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Bien à l'abri des Titans !
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ASTRID ∞ Nobody break my heart.

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Mar 23 Juin - 19:17
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Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Jouer les chaperons, tu as horreur de ça. Tu as toujours penser que la connaissance venait avec l'expérience, c'est comme ça que tu as appris et toi, tu n'as jamais eu besoin de personne pour apprendre quoi que ce soit. Tu as toujours su t'en sortir, et même si tu ne peux pas nier avoir franchement galérer parfois … tu avais du mérite, et tu en étais fier. Tu n'avais eu besoin de personne aux entraînements, on t'avais d'ailleurs souvent reprocher ton manque d'esprit d'équipe, mais tu étais comme ça, tu aimais le boulot bien fait et si pour ça il te fallait bosser solo, tant mieux, tant mieux. Tu avais appris seul à monter à cheval, et puis d'ailleurs c'était comme ça depuis ton enfance. Tu avais tout appris par toi même, et c'est bien ce qui faisait de toi quelqu'un de particulièrement débrouillard. Et de fier, d'ailleurs. Pourtant, voilà qu'on en venait à te demander de prendre en charge des nouvelles recrues … ou plutôt une nouvelle recrue. Les autres, tu pouvais aisément les envoyer chez tes subordonnés. C'était comme ça que tu faisais habituellement, et pourtant il avait fallu qu'on te demande expressément de t'occuper d'elle personnellement. C'est que c'était inédit, un soldat qui passe de la Garnison à l'Exploration. Tu aurais penser que les demandes marchaient plutôt dans le sens inverse. Abandonner en rentrant tout juste en un seul morceau d'une mission, tu supposais que c'était monnaie courante, même si pour ta part tu supportais mal l'abandon. Mais passer d'un poste calme à la Garnison, à l'horreur de l'Exploration, tu ne le comprenais pas. D'ailleurs, tu n'avais pas envie de le comprendre et tu avais bien tenter de lui faire passer le message à cette Astrid. Peu importe qu'elle ne t'étais pas inconnu, peu importe qu'elle soit la femme que l'un de tes hommes ait portée dans son cœur : pour le moment, elle était l'emmerdeuse qui te faisais te bouger pour lui apprendre à monter sur un canasson. Et quoi ? Ça se ventait d'avoir découper des Titans, mais c'était pas capable de tenir en équilibre sur une monture ? Tu en rageais d'avance. Bien pour ça que tu prends tout ton temps pour rejoindre l'écurie. Les chevaux de toute façon, tu ne les aiment pas beaucoup. Ça a toujours été comme ça et il n'y a bien que ta monture, la tienne, uniquement la tienne que tu parviens à supporter...et qui parvient à te supporter en l’occurrence. Il te semble que tous les autres se sont ligués pour ne pas te porter sur leurs dos, et bien que cette idée soit parfaitement stupide c'est ce que tu te dis en entrant dans le bâtiment où s'affairent déjà quelques soldats. Tu as droit à des saluts, auxquels tu réponds brièvement avant de rejoindre celle qui déjà t'attends en faisant le pied de grue. Voilà qui t'agace encore plus. « Ne me dites pas qu'on ne vous a pas encore fourni de cheval. » lances-tu en arrivant à peine à sa hauteur. Non, tu n'as pas pris le temps de la saluer et non, ça te ne dérange pas. Tu te fiches totalement de ce qu'elle pense de toi, elle est sous tes ordres et ni toi, ni elle d'ailleurs ne l'avez choisi. C'est comme ça, c'est tout et comme tu es franc, ton caractère et ton attitude annoncent directement la couleur. Tu dois t'occuper d'elle ? Très bien mais tu comptes faire ça à ta manière et comme à ton habitude, tu ne comptes pas être doux. Tu ne comptes pas la ménager parce que comme toutes tes recrues, comme tous tes hommes elle va devoir apprendre la réalité des choses. « J'espère que vous êtes du genre à savoir encaisser et à apprendre vite, Eïvinnd. Je n'ai pas toute ma journée. » En réalité, tu n'as rien à faire. Tu prends toujours de l'avance sur tes rapports, sur ta paperasse et tous les trucs ennuyeux à mourir qu'un Caporal se doit de faire. Mais encore une fois, tu comptes bien lui faire sentir qu'être là te saoules et que tu ne lui enseignera pas tout ça de gaîté de cœur.

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Seven Iceveins
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Mer 24 Juin - 11:56

Kelsier & Astrid
    Nobody break my heart.

Tu te relèves sur ton séant en sursaut, couverte de sueur des pieds à la tête. Tu te passes une main dans les cheveux, complètement perturbée par le cauchemar que tu viens de faire. Ces Titans... Ils allaient maintenant te suivre jusque dans les profondeurs de la nuit tu en étais certaine. Tu te masses le crâne, cherchant à chasser ces horribles images et tu frissonnes de dégoût. Sur le coup, tu te demandes si tu as bien fait de rejoindre les Bataillons d'Exploration, ton père et Casez sont morts, tu n'as plus personnes sur qui compter. Qui plus est lors de la destruction du mur tu en as vu des horreurs. Des habitants écrasés sous les décombres, d'autres en train de se faire dévorer... Tu frisonnes, ramenant ton drap sur toi et retenant un haut le coeur. Allons bon, maintenant que tu avais intégré l'Exploration tu ne pouvais plus changer d'avis au risque de passer pour une girouette et une froussarde. Ton père et Casey avaient tenu le coup, alors tu le tiendrais aussi ! Tu rejettes le drap, remise de tes émotions et commence à te préparer. Mieux valait ne pas arriver en retard, même si tu ne savais absolument pas ce que l'on te réservait aujourd'hui. Fraîchement débarquée, tu n'as aucune idée de comment s'organise les journées des soldats de l'Exploration. A la Garnison c'était plutôt simple, tour de garde, vérification des canons, parlotte... C'était calme et reposant. Trop calme d'ailleurs... Mais ici, tout semblait aller plus vite. Tu inspectes ton équipement et finis de t'habiller. Cela te paraît étrange d'être affublée de cette nouvelle veste où se tient les Ailes de la Liberté, mais tu t'y feras. Après avoir soigneusement noué tes cheveux en queue de cheval pour éviter que des mèches viennent entraver ta vision, tu décides de te rendre au réfectoire pour prendre un bon petit déjeuner.

Tu tournes un peu dans ce dédales de couloir, bien que quelques soldats t'aient fait une rapide visite la vieille. Finalement, tu décides de suivre le bruit des conversations et finis par tomber sur le réfectoire. Tu vois quelques têtes se tourner vers toi à ton entrée, certaines conversations s'arrêter, mais tu essayes de ne pas y prendre garde. Prenant ton courage à deux mains, tu traverses la salle pour prendre un plateau que tu garnis de pains, de confiture, de céréales et d'un bon verre de jus d'orange. Tu sens que ton estomac crie famine mais tu as l'impression que ta gorge nouée ne laissera jamais rien passer. Tu essayes d'éviter un maximum de regard même si tu tentes de sourire à quelques soldats. Tu as l'impression d'être au centre des discussions, mais peut-être es-tu juste paranoïaque. Ce qui est sûre, c'est qu'un soldat qui passe de la Garnison à l'exploration cela doit bien sûre faire parler. Tu t'assoies seule à une petite table, en retrait. Tu sais très bien que tu ne pourras pas fuir le contact bien longtemps, mais aujourd'hui tu n'as pas envie d'avoir de la compagnie, tu as envie d'explorer le domaine seul. Tu bois ton jus d'orange et t'apprêtes à manger tes céréales lorsqu'un soldat surgit devant toi. " Astrid Eïvinnd? " Tu lèves les yeux vers l'homme et hoche la tête. " Le Caporal Hodgen vous attend aux écuries. " Tu ouvres la bouche et baisses le regard sur ton repas à peine entamé. L'homme sourit. " Je serais vous je ne le ferais pas attendre. " Et il retourne s'asseoir. Tu grommelles avant de te lever. Ce Kelsier avait le don de t'agacer avant même de le rencontrer. Avec un soupir, tu ranges ton plateau, mais prends néanmoins un morceau de pain pour ne pas partir le ventre vide.

