AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

 :: 
Bien à l'abri des Titans !
 :: Corbeille :: Abandonnés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

ASTRID ∞ Nobody break my heart.

Aller à la page : Précédent  1, 2
Invité
Invité
Sam 8 Aoû - 21:49
Invité
Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
« Peut-être que si j’avais été à ses côtés dès le début il serait toujours vivant… » Peut-être. Et si … avec ce genre de paroles on refait le monde, du moins en théorie. Toi tu le sais, que personne n'aurait pu sauver Casey, tu le sais parce que tu étais là. Parce que tu as tout vu, tu te souviens même encore de l'allure de ce Titan, de son visage et de son regard. Tu n'as jamais oublier. Tu n'oublieras sans doute jamais d'ailleurs. Personne n'aurait pu le sauver, personne n'aurait pu arrêter l'horreur qui s'est jouée ce jour là, en dehors de ces murs. Certains dirons que c'était tout simplement le destin, mais toi tu ne crois pas en ces choses là … même si au fond, tu te dis que les choses arrivent pour une bonne raison. « Si je n’ai pas été dans l’Exploration dès le départ c’est à cause d’une promesse faite à mon père… Il m’avait fait jurer de ne jamais y aller… » Tu hausses un sourcil. Un petit rire qui n'en est même pas un, et elle reprend. « Et maintenant voilà où j’en suis. J’ai trahis la promesse faite à mon père et j’ai perdu Casey. Quitte à trahir cette promesse j’aurai dû le faire avant, peut-être aurais-je pu le sauver… » Et tout ce qui est arrivé … était sans doute arrivé pour pousser Astrid à se trouver là, avec toi aujourd'hui. Qui sait ? Peut-être … tu secoues la tête légèrement. Tu divagues, Hodgen. Elle perd ton pauvre cerveau à parler tout le temps, et a évoquer le passé et les sentiments de façon aussi … libre. Tu ne sais pas faire ça, toi. Parler de toi. Parler de ton passé, de ta vie, des choses que tu as vécu ou des gens que tu as perdu. Non...tu ne sais pas. Ce n'est pas dans ta nature, tout comme il n'est pas dans ta nature non plus d'aller vers les autres. Finalement, c'est toujours aux autres de venir te chercher. Sans doute penses-tu qu'une personne qui prends le temps et met de l'énergie pour creuser ta carapace est une personne qui mérite que tu lui offres une chance.

« Vous n’êtes pas mieux Caporal. Vous me semblez bien antipathique. Mais je m’y ferais. » Tu grimaces alors tu enroules la lanière de cuir entre tes doigts pour guider l'animal. Antipathique...c'est possible. Fort possible. Tu le sais, que tu n'es pas facile à vivre, tu peux te montrer hautain (ou alors l'es-tu toujours?) et parfaitement désagréable. Tu ne sais pas trop ce qui fait que tu es devenu comme ça. La vie sans doute … pas tellement misérable mais totalement dépourvue de joie et d'amour. L'amour … tu ne sais même pas ce que c'est. Sans doute cet élan de sentiment, cet attachement qui jadis te liait à Mia. C'était ce qui, de ton existence, t'avais fait le plus souffrir. Alors … peut-être que ça vient de là. Antipathique... « Espérons le. Vous n'avez guère le choix de toute façon. » Tu ne vas pas nier l'évidence. Tu soupires lourdement, et finalement tu balances quelques ordres, quelques indications...conseils avant de faire avancer Rainbow. Ce n'est pas si facile qu'il n'y paraît, de monter à cheval. Pour certains, l'apprentissage prends des années. Des mois au minimum. Mais tu sais qu'avec Eïvinnd, tu n'as pas tout ce temps. Lorsque la prochaine mission sera lancée, elle devra savoir cavaler sur le dos de ce canasson sans chaperon. C'est comme ça chez toi. On veille avant tout sur soi-même avant de songer à veiller sur les autres. « Comment est-il mort ? » Et la voilà repartie. Tu ne dis rien, tu ne réponds pas, tu te contentes de soupirer discrètement. Tu sais de qui elle parle, où elle veut en venir et tu n'es pas certain d'avoir envie de t'engager sur ce terrain. « Non ne me dites rien. Il vaut mieux que je ne le sache pas… J’espère juste qu’il n’a pas trop souffert… » ...tant mieux. Souffert ? Tu n'en sais trop rien. Tu supposes que si tu avais pris le temps de répondre à ça, tu aurais dis que non. Pour l'épargner, ou t'épargner toi-même. Les deux sans doute. Comment pourrais-tu le savoir après tout … ce que ça fait d'être croquer par un Titan ? Le corps découpé … il était mort sur le coup. Du moins, tu le supposes. Il était déjà mort lorsque tu l'avais rejoins. Tes doigts se resserrent davantage sur la lanière, la jument semble sentir ton agacement. Elle hennit. Se secoue légèrement. «  Vous savez. Ce que j’ai dit tout à l’heure est vrai. Je ne vous en veux pas. Casey savait à quoi s’attendre en intégrant l’Exploration. Je le savais aussi. Ne vous sentez pas coupable. Il vous appréciait énormément. » Tu hausses les épaules. Recevoir la haine, les insultes, la colère et la peine des autres en pleine figure, tu en as l'habitude. Tu ne te plains pas, on s'y fait. A croire que parfois, les gens oublient que tu es humain aussi. Est-ce que ton regard et ta mine sont si froids … glaciaux, au point de parvenir à dissimuler parfaitement ta peine et ta douleur, lorsque tu perds des soldats ? Tu le supposes. Mais le fait est que tu as appris avec le temps à ne pas tenir compte des mots, parfois si crus, des familles en deuil. Elle ne t'en veut pas … et ses mots finalement auraient presque tendance à te réchauffer un peu le cœur. Tu te sens coupable, bien sur. Et tu te sentiras toujours coupable. Ton soldat, ton ami. Si tu avais pu … « Merci. » Mh. Tu soupires, encore. Tu n'ajoutes rien. Pas d'explication. Rien. « Merci de vous être occupé de lui. Et merci de me prendre dans votre équipe, même si je sais que c’est une obligation. » Merci … elle te remercie toi aussi, et tu ne sais pas si elle fait bien. Tu ne sais même pas si tu vas réussir à la garder en vie, peut-être que tu la perdras elle-aussi. Peut-être que tu rentreras un jour, avec ton écusson dans la poche. Tu ne sais même pas à qui tu l'offriras... « Si Casey a su trouver un ami en vous je pense que je pourrais finir par vous apprécier… A la longue. Vous ne devez pas être un mauvais bougre. » Mauvais tu ne l'es pas. Au fond tu peux même dire que tu es plutôt quelqu'un de bien. Tu es dur, mais tu as du courage, tu es fort et tu peux porter ton escouade à bout de bras s'il le faut. Tu es parfois téméraire, mais tu mets ça sur le compte de ta jeunesse. Tu peux te montrer compréhensif. Tu peux t'attacher aux autres, même si dans la mesure du possible, tu essais de l'éviter. Tu finis par t'arrêter, puis tu te retournes, offrant une caresse légère à la tête de la jument avant de lever les yeux vers la jeune femme. « Je ne vous demande pas de m'apprécier. Peu y parviennent, c'est un fait. Je vous demanderais simplement de m'écouter. Fiez-vous à moi, il ne devrait pas y avoir de problèmes. » Tu finis par lui mettre le morceau de cuir entre les mains. C'est que tu ne vas pas balader ce cheval toute la journée. Le soleil cogne, en plus. Alors tu finis par retirer ta veste et tu l'accroches à une barrière avant d'enlever un bouton de ta chemise et remonter tes manches. « Qu'est-ce que vous attendez ? Essayez de bouger par vous-même. Faites un tour … » Tu finis par t'approcher pour tapoter l'arrière train de la jument délicatement pour la lancer au trot.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Seven Iceveins
« wings of freedom »
+ MESSAGES : 1241
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 11 Aoû - 10:35

Kelsier & Astrid
    Nobody break my heart.

