venir reprendre la tienne, tu ne lâches pas son regard alors que tu sens ses doigts se mélanger aux tiens. Rien ne va plus chez toi, rien du tout. Tu ne sais pas ce qu'il y met dans son breuvage, le tavernier mais ça a des effets étranges sur toi. Très étranges. ▬ Tu peux marcher ? Et tout en continuant de le regarder, tout en te noyant totalement dans ses yeux, tu hoches finalement la tête de bas en haut. Tu peux oui. Tu en es capable et tu le sens.

Oh, tu le sais bien que c'est une mauvaise idée de le suivre. Tu sais bien que c'est une mauvaise idée de te laisser tenter par l'invitation si généreuse. Tu le vois d'ici, le danger, le vois et tu le ressens à travers ce regard que tu ne veux plus lâcher. « Je peux... » finis-tu par dire alors que tes doigts se referment finalement sur les siens. « ...je suis désolée. J'aurais pas du boire comme ça...je... » Tu n'articules même plus maintenant, et tu finis même par baisser les yeux, totalement honteuse de ton état de faiblesse. Tu te décides même à desserrer les doigts qui emprisonnent encore sa chemise mais ta main reste posée là, sur son torse. « Merci... » C'est un murmure. « Sans toi...je sais pas ce que...enfin tu vois... » Tu n'es même plus cohérente. Plus du tout. Plus rien ne tourne rond chez toi. Rien du tout.

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Ezéchiel Hartmann
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Dim 28 Juin - 22:44
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Qu'est que tu fous Ez' ? Qu'est que tu n'as pas compris dans le mot sacrifice ? Celui que tu te dis et répétes à longueur de journée quand tu croises ton meilleur ami ? N'était-ce pas une promesse que tu t'étais faites il y a longtemps ? Que tu te fais tous les jours en sortant de ton lit ? Un serment personnel... unique, lourd et acerbe. Tu n'as pas put tenir toutes tes promesses dans ta vie, tu le sais bien... Parceque tu es un irresponsable, a toujours faire comme si tu étais imbattable. A faire croire aux autres que tu pourrais sans difficulté déplacer des montagnes. Tu n'es pas le héros que tu aimerais être Ezéchiel. T'es juste un gars comme les autres. Un homme qui se bat et qui se pose des questions. Qui vit pour vivre. Car au fond, tu n'as pas peur de mourir... tu as juste peur de ne pas avoir assez vécu... Est-ce donc cette même envie qui te pousse a faire ce que tu fais ? Là, maintenant ? Est-ce petit battement de cœur en panique, de perdre ce en quoi tu tiens, de perdre le temps qui défile, qui s’estompe a chaque seconde... Est-ce ça qui t'anime, qui te rend si frivole, comme si chaque jour était le dernier ? Alors pourquoi cet attachement ? Ce trop plein d'attention...

Tu as déjà sentis ça, il y a longtemps... on peut même dire que tu t'étais retrouver dans une situation quasi similaire et que tu t'étais ravisé. Fuir ? On va dire ça. Tu avais fait comme si de rien n'était, comme si demain n'existait pas, qu'il n'y avait pas de conséquence. Ta propre ignorance t'avais permis de faire des concessions.  Tu n'as fait que ça toute ta vie... et tu continues encore. Pour Aiji. Mais là, il y a un autre facteur. Celui de l'alcool qui circule dans ton sang, qui rend ta vision trouble et tes pensées tout aussi confuses. Tu sais que le reste de cette soirée est une très mauvaise idée. Tu sais aussi que dans ton état, ça risque de déraper, de partir en vrille comme on dit. Tu sais aussi que ça serait une bêtise, une grosse bêtise que tu ne pourras pas effacer que tu ne pourras certainement pas ignorer le lendemain... Saura tu faire preuve d'un minimum de bon sens ? Difficile a dire... Ton cerveau tout entier est embrumé et tu divagues légèrement alors que vos doigts s’enlacent pour ne former plus qu'une seule et même unité. La sensation est plaisante, spéciale, unique. L'union de vos mains est presque parfaite.

« Je peux... »  Tu retiens là un reste de sa fierté. Un petit quelque chose qui ne te laissera pas jouer un quelconque rôle sur le chemin, si ce n'est celui de guide. Tu ne quittes pas ses yeux gris vert alors qu'elle te lance un presque inaudible : « ...je suis désolée. J'aurais pas du boire comme ça...je... » Pourquoi elle s'excuse ? Tu n'es ni son père, ni sa mère, ni qui que se soit d'assez proche pour accepter et par ailleurs comprendre ce genre d'excuse. En temps normal, peut-être, tu te serais sans doute moqué. Mais avec une Karhlya toute fragile dans tes bras, tu te fais sage. ▬ Ne t'excuse pas pour ça. Je ne suis pas mieux certain soir. Tu ne veux même pas savoir...  Ah ça oui...qu'est que tu peux être pathétique des fois. Ou tout le temps, on sait pas trop enfaîte. . « Merci... Sans toi...je sais pas ce que...enfin tu vois... » On passe des excuses a des remerciements. Bah voyons. T'es pas sûr que tu entends parfaitement bien en y repensant, ni même que Karhlya ait toute sa tête. Après tout elle est venu se poser sur ton torse, c'est déjà bien assez bizarre comme ça. ▬ Je préfère ne pas imaginer. Parceque oui, des ivrognes mal intentionnés, y'en a. Tu es un véritable ange gardien a cotés de ces types là. Que tu ne supportes pas d'ailleurs.  ▬ Allez viens. On va se poser et tu pourras même prendre un bain si tu veux. T'as dis ça sans trop réfléchir, sans arrière pensée, ce qui est assez rare chez toi, il faut l'avouer. Et tu prends les devants, la guidant, gardant vos mains liés. Tes pas sont maladroit, ton corps tout entier balance un peu, mais bizarrement, le faite d'avoir vos deux mains jointes t'aides a garder un semblant de droiture. De ton autre main, évidement, tu n'oublies pas les chevaux.

Ta maison, ou plutôt ce qui s'apparente d'avantage a une échoppe étant donné sa petitesse, a été construite un peu en amont, en haut d'une dizaine de marches, proche de la grande rue. Tu te fiche d'attacher les chevaux, tu sais qu'ils sont assez entraînés pour ne pas bouger. Enfin tu crois. Boarf. Flemmes. Tu entraînes donc Karhlya à l’intérieure de tes appartements. C'est rangé, plus ou moins. On pourrait croire que tu es un gros bordélique, mais ta baraque est plutôt bien entretenue. Enfin si on fait abstraction du matoss agglutiné dans un coin de pièce et tes fringues mal pliés. Tu la guide jusqu'à la salle de bain et lui présente, quasi enthousiaste, ta superbe baignoire. Elle n'a rien d’exceptionnelle hein. Mais t'es défoncé, shooté... alors faut parfois pas chercher ce que tu dis ou fait. ▬ Fais comme chez toi. Dis-tu finalement, gardant cependant tes doigts entrelaçaient aux siens. Faudrait peut-être penser a se lâcher non ? Enfin, moi j'dis ça, j'dis rien.


 
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