Les écuries sont faciles à trouver. Proches du bâtiment, tu y files directement. Tu n'avais rencontrer ton Caporal que quelques minutes mais cela t'avais suffit. Une chose était sûre, il n'avait pas l'air d'être un rigolo. Mais tu ne te laisserais pas démonter. En fait, ce n'est pas vraiment la rencontre avec Kelsier qui te stresse, c'est ces maudites bêtes à quatre pattes communément appelées chevaux. Les animaux et toi cela fait deux, peut-être parce que tu n'en avais jamais eu qui sait. Tu les aimes bien... Mais loin de toi. En pénétrant dans l'écurie, tu es accueillis par un concert d'hénissements et tu sens ton coeur battre plus vite dans ta poitrine. Tu n'y avais pas pensé à ça, au fait que tu devrais apprendre à monter à cheval. Tu salues les quelques soldats présents et t'avances dans le long couloir, inspectant les bêtes et mangeant ton pain. Tu n'es absolument pas à l'aise, mais il faut absolument que tu surmontes ta crainte. Ton regard est alors attiré par un magnifique étalon noir et tu trottines jusqu'à lui, époustouflée. " Alors toi tu es splendide... " Murmures-tu. Il hennit et secoue la crinière. " Mais pas pour moi ! " Continues-tu en reculant prudemment, le fixant avec de grands yeux. Une petite jument installée à côté hennit doucement en sentant le pain, et tu t'approches d'elle avec un sourire figé. " Tu as faim? " Tu déchires un morceau de pain et le présente, paume ouverte à la bête qui l'avale goulument. Tu ne peux t'empêcher de grimacer en sentant les lèvres du cheval effleurer ta peau. Tu as peur, peur qu'elle te morde la main. Dégoûtée, tu essuies ta paume sur ton pantalon et essaye de la caresser. Elle est docile et réussit à te mettre un peu en confiance. Tu regardes alors autour de toi, espérant trouver une trace de ton Caporal qui ne s'est toujours pas manifesté. Tu soupires et commences à faire les cents pas, à la fois excitée et agacée. " Manquerait plus qu'il m'ait fait faux bond celui-là... " Grommelles-tu en shootant dans un tas de foin. " Ne me dites pas qu'on ne vous a pas encore fourni de cheval. " Tu sursautes et te retourne vers l'origine de cette voix maussade et froide. Kelsier se tient devant toi, droit et fier. " J'espère que vous êtes du genre à savoir encaisser et à apprendre vite, Eïvinnd. Je n'ai pas toute ma journée. " Tu le salues tout en l'inspectant prudemment avant de lui répondre. " Très bien je ne vous le dirais pas dans ce cas. " Tu souris timidement, essayant de détendre l'atmosphère, mais tu reprends bien vite ton sérieux devant son regard noir. Tu toussotes avant de reprendre. " Ahem. En fait je n'ai pas osé choisir par moi-même. Je ne m'y connais pas en bête. Et puis je crois que chaque soldat possède son propre cheval non? " Tu tapotes gauchement le museau de la jumeau, espérant secrètement qu'on te filerait une gentille bestiole. Ton Caporal avait, certes l'air de mauvaise humeur, mais il ne réussirait pas à te faire perdre ton entrain. Il allait vite apprendre que tu ne te laissais pas faire. " J'apprendrais vite. Je ne suis pas du genre à baisser les bras. Si je tombe, je me relèverai. Et ce autant de fois qu'il le faudra. " Assures-tu en plantant ton regard dans le sien, le mettant au défi de te contredire. Tu regardes ensuite dehors, voyant un ciel dégagé et un beau soleil, tu souris à nouveau. " Bien, en plus il fait beau ! Au moins si je tombe je ne serai pas couverte de boue des pieds à la tête. " Tu le regardes à nouveau, ne te laissant pas te décontenancé devant son attitude arrogante. " Qu'allons-nous faire alors aujourd'hui? "
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Ven 26 Juin - 12:34
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Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Tu as bien conscience de tes responsabilités au sein de ce Bataillon. Passer d'un soldat à un Caporal, ça t'a changé la vie. Ça a changer ta vision des choses. Toi qui depuis toujours aimait agir en solo sans écouter personne, tu t'es finalement retrouvé à la place de celui qui distribue les instructions et étrangement, tu ne supportes pas tellement les rigolos. Tu aimes qu'on t'écoutes, tu aimes que l'on suive tes ordres et que l'on obéisse à tes directives. Certains te prennent pour un Caporal totalement impitoyable, parce qu'au fond tes coups de nerfs sont devenus légendaires. Tu ne plaisantes pas, mais toi tu sais que c'est pour la bonne cause. Tu ne veux pas d'incapables à tes côtés, parce que tu sais qu'une erreur, une seule, peu compter la vie d'un bon nombre. Tu parais froid, mais tu as du cœur et tu aimes pouvoir compter sur ceux qui t'accompagnent. Bien pour ça qu'un soldat comme cette Astrid ne t'inspire pas confiance. Comment pourrais-tu compter sur elle, quand tu sais qu'elle a déjà changer d'avis sur sa faction ? Comment peux-tu penser qu'elle n'abandonnera personne quand finalement, tu sais qu'elle a abandonner ceux qui comptaient sûrement sur elle à la Garnison ? C'est pour ça que tu souffles, c'est pour ça que tu traînes comme un gamin qui ne veut pas aller à l'école quand il s'agit de lui enseigner quelque chose. Tu n'es même pas certain que ça lui servira plus de cinq minutes, quand le temps de sortir sera venu. Un soldat de la Garnison propulsé dehors...tu imagines déjà les dégâts. Alors tu te montres abrupte. Tu ne prends pas le temps de la saluer, que déjà tu entres dans le vif du sujet et tant pis si tu passes pour le méchant. Ce ne sera ni la première fois, ni la dernière d'ailleurs. Parce que tu es comme ça avec tout le monde. Tu ne vois pas l’intérêt de rassurer les recrues que l'on place sous ton commandement. Leur dire que tout ira bien ? A quoi bon. Dehors, rien ne va jamais bien. Tu en perds à chaque fois et il est pour toi inutile de se voiler la face, inutile de leur mentir. Tu es du genre à les prévenir. A leur demander de faire leurs adieux, juste au cas où avant de sortir parce que tu sais ce que ça fait, ne pas avoir pu dire au revoir. Les années ont passées, mais le souvenir de Mia est encore frais dans ta mémoire. Tu l'as revois toujours partir, si souriante, puis tu revois sa mère au milieu de cette rue, à genoux à hurler sa peine.

« Très bien je ne vous le dirais pas dans ce cas. » Tu poses ton regard sur elle. Tu la trouves bien présomptueuse, et pourtant elle n'affiche pas une mine rassurée. Elle sourit, presque timidement alors que tu prends appuis sur la porte du box de ton cheval. « Ahem. En fait je n'ai pas osé choisir par moi-même. Je ne m'y connais pas en bête. Et puis je crois que chaque soldat possède son propre cheval non? » Tu soupires. Personne n'a pris le temps de lui fournir une monture et ça va être a toi de le faire. Tu poses ton regard sur la jument qu'elle caresse. Tu n'as jamais spécialement aimé ces bêtes là, et elles te le rendent bien. Pour autant, tu ne peux pas nier que tu admires leur courage et leur calme quand il s'agit de te porter, toi et tes hommes en mission. Le tien ne t'as jamais laissé, même blessé il est toujours venu te récupérer guidé par le son du sifflet. « J'apprendrais vite. Je ne suis pas du genre à baisser les bras. Si je tombe, je me relèverai. Et ce autant de fois qu'il le faudra. » Ça au moins, c'est le genre de discours que tu aimes entendre...mais tu n'es pas tellement certain de pouvoir y croire, alors tu finis par te redresser pendant qu'elle continue de s'adresser à toi. Tu l'écoutes d'une oreille seulement, alors que tu vas chercher une selle. « Il va me falloir plus que de jolis discours pour vous croire. » lâches-tu subitement en lui collant la selle dans les mains. « Prenez ça. » Tu es certain que ça te prendre un temps fou, tout simplement parce que même si aujourd'hui, tu es devenu un bon cavalier tout de même, il t'a fallu des heures et des heures avant de parvenir à te tenir correctement. Tu lui ouvres finalement le box de cette petite jument qui semble avoir attirer son attention. Tu sais que cette dernière a perdu son cavalier à la dernière mission. « Si elle vous plaît...elle est pour vous. Encore faut-il qu'elle veuille de vous. » dis-tu en lui laissant le champ libre pour qu'elle puisse s'approcher de l'animal. Tu n'as pas tellement de conseil à lui donner, tu sais que si tu essayes de toucher cette jument, tu vas finir par l'énerver. Il n'y a bien que Stitch pour te supporter. C'est presque comme si tu dégageais en permanence des ondes négatives uniquement perceptibles par les chevaux. « Vous devriez essayer de fixer ce machin, là dessus. » termines-tu en pointant du doigt d'abord la selle entre les mains de la jeune femme, puis le cheval.