Rainbow semble être un peu tendue lorsque Kelsier finit par prendre les rênes pour la faire avancer. Sur le coup, tu sens ton corps se tendre. Tu as peur que cette fichue bestiole ne se mette à ruer. Lorsque ton Caporal te dis que les chevaux ne l'apprécient pas ce n'est vraiment pas une blague. Tu te demandes d'ailleurs pourquoi ils ne l'aiment pas et pourquoi ils se troublent en sa présence. Tu ouvres la bouche pour poser la question mais finit par te raviser. Tu as sans doute épuiser ton quota de question pour le reste de la journée, voir même le le reste du mois ! Tu sens que si tu lui demandes il te regarderas avec un regard blasé, ou alors il te répondra d'une vois lasse. Tu soupires et te tais, laissant docilement l'animal avancer, suivant le rythme que lui impose ton Caporal. " Espérons le. Vous n'avez guère le choix de toute façon. " Tu hausses les épaules et soupires à nouveau. " Ouais... Vous non plus d'ailleurs. Vous devrez vous coltiner mon incéssant bavardage. " Tu lui lances un regard rieur. Votre relation ne va pas être de tout repos, tu sens qu'il en a déjà marre d'être là. Enfin, tu es sûr qu'il en avait déjà marre avant même d'arriver aux écuries. Il finit par te lancer une tripoté d'indications à laquelle tu acquiesces, docile. Mais lorsque Kelsier se retourne, tu ne peux t'empêcher de froncer les sourcils et de regarder d'un air perdu les rênes qui se tiennent entre tes mains. Oh. Tu imagines que ces trucs là doivent te servir à envoyer ton canasson à droite ou à gauche. Ils doivent peut-être même servir à l'arrêter. Mais là franchement, t'es pas à l'aise sur ta bestiole, et tu aurais préféré que quelqu'un soit assis à l'arrière de ce foutu cheval pour t'aider à te détendre un coup. C'est comme ça que tu apprenais étant petite. Ton père s'amusait à t'apprendre l'escrime pour t'amuser. Il se mettait toujours derrière toi, te tenant les mains pour te montrer les mouvements... Tu lances un regard à la dérobé à Kelsier. Mouais... Tu sens que ce n'est pas une faveur que tu pourras lui demander. Premièrement parce que ça le ferait chier de plus bel - mais est-il possible qu'il soit encore plus renfrogné qu'il ne l'est déjà? - Et deuxièmement, parce qu'il se moquerait sans doute de toi et t'enverrait promener. Tu fais la moue et gigotes sur ta selle.

" Merci. " Une brève petite moue s'affiche sur ton visage. Ça doit le surprendre, que tu ne lui en veuilles pas pour la mort de Casey. Mais comment pourrais-tu lui en vouloir de toute manière? Casey avait été un bon soldat, mais il était tombé. Et tu sais qu'en Exploration le danger est partout. Un moment d'égarement, un Déviant qui arrive en trombe... Les soldats ne peuvent pas être partout à la fois, et Casey avait sans doute décidé de faire son héros, encore une fois... Tu te mordilles la lèvre et regardes loin devant toi, ravalant tes larmes. " Cela doit vous changer de toutes les insultes que vous recevez à chaque retour... " Tu lui souris tristement. A chaque retour, les villageois te mettent en rogne. S'amuser à traiter les soldats alors qu'eux ne bougent même pas le petit doigt... Le cheval s'arrête. Tu regardes Kelsier, surprise. Il caresse doucement la jument. " Je ne vous demande pas de m'apprécier. Peu y parvienne, c'est un fait. Je vous demanderais simplement de m'écouter. Fiez-vous à moi, il ne devrait pas avoir de problèmes. " Il s'approche et te colle les rênes dans les mains. Tu le fixes intensément, le scrute tandis qu'il retire sa veste. Casey a eu une entière confiance en lui. Pourquoi toi ne l'aurais-tu pas? Certes ton Caporal semble être froid, arrogant et peu amical, mais il va bien falloir que tu lui fasses confiance. Après tout, c'est maintenant lui qui possède ta vie entre ses mains. " D'accord. " Réponds tu simplement, ton analyse terminée. Il ouvre un peu sa chemise et retrousse ses manches. Tu ne peux qu'admirer les muscles puissants qu'il dévoile, mais tu ne laisses rien paraître. Des muscles, tu en as déjà vu. Tu regardes à nouveau devant toi. " Qu'est-ce que vous attendez? Essayez de bouger par vous même. Faites un tour... " Tu te crispes sur tes rênes. " Euh... je ne... " Mais il ne te laisse pas finir. Il finit par donner une tape sur la jument qui s'élance.

Tu serres la mâchoire. Non. Tu ne laisseras pas passer un seul cri. Tes cuisses se contractent et tu te tiens droite comme un i. Tes rênes sont lâches. Tu te souviens des indications de Kelsier un peu plus tôt et essayes d'appliquer ses ordres. Après quelques minutes d'intense frayeur, tu desserres les lèvres et souffles doucement. Tu relâches légèrement tes mains, qui étaient crispées sur les rênes et qui avaient commencées à s'engourdir et tu bouges doucement sur ta selle, essayant de te détendre. Bien. Maintenant que tu te sens un peu plus à l'aise tu te dis que tu devrais apprendre à changer de direction. Tu regardes les rênes et décides alors d'aller vers la droite. Tu tires doucement dessus, retenant ton souffle.... Et finis par pousser un soupir de soulagement lorsque Rainbow obtempère docilement. Tu tapotes gauchement son encolure. " Eh bien. Je ne sais pas qui t'a éduquée mais je le remercie. Gentille fifille. " Tout aurait pu continuer pour le mieux si un maudit taon n'avait pas décider de jouer avec les nerfs de ton cheval. La jument commence par s'arrêter et secoue la crinière. Toujours rênes en main, tu commences à paniquer. " Ola qu'est-ce que tu me fais? " Rainbow se met à reculer, secouant toujours la tête devant le gros insecte qui s'amuse à l'embêter. " Non pas par là.... " Dis tu mâchoire crispée en tentant de garder ton équilibre. Tout sens logique t'abandonne, tu n'essayes même pas de jouer avec les rênes, tu as bien trop peur de faire une bêtise. Te sentant glisser vers l'arrière, tu finis par te coucher sur l'encolure du cheval et finis par aviser l'insecte. " Toi... " Vocifères tu. Tu fais un geste de la main pour la dégager, mais elle joue avec tes nerfs et finit par piquer la jument qui se met à partir au galop. Tu t'accroches au cou musclé du cheval tout en poussant un petit cri aigu. Tu as la trouille. Tu ne sais pas quoi faire. En plus de ça, tu as la crinière de Rainbow dans les yeux, tu ne vois absolument pas où est Kelsier. Après quelques secondes à paniquer, tu te décides de te redresser pour essayer d'arrêter la bête qui semble prise de folie. Tu attrapes de nouveau les rênes, et c'est là que tu vois devant toi un obstacle, une barrière. " Stop, Stop ! Stop ! " Cette jument ne comprend vraiment rien. De désespoir, tu tires sur les rênes, faisant ruer le cheval. Mauvaise idée... Sans comprendre, tu te retrouves éjectée quelques mètres derrière. Tu te roules en boule pour éviter les fractures et attend que ça passe. Tu entends les hennissements de la jument et les cris de Kelsier. " Il doit être en train de la calmer " Tu penses, à moitié assommée. Tu finis par t'asseoir sur le sol et respires un grand coup. Tu crèves de chaud, tu transpires. Tu as eu une belle frayeur. Au départ mécontente et grognon, tu regardes tes mains sales et couvertes d'écorchures avant de te relever, ignorant l'aide de ton Caporal. " Ça va, ça va, je vais bien... " Tu fais la moue et regardes le sol, honteuse. Avisant quelques brins d'herbe qui trainent dans tes cheveux, tu secoues la tête et essayes de tout enlever. " Pas de gros bobos à l'horizon. Tous mes os sont à la bonne place, c'est juste mon orgueil qui en prend un coup... " Maugère-tu à l'intention de Kelsier. Tu relèves la tête et regardes ton Caporal avec un regard noir. " J'aime pas les chevaux. " Tu restes boudeuse encore quelques secondes puis tu te mets à rire. " Ça risque sa peau près des Titans mais ça a peur d'un vulgaire taon ! " Tu continues de rire et t'essuies maladroitement les mains sur ton pantalon, enlevant un peu de terre et de sang. " Heureusement qu'il fait beau, si j'avais atterrit dans la boue je vous en aurais voulu toute votre vie Caporal. " Tu te masses les fesses, qui sont douloureuses après avoir encaissées la chute. " J'ai eu plus de peur que de mal... Une chance que j'ai pas paniqué... " Tu finis par dire, reprenant peu à peu ton sang froid.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Mar 1 Sep - 10:54
Invité
Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Franchement, Hodgen … tu t'en rends compte n'est-ce pas ? Que tu es complètement nul comme prof. Oh, sûrement. Apprendre des choses aux autres et servir de chaperon à tes soldats ça n'a jamais été ton truc. Tu es l'homme qui donne les ordres et qui attends de ses hommes qu'ils sachent se débrouiller pour obéir. D'une manière ou d'une autre. Pourtant, te voilà forcer de donner de ta personne pour cette jeune femme à laquelle tu es finalement lié d'une bien étrange façon. Ça ne te ressemble pas, ce n'est pas toi, alors tu manifestes le plus ouvertement possible ta mauvaise foi. Tu ne prends pas le temps de lui montrer quoi que ce soit, tu n'as même pas faire sortir ton propre canasson … pour dire. Non, en réalité, tu fais un peu tout à l'envers et tu vois bien dans son regard qu'elle ne comprend pas trop tes méthodes. Pourtant, elle se contente de suivre tes indications, tes instructions qui n'en sont même pas. Elle se débrouille seule, pour se hisser sur l'animal et pour s'y installer et même la tâche s'avère bien laborieuse, elle fini par y parvenir et par afficher un petit air triomphant auquel tu réponds en t'approchant pour passer à la suite. Elle articule un début de phrase, tu la sens perdue et pourtant … tu joues l'homme sans pitié en tapotant la croupe de la jument pour faire partir. Oh tu n'y vas pas fort, et pourtant voilà que l'animal s'élance, peut-être un poil plus rapidement que tu ne l'aurais imaginer. Beaucoup trop rapidement à première pour sa cavalière. Mais enfin, Kelsier qu'as-tu dont en tête ? Ne le sais-tu pas encore que ces animaux peuvent être dangereux ? Elle pourrait tomber, se rompre le cou … et tu serais entièrement responsable de cet incident parfaitement stupide. Il faudrait sûrement que tu l'aides, là maintenant. Que tu te décides à te bouger pour apaiser cette jument. Oh oui il le faudrait et pourtant encore une fois, tu restes fidèle à toi même. Triple idiot. Voilà que tu croises les bras pour observer la scène avec un demi-sourire accroché au visage. Son air crispé cependant, ne tarde pas à s'effacer et c'est satisfait ou presque que tu constates que finalement, la jeune femme parvient à reprendre le dessus sur sa monture en lui imposant sa volonté. Tu fais alors un pas en avant, tu te décides à la rejoindre … mais tu te stoppes en remarquant sa soudaine agitation. La jument s'ébroue, se secoue visiblement gênée par quelque chose. Tu entends la voix d'Astrid te parvenir aux oreilles, bien que de là où tu te trouves tu ne parviennes pas vraiment à entendre ce qu'elle raconte.

Tu plisses finalement les yeux en voyant la jeune femme se coucher sur l'animal et agiter les bras. « Mais qu'est-ce qu'elle fou ? » marmonnes-tu pour toi même sans même bouger d'un millimètre. C'est alors que tu l’aperçois furtivement, cette bestiole qui vole autour de la jument … un cri semble te faire réagir et tu t'élances alors, presque en courant mais à peine es-tu arrivé près d'elle qu'elle se relance droit sur une barrière. Un cri s'échappe de ta gorge, quelque chose que tu ne contrôles pas ; tu ne sais même pas s'il s'agit d'un mot, d'un râle ou d'un grognement. Mais encore une fois, c'est la cavalière elle-même qui prend les choses en main, voilà qu'elle se redresse rapidement pour attraper les rênes de sa monture … elle tire, sans doute bien trop fort, trop énergiquement pour finalement se retrouver projetée au sol violemment. Une nouvelle fois, tu réagis. Tu t'élances et tu attrapes la lanière de cuir d'une main ferme. Tu adoptes une voix dure, tu tentes de calmer l'animal, de faire cesser ses mouvements frénétiques et la tâche en elle-même te prends quelques minutes. Tu tapotes finalement la tête de la jument, avant de venir l'attacher à la barrière.

Tu reviens alors vers la jeune femme, tu lui tends la main … une main qu'elle ignore royalement pour se relever d'elle-même. " Ça va, ça va, je vais bien... "  Oh, on a sa petite fierté à première vue. La pauvre est couverte de poussière, d'herbe et de terre mais … elle garde la tête plus ou moins haute, chose que tu ne peux qu'apprécier. « Tout va bien, soldat ? » Bon, oui tu es comme tu es … mais tu peux bien avouer pour cette fois que tu as eu une petite frayeur. La question étant ; as-tu eu peur pour toi et les représailles qu'auraient engendré une blessure, ou pour elle et sa santé, sa sécurité ? Tu secoues la tête. Pour toi bien sur … bien évidemment … espèce de menteur. " Pas de gros bobos à l'horizon. Tous mes os sont à la bonne place, c'est juste mon orgueil qui en prend un coup... " Bien. L’orgueil, c'est pas important. Ça ne sert à rien, en mission, bien au contraire. Tu hoches alors la tête, tu hausses les épaules. Voilà qu'elle se met à jurer. " J'aime pas les chevaux. "  Bienvenue au club ! Finalement, elle et toi vous allez peut-être vous entendre. Et voilà qu'elle se met à rire maintenant. " Ça risque sa peau près des Titans mais ça a peur d'un vulgaire taon ! " Tu plisses les yeux. " Heureusement qu'il fait beau, si j'avais atterrit dans la boue je vous en aurais voulu toute votre vie Caporal. " Voilà qu'a ton tour tu esquisses un sourire, tu te laisses emporter par … son humour ? Sans doute. Et ses rires surtout. « Ça aurait pu être amusant. Personnellement, j'aurais trouver le spectacle plaisant... » Oui bah ça va ! Tu vas pas en rajouter. " J'ai eu plus de peur que de mal... Une chance que j'ai pas paniqué... " ...une chance oui. Mais peu importe. A cette allure là, elle n'est pas prête de vouloir recommencer, et surtout … elle n'est pas prête de savoir monter à cheval assez correctement pour sortir de ces murs sans chuter à peine la porte franchie … quelle honte ce serait pour ton escouade. Un soldat qui tombe pour rien en pleine formation. Té. Tu soupires. « Restez là. »