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Seven Iceveins
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Lun 29 Juin - 11:52

Kelsier & Astrid
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Il te tourne le dos, fouillant dans l'écurie à la recherche de tu ne sais quoi. Sans doute un truc qui va te permettre d'apprendre à monter et à dresser cette créature qui te parait indomptable. Curieuse, tu poses un regard scrutateur sur lui. Tu le vois s'affairer à détacher une selle et tu grimaces. Allons, tu pensais que tu commencerais de manière plus douce, l'équitation n'allait pas être ton fort tu en étais certaine. Mais en fixant le dos de ton nouveau Caporal tu te rend à l'évidence. La douceur n'était pas un terme à employer avec lui. Il semblait dur, froid comme la glace et borné. Tu tournes à nouveau la tête vers la jument, caressant doucement son museau et te demandant lequel serait le plus indomptable entre ta monture et ton chef. Tu aurais préféré attendre un peu avant d'apprendre à monter, là tu ne savais même pas comment panser un cheval et lui prodiguer les soins nécessaires. Tu ne savais rien sur cette bestiole qui allait devenir tienne et tu allais déjà devoir t'asseoir sur l'une d'entre elle. Mais tu savais que tu y étais obligée, et que tu devrais apprendre à ne faire qu'un avec ta monture, simplement parce si un lien fort se créait entre vous, elle ne t'abandonnerait pas au milieu des plaines, à la merci d'un Titan. Qui plus est, le cheval était la seule manière d'échapper à ces monstres, ou tout au moins de les tenir à bonne distance. Tu souffles tandis que Kelsier revient vers toi et te flanque une selle dans les mains " Il va me falloir plus que de jolis discours pour vous croire. " lâche t'il de manière abrupte. " Prenez ça. " Ton regard passe de Kelsier à la selle, lui se pose sur Kelsier à nouveau mais tu n'oses pas dire un mot tandis qu'il ouvre la porte du box. Tu te dis seulement que finalement, cette jument te parait bien docile comparée à ton Caporal et que c'est ce dernier qui te donnera le plus de fil à retordre.

Lorsque Hodgen fit sortir la jument de son box, tu souris légèrement. Au moins tu n'auras pas à monter une bête terrifiante comme le gros étalon noir qui se trouve juste à côté et dont tu soupçonnes l'identité du cavalier. " Si elle vous plaît...elle est pour vous. Encore faut-il qu'elle veuille de vous. " Tu hoches la tête, t'avances et tapote doucement le cou de l'animal. Tes doigts passent dans sa crinière, démêlant quelques noeuds et tu finis par te poster devant elle après en avoir fait le tour, paume en avant juste devant la tête de la belle jument marron. " Alors dis moi ma belle, est-ce que je conviens à tes exigences? " Dis-tu, le visage figé, attendant que la bestiole fasse un mouvement. Tu n'es pas rassurée, mais tu sais qu'il vaut mieux que tu gardes la tête froide en présence de Kelsier. La jument hennit doucement avant d'apposer son museau sur ta paume. Ses lèvres s'ouvrirent et happèrent la surface de ta main, pensant que tu avais sans doute encore un morceau de pain sur toi. Tu ôtes ta main, couverte de bave et la regarde, une moue dégoutée sur le visage. " Charmant... Mais j'imagine que cela veut dire oui. " Tu ris et caresse son museau, de plus en plus confiante. La voix de ton Caporal te ramène cependant à la réalité. " Vous devriez essayer de fixer ce machin, là dessus. " dit-il aimablement en désignant la selle puis le cheval. " Oh euh oui... " Tu fixes ta selle les sourcils froncés, puis la croupe du cheval, espérant secrètement qu'elle viendrait s'y accrocher seule, mais tu sais que ce n'est pas possible. Après quelques secondes d'hésitation, tu poses la selle sur l'animal et t'éloigne d'un pas. Tu te demandes si tu ne l'as pas mise à l'envers, mais tu te souviens bien du cheval de ton père et celui de Casey. " Le pommeau c'est à l'avant... " Tu murmures pour toi même. Maintenant, il fallait sangler cette foutue selle. Tu t'approches à nouveau craintivement. Tu n'aimais pas d'avoir à passer sous le ventre de l'animal pour prendre la longue lanière de cuir. Doucement, tu parvins à la prendre tandis que la jument se met à piailler d'impatience à l'idée de sortir. " Oh on se calme. " Dis-tu d'une voix plus ferme que tu ne t'y étais attendue. Fort heureusement et pour ton bonheur, la jument cesse de se trémousser et tu finis par réussir à sangler la selle. Souriante et fière de ton exploit, tu te tournes vers ton Caporal, pleine d'entrain et ravie d'avoir réussis à calmer la jument. " Ça y est c'est fait ! On passe à quoi maintenant? " Tu fanfaronnes. Tu es heureuse d'être parvenue à surmonter ta peur. Bon bien sûr monter sur le cheval serait une autre histoire. Mais tu étais déjà en train de te faire une raison et tu commençais à avoir un peu moins peur. D'ailleurs tu repenses à une phrase que Kelsier t'a sortit quelques minutes auparavant. " Les jolis discours ne sont pas mon fort Caporal. Ce n'est pas de mon ressort mais du votre de jouer et de manier les mots pour insuffler à vos soldats courage, hargne et je ne sais quel autre sentiment. " Tu te redresses et le regarde en souriant. " Mais je vous prouverais bien vite ce que j'avance. Je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire, et même si cette bête là m'impressionne je réussirai à en faire ma plus fidèle amie. "

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Mer 1 Juil - 9:25
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Astrid & Kelsier
Tu l'observes, et tu ne dis rien. Tu n'es ni d'humeur, ni du genre à faire preuve de patience, encore moins à jouer les instructeurs d'un jour. Elle veut monter à cheval ? Qu'elle apprenne et si tu veux bien admettre que c'est sans doute ton rôle de la guider, tu n'en feras pas plus. Tu ne comptes pas toucher ce cheval – parce que tu sais que de toute façon, vu ton feeling avec ces bestioles, ce n'est pas conseillé – et tu ne comptes pas non plus toucher cette selle. Tu ne vas pas lui montrer, comment on fait non plus, ni même le lui expliquer à distance parce que la débrouillardise et une qualité que tu apprécies chez tes soldats. C'est ce qui fait que certains restent en vie … quand d'autres meurent. Ton escouade, tu la diriges d'une main de fer et il n'est jamais question d'y mettre un gant de velours. Tu ne brosses personne dans le sens du poil. Ceux qui sont capables restent avec toi, les autres périssent ou fuient. Tu jauges tes hommes. C'est dans tes habitudes, et c'est bien ce que tu es en train de faire, alors tu prends appuis sur la porte ouverte du box. Tu la laisses entrer dans l'univers de l'animal, tu la laisses le toucher, se faire connaître et apprendre à le connaître...tu sais que c'est important. Tu as l'impression que c'est ce qui fait que Stitch te supporte. Il a compris qui tu étais, il a su lire en toi et tu sais d'ailleurs que ce cheval à une façon de poser son regard globuleux sur toi bien à lui. Il te ressemble, il jauge, il analyse, il examine. Ou alors...c'est peut-être toi qui te plaît à imaginer tout ça.