Finalement, il semble que tu vas devoir y mettre du tien si tu veux que les choses avancent. Tu retournes donc à l'écurie pour sortir Stitch de son box. Tu tapotes la tête de l'animal … le seul représentant de la race des canassons qui semble supporter ta présence et se plier à tes exigences. Tu installes rapidement la selle, avant de grimper dessus et de sortir de l'écurie au trot, tranquillement. Tu rejoins la jeune femme qui n'a pas bouger, ou presque. « Puisqu'il semble que vous ayez besoin d'un chaperon … soit. » Tu te places alors à côté d'elle, tu lui tends ta main pour l'inviter. « Vous allez monter avec moi. Devant moi. … et n'ayez pas peur, Stitch est un cheval … plus ou moins calme. » Bon en fait pas du coup, ce canasson est une vraie boule de nerfs, mais une boule de nerfs que tu sais canaliser. Tu aides alors Astrid à se hisser rapidement, et lorsqu'elle se retrouve assise, juste devant toi, tu passes tes bras autour d'elle afin de lui mettre les rênes dans les mains. « Doucement. Au trot d'abord. Pas besoin de se presser. » Plus besoin de hurler, tu es si proche d'elle que tes paroles sont presque un murmure au creux de son oreille. « Il ne va pas vous tuer … il suffit de le guider … lentement. » Tu donnes alors un léger coup de talon à ta monture, qui le plus naturellement du monde se met enfin en marche … lentement, tranquillement, doucement.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Seven Iceveins
« wings of freedom »
+ MESSAGES : 1241
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 30 Sep - 11:16

Kelsier & Astrid
    Nobody break my heart.

Fichu insecte ! Voilà bien une autre raison pour laquelle tu détestes ces bestioles. Les insectes t’aimes pas ça. C’est dégueulasse. Ça rampe, ça gratte, ça vole…  Et surtout, c’est toujours là où tu t’y attends le moins. Toi qui pensais avoir réussi à maitriser cette jument… Enfin. Certes, maitriser est un bien grand mot. Tu avais potentiellement réussi à la guider pendant quelques minutes avant qu’un vulgaire moucheron ne vienne réduire tes efforts à néant. Un coup à ne plus jamais te faire monter à cheval tient. Mais pourtant tu sais que tu ne peux pas y couper. Tu fais partie de l’Exploration maintenant. L’équitation, c’est obligatoire.  Tu ne pourras pas embêter un autre cavalier en te mettant derrière lui tu le sais très bien. Il faut que tu apprennes à te débrouiller. Et surtout, il faut que tu recommences immédiatement, car si tu laisses ta peur s’installer, tu sais que tu ne remontras jamais sur ce maudit canasson… Quoi que. Kelsier serait bien obligé de t’y hisser par la force. Il en serait certainement capable. Tu pousses un lourd soupir, meurtri. Eh bien quelle journée. Ton caporal ne manquera certainement pas de parler de toi aux autres. Un soldat qui ne sait pas monter à cheval, quelle honte… Tu as déjà eu l’air bien ridicule lorsqu’il t’a laissé grimper seule sur cette maudite bête, alors maintenant que tu as été éjectée de ta selle… Cela doit le faire bien rire. C’est la cerise sur le gâteau, le pompon sur le bonnet, bref c’est la loose totale.

Kelsier ramène la bête, tente de la contrôler. Il vocifère et parle d’une voix dure. Tu ne l’écoutes pas vraiment, trop occupée à regarder si tu n’as rien de casser. Et tandis qu’il attache la jument à une barrière, tu te secoues la tête, stupéfaite et toujours légèrement sous le choc. « Tout va bien soldat ? » Tu relèves le menton, te tenant droite. « Je veux remonter. » Oui, parce qu’il faut bien que tu remontes tout de suite si tu ne veux pas paniquer dès que tu t’approcheras d’un canasson maintenant. Tu lèves une main. « Oui, oui ça va Caporal… » Mis à part que ton orgueil en a pris un sacré coup, tu ne préfères pas imaginer ce qu’il va aller raconter aux autres soldats après. Ça va jaser dans ton dos tu le sens… Déjà que là on ne parle que de toi, petit bout de femme qui passe de la Garnison à l’Exploration… Que n’as-tu pas fait là… Un sourire vient finalement prendre place sur le visage de Kelsier, à ta grande surprise. Tiens donc. Voilà qu’il ne cesse de te surprendre. Toi qui pensait que c’était une vraie tête de con lorsque tu l’as vu pour la première fois dans le bureau du Major… Du coup, cela te fait rire de plus belle, contente de voir que tu réussis enfin à lui arracher un sourire. Finalement, peut-être que tu vas pouvoir le supporter… « Ça aurait pu être amusant. Personnellement j’aurais trouvé le spectacle plaisant… » Tu finis par t’arrêter de rire, faisant glisser tes doigts sous tes yeux pour essuyer les larmes qui commencent à couler. « Je ne pense pas. Avec de l’herbe dans les cheveux et un masque de boue sur le visage, j’aurais été furieuse contre vous. » Ton rire se calme. Tu finis par relever les yeux vers ton caporal. « Vous ne raconterez rien n’est-ce pas ? J’ai déjà assez honte comme ça…. » Tu pinces les lèvres. Il doit te prendre pour une incapable. « Vous devez me prendre pour une empotée… Et avec mon discours de tout à l’heure cela doit bien vous faire rire. » Tu soupires, de même que lui. « Restez là. » Tu hoches doucement la tête tandis qu’il repart. Tu t’agites nerveusement et regardes autour de toi. Que va t’il faire ? Va t’il te confier à quelqu’un d’autre ? Cela ne te surprendrait pas. A moins qu’il ne soit partit chercher une corde pour t’attacher sur la jument… Té. T’aurais l’air maligne.