Le pommeau c'est à l'avant...  Tu fronces les sourcils, et tu comprends bien vite que ce murmure à peine audible ne t'ai pas destiné. Elle se parle à elle-même, peu importe ta présence. C'est rare de voir un soldat qui n'a jamais toucher un cheval de sa vie, même si tu sais que la Garnison et les Spéciales n'utilisent pas ces bêtes là, tu te dis pourtant que le cheval est un bon moyen de se déplacer entre les districts. Mais à ses gestes malhabiles, tu as bien compris qu'Eïvinnd était aussi gauche que toi la première fois que tu avais du approcher un de ces canassons. Toi tu t'étais débrouillé, tu n'avais pas souhaiter qu'on t'aide, qu'on te tienne la main comme un enfant...et ça t'avais réussi. Bien pour ça que tu ne joues pas les chaperons. Puis toi, tu avais laisser tomber, mis de côté le temps d'adaptation. De toute façon, elle n'en avait pas le temps. Elle venait d'arriver, mais tu savais bien qu'elle allait se retrouver sur le terrain rapidement alors autant y aller franc jeu. Elle devait à tout prit savoir monter à cheval pour parcourir les plaines sans problèmes...inutile donc de perdre son temps en parlotes et caresses. Elle en aurait tout le temps, si elle ne mourrait pas dés sa première sortie.

Ça y est c'est fait ! On passe à quoi maintenant?  Tu relèves les yeux sur elle. Finalement, la selle est posée sur le dos de l' animal – à l'endroit et c'est un bon point que tu notes -  et elle n'a prit aucun coup de sabot. Elle est fière d'elle, tu le lis sur son visage et dans ses yeux. Elle fanfaronne comme un paon qui vient de réussir une belle roue devant toi et tu restes parfaitement stoïque. Pas un sourire. Rien. Un léger soupire s'échappe de tes lèvres lorsqu'il te faut te bouger et tu la rejoins dans le box. « Cessez donc de vous réjouir. Vous y avez mis le temps ... » Ouais t'es jamais content. C'est comme ça, les félicitations, la congratulation...c'est pas ton truc. T'aimes faire chier ton monde, c'est pas nouveau et tu sais ce que ça provoque parfois chez ceux qui te ne connaisse pas. Tu vexes. Tu énerves. Et tu t'en fou. Ça te passes par dessus la tête, et en général...tu continues.

Les jolis discours ne sont pas mon fort Caporal. Ce n'est pas de mon ressort mais du votre de jouer et de manier les mots pour insuffler à vos soldats courage, hargne et je ne sais quel autre sentiment.  Tu ne réponds pas à ça. Tu lui passes à côté et tu t'approches de la jument qui s'agite. Ces bestioles ne t'aiment pas, tu ne le répéteras jamais assez. Mais je vous prouverais bien vite ce que j'avance. Je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire, et même si cette bête là m'impressionne je réussirai à en faire ma plus fidèle amie.  Tu n'écoutes même pas. Et pia, pia, pia. Des promesses, toujours des promesses. Tu as appris à voir plutôt qu'écouter et pendant qu'elle parle, tu ressers quelques sangles, quelques lanières, tu ajustes la selle et tu finis par soupirer lourdement avant de te tourner vers elle. « Au lieu de parler … vous devriez faire attention à ce que vous faites. Leçon numéro un. » Tu lui passes à côté, tu ressors de ce box lentement. « Faut serrer, si vous tombez en mission … je viendrais pas vous chercher. » En fait si. Mais tu essayes de lui faire peur, encore une fois. Et puis en vrai … elle est correctement installée cette selle. Mais faut bien que tu trouves quelque chose à dire. « Sortez la, vous allez la monter. » Tu n'y vas pas de main morte, tu as bien compris qu'elle n'était pas à l'aise...et pourtant tu forces la chose, mais tu ne t'en veux pas. Au fond, c'est pour son bien.

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Seven Iceveins
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Jeu 2 Juil - 11:04

Kelsier & Astrid
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Le regard fixé sur lui, j'attendais impatiemment une réponse. Ma peur se dissipait de plus en plus. Même si Kelsier adoptait une position réservée et pour le moins blasée, je me sentais un peu plus à l'aise avec lui que je ne l'avais pensé. Pourquoi cependant? C'était un vrai mystère. Généralement, je détestais ces personnes imbues d'elles-mêmes, celles qui passaient son temps à rabaisser les autres et paradaient devant tous, mais là, c'était différent. Le Bataillon d'Exploration me semblait plus accueillant, moins faux. Ici, chacun avait déjà du faire face aux Titans, ici, j'étais sûre que chacun d'entre eux seraient prêt à passer à l'action. Finalement, je comprenais l'attitude de Kelsier, les actes valaient mieux que les paroles. Cela m'avait légèrement vexé lorsqu'il m'avait donné l'impression de ne pas croire en mes paroles, mais au fond, il avait raison. Combien de soldats m'avaient un jour dit être prêt à se jeter à corps perdu dans la bataille si jamais les Titans réussissaient à entrer? Et combien étaient venus se joindre à moi lors de la chute du mur? Je secouais la tête et regardais les yeux noirs de Kelsier se poser sur moi. Il resta impassible. La joie que j'avais éprouvée quelques secondes plus tôt s'évapora quelque peu. Pourquoi ne me souriait-il pas? Pourquoi ne me disait-il pas que c'était bien? C'était une première pour moi pourtant. Je reniflais, légèrement agacée, mais tachais de ne pas montrer mon irritation. Il me mettait à l'épreuve, j'en étais certaine. Il s'avança en soupirant et passa devant moi. « Cessez donc de vous réjouir. Vous y avez mis le temps ... » Je prends une douche froide, mais laissais un sourire idiot accroché sur mes lèvres. Je resterais tranquille, il ne réussira pas à me faire sortir de mes gongs. La jument s'agite nerveusement tandis qu'il vérifie l'état de la selle et son maintient. Je m'écartais prudemment, premièrement pour éviter de me prendre un coup de sabot, et deuxièmement pour éviter de le gêner. Au vu de son caractère, je l'imaginais déjà en train de me toiser froidement si jamais je venais à le bousculer par inadvertance.

Mes paroles ne semblaient pas l'atteindre, et je commençais à trouver ce silence franchement insupportable. Seul le hennissement des chevaux me répondait et je croisais les bras pour éviter de triturer quelque chose. Je le vis s'affairer sur la selle, et je me penchais vers lui pour voir ce qu'il faisait, curieuse. La tête au dessus de son épaule, je voyais son visage concentré et ses sourcils froncés. Je ne pipais mot et le regardais s'affairer. Il resserra quelques sangles et lanières, et fit glisser légèrement la selle en se redressant. Je me reculais précipitamment, visage dépourvu d'émotion tandis qu'il me scrutait tout en poussant un lourd soupir. Une partie de moi s'en offusqua, tandis qu'une autre me disait que je ne devais pas prêter attention à sa mauvaise humeur. « Au lieu de parler … vous devriez faire attention à ce que vous faites. Leçon numéro un. » Je hochais la tête. Très bien, il n'aimait pas les bavards apparemment, point négatif. Il ressortit du box. « Faut serrer, si vous tombez en mission … je viendrais pas vous chercher. » Il disait cela d'un ton très calme et sévère. J'aurais presque pu le croire. Je me mis à rire doucement. « Sortez la, vous allez la monter. »

J'opinais et attrapais la bride. La jument semblait s'être calmée dès le moment où Kelsier était sortit du box. Comme c'était étrange. En passant devant lui, elle se remit à hennir, je caressais sa crinière, souriant toujours et je regardais Kelsier. " Je crois qu'elle ne vous aime pas beaucoup, vous la rendez nerveuse. " Je passais devant lui. Le soleil me fit plisser les yeux. L'intérieur des écuries étaient sombres et je mis quelques secondes à m'habituer à la lumière vive. Il faisait déjà chaud, et je déboutonnais un bouton de mon chemisier pour laisser passer un peu d'air. De toute manière, vu la peur que j'allais avoir en montant cette saleté de bête, mieux valait que je me ventile, je savais que j'allais beaucoup transpirer. J'entendis Kelsier arriver derrière moi. " Vous savez je ne vous crois pas. " Dis-je doucement en regardant devant moi et en faisant avancer tant bien que mal ma jument. " Vous n'avez pas été nommé Caporal pour rien. Vous ne me laisserez pas tomber, j'en suis certaine. " Mes pensées se dirigèrent vers Casey. " J'ai connu quelqu'un qui avait une confiance aveugle en son caporal. Mon compagnon. Il ne cessait de me dire de ne pas m'inquiéter, qu'il était en sécurité avec. Qu'il serait prêt à donner sa vie pour lui, et qu'il savait que son caporal lui rendrait la pareil. " Je cessais momentanément de parler et passais automatiquement ma main sur la poche de ma veste, à l'intérieur se trouvait les blasons de mon père et de Casey, j'en avais besoin pour me donner courage. " Je n'en veux pas à ce Caporal, ni aux autres soldats. Casey a fait son devoir, je suis sûre que son supérieur à tout fait pour l'aider. " Je lançais un coup d'oeil à Kelsier. " Tout comme je sais que vous ferrez tout pour vos soldats, pour moi, même si on m'a collée de force à vous, même si vous ne m'appréciez pas. " Je souris, difficilement. Penser à Casey était toujours douloureux, je soupirais et caressais le museau de la jumeau. " Au fait, comment s'appelle t'elle ? Et où allons-nous ? "


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Ven 10 Juil - 16:31
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Nobody break my heart
Astrid & Kelsier
Toi et la douceur. Toi et la patience. Ce n'est pas des choses que l'on associe si facilement. Ce n'est pas des choses que l'on met dans une même phrase, si l'on veut rester un tant soit peu cohérent dans ses propos. Tu ne fais pas les choses à moitié. Tu es là pour apprendre comment monter à cheval, et tu estimes que tu as déjà perdu assez de temps en détails avec le fait de la laisser installer une selle sur le dos de son canasson. Alors finalement, après quelques remarques loin d'être sympatriques, tu lui fais clairement comprendre que tu comptes entrer dans le vif du sujet sans attendre plus longtemps. Le but est qu'elle sache monter sur un cheval et tenir dessus. Le diriger, aussi, accessoirement. Alors autant y aller franchement. Tu te places près de la porte du box alors qu'elle acquiesce avant de saisir la bride de l'animal pour l'attirer avec elle. La bête avance sans résistance, elle s'agite en passant près de toi et tu soupires naturellement.  " Je crois qu'elle ne vous aime pas beaucoup, vous la rendez nerveuse. " Tu parles d'une nouvelle, c'est presque l'histoire de ta vie, les gens et les animaux qui ne t'aiment pas. Ça ne t'as jamais empêcher d'avancer...ou presque parce que forcément, un cheval qui refuse de bouger...bah t'avance pas. (tétété.) « Les chevaux ne m'aiment pas. » lâches-tu simplement en la laisse se glisser devant toi, avec sa monture pour sortir à l'extérieur. Tu finis par la suivre, tu le rejoins alors qu'elle déboutonne légèrement son chemisier sous l'effet de la chaleur. Tu ne dis rien. Elle prends son temps avant de se lancer...et pour une fois, tu ne trouves rien à redire là-dessus. D'ailleurs, c'est de nouveau elle qui prends la parole.  Vous savez je ne vous crois pas. " Tu relèves la tête. Tu la fixes. Tu ne comprends pas le sens de ces quelques mots. Te croire sur quoi ? " Vous n'avez pas été nommé Caporal pour rien. Vous ne me laisserez pas tomber, j'en suis certaine. "  Ah. Ça. Forcément. Elle tape dans le mille...tu es ce que tu es, tu traites tes hommes comme tu les traitent, mais tu n'en restes pas moins leur Caporal. Leur supérieur. Leur guide. Alors non, tu n'abandonnes personne. Ton aide, tu l'apportes dés que tu le peux. Même si tu le fais avec mauvaise humeur en général. Tes mots ont frappés, finalement, mais pas là où tu l'aurais voulu. Elle s'amuse à te décoder, et ce n'est pas sûrement pas une bonne chose. Nombreux sont ceux qui y ont laisser des plumes, à vouloir te comprendre. " J'ai connu quelqu'un qui avait une confiance aveugle en son caporal. Mon compagnon. Il ne cessait de me dire de ne pas m'inquiéter, qu'il était en sécurité avec. Qu'il serait prêt à donner sa vie pour lui, et qu'il savait que son caporal lui rendrait la pareil. "  Elle te surprend. Ça arrive rarement. Mais là, tu es pris au dépourvu avec son discours. Tu te demandes d'abord, si elle sait que tu es ce Caporal. Si elle se rappel que tu es celui qui lui a offert un jour, les affaires de son défunt compagnon. Casey...c'était ton ami. C'est comme ça que tu le considérais, c'était l'un des seuls. L'un des rares. Sa mort avait été difficile à avaler. Tu avais eu du mal à l'accepter de ton côté. Prêt à donner sa vie … c'était du Casey tout cracher. Et c'est bien ce qu'il avait fini par faire ce sombre crétin. " Je n'en veux pas à ce Caporal, ni aux autres soldats. Casey a fait son devoir, je suis sûre que son supérieur à tout fait pour l'aider. " Mouai. A la vérité, tu n'avais rien pu faire du tout. Lorsque tu t'étais rendu compte des choses, tout était déjà fini pour ton ami. Un jour sombre que tu n'oublierais jamais, ça non.  " Tout comme je sais que vous ferrez tout pour vos soldats, pour moi, même si on m'a collée de force à vous, même si vous ne m'appréciez pas. " Tu lâches encore un soupire. Décidément. De surprise en surprise tu vas. (comme Yoda.) Tu n'oses pas dire un mot. Tu ne saurais même pas par où commencer de toute façon … alors tu saisis la porte de sortie qu'elle ouvre en se concentrant de nouveau sur le cheval. " Au fait, comment s'appelle t'elle ? Et où allons-nous ? "  Un nom … chaque cavalier donnait un nom à sa monture. Cette jument avait perdu le sien et tu supposais qu'il avait du lui donner un petit sobriquet pourtant … « Appelez-là comme bon vous semble. Le nom qu'elle portait s'est effacé quand elle a perdu son soldat. » Et finalement tu t'approches. Tu souffles. « Casey était un bon soldat, Eïvinnd. Dévoué. Courageux. … c'était sûrement ce qu'il y a de plus proche d'un héros de nos jours. Il avait mon respect. C'est bien pour ça que je vous garde ici. Maintenant, à cheval. Vous posez trop de questions. »

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Seven Iceveins
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Mer 29 Juil - 22:51

Kelsier & Astrid
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Il reste silencieux un moment. Cela te fait t'agiter nerveusement. Tu as bien compris qu'il n'aimait pas parler, qu'il n'aimait pas ton blabla incessant. Il te l'a fait comprendre directement. Mais voilà. Tu es une fille. Et une fille, ça parle beaucoup. De tout et de rien. Surtout de rien en fait. Mais ça passe son temps à babiller pour un oui ou pour un non. Tu en es consciente, c'est un truc que tu as remarqué dès ton plus jeune âge. Là où un homme lâche une phrase, la femme en aligne dix. Mais tu ne peux pas changer. Tu aimes bien parler, c'est un fait. Et tu ne changera pas ta manière d'être pour lui, surtout qu'on t'as collé de force à lui. " Les chevaux ne m'aiment pas. " Finit il par dire lorsque tu passes devant lui. Cela te fait sourire. Bien sûr, tu aurais presque pu t'en douter. Au sein de la Garnison tu n'avais jamais prêté attention aux ragots et aux rumeurs. Tu n'aimes pas ça. Tu préfères te créer ton propre avis plutôt que de te baser sur celui des autres. Mais il est vrai que tu avais eu vent de certaines personnalités au sein des soldats qui n'étaient guère apprécié. Ou qui était bizarre. Il y avait Eden, qui, apparemment était une folle furieuse amoureuse des Titans. Il y avait le Butcher, connu pour ses faits d'armes et son mauvais caractère. Tu avais aussi entendu parler d'un certain Ethan dans les Brigades Spéciales, qui apparemment était un véritable coureur de jupons et goujat. Et puis il y avait Kelsier. Ce Caporal froid et dur comme la pierre qui ne montrait généralement aucun sentiment. Autant tu pouvais toujours douter de ce qu'on racontait sur les autres, tu ne les avais jamais rencontré. Autant tu voyais que ce qui était dit sur Kelsier était fondé.