Un hennissement se fait entendre et tu finis par te retourner. Ah… Le revoilà. Et de prime avec cet énorme étalon noir que tu avais vu dans les écuries. Malgré ton stress, tu ne peux empêcher un sourire de prendre place sur ton visage. Tu l’aurais parié, que ce cheval était celui de Kelsier. Ce dernier d’ailleurs se tient droit et fier sur sa monture et arrive vers toi. Tu lèves le regard. Dieu qu’il est perché haut. Ça t’intimide même, de le voir te reluquer du haut de son cheval. « Puisqu’il semble que vous ayez besoin d’un chaperon… soit. » Tu ravales la bile amer qui te monte à la bouche. Chaperon, chaperon… Té. Tu lui as pas demander de te surveiller non plus, mais faut bien que t’apprennes à monter sur ce foutu canasson si tu veux sortir hors de ces murs. « Ne vous inquiétez pas. Lorsque je saurais manier cette bestiole à quatre pattes je ne viendrais plus trainer dans les votre.. » Maugères tu, mécontente.  T’aimes pas ça. Être obligé d’être pendue à lui pour avancer. Ça t’insupporte autant que lui. « Vous allez monter avec moi. Devant moi… Et n’ayez pas peur, Stitch est un cheval… Plus ou moins calme. » Il te tend la main. Tu déglutis difficilement. Cet animal est bien plus grand que la petite jument qu’il t’avait choisi. Mais tu ne dis rien. Tu finis par attraper cette main tendue et montes sur le cheval grâce à son aide. C’est qu’il a de la poigne ton caporal ! Il te soulève comme si tu n’étais pas plus lourde qu’un grain de riz. « Un peu comme son maître non ? » Tu souris à Kelsier avant de lui tourner le dos. Té. Et te voilà maintenant assise devant lui. Le dos collé contre son torse. Tu te raidis inconsciemment. C’est que cela te fait tout drôle ce contact soudain avec lui. Toi qui aime garder tes distances… Et puis, tu l’aimes pas forcément cette homme… Tu sursautes légèrement lorsqu’il passe ses bras devant toi, te mettant les rênes entre les mains. « Doucement. Au trot d’abord. Pas besoin de se presser. » Sa voix n’est plus qu’un murmure et cela te donne des frissons de le sentir si proche de toi. Sa bouche est si près de ton oreille.. « Il ne va pas vous tuer… Il suffit de le guider… Lentement. » Tu hoches la tête et serre les rênes. « D’accord… » Tu le sens donner un coup de talon et l’animal se met à avancer calmement. Tu soupires. « Ça serait la mort la plus stupide de l’histoire. Non pas tuée lors de son service, mais tombée sous les sabots de son cheval… Té. » Bon, au moins celui ci ne part pas au triple galop. « Espérons qu’un taon ne viendra pas le piquer… » Bon. Maintenant tu ne sais plus quoi faire. Tu as les rênes entre les mains, c’est bien. Mais où vas-tu maintenant ? « Que voulez-vous faire Caporal ? Je dois vous avouer que je ne sais pas trop où diriger votre bête… » Et en même temps, tu n’as pas trop la tête à ça. Monter sur ce cheval en compagnie de cet homme, cela te rappelle  des souvenirs. Du coup le passé et le présent se chevauchent. Mais la présence de Kelsier dans ton dos te rend… Nerveuse. Mais elle te rassure en même temps. « Merci… De m’aider. »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Mer 14 Oct - 20:00
Invité
Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Voilà qu'il faut que tu donnes de ta personne, que tu te fatigues toi aussi. Que tu fasses sortir ton canasson de son box pour le seller et monter, rien que pour montrer à une recrue comment on fait. Otch, Kelsier. C'est pas toi, ça. Il t'arrive quoi ? Tu perds patience ? Non c'est pas ça. Tu n'es pas réellement sur les nerfs là maintenant, tu n'es même pas vraiment agacé, tout juste un peu amusé par la situation. Amusé ! Toi. Le soleil cogne. Il cogne dur. Si dur que tu fais monter la jeune femme sur ta propre monture, juste devant toi. Tu lui fiches les rênes de ton cheval – qui rappelons le, n'est pas le plus coopératif qui soit si ce n'est pas toi qu'il sent sur son dos – et tu « ordonnes » à l'animal de se bouger. Oh tu n'es pas fou, tu ne tiens à assister à une seconde chute, tu ne tiens pas à chuter toi-même non plus d'ailleurs … le but est d'avancer maintenant, de faire en sorte qu'avant que le soleil ne se couche, cette recrue toute fraîche ait au moins appris à se tenir sur un cheval qui bouge sans tomber lamentablement à la première occasion.

Alors pour une fois, voilà que tu ravales ta fierté, ta flemme et tout ce qui te caractérise en réalité. Tu te fais doux et attentionné – on aura tout vu, té – et tu veilles. Tu fais en sorte de te montrer rassurant, tu ranges des aboiements au placard, tu adoptes une voix plus suave, un ton plus … plus doux oui. Bien entendu, tu omets de préciser que Stitch est du genre à avoir quelques sautes d'humeur, que son caractère n'est en rien des plus simples. « Un peu comme son maître non ? » … tu retiens tes remarques. Tu te retiens aussi de la remettre à sa place comme tu aurais pu le faire habituellement. Té. Ouais, en fait c'est tout à fait ça mais bien sur tu ne l'avoueras pas. Qu'est-ce que ça peu faire ? Et … et puis elle te sourit. .. ouais, elle sourit. Et depuis quand c'est important ? Depuis ça compte, pour toi, un joli sourire comme le sien ? Té. Depuis jamais. Oublie. Mate le sable droit devant toi et contentes toi de la guider pour pas qu'elle fasse de conneries, tiens. Ouais .. tu passes donc tes bras autour d'elle. Autant pour lui refiler la lanière de cuir que pour .. la rassurer de ta présence et la guider en cas de panique ou de soucis. Et … et oh que ce genre de contact est étrange pour toi. Si peu familier et pourtant si agréable, surtout lorsque tu sens son parfum si léger venir te chatouiller les narines. Tu sens à peine que tu bouges tiens, trop concentré sans doute pour résister à l'envie d'approcher ton visage plus prés de son cou offert à ta vue. « Ça serait la mort la plus stupide de l'histoire. » Tu fronces les sourcils un petit instant, cherchant à comprendre le sens de ses paroles. « Non pas tuée lors de son service, mais tombée sous les sabots de son cheval … té. » Tu ricanes légèrement … non mais c'est pas drôle. Ce serait stupide effectivement et tu deviendrais probablement la risée des autres caporaux...Hodgen ou le type qui accepte dans ses rangs des abrutis qui savent même pas monter à cheval ! Une perte, avant même d'atteindre la porte … té la honte. « Espérons qu'un taon ne viendra pas le piquer ... » … et ce serait souhaitable en effet. « ...ce serait de l'acharnement. » Saloperie d'insecte à la con, ouais.

Tu lâches un petit soupire. Déjà quelques minutes que Stitch avance tranquillement au trot...pas d'accident en vue. Y'a du progrès. « Que voulez faire Caporal ? Je dois avouer que je ne sais pas trop où diriger votre bête ... » Bah ouais Hodgen c'est vrai ça, on fait quoi maintenant ? Non parce que tu vas tout de même pas passer deux cent ans à lui montrer comment se tenir, comment diriger, comment avancer, reculer, diriger, accélérer ou freiner … elle passe pas le permis cheval, t'es pas bidet-école. Ce que tu veux qu'elle apprenne au fond, c'est à ne plus craindre la bête sur laquelle elle est installée … et pour toi, la meilleure chose à faire reste encore de la mettre en situation. Non Kelsier. Tu vas pas jouer au connard, si ? Et bah si. « Merci .. De m'aider. » Oh qu'elle est mignonne … aller Hodgen quoi. Fais preuve de patience … non ? Bon ok. « On va passer à la vitesse supérieure... » dis-tu, ignorant ses remerciements pour le moment. C'est que dehors, elle ne pourra pas se permettre d'aller au trot … non elle devra lancer sa monture au triple galop et supporter la cadence. Bien pour ça que tu envois un nouveau coup de talon, plus violent à Stitch qui aussitôt accélère considérablement et se lance dans un galop rapide et soutenu. Tu viens aussitôt attraper les poignets de la jeune femme dans tes mains … tu sais même pas pourquoi d'ailleurs. « Restez concentrée, regardez droit devant et n'ayez pas peur...je suis là. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Seven Iceveins
« wings of freedom »
+ MESSAGES : 1241
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 4 Nov - 1:08

Kelsier & Astrid
    Nobody break my heart.

L’énorme étalon continue d’avancer doucement au trot. Il ne semble pas bien méchant, pourtant sa taille et sa musculature imposante t’impressionne. Comment diable ton caporal réussit-il à mater une bête pareille ? Humpf bon. La question ne se pose pas. Il réussirait à mater n’importe quoi tu en es certaine.  Cet homme semble avoir un don. Il suffit qu’il soit juste là pour que le silence s’installe. Il en impose par sa présence, par son allure et son regard. Tout en lui te force au respect. Oh pourtant lors de votre première rencontre tu l’as eu en horreur, tu l’as détesté même. Et pourtant maintenant, alors que tu sens son torse musclé contre ton dos, alors que ses bras t’enserrent pour t’aider, alors que tu sens son souffle chaud sur ta nuque et sa voix grave au creux de ton oreille,  tu ne lui en tiens plus rigueur. Parce que finalement il avait raison. Tu as fait la girouette. Parce qu’après tout aussi, tu t’en moques. En cet instant précis, ton corps entier se tend, comme perturbé par la présence de ton caporal derrière toi. Cette distance entre vous… Il est si proche… Cela te rend… Nerveuse ? Oui peut-être. Mais tu n’arrives pas à savoir pourquoi. Finalement tu secoue la tête et te racle la gorge. Enfin Astrid, ce n’est pas la première fois qu’un homme s’approche aussi près de toi. La distance a même été réduite à moins que ça avec quelques uns dans eux. Et pourtant, ce souffle chaud dans ta nuque te fait frissonner. Ce n’est pas une sensation si désagréable…

Tu ouvres de nouveau les yeux lorsque l’animal se met à avancer plus vite, répondant aux ordres de son propriétaire. Ce brusque mouvement te ramène à la réalité. Tu n’es plus énervée. Tu n’es même plus vexée par l’attitude de ton caporal. Tu es passé outre. Et puis, tu l’as bien remarqué, ce sourire qui s’est installé sur son visage après ta remarque. Cela doit bien vouloir dire qu’il est gentil, dans le fond… Peut-être que tu réussiras à découvrir un autre homme en étant sous ses ordres. Un homme plus… Prévenant… Rassurant… Protecteur même, puisqu’il a ses bras placés autour de toi. Cela finit par te mettre à l’aise. Tu réussis à te détendre un peu, et tu viens t’appuyer légèrement contre lui, prenant tes aises. Il ne dit rien pour le moment, se contentant de te laisser guider le cheval. Et finalement… Toi qui es habituellement si bavarde, tu ne trouves rien à dire. Rien à dire pour briser ce silence gênant, mais au combien… Appréciable, qui s’est installé entre vous. Tu essayes de te concentrer sur la monture, sur les rênes, la musculature de l’animal qui avance, les sapins là bas devant toi. Tes yeux regardent au loin, mais finalement, ton esprit revient sans cesse sur cette présence masculine. Comme c’est étrange… Cette délicieuse odeur musquée qui parvient à tes narines… Et cette respiration… Encore et toujours cette respiration, là, juste au creux de ton cou. Elle ne cesse de te titiller, de te faire frissonner. Non pas que cela soit dérangeant mais… Mais si, c’est dérangeant. Tu ne comprends pas ta réaction et cela te perturbe… Il finit par ricaner à ta remarque. « … ça serait de l’acharnement. » Ouais.. Tu ne trouves rien à répondre à cela, du fait tu hausses doucement les épaules. Les insectes et toi, vous n’avez jamais été amis. Tu les as en horreur et ceux ci s’en amusent. Ils apparaissent et disparaissent comme ça, comme par enchantement… Brr. Rien qu’à repenser aux mésaventures que tu as eu avec ces bestioles tu frissonnes de dégout.

« On va passer à la vitesse supérieure… » Que… Quoi ? Tes yeux s’écarquillent de terreur. Oublié le doux balancement du cheval, le rythme de croisière, la chaleur du soleil et la respiration lente et régulière de Kelsier dans ton cou qui t’aurait facilement permise de t’endormir contre lui. Tu es brusquement ramenée à la  dure réalité. Apprendre à manier cette bête. Il ne te laisse même pas le temps de répliquer, le voilà qui tanne déjà la bête. L’énorme cheval noir se lance au galop. Tu serres les dents tandis que tes mains agrippent les rênes. Non, tu ne laisseras pas passer un foutre cri de tes lèvres. Rien. Nada. Tu ne veux pas qu’il remarque ta frousse. Tu ne veux pas qu’il se moque de toi. D’ailleurs, il anticipe ta crise de panique, ses mains viennent serrer tes poignets, vigoureusement. Il cherche à te rassurer, tu ne peux qu’apprécier. « Restez concentrée, regardez droit devant et n’ayez pas peur… Je suis là. »  Bizarrement, ses paroles ont de l’effet sur toi. Il te met directement à l’aise, le moment de gêne passé. Tu sens tes mains bruler sous les siennes, cela te fait rougir sans que tu comprennes pourquoi, mais tu te reprends bien vite. Tu restes droite sur ta selle, et finis par te détendre, laissant ton corps s’accoutumer à la cadence de l’animal. « Je n’ai pas peur Caporal. » Etrange, mais vrai. Ta peur est passée grâce à son contact rassurant. Tu espères néanmoins que cela sera la même chose lorsque tu seras seule sur ta jument. « Je sais que vous serez toujours là pour moi… Comme vous l’avez été pour Casey. Je vous fais confiance. » Un sourire s’étire sur ton visage tandis que tu prends tes aises avec les rênes. Voilà qui est mieux. « Je crois que ça vient… En fait, il suffit juste de ne faire qu’un avec sa monture n’est-ce pas ? C’est comme ça que se construit le lien… En comprenant l’autre… » Comme ses paroles pourrait être appliquées aussi à cet homme... Tu desserres doucement les doigts et tends une main pour caresser le cou de l’animal. « Il fait peur aux premiers abords… Mais finalement… Au fond c’est un bon cheval… Un bon équipier… » Tu souris et ajoute doucement. « Comme son maitre… Vous vous êtes bien trouvé. »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Jeu 28 Jan - 12:01
Invité
Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
La vitesse supérieure … oui. Tu ne perds pas de vue ton objectif, non. Tu es là parce qu'on t'y à forcé. Tu es là, parce que tu dois jouer la nounou, le chaperon, le guide. Mais n'est-ce pas ce que tu es, au fond Kelsier ? Un guide pour tes soldats. Un point de repère. Comme un phare guidant les navires pour éviter aux marins une lente agonie sur les récifs acérés. Ce n'est pas ce que tu voulais être au début. Le fait est que diriger t'as changé, tu as conscience. Songer à se retrouver à la tête d'une escouade, ce n'est simplement pas la même chose que l'être réellement. Toi qui clame haut et fort qu'il leur faut se débrouiller seul, que dehors ils ne peuvent compter que sur eux même … tu sais que c'est faut, tu le sais oui car tu serais le premier à risquer ta peau pour récupérer un seul des membres de ton équipe. Tu les as formés. Tu leurs as appris à se servir de la peur. Tu leurs as appris à vivre, à survivre. Tu les as taillés, façonnés au cours des années afin qu'ils soient bons. Afin qu'ils rentrent en vie. Tu as perdu des hommes, bien entendu. Tu ne formes pas des immortels après tout, mais tu fais ton maximum pour rendre à chaque parents son enfant, à chaque épouse son mari. Tu n'es pas proche de tes hommes, tu ne fais pas ami-ami avec eux, ce n'est pas dans tes habitudes et surtout, ce n'est pas compatible avec ta personnalité. Aucune proximité, non aucune et pourtant regardes toi avec elle. Tes bras autour de son corps si frêle, ton torse collé tout contre son dos. Quelques millimètres à peine d'écart entre vous, une proximité qui fini par te déranger et te faire agir pour en quelque sorte y mettre fin, ou tout du moins penser à tout autre chose : la raison de ta présence ici, par exemple.