Tu soupires et continues de marcher. Tu marches aux côtés de ton nouveau Caporal mais à vrai dire tu ne sais même pas où tu te diriges. Il te regardes fixement. Tu as l'impression qu'il scrute chacune de tes actions, tes moindres faits et gestes sont analysés, détaillés. Cela te gêne. Tu attrapes nerveusement une mèche de tes cheveux que tu entortilles rapidement autour de ton doigt pour diminuer la pression. Mais tu laisses bien vite retomber ton bras. Non, tu ne veux pas qu'il te prenne pour une poule mouillée. Tu restes posté à ses côtés, attendant qu'il te donne un ordre. Tu trépignes. D'impatience et de nervosité. Cela faisait bien longtemps que tu ne t'étais pas senti dans un tel état. " Appelez-là comme bon vous semble. Le nom qu'elle portait s'est effacé quand elle a perdu son soldat. " Tu scrutes ton Caporal, pinçant les lèvres. " Vraiment? C'est bien dommage... " Tu caresses doucement la jument, perdue dans tes pensées. " C'est triste d'oublier ce que ce soldat lui avait donné. C'était une partie de lui, une partie de sa vie... " Tu sais que tu es étrange, que tu as une vision du monde assez particulière. Kelsier doit te prendre pour une folle, ou pour une pipelette. Voir même les deux. Tu fixes à nouveau ton caporal, une moue boudeuse sur le visage. " C'est pas gentil, c'est rien qu'un âne mais il est joli ! Il aurait du garder son ancien nom, peut-être qu'il l'aimait bien ! " Tu regardes à nouveau la jument, soudainement embarrassée. " Excusez-moi... " Tu lèves les yeux au ciel et te maudis. Pourquoi as-tu eu cette réaction? Tu la caresses toujours, tes yeux fixer dans ses prunelles. " Je vais l'appeler Rainbow. C'est joli un arc-en-ciel. C'est plein de couleurs, plein de joie et de gaieté. Pour contraster avec l'enfer du dehors... "

Tu continues de caresser distraitement la jument, mais finalement Kelsier finit par se rapprocher en soufflant. Oula. Tu as du l'énerver avec ton monologue.
" Casey était un bon soldat, Eïvinnd. Dévoué. Courageux. … c'était sûrement ce qu'il y a de plus proche d'un héros de nos jours. Il avait mon respect. C'est bien pour ça que je vous garde ici. Maintenant, à cheval. Vous posez trop de questions. " Tu clignes tes yeux et le regarde, surprise. " Vous connaissiez Casey? " Cela te met du baume au coeur. Peut-être pourra t'il t'en parler, refaire revivre son souvenir. Te raconter comment il était en dehors des murs... Tu oublies momentanément ton cheval et la leçon d'équitation. " Est-ce qu'il... " Tu te racles la gorge et t'agites. " Comment était-il en dehors des murs? Il était toujours là pour les autres n'est-ce pas? Il ne voulait jamais réellement me raconter ce qu'il se passait en dehors des murs... je crois qu'il essayait de me préserver, de me protéger... " Ton regard est dans le vide. " Mais ça n'aura servi à rien n'est-ce pas? Vu qu'à partir de maintenant je vais connaître les mêmes horreurs que lui... " Un sourire triste flotte sur ton visage. Rainbow décide alors de secouer sa crinière, te ramenant à la réalité. Tu soupires. " Excusez moi. Je parle trop. " Tu regardes Kelsier, souris, et finis par te tourner de nouveau vers la jument. " Bon. Maintenant l'heure n'est plus à la rigolade Rainbow. Je compte sur toi pour être docile me suis-je bien fait comprendre? " Tu fronces les sourcils, attrapes le pommeau et poses un pied dans l'étrier. * Fais tes prières Astrid. * Penses-tu en levant les yeux au ciel. Tu jettes un dernier coup d'oeil à la tête du canasson. " Sinon je ne te ramène plus de pain et je ne te donnerai pas ces petits morceaux blancs merveilleux que l'on appelle sucre et dont je suis sûre que tu raffoleras. " Tu serres les dents et t'appuies sur la jambe qui est restée à terre. Tu préfères ne pas tourner la tête vers Kelsier, tu as peur qu'il te trouves ridicule. Tu finis par pousser sur ta jambe de toute tes forces. Mais pas assez fort. Tu retombes et siffles, mécontente. " On recommence. " Tu pousses à nouveau et envoies ta jambe au dessus de la croupe du cheval. Manque de pot, il te manque un peu d'élan. Ta jambe est posée sur le cul de ta monture, du coup tu te tortilles dans tous les sens pour enfin la passer complètement de l'autre côté. Après quelques gigotements, te voilà assise sur ta jument, les pieds dans les étriers et les rênes en mains, que tu sers maladroitement, ne sachant pas comment t'en servir. Tu ne te sens pas très fière, tu te sens complètement ridicule juchée de cette manière sur un cheval. Tu n'as pas l'habitude, tes muscles se contractent involontairement sous l'effet de la peur. " Bien. Maintenant que je suis montée sur ce canasson j'imagine que je dois le faire avancer? " Tu regardes Kelsier. Tu inspires et expires. Ton visage est de marbre. Ou presque. Tu es certaine qu'on doit y lire un peu de panique, mais tu essayes de la cacher.

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Ven 31 Juil - 21:38
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Astrid & Kelsier
" Vraiment? C'est bien dommage... "  Tu hausses les épaules. Pour toi, ce n'est finalement pas si grave. Un nom .. c'est un nom. Tu sais par expérience que lorsqu'un cheval est confié à un nouveau cavalier, ce dernier est libre de l'appeler comme il veut. C'est comme ça, dans les Bataillons. Rien n'est éternel, surtout pas les soldats et tu sais que certains de ces chevaux en ont vu passer, des soldats. Parfois plus d'une dizaine différents. La faute à pas de chance … c'est ainsi. La mort est omniprésente, dans votre 'métier'. " C'est triste d'oublier ce que ce soldat lui avait donné. C'était une partie de lui, une partie de sa vie... " C'est une façon de voir les choses. Certes. Mais tu as toujours penser que les souvenirs étaient plus douloureux que bénéfiques, au final. Tu n'as pas tellement de souvenirs heureux, pour ta part. Tu n'as pas eu la vie facile, tu te demandes si un jour tu as été entouré d'amour … tu ne le penses pas. Même ton enfance te parais bien terne. Dépourvue de joie et de couleurs. Alors que pourrais-tu dire de ta vie de soldat, faite de sang, de larmes et de combats ? Elle te fixe, maintenant. Étrangement.  " C'est pas gentil, c'est rien qu'un âne mais il est joli ! Il aurait du garder son ancien nom, peut-être qu'il l'aimait bien ! " Tu fronces les sourcils. Voilà qu'elle te parle … d'un âne ? Ton regard passe d'elle, au cheval, du cheval à elle. Quel genre de soldat t'as t-on encore mis dans les bottes ? Serais t-elle incapable de faire la différence entre une vulgaire mule, et un cheval entraîné ? Personne n'est aussi stupide. Alors finalement, tu penses à une référence que tu ne saisis pas. Comme la moitié de ce qu'elle raconte, en réalité. Pas que tu es stupide, ou peu cultivé non, c'est plutôt elle qui va chercher loin.  " Excusez-moi... " Voilà qu'elle semble embarrassée. Tu n'as pourtant rien dis … peut-être encore ton expression mal aimable qui s'est pointée sans te prévenir. Ou alors est-ce ton regard, toujours finalement si sévère qui fait qu'elle ressent le besoin de s'excuser ? Peu importe. Encore une fois, tu ne relèves. Tu ne dis rien. A croire qu'un cheval à dévorer ta langue, Hodgen... Elle reporte son attention sur l'animal. Combien de temps que vous êtes plantés là, à ne rien faire ? Trop longtemps sans doute. Tu vas prendre racine si ça continue. " Je vais l'appeler Rainbow. C'est joli un arc-en-ciel. C'est plein de couleurs, plein de joie et de gaieté. Pour contraster avec l'enfer du dehors... " Rainbow … si c'est pas un truc de femme ça...tu manges un hérisson....