Tu passes la vitesse supérieure, fait accélérer ton cheval dans l'espoir bien dissimulé au fond de mettre fin à ce moment qui ne fait que te gêner, te mettre mal bien mal à l'aise. Toi, coincé ? Pas le moins du monde. Ce n'est pas la première femme qui t'approche de si près, néanmoins, elle est l'un de tes soldats désormais et selon tes propres règles ça t'interdit le moindre rapprochement trop prononcé. Ce changement de rythme la fait se crisper, tu le sens immédiatement et comme en prévision d'un quelconque faux mouvement, voilà que tu lui attrapes les poignets pour tenter de la rassurer. Quelques paroles que tu murmures à son oreille tout en surveillant la direction que ton canasson emprunte d'un œil. Rapidement, tu la sens s'affaisser un peu, se détendre. « Je n'ai pas peur, Caporal. » Bonne nouvelle, excellente même. Enfin, cet espèce d’entraînement avance. « Je sais que vous serez toujours là pour moi … Comme vous l'avez été pour Casey. Je vous fais confiance. » Té. Touché. Tu te racles la gorge comme pour te donner une contenance mais au fond, ses paroles ont atteins un point bien caché. C'est quelque chose que tes soldats ont compris dés la première sortie … que tes paroles en début de mission n'étaient finalement que du vent ou presque. Non, tu ne laisses personne mourir. Bien sur que tu es là, pour les garder à l’œil. Bien sur … Tu ne réponds pas à cela. Sans doute parce que là, maintenant, tu n'y parviens pas. Tu n'as pas de réponse. Rien d'assez satisfaisant à ton goût, rien qui ne te ressemble en vérité. Tout ce que tu pourrais dire te semble tellement … niais ? Bwarf. Affligeant, Hodg', terriblement affligeant. « Je crois que ça vient... En fait il suffit juste de ne faire qu'un avec sa monture n'est-ce pas ? C'est comme ça que se construit le lien... En comprenant l'autre ... » Elle est dans le vrai ? Oui, elle l'est. C'est comme ça que tu es parvenu à dompter le côté sauvage de Stitch, en lui prouvant qu'il pouvait te faire confiance si tu pouvais compter sur lui en retour. Tes yeux quittent la route droit devant, en vérité tu cesses complètement de surveiller ce qu'elle fait, quelle direction prend l'animal, si tes mains tiennent encore les rênes ce n'est que par réflexe puisque tu ne fais plus attention maintenant...ton regard glisse dans ce cou sur lequel ton souffle s'écrase depuis quelques longues minutes. Tu perds ton regard dans sa nuque, te surprends même à humer à plein poumon son parfum féminin si naturel et agréable..Elle continue de parler. Tu entends sa voix sans même parvenir à déchiffrer les paroles. Ou est-ce parce que tu n'essaies même pas ? Peu importe. Tu te sens bien … pour la première fois depuis bien longtemps, tu as oublié tes règles et … et tout le reste. A tel point que tu finis même par lâcher les rênes pour les lui laisser totalement, tu laisses glisser tes mains sur les siennes, puis sur ses poignets et le long de ses bras … avant de tout lâcher, manquant d'ailleurs de tomber de cheval comme un sombre crétin. « Mh … sans doute oui. Sans doute. Vous avez le coup de main, vous avez tout saisi ? » Té. Que tu puisse rentrer chez toi t'en mettre une dans la face.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Seven Iceveins
« wings of freedom »
+ MESSAGES : 1241
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 10 Mar - 23:21

Kelsier & Astrid
    Nobody break my heart.

Là. Tu es... Au trot ? Non. Au galop peut-être ? Foutre dieu tu t’en moques. Toujours est-il que ce cheval avance beaucoup plus vite qu’avant. Le moment de frousse passé, la montée d’adrénaline qui t’a fait avoir une bouffée de chaleur redescend soudainement. Tu crispes la mâchoire et ne pipe plus un mot le temps de te faire au nouveau rythme, desserrant doucement les cuisses pour éviter le frottement du tissu de ton pantalon contre les flancs du cheval. Ton regard, jusqu’alors concentré sur les arbres qui se trouvaient droit devant toi, se baisse sur les deux larges mains qui enserrent tes fins poignets. Sans que tu ne comprennes pourquoi, cela fait naître une curieuse sensation de chaleur au creux de ton estomac, mais celle ci est bien vite remplacée par la peur. Ton caporal doit te trouver tellement minable à ne pas savoir diriger un cheval et à avoir peur de ces magnifiques bêtes… Même si ta bourde l’a fait sourire, au fond, cela doit bien l’emmerder de te former. Tu dois faire tâche au milieu de ses soldats, de cette élite qu’il a choisi. Oui, parce que tu sais que les soldats qui font parti de son équipe, il les a pioché dans un tas de petits soldats. Et toi… bah toi on t’a imposé à lui. Et on en arrive en cet instant. Au moment où il apprend que tu n’as jamais fait d’équitation et où il doit tout t’apprendre, comme on apprend à un enfant à se servir d’une fourchette. Pff.. Quel piètre soldat tu fait.

Kelsier finit par se racler la gorge, et tu te pinces les lèvres. Tu as l’impression d’avoir dit quelque chose qui l’a touché… Peut-être devrais-tu arrêter de parler de ton amant… Mais c’est un fait, tu n’y arrives pas. Savoir que ton Caporal a été le mentor, le guide de Casey… Cela te rassure bien évidemment. Mais tu te dis aussi que tu pourras peut-être apprendre des choses sur lui. Peut-être qu’on te contera ses mésaventures, peut-être qu’on te dira à quel point c’était un homme bon et juste… Les yeux dans le vague, tu fixes un point sur le sol sans le voir, perdue dans tes pensées. Le fait est que cet homme ne te répond pas. Il reste silencieux. Tu aimerais pourtant, qu’il confirme tes dires. Qu’il te dise qu’il sera là en cas de pépin. Mais seul le silence te répond. Alors tu ne surenchéris pas, tu te dis que ce n’est peut-être pas le moment pour parler de ça. Oh, de toute manière tu te doutes bien qu’il te faudra du temps avant de pouvoir fissurer cette carapace qu’il s’est forgée. Il a dû mettre des années à la construire, et toi, bah toi tu n’es pas là depuis longtemps. Tu ne vas pas la faire exploser non plus cette carapace… Soit tu toques dessus et tu attends qu’il t’ouvre… Soit tu l’épluches, couche par couche. Comme on épluche un oignon… Tu secoues la tête. Kelsier, un oignon ? Qu’est-ce qui t’a fait faire ce rapprochement ? Tu soupires et regardes à nouveau devant toi. Les arbres se rapprochent, mais tu t’es faite à l’allure du cheval. La vitesse te fait moins peur surtout que…