Et voilà que la discussion s'articule sur tout autre chose. Elle fait ressurgir des souvenirs, encore des souvenirs. Les souvenirs, c'est loin d'être agréable, c'est douloureux, c'est dérangeant. Casey … tu ne peux t'empêcher de lui glisser quelques mots à ce sujet, et elle semble surprise. " Vous connaissiez Casey? " Allons bon, elle ne se souvient même pas de toi, alors. C'est pourtant toi ce jour là, qui avait eu la lourde tâche de lui annoncer la mort de son compagnon. C'est toi, qui avait déposer les affaires de Casey au creux des bras de la jeune femme. Elle était parti, sans un mot. Sans doute trop bouleversée. Elle n'avait pas retenu ton visage. « Il était sous mes ordres. » Tu n'en mènes pas bien large, là maintenant. Tu n'es pas fier de toi. Tu as beau faire la forte de tête, ce n'est pas pour ça que tu ne ressens rien. Perdre un soldat c'est une épreuve, perdre un ami c'est encore pire. " Est-ce qu'il... " Et voilà Kelsier. T'as tout gagner. Elle va te poser des questions maintenant...et ça va encore plus te ramener dans le passé. Quelle plaie. " Comment était-il en dehors des murs? Il était toujours là pour les autres n'est-ce pas? Il ne voulait jamais réellement me raconter ce qu'il se passait en dehors des murs... je crois qu'il essayait de me préserver, de me protéger... " Tu soupires. Est-ce qu'il faut vraiment en arriver là ? Tu te doutes bien que Casey n'était pas du genre à raconter les missions que vous meniez. Quel soldat racontes ça à sa femme, en rentrant ? Chaque mission est faite d'horreur et de tristesse. Il n'y a rien de bien glorieux, rien de beau malgré ce que certains dans ce bataillon ont beau penser. Eux et leurs rêves stupides de découvertes, d’exploration. « Ouais. Près des autres. Courageux, passionné, un peu trop téméraire parfois et surtout protecteur. Un peu trop enclin à offrir sa vie pour celle des autres ... » Et voilà où ça l'avait mener. Pauvre idiot... qu'est-ce qu'il avait fait ? " Mais ça n'aura servi à rien n'est-ce pas? Vu qu'à partir de maintenant je vais connaître les mêmes horreurs que lui... " Encore un haussement d'épaule. Non, ça n'avait servi à rien, visiblement. Peut-être que son choix avec elle n'avait pas été le meilleur au final. « Peut-être que s'il vous avait dit la vérité vous ne seriez pas là. » C'était même une évidence pour toi. Quel fou rejoindrait cette folie en toute connaissance de cause ? Un soupire.  " Excusez moi. Je parle trop. "  Té. Ça tu l'as remarquer. C'est bien une femme, toujours à piailler pour ne rien dire, toujours à poser trop de question, à blablater, discutailler. Mia était comme ça …  « Vous êtes une véritable plaie. Une femme quoi. »

" Bon. Maintenant l'heure n'est plus à la rigolade Rainbow. Je compte sur toi pour être docile me suis-je bien fait comprendre? "  Enfin ! Elle se décide à passer aux choses sérieuses...du moins visiblement. Tu recules d'un pas pour lui laisser de la place, tu l'observes de loin. Silencieux de nouveau. Tu as assez parler pour ta semaine. Elle fini par poser une main sur le pommeau, par mettre un pied dans un étrier. " Sinon je ne te ramène plus de pain et je ne te donnerai pas ces petits morceaux blancs merveilleux que l'on appelle sucre et dont je suis sûre que tu raffoleras. "  Et elle parle encore … quel besoin a t-elle de parler autant ? Pour ne rien dire en plus … Première tentative. Elle prend appui, se hisse … puis retombe. Échec total. Tu pourrais presque applaudir l'échec, sarcastique comme tu es mais tu te retiens. Elle rage dans son coin, tu le vois.  " On recommence. " Tu te pinces les lèvres. Tu pourrais presque trouver ça drôle tiens. C'est pas bien de se moquer, Hodgen ! Second essai donc. Nouvel appui, elle se hisse et lance sa jambe sur la croupe de l'animal. Tu plisses les yeux … réussi ? Non. Pas assez d'élan. La voilà dans une étrange position, accrochée au cheval, la jambe bloquée en train de gesticuler pour .. tu ne sais pas quoi faire. Descendre ? Se hisser totalement ? Tu ne saurais le dire. C'est confus … et tu poses tes doigts contre tes lèvres pour masquer ton sourire, ton amusement devant cette scène aussi ridicule que divertissante. Tu pourrais l'aider, t'avancer, lui donner un coup de pouce, mais tu trouves ça plus marrant de rester où tu es, de la laisser se débattre pour finalement réussir. Et bien. Ce fut laborieux. Tu souffles par le nez. Finalement, c'est pas si ennuyeux cet apprentissage improvisé. La voilà assise, sur son cheval ! Tu la sens mal à l'aise. Elle ne se tient pas droite … elle à l'air d'une enfant, presque recroquevillée sur elle-même. " Bien. Maintenant que je suis montée sur ce canasson j'imagine que je dois le faire avancer? " Bon. Tu fais quoi, maintenant ? Tu peux la laisser se débrouiller … avec un peu de chance, elle va encore t'offrir un spectacle digne de ce nom. Mais tu lis bien la peur dans ses yeux .. alors finalement tu approches. « Tenez vous droite. Arrêtez d'avoir peur … elle ne va pas vous dévorer. Les Titans par contre c'est autre chose. Détendez-vous... » Tu attrapes la bride de l'animal. Allez bestiole, tu vas pas faire l'idiote, pour une fois que tu y mets du tiens pour quelqu'un … tu la sens pourtant se tendre, la jument. S'agacer de ta présence, mais elle demeure relativement calme. Sans doute à cause de la jeune femme sur son dos. T'en sais rien. Toujours est-il que tu tires la lanière cuir, lentement, tu fais avancer le cheval avec Astrid sur son dos, le temps qu'elle s'habitue à sa position, au rythme … ensuite tu pourras lâcher. Pour le moment, tu avances, sans un mot. T'as l'air fin ...

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Seven Iceveins
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Lun 3 Aoû - 11:19

Kelsier & Astrid
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Il te fixe. Durant tout ce temps où tu parles et où tu t’agites Kelsier ne cesse de te fixer de ses yeux noirs. Un truc à te foutre les jetons. * Il cille des yeux au moins ? * Tu l’observes à la dérobée, entre deux. Il respire la sympathie et la franche camaraderie. Tu espères que les autres soldats ne sont pas tous comme ça, il y a de quoi déprimer. Taciturne, je m’en foutiste et peu avenant, il n’a pas vraiment la tête du bon copain qui viendra à ton secours si tu as besoin d’aide. Mais tu dois lui faire confiance. D’ailleurs, même si tu le trouves franchement antipathique, il n’a pas pour autant une tête de méchant. Tu le sens, qu’il t’aidera et qu’il te protégera au besoin. C’est un pressentiment. Le genre de chose que les hommes ne comprennent pas.  Il fronce les sourcils et s’agite quelque peu de son côté. Ouais, il doit te trouver franchement ridicule à ne pas savoir monter sur un stupide canasson.  Surtout s’il est très bon cavalier. Et au vu de sa monture, tu n’as pas de mal à imaginer quelle sorte de cavalier il est. Il finit par sortir de son mutisme. « Il était sous mes ordres. »

Ah. Celle là, tu ne l’avais pas vu venir. Tu ouvres et refermes la bouche, soudainement muette. Tu as l’impression qu’une pierre t’es tombée dans l’estomac. La bouche sèche, tu le fixes surprise. Tu laisses ton regard glisser sur lui.  «  Vous étiez… » De haut en bas, de bas en haut, ton regard l’examine sous les moindre détails, s’arrête sur son visage, et soudain, tu te souviens. Tu te souviens de ses mots, de ses gestes, de son visage  fermé et de ses yeux éteints, lorsqu’il t’avait tendu la cape de Casey en te murmurant quelques mots. «  C’était vous qui… » Ta bouche s’assèche, tu as l’impression d’être complétement ridicule à balbutier sans réussir à sortir une phrase entière. « … Vous qui m’avez ramener sa cape… » Tu prends une grande inspiration et finis par regarder ailleurs pour éviter d’avoir à ressasser tous ces souvenirs qui affluent en masse.  Tu ne veux pas pleurer devant Kelsier. Tu ne veux pas avoir à revivre ce souvenir là en particulier. Les souvenirs qui méritent d’être revécus sont les beaux souvenirs. Comme celui des courses poursuites dans les champs avec Casey, les fous rires que vous avez eu à la Brigade d’Entraînement, où les instants que vous avez passé au calme, dans la chambre, à l’abri de tout…  Tu entends Kelsier soupirer et tu fermes les yeux, reprenant ton souffle. Pendant quelques secondes, tu avais senti ton cœur s’accélérer, tu t’étais senti mal, mais maintenant, le malaise est passé. Tu te tournes de nouveau vers ton Caporal, que tu regardes d’un œil nouveau. «  Ouais. Près des autres… Courageux, passionné, un peu trop téméraire parfois, et surtout protecteur. Un peu trop enclin à offrir sa vie pour celle des autres… » Tes yeux ne lâchent plus Kelsier, et un sourire triste flotte sur ton visage. Tu hoches la tête. Tu n’as rien à répondre à ça. Tu sais tout ça, c’est bien pour ça que tu l’aimais. Grishka n’arrêtait pas de dire que vous faisiez la paire tous les deux, parce que vous aviez le même caractère. Tu fermes le tiroir des souvenirs. Mieux vaut ne pas se les repasser en tête maintenant, tu aurais l’air fine si tu te mettais à pleurer sur ton cheval. Et cela agacerait Kelsier, il te trouve déjà pipelette, si en plus il te trouve chouineuse… « Peut-être que s’il vous avait dit la vérité vous ne seriez pas là. » Non. Là tu sais que c’est faux. « Peut-être que si j’avais été à ses côtés dès le début il serait toujours vivant… » Les remords… Ces sont des poignards aiguisés qui viennent te titiller, encore et toujours. Tu t’en veux d’être aller dans la Garnison, tu t’en veux de ne pas avoir suivi tes rêves. Tes mains se crispent sur les rênes tandis que tu te pinces furieusement les lèvres, jusqu’au sang. Tu t’en voudras toujours. Ton choix n’avait pas été le meilleur. Tu sens le remord et la rancœur monter. C’est étrange. Tu n’aimes pas te dévoiler aux autres, mais parler de Casey… Tu en as besoin, tu as trop de remord en toi. « Si je n’ai pas été dans l’Exploration dès le départ c’est à cause d’une promesse faite à mon père… Il m’avait fait jurer de ne jamais y aller… » Tu ris jaune. « Et maintenant voilà où j’en suis. J’ai trahis la promesse faite à mon père et j’ai perdu Casey. Quitte à trahir cette promesse j’aurai dû le faire avant, peut-être aurais-je pu le sauver… » Tu regardes la crinière de ton cheval, pensive. Une légère brise agite tes cheveux. Il se remet à parler.

« Vous êtes une véritable plaie. Une femme quoi. » Tu lui adresses un regard noir. Là tu le prends mal. Peut-être à cause du coup que tu as encaissé juste avant. « Vous n’êtes pas mieux Caporal. Vous me semblez bien antipathique. Mais je m’y ferais. » Tu n’as plus envie de rire, tu n’as plus envie de faire ta maligne et de jouer avec lui. Du moins pour le moment. Oh cela passera sans doute au bout de quelques minutes. Tu n’es pas du genre à faire la tête et à bouder. Tu sais mettre tes émotions de côtés parfois. Tu sais qu’il a sans doute dû se retenir de rire lorsque tu t’es hissé sur cette jument, tu ne peux pas lui reprocher. Il souffle et s’approche. «  Tenez-vous droite. Arrêtez d’avoir peur… Elle ne va pas vous dévorer. » Mouais, c’est ce qu’on dit. Tu as bien vu un soldat se faire bouffer les cheveux tout à l'heure par son cheval. Tu lui lances un nouveau regard noir mais te redresse malgré tout. « Les Titans par contre c’est autre chose. Détendez-vous… » Tu souffles et gigotes sur le dos de l’animal, détendant légèrement tes muscles. Tu sais qu'il a raison. Accrochée au pommeau, tu inspires et expires, fixant le ciel devant toi tandis que Kelsier attrape la bride. Soudain, tu sens la jument avancer. Tes jambes se crispent tandis qu’elle se met en mouvement, docile. Tu regardes le dos droit de Kelsier, boudeuse. Mais ta rancœur finit par laisser place de nouveau à la peur. Comment peut-on rester droit sur cette chose ? Tu te trémousses en silence, cherchant une position confortable que tu ne trouves pas. Finalement tu arrêtes de bouger. Tu t’habitues au rythme, et tu finis par te détendre. Tes pensées tournent en continue dans ton crâne. Une question te brûle les lèvres. Une question dont tu n’as pas envie de connaître la réponse mais qui finit malgré tout par s’échapper. « Comment est-il mort ? » Mais tu secoues très vite la tête, agacée.  « Non ne me dites rien. Il vaut mieux que je ne le sache pas… J’espère juste qu’il n’a pas trop souffert… » Ton cœur se serre. Tu te sens idiote t’avoir posé cette question. Tu te maudis de penser à ça. Tu te dis que si tu connaissais la vérité, peut-être que tes cauchemars seraient moins atroces. Lorsque tu en rêves, toutes sorte de morts s’offre à toi. Broyé dans une main gigantesque, écrasé, avalé vivant, écartelé… Tu frissonnes. Non. Mieux vaut garder en tête les bons souvenirs. Tu regardes de nouveau ton Caporal. Toute colère et moue boudeuse ont disparu. Tu lui souris timidement, tristement. «  Vous savez. Ce que j’ai dit tout à l’heure est vrai. Je ne vous en veux pas. Casey savait à quoi s’attendre en intégrant l’Exploration. Je le savais aussi. Ne vous sentez pas coupable. Il vous appréciait énormément. » Tu caresses distraitement l’encolure de Rainbow, sans te rendre compte que tu te sens complétement à l’aise sur elle. « Merci de vous être occupé de lui. Et merci de me prendre dans votre équipe, même si je sais que c’est une obligation. » Tu le fixes. « Si Casey a su trouver un ami en vous je pense que je pourrais finir par vous apprécier… A la longue. Vous ne devez pas être un mauvais bougre. » Tu lui souris, plus franchement cette fois.

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