Ses mains se desserrent lentement, te laissant les rênes. D’abord crispée, ton corps entier se détend lorsque ses mains passent sur les tiennes, puis remontent sur tes bras. Tu retiens ton souffle, oubliant tout ce qu’il se passe autour de toi, les arbres, les plaines, et même le cheval sur lequel tu es pourtant toujours assise. Tu ne t’offusques même pas sur le fait qu’il ne réponde pas à tes questions, trop occupée à savourer ce contact, doux et étrange à la fois. Tu sens ton cœur battre un peu plus vite tandis que le souffle de cet homme se fait toujours sentir dans ta nuque. Tu fermes les yeux, sentant les poils sur tes bras se dresser, et un frisson te parcourir. Tu es… Tellement bien là. C’est un fait étrange, toi qui voulais l’étriper dans le bureau du major, voilà qu’il te fait maintenant de l’effet… Ses mains te relâchent soudainement, rompant toute la magie. Tu retiens un soupir, déçue. Tu aurais aimé qu’il garde ses mains sur toi… Il gigote quelques instants derrière toi sans que tu ne comprennes pourquoi. Aurait-il perdu l’équilibre ? . « Mh … sans doute oui. Sans doute. Vous avez le coup de main, vous avez tout saisi ? » Tu ne réponds pas immédiatement, réfléchissant. Oui tu as tout saisi bien sûr. Ou du moins tu le penses… Mais vas-tu réellement lui dire ? Tu aimerais que cette balade se prolonge… Mais si tu lui dis que tu n’as rien compris, il va vraiment finir par te prendre pour une débile… A moins que ça ne soit déjà le cas ? Comment prolonger la balade sans lui répondre… Tu repenses soudain au frelon de tout à l’heure et une idée germe dans ton esprit. Bon, tu est certaine que Kelsier râlera, peut-être te traitera t’il de tous les noms, mais tant pis. « Je pense oui ! » Tu resserres ta prise sur les rênes. « J’ai juste une question. Donc pour arrêter la monture il suffit de tirer sur les rênes c’est ça ? » Ce faisant, tu tires un coup sec, un poil trop fort, faisant se cambrer la monture qui ne comprend pas l’ordre. Tu laisses échapper un petit cri de surprise et lâche les rênes. Et ce faisant tu tombes en arrière, entraînant dans ta chute ton pauvre caporal. Le cheval hennit tandis que tu chutes lourdement, roulant sur Kelsier. Tu roules encore plusieurs fois et finit par te retourner sur le dos, d’abord ébahi, puis tu éclates de rire.  « Rectification. J’ai PRESQUE tout saisi ! » Puis tu t’allonges à nouveau, pleurant de rire. Tu finis par te mettre sur le ventre et rampes jusque ton caporal, continuant de rire. « Excusez moi ! J’ai été quelque peu distraite… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Sam 12 Mar - 4:57
Invité
Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Et le truc maintenant, c'est que tu te dis qu'il faut que tu te sortes de ce merdier. A quoi tu joues, vieux ? On dirait un gosse tout émoustillé par la proximité d'une jolie fille. Ça n'avait jamais été ton style ça. Nah, les nanas tu les avais toujours fais fuir en fait, avec ton caractère à coucher dehors et ta manie de te moquer de leurs manières de piailleuses. Elle est pas bien différente cette Astrid. C'bien une femme. Elle fait que parler. Pour rien dire en plus. Pis faut tout lui dire, tout lui expliquer, pis surtout tout lui répéter. Elle a peur, faut la rassurer. Faut l'aider. En clair, faut tout faire. Faut jouer les chaperons, c'est à ça que ça sert les hommes qu'elle disait ta mère. Tu parles. Si tu étais de ce genre là ça se saurait. D'ailleurs, tu aurais peut-être du faire comme avec les tous les autres : la laisser se débrouiller avec son canasson. Mais non. L'a fallu, une fois n'est pas coutume, que tu joues les chevaliers servants en allant chercher ton propre cheval pour l'y faire grimper avec toi et tout lui montrer, tranquillement, geste par geste. Te vla patient. C'était bien caché en toi, ce petit trait de caractère. Bref, peu importe on s'en fou. Qu'elle se magne le train, que tu rentres prendre une douche. Froide tiens, ça te remettra les idées en place. Quoi que encore faudrait-il qu'elle ait tout compris de ce que tu lui as raconter. « Je pense oui ! » Oh misère. Elle pense. Comme si les femmes étaient faites pour penser ! Bon, Kelsier. On se calme. Arrête de rager, arrête de faire ton gros macho des cavernes à l'intérieur de ta tête là, ça te va pas du tout, pis tout le monde s'en fou. Personne t'entends d'ailleurs. Ça sert à rien ce que tu fais. « J'ai juste une question. » … et bah ça. T'aurais du aller parier, tiens. T'aurais gagner. Tu retiens un soupire. « Donc pour arrêter la monture il suffit de tirer sur les rênes, c'est ça ? » Elle se fou de ta gueule, ou bien ? Nah, vraiment, quand tu le dis qu'il faut tout leur réexpliquer cent fois à ces bonnes femmes. « Ouais, mais ... » Mais, elle te laisse pas le temps de finir. Nan, ta mise en garde elle se perd dans l'espace quand elle tire d'un bon coup sec sur les rênes de Stitch. Forcément, l'animal, surpris, se met à se cambre et tu perds l'équilibre, tout autant qu'elle d'ailleurs. Ton dos heurtes violemment le sol, te coupant le souffle quelques secondes. Putain d'merde. Elle est tarée ou quoi ? Suicidaire ! Elle essai de te tuer, ou quoi ? D'ailleurs, tu relèves légèrement la tête, prêt à l'engueuler … mais vla qu'elle bouge, qu'elle te roule dessus comme si t'étais qu'une pauvre carpette. Tché. Les respect est mort, les gars. «Rectification. J’ai PRESQUE tout saisi ! » Frr. Pis elle se marre en plus. Ça la fait rire. Et toi, tu fronces les sourcils. « Sans déconner. » lâches-tu, alors qu'elle gesticule dans tous les sens. « Excusez moi ! J’ai été quelque peu distraite… » Ouais, comme d'habitude en fait. Bah, tant pis. T'as la flemme de gueuler et te faire ta mauvaise tête maintenant. Du coup, tu ne fais que soupirer avant de te redresser, puis de te lever. « Pour tomber, vous êtes bonne. » L'est bonne ouais. Très bonne. Té. Bon .. tais toi. « Rien de cassé ? » T'espère bien tiens ! Si elle s'est pété un membre, ça va chier. « Aller, venez. » Et tu finis par l'aider à se redresser. « On va arrêter pour aujourd'hui. Aller vous reposez, ça vaut mieux. » Ouais. Avant qu'elle se tue. Et qu'elle te tue … elle finira par t'avoir. Avoir ta peau.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Attack on Titan :: 
Bien à l'abri des Titans !
 :: Corbeille :: Abandonnés
-
Sauter vers: